Dans la continuité de leur démarche à Arrens-Marsous
et Gavarnie pour mieux connaître le fonctionnement du Parc national,
les sept maires de la vallée ont mandaté Élisabeth
Médard (Etsaut), Jean Bourdaa (Lées-Athas) et Jean Gastou
(Cette-Eygun) afin de mener une requête auprès du cabinet
de Chantal Jouanno, secrétaire d'État à l'écologie
et au développement durable.
L'entrevue, qui
s'est déroulée mercredi 30 septembre au ministère,
a duré plus d'une heure en présence de Judith Jiguet,
chef de cabinet, Antoine Cappi, expert technique, et Jean-Pierre Giran,
député du Var et président des Parcs nationaux
de France. « Ces échanges nous ont confortés dans
l'intérêt du décret et d'une collaboration efficace
avec le Parc national sur nos territoires, pour l'agropastoralisme et
le tourisme », affirment les trois maires.
Requêtes
La rencontre
était axée sur deux points : d'une part l'apport d'informations
complémentaires sur le décret et la charte du parc et
une campagne d'information auprès des populations pour mettre
un terme à la désinformation ; d'autre part, la demande
d'aides pour pouvoir conduire des actions de maintien de l'agriculture
de montagne et pour garder ouverts les milieux intermédiaires
de cueillette, chasse, randonnée.
« Il nous
a été confirmé que toutes les actions découleront
de l'écriture de la charte. Jean-Pierre Giran a fait remarquer
que les contrats de fauche (rétribués aux particuliers)
n'avaient pas été mis en place dans les Pyrénées-Atlantiques
car le député Jean Lassalle n'avait pas fait son travail
politique en ce sens », déclarent les trois élus.
Pour la création
de ces contrats de fauche (1), les élus valléens ont demandé
une équité de traitement avec les Hautes-Pyrénées
et la mécanisation, ainsi que la possibilité d'un fonds
de garantie pour les jeunes agriculteurs et bergers.
Le compte-rendu
de cette entrevue devrait être communiqué prochainement,
et le rapporteur s'est proposé de venir expliquer le décret
à tous ceux qui sont désireux d'une information juste
et objective.
(1) Le
contrat de fauche correspond à une « bonne pratique agro-environnementale
» que le contractant s'engage à appliquer, ainsi que le
descriptif des engagements qui, allant au-delà de ces bonnes
pratiques, ouvrent droit à une contrepartie financière
tout en maintenant des espaces entretenus et « ouverts ».
Auteur
: M.L.-L
Source : Sud-Ouest
du 5 octobre 2009