L'ours
expliqué de long en large dans un musée
L'Adet
a décidé de frapper un grand coup. C'est désormais effectif, le pays
de l'ours possède sa maison du plantigrade. Elle a été inauguée hier
à Fos.
L'ours, depuis
quand est-il réintroduit ici? De quoi se nourrit- il? Où vit-il? Qui
est-il? Est-il dangereux? Toutes ces questions ont une réponse précise.
On peut en prendre connaissance à la maison de l'ours, à Fos, qui a
ouvert ses portes courant juin. Elle été officiellement inaugurée hier
à partir de 17 h 30, en présence d'élus et d'une quarantaine de curieux.
Ce projet trottait
dans la tête des membres de l'Adet depuis belle lurette. « Il fallait
un musée à Fos, c'était nécessaire, indique Arlette Larrieu, membre
de l'association depuis ses débuts. Depuis quatre ans, nous n'avions
plus jamais vu d'exposition sur l'ours ici. Désormais, c'est chose faite.
Et en plus, le local se situe sur la route nationale. Quelle aubaine
pour le tourisme!» Créée en 1991, L'Adet, association pour le développement
économique et touristique, par l'ouverture du musée de l'ours, prépare
la construction prochaine d'un parc de vision. « La naissance de la
maison de l'ours n'est pas directement liée au projet de parc de vision,
mais c'est dans la même lignée, confie François Arcangeli, président
de l'Adet. Notre travail consiste à mener des actions pour la reconnaissance
d'un label Pays de l'ours, destiné à des produits artisanaux. La valorisation
de la viande ovine surtout permettra d'ouvrir des perspectives et de
tendre la main aux éleveurs. Ceux-ci pourront ainsi bénéficier de prix
de vente plus élevés. Par ailleurs, nous allons favoriser les gîtes
ruraux et l'hébergement touristique. »
Bonne et mauvaise
réputation
Et, l'ours a-t-il
encore bonne réputation auprès de la population? Comme au temps de l'amendement
Bonrepaux, la maison de l'ours a ses sympathisants et ses détracteurs.
Tandis que Charles, retraité, se « félicite d'enfin découvrir une exposition
intéressante au coeur du pays de l'ours », d'autres gardent d'un oeil
critique. Un touriste de passage n'a en effet, pas tenu à s'exprimer
sur le contenu du musée parce qu' « opposant à la réintroduction de
l'ours dans les Pyrénées et favorablement pour l'amendement Bonrepaux
».
Quoiqu'il en soit,
les touristes sauront tout ce qu'il y a à savoir sur le plantigrade
des Pyrénées. Apprendre à le connaître, mais sans l'approcher.
Emmanuel
POUPARD.
(1) Adet. Association de développement économique et touristique.
Renseignements sur internet
Source
: article du Dimanche 30 Juillet 2000 - La
Dépêche du Midi
Le parc à
ours relancé
Bertrand Auban,
sénateur, à l'origine du projet de parc de vision de l'ours dans les
Pyrénées a profité de cette inauguration pour refaire le point sur son
projet. « Beaucoup désirent que le projet aille le plus rapidement possible.
Il faut avancer d'une manière pragmatique. Nous avons pu obtenir une
subvention de l'Etat de 500.000 F. La réflexion autour de plusieurs
sites est en cours. Notre volonté de réaliser ce parc à ours est indéniable.
Mais les gens, eux, qu'en pensent-ils? Un des avantages de l'amendement
Bonrepaux est d'avoir ainsi pu mobiliser pour la sauvegarde de l'ours.
Maintenant, on repart à zéro, mais à nous de montrer l'avantage certain
du parc à ours pour nous et nos générations futures. »
Source
: article du Dimanche 30 Juillet 2000 - La
Dépêche du Midi