
Philippe Lacube
et Marie Lise Broueilh |
Certes, Franska
n'est pas officiellement retirée mais " la secrétaire
d'Etat l'a condamnée parce que nous ne pouvons pas attendre
la fin de l'été que les enquêtes soient terminées
". En fait, les éleveurs sont dans l'urgence pour
demain matin alors que la ministre demande du temps. Il y a manifestement
une différence de langage et un malentendu majeur qui pourrait
ne pas être en faveur de l'ours femelle de 17 ans (c'est
bien confirmé) qui peut vivre 30 ans selon Nathalie Kosciusko-Morizet
qui semble avoir en mémoire la durée de vie dans
un zoo. Dans le milieu naturel, le plantigrade a une durée
de vie de 20 à 25 ans. Mais ce ne sont pas les éleveurs
qui s'en plaindront.
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Nathalie Kosciusko-Morizet
voit 5 types d'amélioration possibles.
| Une
évaluation rapide du plan ours " à mi-parcours
" |
Ce sera en fait pour le 1er trimestre 2008. Une évaluation
qui portera sur les conséquences sur l'économie,
le tourisme, le pastoralisme, etc
mais aussi sur la
biodiversité.
Les points positifs :
- l'évaluation
devra se faire au plus près des acteurs de terrain.
- Elle
souhaite créer un espace de concertation au niveau
de la chaîne.
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Les points
négatifs :
- Le plan
ours se termine en 2009, disons que cela fera gagner un an.
- Il existe
en Béarn un espace de dialogue nommé IPHB qui
est en train de se faire démolir. Peut-on avoir confiance
dans ces propos ?
- L'exemple
pris est l'espace de concertation sur le loup. Mauvais exemple.
Le système ne semble pas fonctionner
- Difficile
d'imaginer un vaste lieu de dialogue de toute la chaîne
compte tenu des différences culturelles et de méthodes
d'élevage
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| Le
protocole ours à problème doit être revu |
En effet, si Franska n'est pas un ours à problème
au sens du protocole actuel, cette ourse constitue néanmoins
un problème que nous ne pouvons pas nier.
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| Les
zones ours. |

Philippe
Lacube à côté de François Arcangéli
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Notre
secrétaire d'Etat trouve que le mot de "
cantonnement " est impropre. La réalité
est différente selon les personnes. Elle préfère
parler de " zones de présence "
pour " améliorer le suivi et définir
des zones de coexistence." Elle souhaite qu'il
soit fait " une comparaison avec l'étranger
"
" en associant les acteurs locaux
à l'étude de ce qui se fait à l'étranger.
" Après avoir eu le plan ours pour bible
voici que maintenant c'est l'étranger
quelques
missions de plus. L'IPHB en avait déjà fait
une en Europe centrale et avait conclu à une infaisabilité.
Même chose pour la mission du Conseil Général
des Hautes-Pyrénées. Nous allons encore avoir
des commissions pour enterrer le problème.
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| Suivi
des populations et partage des informations. |
Voilà une bien bonne idée qui nécessite un
changement de mentalité profond chez certains fonctionnaires.
Nathalie Kosciusko-Morizet veut " rendre plus performants
les équipements de suivi et développer les informations
en temps réel.. " Elle veut aussi " un
soutien au pastoralisme " et " de l'aide à
l'élevage. " Situation difficilement acceptable
par les éleveurs qui vont " encore être assistés
" alors qu'ils ne demandent qu'à " vivre
et travailler tranquillement. "
.
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3-
Nous pouvons
noter qu'elle recherche " l'assistance d'experts étrangers
" Ceci ressemble fort à un désaveu de l'ETO
qui apparaît beaucoup moins compétente. De même,
elle se prononce pour des " expertises " de dégâts
indépendantes. Par ailleurs, elle veut baser son pari sur
le pastoralisme en le renforçant. La responsabilité
des maires a été abordée. Selon elle, il
y a bien un problème puisqu'elle dit qu'il " faut
prendre des dispositions législatives." Voilà
qui est nouveau dans le langage.
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La délégation
des Pyrénées-Atlantiques s'entretient avec leur Préfet
Marc Cabane |
Et puis, elle laisse
une partie de ses bagages à Toulouse. Alain Auvé, Conseiller
Technique au cabinet du Ministre Borloo reste sur place jusqu'au règlement
des conflits. Il risque de rester longtemps. Et ce ne sera pas des vacances.
Si la colère
gronde au sujet de l'absence de décision concernant Franska,
des évolutions sont à noter qui tendent à remettre
en cause certains éléments du plan Ours. La bible serait
donc révisable à la condition d'apporter des éléments.
Mais ce qu'il y a d'incroyable c'est que nous allons faire maintenant
ce qui aurait dû être fait en 2003 ou 2004 avant de prendre
une décision en 2004-2005. En fait, c'est ce qu'avait fait l'IPHB
en son temps et qui lui a été contesté.

Les syndicalistes
agricoles des Hautes-Pyrénées : Christian Puyo, Président
de la FDSEA 65, Loïc Gerbet, CDJA 65 et Bernard Moules, secrétaire
Général de la FDSEA 65 et FRSEA Midi-Pyrénées |
Les problèmes
de vautours ont été évoqués. Car il
y a bien problème contrairement à ce que certains
veulent toujours nier. Il est proposé de se rapprocher
des Espagnols. Alors qu'ils sont en surnombre par rapport à
la capacité nutritive naturelle on va les nourrir comme
les poules d'une basse cour pour se développer encore plus
et ainsi favoriser un accroissement artificielle. "L'inverse
de ce qu'il faudrait faire " nous dit Bernard Moules.
Encore un sujet qui va fâcher et qui n'a pas fini de faire
d'autres victimes
Louis
Dollo, le 26 juillet 2007
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