La charge d'intimidation
reste impressionnante pour celui qui n'y est pas préparé.
Nous pouvons comprendre qu'un randonneur puisse être pris de panique
ou qu'un chasseur utilise son arme pour se défendre selon le
principe bien connu et enseigné dans toutes les armées
du monde " tuer pour ne pas être tué. "
Quoique l'attaque
ne soit, ici, qu'un simulacre de la part de l'ourse afin d'effaroucher
le perturbateur, il n'en reste pas moins vrai que l'accueil touristique
n'est pas plus agréable que celui d'un chien de protection "
Patou " qui mord les randonneurs. Ce n'est sûrement pas ainsi
que l'on favorise le développement touristique d'une région
autour des activités physique de nature.
De même,
nous comprenons que des bergers et éleveurs ne souhaitent pas
être en permanence sous la crainte de tels comportements qui,
avec la multiplication du nombre d'ours, ne pourront que se développer.
Par contre, nous
pouvons imaginer un tourisme de masse vers des parcs de vision où
les ours sont nourris pour les "cantonner" en des lieux où
viendront se déverser des bus de touristes. C'est une autre forme
de tourisme qui existe en Espagne et au Canada mais que, manifestement,
les pyrénéens refusent. Pourquoi n'auraient-ils pas le
droit de choisir leurs formes de développement qui semblent bien
fonctionner actuellement alors que l'ADET (Association de développement
économique et touristique) - Pays l'ours ne peut que constater
un échec total de ses ambitions et son incapacité à
faire accepter un tel projet à une majorité de la population
pyrénéenne.
Et puis, peut-on
sérieusement imaginer un développement économique
autour d'une seule activité touristique dont le thème
serait l'ours ? pas très sérieux comme raisonnement qui
n'a d'ailleurs jamais fait l'objet d'une étude.
Louis
Dollo, le 21 décembre 2007