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Le groupement pastoral de Bruges a mis en place des chiens de
protection dans les troupeaux transhumants sur ses estives qui
ne disposent, par ailleurs, d'aucune cabane et très peu
de points d'eau permanents au point que des citernes mobiles ont
été mises en place pour les bovins. Le protocole
de la DIREN a été respecté. Un " conseiller
" de l'ACP travaillant pour le compte de la DIREN (ou l'inverse,
le flou administratif est total) est venu de l'Ariège conseiller
sur le choix des chiens. Tout semblait parfait jusqu'à
ce dimanche 22 juillet où les randonneurs sont nombreux
à travers les estives du Merdanson. Et puis, il se trouve
des bons et des mauvais chiens, de bons et de mauvais gardiens.
Mais qu'est-ce qui est bon ou mauvais et pour qui ?
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Un bon chien de
protection est celui qui surveille et défend son troupeau. Dans
ce cas le randonneur est un intrus et il ne passera pas. Alors, il devient
mauvais pour le randonneur et la question se pose pour la commune :
pastoralisme ou tourisme ?
Le mauvais
chien de protection est celui qui abandonne son troupeau pour
suivre le touriste qui, émerveillé devant une telle
bête dont il ferait bien son chien de salon, lui donne à
manger et de la tendresse. Et oui, la pauvre bête est abandonnée
par ces vilains éleveurs qui abandonnent aussi leurs brebis.
Alors le chien suit cette opportunité de friandise sans
doute plus agréable que les croquettes recommandées
par la DIREN et l'ACP. Et de chemin en chemin, le chien se retrouve
sur une autre estive, au milieu d'un autre troupeau. Et là
commence la bagarre avec un autre chien de protection ou bien
les brebis ont peur de l'intrus qui ne comprend pas qu'elles aient
peur de lui. Dans ce cas, le résultat est le même
qu'avec l'ours.
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C'est ce qui s'est
passé sur les estives de Bruges. Un chien d'un troupeau du Merdanson
est parti avec des touristes et s'est retrouvé au Pla d'Izou.
Conclusion, dimanche soir, lors de la visite quotidienne de l'éleveur,
il n'avait plus que 14 brebis sur 90. Lundi, il cherchera les autres
s'il les retrouve.
En attendant, le chien a été redescendu et ne retournera
plus en estive. C'est un mauvais qui ne sert à rien. Quant aux
autres, il est peu probable que l'expérience écologiste
se poursuive.
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Contrairement
à tout ce qui peut être dit et écrit, les
chiens de protection Patou, ça ne fait pas tout et ce n'est
pas aussi efficace que ce que certains veulent bien le dire. La
dernière prédation à Orlu en est une preuve
sans parler du drame récent en Maurienne avec des loups.
Parrions
qu'à l'avenir, le Groupement Pastoral de Bruges évitera
de faire confiance à la DIREN.
Louis
Dollo, le 23 juillet 2007
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