Avant de parler de " violence primaire " et
" d'agression contre les biens ", Monsieur
Charollois devrait bien s'informer de la réalité
des faits. Accuser sans preuve, pourrait être de la diffamation.
Qu'en pense le magistrat ?
"Agression
contre les biens "
ce n'est pas bien. Les éleveurs
ne l'ont d'ailleurs pas renouvelé depuis mai 2006. Quelle
est la position de l'association présidée par Monsieur
Charollois quant aux faucheurs volontaires ?
La "
haine du vivant " qui la pratique ? Lorsqu'il s'agit
d'ours importés qui n'ont rien demandé à
personne, qui ne sont pas en danger dans leur pays s'origine et
qui viennent mourir dans les Pyrénées par la faute
de ceux qui les ont fait venir, il s'agit de la haine de qui ?
Lorsqu'il s'agit des conditions dans lesquelles meurent tous les
jours des brebis, qui porte en lui la haine du vivant ? Lorsqu'il
s'agit d'imposer un point de vue aux populations pyrénéennes,
l'humain fait-il aussi partie du vivant selon Monsieur Charollois
? Sa notion du " vivant " paraît quelque peu limitée
ou caricaturale.
"
les modes d'expression habituelles de certains éleveurs
- chasseurs. " Décidément, Monsieur
Charollois est un véritable ignorant de l'histoire des
introductions / importations d'ours dans les Pyrénées.
En se renseignant un peu il saurait que les chasseurs des Haute-Garonne,
Ariège et Hautes-Pyrénées ont participés
en 1996 et 1997 à l'introduction d'ours. De même,
pour le Béarn, au sein de l'IPHB, les chasseurs se sont
prononcés pour une introduction en 1999 et 2004. Cette
décision n'a pas été suivie d'effets du seul
fait des divers Ministres et non des chasseurs ou de l'IPHB. Monsieur
Charollois aurait pu s'interroger sur les raisons qui ont poussé
ses mêmes chasseurs à changer d'avis depuis 2000
pour certains et 2005 pour d'autres. Il a peut-être une
part active de responsabilité (Cf. Appel
contre le chasseur ayant tué Canelle). Mais Monsieur
Charollois ne se pose pas de questions. Il est plein de certitudes.
Le "
remède " de Monsieur Charollois et de son
association " Ecologie Radicale " est l'exemple le plus
parfait de l'ignorance de la situation pyrénéenne.
Nous comprenons qu'il ne soit pas entendu " depuis plusieurs
décennies " si toutefois son association existe depuis
aussi longtemps. Pour comprendre, il lui suffisait, s'il en a
les moyens depuis le nord de la Gascogne, de lire les panneaux
dans diverses manifestations : " ni aide, ni ours ".
Beaucoup (pratiquement tous aujourd'hui) de groupements pastoraux
refusent toutes " aides ours ". A défaut de voir
les panneaux, il aurait pu entendre ce qui se dit dans les réunions.
Mais pour cela, il faut se déplacer dans les Pyrénées
ou disposer de militants dans les territoires de montagne. Ceci
est peut-être beaucoup plus difficile pour lui.
"
Il faut en finir avec ces manifestations d'arriération.
" Monsieur Charollois semble oublier, en bon magistrat,
que manifester est un droit constitutionnel, je crois également
inscrit dans la déclaration des droits de l'homme. Serait-il
devenu un dictateur ? Accepte-t-il que d'autres que lui-même
ait des opinions différentes de sa petite personne ? Imagine-t-il
que les éleveurs soient majeurs et capables de penser et
raisonner ?
De tels propos tenus par une personne " lambda " n'est
pas très grave en soi. Mais tenus par un magistrat, cela
inquiète quant à la manière dont la justice
pourrait être rendue " au nom du Peuple français
". Espérons qu'il ne s'agit là que d'un écart
de langage dû à la passion.
Pour conclure,
nous pourrions dire que vu l'importance très marginale
de cette association sans grande consistance humaine, matérielle
et intellectuelle, ses prises de position n'ont guère d'importance
et d'intérêt. Par contre, il convenait de rétablir
certaines vérités afin de ne pas diffuser des erreurs
ou des mensonges qui sont le plus souvent à la base de
tous les conflits humains concernant l'ours dans les Pyrénées
depuis 1984.
Discussion sur le groupe de dialogue "Discut"