| Ma
présentation en chiffres |
- Fin du 19ème - début du 20ème
siècle il y avait des ours dans tous les départements de la chaîne et
sur le versant espagnol, sauf en Catalogne.
- De 1954 à 1960 : il n'y a plus d'ours dans les Pyrénées-Orientales
et les Hautes-Pyrénées
- 1960 : fin du versement des primes par l'Etat pour avoir abattu un
ours (prédateur)
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Evolution
du nombre d'ours dans les Pyrénées
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Années
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Nombre
d'Ours adultes
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Aire
occupée
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Sources
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Pyrénées
Occidentales
|
Pyrénées
Orientales
et centrales
|
Pyrénées
Occidentales
|
Pyrénées
Orientales
et centrales
|
|
1954
|
50
R
|
20
R
|
200
000 ha
|
|
|
|
1970
|
30
R
|
6
R
|
180
000 ha
|
|
PNP,
ONC, FIEP
|
|
1981
- 84
|
14
R
|
4
R
|
139
000 ha
|
61
900 ha
|
Réseau
Ours et J.M. PARDE
|
|
1990
|
9
R
|
1
|
139
000 ha
|
61900
ha
|
d°
|
|
1995
|
5
R
|
0
|
65
000 ha
|
61
900 ha
|
d°
|
|
1996
|
5
|
2
(1)
|
|
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Réseau
Ours et DIREN
|
|
|
|
|
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(1)
Réintroduction de 2 ours slovènes en 1996
|
| Sources
: |
|
Réseau
Ours en France : ONC, FIEP, PNP, ONF, FDC
|
|
Réseau
Ours en Espagne : FIEP, DGA, DFN,
|
(1) J.M. PARDE indique
qu'entre 1970 et 1983 il y a eu 17 portées dans les Pyrénées Centrales
et Orientales.
Selon l'ONC, de 1968 à 1984, il y a eu 2 portées d'ours par an dans les
Pyrénées Atlantiques.
| Combien
d'ours ? |
| Pyrénées
Centrales |
Pyrénées
Occidentales |
- 1975
: 6 adultes
- 1982
: 4 adultes
|
- 1970
: 30 ours (Espagne incluse)
- 1984
: 14 ours
|
- 1990
: 9 ours
- 1996
: 5 à 6 ours
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|
Depuis 1985
|
2 naissances
certifiées en Béarn (1989 et 1995) et une 3ème possible.
Rien dans les Pyrénées Centrales, l'Aragon et la Navarre
|
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De 1975
à 1982
|
11 ours auraient
été éliminés dans les Pyrénées Centrales et Orientales
|
|
De 1976
à 1995
|
8 à 9 ours
ont été tués dans les Pyrénées Centrales et Orientales, 5 en Aragon,
1 en Aspe en 1994
|
|
Conclusion
|
Il y a eu,
en France, volonté d'extermination de ce qui était
appelé un prédateur, jusqu'en 1960 puis un laxisme
affimé jusque dans les années 1980. En Espagne,
un certain laxisme existait jusque dans les années 1990.
Nous voyons néanmoins que les chiffres sont assez imprécis.
Cette imprécisioon existe encore en 2004.
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| Les
causes de ma régression |
- Chasse excessive
au moment de l'amorce du déclin au 18ème siècle.
- Battues, poison,
primes (jusqu'en 1960), etc...
- Plus récemment
: le braconnage.
- Perte d'habitat
:
- Pression
de l'urbanisation avec le problème des "cadets"
jusqu'au début du 20ème siècle.
- Pression
des pistes et routes depuis les années 60 jusque vers les
années 1990.
A une époque,
il était payé une prime pour toute personne tuant un ours.
De 1942 à 1957, dans les Pyrénées Atlantiques,
il a ainsi été tué 17 ours. Il y a donc eu volonté
d'extermination jusque vers 1960. On comprend donc qu'à la création
du PNP (1967) la protection de l'ours n'était pas à l'ordre
du jour et aurait peut-être même parue curieuse.
|
| Mon
alimentation |
Il se nourrit de mammifères sauvages surtout en avril, à la fin de l'hibernation.
Au printemps il recherche activement de la nourriture.
L'essentiel de sa nourriture est constitué de fruits, trèfle rempant,
baies diverses, etc... d'avril à novembre.
En automne, il se nourrit surtout de glands et de faines.
Certains ours bruns se sont spécialisés dans la nourriture carnée comme
en Amérique du Nord (saumons et ongulés). L'ours polaire est essentiellement
carnivore, ce qui le diffère à cet égard de l'ours brun et le rend plus
dangereux pour l'homme.
| Informations
erronées ou mensongères sur l'alimentation de l'ours
brun ? |
Depuis plusieurs décennies il nous est présenté
le discours ci-dessus dans toutes les publications françaises.
Il est apparaît que ce discours est erroné ou mensonger
comme beaucoup d'autres au sujet de l'ours ou du loup.
Dans un rapport en anglais publié en 2000 sous le titre
"
Action Plan for the conservation of the Brown Bear (Ursus arctos)
in Europe " (Plan d'action pour la conservation
de l'ours brun en Europe), il est écrit pages 18-19, chapitre
2-3-1 Food, " Most studies of brown bear food habits are
based on fecal analysis, and have underestimated the importance
of animal matter, especially large mammals, in the diet ".
Traduction : " De nombreuses études sur le comportement
alimentaire de l'ours brun sont basées sur des analyses
fécales, elle sous-estiment la part importante des animaux,
et notamment des grands mammifères, dans leur régime
alimentaire."
Les auteurs sont Jon E. Swenson, Norbert Gerstl, Bjørn
Dahle, Andreas Zedrosser
Convention on the Conservation of European Wildlife and Natural
Habitats (Bern Convention) - Nature and environment, No. 114.
Ce qui signifie
que tout ce qui est avancé aujourd'hui sur la nature de
l'alimentation de l'ours brun est erroné. Cette situation
devait être connu au moment des importations d'ours slovéne
en France puisqu'il est par ailleurs connu et reconnu que
la Slovénie nourri ses ours à partir de
nombreux charniers pour tenter des contenir en un lieu déterminé.
Pourquoi nier une telle évidence ?
Pour des motifs idéologiques afin d'imposer ces introductions
?
Voir également
: Ours en Slovénie
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Haut
de page
|
| Ma
présence en altitude |
Périodes
|
il
se situe entre :
|
mais majoritairement
entre :
|
| Printemps |
800
à 1800
|
1200
et 1400
|
| Eté
|
800
à 2200
|
1500
et 1600
|
| Automne |
800
à 1800
|
1500
|
| Hiver |
700
à 1800
|
1000
et 1200 pour 50 % des observations. |
|
| Mes
prédations |
| Mes
prédation sur troupeaux |
De 1968 à 1996, il y a eu 1193 attaques de l'ours2
soit en moyenne 41 par an pour 1966 victimes, soit 67.8 par an
et 0.1 % du cheptel concerné. C'est moins que la mortalité en
estive par accidents, maladies ou attaques de chiens errants.
90 % des attaques de l'ours concernent des brebis et chaque attaque
cause la mort de 1.64 ovins en moyenne. Chaque ours tue en moyenne
3.4 animaux par an alors que l'homme consomme 22 Kg de viande
par an soit approximativement la valeur d'une brebis.
|
| Mes
prédations sur animaus sauvages |
Il n'y a pas de données précises. Mais il lui arrive de s'attaquer
à l'isard, au sanglier, au chevreuil. Mais c'est sans doute occasionnel.
Des auteurs animaliers pensent que l'on sous estime cet aspect
de prédation et ont montré l'impact lourd de l'ours sur le faon
de caribous et d'orignaux en Alaska.3
On sait qu'il est aussi charognard de cadavres d'animaux
domestiques et sauvages.
En Ossau, il a été vu, au pied des couloirs d'avalanches, à rechercher
les restes d'isards.
A la belle saison il a les charognes de troupeaux, mais les attaques
débutent en général en mai et se poursuivent jusqu'à octobre
|
| Mes
attaques |
- 95 % des attaques
ont lieu la nuit.
- Il attaque en
fonction des conditions météo et surtout lorsque
la météo est perturbée : orages, pluie,
brouillard.
- Il attaque de
préférence le bétail en forêt ou
en lisière, lorsque le berger est éloigné.
- Il tue par de
violents coups de pattes sur la tête.
- Il s'attarde
peu sur la dépouille et consomme un maximum en une
fois.
- Il préfère
les morceaux des régions musculaires (épaule,
cuisse) et les pis.
- Le pelage et
le retournement de peau ne sont pas systématiques ni
caractéristique de l'ours.
- Sur de grosses
proies, en un lieu tranquille, il peut gîter plusieurs
jours à proximité des carcasses (5% des cas).
- Il peut dissimuler
la dépouille (6% des cas) sous végétaux,
pierres, terre,
et il marque le lieu par griffade sur
les arbres
|
|
| Mes
références |
1 - J.M. PARDE : Encyclopédie de l'Ours brun dans les Pyrénées
- Application de la conservation de ses biotopes (1984). Thèse de 3ème
Cycle, UPS Toulouse. 229 pages.
2 - de 1968 à 1999, il y a eu 1 244 attaques dans les Pyrénées Occidentales
(sources : gardes du PNP, fournies le 7 décembre 1999).
3 - GASAWAY W.C., STEPHENSON R.D., DAVIS J.L., SHEPERD P.E.K., BORRIS
O.E (1993) : "Interrelationship of wolves, prey and man in interior
Alaska" - ild. Monograph. 81, 50 pages.
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