Le chien de protection

Le Montagne des Pyrénées ou Patou

 


Patou sur le plateau de Coumély à Gavarnie / Ph. Philippe Marquis

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Selon l'ADET - Pays de l'ours : "Les chiens de protection sauvent plus de brebis que n'en tuent les ours !"


Communiqué de l'association Pays de l'Ours - Adet

Résultats d’une récente étude sur l’efficacité des chiens de protection.

37 éleveurs ont répondu à un questionnaire sur les pertes subies par prédation et vol avant et après la mise en place d’un chien de protection.
Les résultats sont clairs :
-L’ours ne représente que 3% des pertes par prédation (1% sur l’ensemble des Pyrénées) ;
-les chiens de protection mis en place dans le cadre du programme Ours ont permis de réduire la prédation sur les troupeaux de 92% en moyenne ;

Un chien de protection permet en moyenne de sauver 7 brebis par an et par troupeau, soit une économie de 1221 € pour l’éleveur.
Sur l’échantillon de 37 éleveurs enquêtés, plus de 300 brebis sont ainsi sauvées chaque année, soit déjà beaucoup plus de bêtes que n’en tuent l’ensemble des ours par an dans les Pyrénées.

Depuis 1995, les techniciens patous ont placés 174 chiens dans les élevages pyrénéens ; 65 montent en estive chaque été.

Une fois de plus, nous démontrons que les arguments des opposants à l’ours ne sont pas fondés.

Chacun peut ainsi se rendre compte que leur position est un refus de principe de cohabiter avec l’ours.
Les éleveurs qui ont mis en place des chiens de protection reconnaissent subir depuis moins de pertes qu’avant la réintroduction de l’ours.
La démonstration est donc faite qu’il est possible de concilier dans les Pyrénées développement de l’élevage et protection de l’ours, ce que l’association Pays de l'Ours - Adet défend depuis 1991.

La brochure complète de présentation de l’étude est accessible sur internet :
L’enquête a été réalisée par Pays de l'Ours - Adet et l’Association Cohabitation Pastorale (ACP), publiée dans le cadre du programme européen Life Coex (améliorer la coexistence entre agriculteurs et grands carnivores en Europe du Sud).

Par email, Alain Reynes, association Pays de l'Ours - Adet
Photo: association Pays de l'Ours - Adet

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Un "Patou" mord un randonneur : le berger devant le tribunal !


Dans les Pyrénées, il nous est régulièrement expliqué que la présence du chien de protection (Patou ou Pastou) est la solution à beaucoup de problèmes si ce n'est TOUS les problèmes liés aux attaques d'ours.
Par la même occasion, il nous est expliqué par les associations de défense de l'ours et les services du Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable que la présence de l'ours est une chance économique pour nos régions. Cette présence peut attirer des touristes à qui sait faire la promotion " adaptée ".
Dans les Alpes ; les recommandations que nous connaissons (chiens, gardiennage, clôtures) sont des obligations pour lutter contre les prédations de loups si l'éleveur veut être indemnisé. Ils ont donc une expérience que nous n'avons pas dans les Pyrénées.
Mais quelle expérience, comme vient d'en faire les frais un éleveur de la Savoie.
Son chien de protection Patou est accusé d'avoir mordu un randonneur. Drame !
Selon la justice qui a poursuivi l'éleveur, nous pouvons comprendre que ce n'est pas au randonneur de prendre des dispositions mais à l'éleveur et surtout au berger qui doit, non seulement garder les moutons mais aussi le chien et surveiller l'évolution des randonneurs.

Nous avons pu nous procurer la convocation au tribunal de Bernard Dinez sur laquelle étaient mentionné les chefs d'accusation qui lui sont reprochés (extrait).

" … d'avoir à Sollieres-Sardières (73), le 5 juin 2006, par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de sécurité ou de prudence imposée par la loi ou les règlements, causé à Lambert Stéphane une atteinte à l'intégrité de sa personne, sans qu'il en résulte d'incapacité totale de travail. "

Jeudi 26 octobre 2006, l'éleveur se retrouvait donc devant le tribunal. La Dauphiné Libéré fait un compte rendu de cette affaire :

L'animal avait mordu un randonneur : Les chiens patous dans l'enclos judiciaire


Aucun aboiement n'est venu troubler la sérénité des débats présidés, hier après-midi, par le juge Éric Martinville. Les patous qu'avait amenés avec elle la délégation du Syndicat ovin de Savoie sont restés bien sages, à l'extérieur de la salle d'audience.

Aucun aboiement n'est venu troubler la sérénité des débats présidés, hier après-midi, par le juge Éric Martinville. Les patous qu'avait amenés avec elle la délégation du Syndicat ovin de
Savoie sont restés bien sages, à l'extérieur de la salle d'audience. Leurs maîtres, un peu moins. Ils ont parfois grondé lorsque certains aspects du dossier étaient évoqués.
Les patous considèrent les troupeaux comme les leurs et les protègent, la profession fait de même avec ses membres. " La personne qui porte plainte dit qu'elle veut pouvoir se promener partout, sans contrainte, comme avant ", constate Hubert Covarel, président du Syndicat ovin de Savoie ; " nous ne sommes pas d'accord ". Puisque le loup est là, il faut que tout le monde en prenne son parti, et tienne compte de ce qui est fait pour en protéger les troupeaux...

" Ce n'est pas fautif d'avoir un patou, puisque c'est obligatoire "
En fait, l'accusation et la défense sont presque sur la même longueur d'onde. Le procureur de la République Henri-Michel Perret est venu lui-même, ce qui est rare devant le tribunal de police, représenter le ministère public, avec une grande modération. " Cette affaire est emblématique, assure-t-il, elle est l'occasion de résoudre une fois pour toutes la question de la responsabilité du berger ".
Pour le procureur, la présence en alpage de chiens patous est une tentative imposée par l'État lui-même pour ménager l'équilibre entre préservation d'une espèce protégée (le loup) et poursuite de l'activité pastorale. " On ne peut imposer aux bergers d'être tout le temps avec leur troupeau ", reconnaît-il. Bernard Dinez, de fait, était absent, lorsque le lundi de Pentecôte, un de ses chiens a " pincé " le mollet de Stéphane Lambert.
C'est la preuve que l'équilibre n'est pas parfait, d'ailleurs la victime n'est pas la première. Les autres randonneurs mordus ne sont pas allés jusqu'à la phase judiciaire, les assurances ont pris le relais. Pour qu'il y ait condamnation pénale, souligne Henri-Michel Perret, il faut qu'il y ait faute, et caractérisée. Et " ce n'est pas fautif d'avoir un patou, puisque c'est obligatoire ".
Cela ne l'empêche pas de se questionner sur les faits eux-mêmes. La clôture était-elle assez haute ? La victime, au contraire, est-elle " allée elle-même au-devant de sa mésaventure ", d'autant qu'elle fréquentait pour la troisième fois le même secteur et que le patou l'avait vue à chaque reprise ? Il laisse au tribunal le soin d'apprécier les faits en limitant ses réquisitions, si culpabilité devait être reconnue, à une amende de 500 € avec sursis.
Me François Bern proteste pour la forme : " on ne résoudra pas le problème en augmentant la taille des clôtures de 10 centimètres ".
D'ailleurs, souligne Bernard Dinez, les siennes sont du modèle préconisé par la préfecture, et inscrit dans le contrat qui le lie à l'État, qui lui accorde des subventions en échange des mesures de protection qu'il met en place.
" On réclame à cor et à cri la sauvegarde du loup, sans avoir conscience de ce que cela implique ", estime le défenseur. Le tribunal dira le 2 novembre si la liberté du randonneur doit rester totale, ou s'il doit lui aussi, par la prudence, prendre sa part de la protection de l'environnement montagnard qu'il est venu admirer.

Auteur : Frédéric THIERS
Source : Le Dauphiné Libéré du vendredi 27 octobre 2006

Ndr : Compte rendu de l'audience du tribunal de police de Saint-Jean de Maurienne du 26 octobre 2006

Pour le contexte général, d'après le secrétaire général de la FDSEA de Savoie, il y a déjà eu plus de 100 plaintes de déposées dans ce seul département en moins de 4 ans et c'est la première qui vient devant le tribunal ou l'accusé (éleveur) a pu apporté la preuve qu'il ne fait qu'appliquer les préconisations de la préfecture et des ministères. Donc ce n'est pas lui le responsable.

Attendons la décision tu Tribunal le 2 novembre prochain qui pourrait bien faire jurisprudence à défaut de législation sur le sujet.

Défaut de législation ?
Et oui ! Les chiens de protection au milieu d'un troupeau ne font l'objet d'aucune législation spécifique. Ils peuvent parfaitement être considéré comme étant en divagation.
Comme pour beaucoup d'autres choses en matière de cohabitation hommes / grands prédateurs, rien n'est prévu, rien n'est pensé. une preuve supplémentaire de l'incompétence des services du ministère de l'écologie qui agissent plus en fonction de sentiments, ressentis, idéologie, dogmatisme et parfois sectarisme qu'en fonction de la réalité du terrain à étudier et analyser directement avec les acteurs concernés.

Compte rendu du délibéré


Relax pour le berger. Les patous pourrons continuer de protéger les troupeaux
Mais 150 euros de dommages et intérêts a verser au randonneur à titre de préjudice (100 € pour les dommages matériels + 50 € pour dommage moral).

Où est la logique dans cette affaire ?
Il y a faute ou pas faute ? S'il n'y a pas faute (relaxe) pourquoi payer pour le préjudice ? Et pourquoi le randonneur n'a pas fait de déclaration d'assurance pour couvrir cette partie civile ?

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Un chien patou mord un promeneur: l'éleveur du troupeau ovin relaxé


Un éleveur ovin de Sollières-Sardières (Savoie), poursuivi par un promeneur qui avait été mordu par un chien de race patou, alors qu'il était à proximité du troupeau, a été relaxé jeudi par le tribunal de police de Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie).

Le tribunal a néanmoins jugé la constitution de partie civile du plaignant recevable, et lui a octroyé 150 euros de dommages et intérêts, dont 100 euros pour le préjudice matériel et 50 euros pour le préjudice moral subi. Il avait été mordu devant ses enfants, alors qu'il fréquentait pour la troisième fois le secteur dans lequel se trouvait le chien gardant le troupeau.

Le tribunal a jugé qu'il n'y avait pas de faute pénale, conformément aux réquisitions du ministère public pour lequel "ce n'est pas fautif d'avoir un patou, puisque c'est obligatoire".

La présence de chiens patous, qui est recommandée par les autorités, permet de défendre les troupeaux face au loup, une espèce protégée.

Le président du Syndicat ovin de Savoie, Hubert Covarel, qui était présent à l'audience fin octobre avec une délégation d'éleveurs, avait déclaré: "la personne veut pouvoir se promener partout comme avant, sans contrainte. Nous ne sommes pas d'accord, le fait que le loup soit là, change la donne et le promeneur doit en tenir compte".

Le randonneur avait été mordu le 5 juin par le chien mais n'avait pas subi d'incapacité temporaire de travail.

Source : Le Monde du 2 novembre 2006

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Un promeneur mordu par un chien Patou...


Le randonneur a porté plainte. Une affaire insolite examinée par le tribunal de police de Saint-Jean-de-Maurienne

Le 05 juin dernier, un promeneur a été mordu par un "Patou", un chien de berger, alors qu'il se trouvait à proximité d'un troupeau sur la commune de Sollières-Sardières, en Savoie. Le promeneur a porté plainte et l'affaire a été examinée par le tribunal de police de Saint-Jean-de-Maurienne. Le jugement a été rendu le 02 novembre

Le promeneur, mordu devant ses enfants, n'a pas subi d'incapacité temporaire de travail. Jamais la justice ne s'était prononcée sur ce type de dossier. Pourtant, de nombreuses plaintes ont été enregistrées ces dernières années. Le jugement était très attendu. Le tribunal de police a jugé qu'il n'y avait pas de faute pénale, conformément aux réquisitions du ministère public. Le propriétaire du chien a été relaxé sur le plan pénal. En relaxant Bernard Dinez sur le plan pénal, le juge a estimé qu'il n'avait commis "aucune violation manifestement délibérée d'une obligation particulière de sécurité ou de prudence prévue par la loi ou le règlement". En revanche, sur le plan civil, le propriétaire du chien est reconnu responsable des dommages causés par le Patou. Il a été condamné à verser 150 euros de dommages et intérêts à la victime. Les organisations professionnelles sont scandalisées. Ce jugement renvoie dos à dos les différents usagers de la montagne : il rappelle aux randonneurs qu'ils doivent respecter les recommandations de prudence quand il traverse une zone occupée par des troupeaux. Par ailleurs, il signifie à l'éleveur ses responsabilités quant au comportement de son chien...

Source : France 3 Rhone-Alpes - Auvergne du 3 novembre 2006

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L'éleveur de Montsapey relaxé


L'éleveur du Monsapey qui faisait l'objet de poursuite spudiciaires pour divagation de chien Patou vient d'être relaxé. En vidéo sur France 3 Alpes à 4 minutes 47 avec interview de Patrice Jaquin, Président de la Chambre d'Agriculture de la Savoie.

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Un éleveur poursuivit pour divagation d'animaux dangereux et blessure involontaire 2 ans après les faits


Le 6 octobre 2005 une touriste haut savoyarde prétend avoir été mordue par un chien de protection (patou) de monsieur Jean Yves Botolier sur un alpage de Sixt Fer à Cheval. En redescendant elle dépose une main courante à la gendarmerie de Samoëns. Un gendarme l'aurait rappelée plusieurs fois pour qu'elle dépose plainte dans le but " de demander à l'éleveur les carnets de vaccination des chiens".

L'éleveur a été entendu par la gendarmerie que le 17 juin 2007; il est poursuivit pour "divagation d'animaux dangereux et blessure involontaire" et convoqué au tribunal de police de Sallanches le mardi 20 novembre 2007 sans que les fameux carnets de vaccination lui ait été demandé par les services de gendarmerie.

Si il y a divagation d'animaux dangereux nous pouvons nous demander pourquoi la gendarmerie a attendu plus de 18 mois pour convoquer l'éleveur. Les chiens ne devaient pas être si dangereux que cela. Mais c'est aussi ignorer la relaxe accordée à l'éleveur du Monsapey.

Ces histoires de chiens de protection vont devenir plus problématique que les grands prédateurs contre lesquels ils doivent protéger les troupeaux. Si à ceci nous devons rajouter le projet de loi sur les gros chiens, autant dire qu'il faudra se séparer des patous…. Mais pas des prédateurs.

Il y a vraiment quelque chose qui ne fonctionne pas.

Louis Dollo, le 18 novembre 2007

Report d'audience - Communiqué de l'association "Le Grand Charnier"


Le procés du berger haut savoyard prévu le 20 novembre à Sallanches n'a pas eu lieu.

Le greffe du tribunal a oublié de convoquer la partie adverse !!

Malgré l'énormité de la bourde, le président du tribunal n'a pas eu un mot d'excuse ou de courtoisie pour le prévenu et son avocat, ni pour les 20 personnes qui se sont levées pour sortir ! (certains avaient fait plus de 200 kms)

Il a annoncé, "en conséquence le procés est reporté au mardi 18 décembre 9h à Sallanches " sans bien sûr demander au prévenu et à son avocat si cette date leur convenait !

C'est sans doute la qualité relationnelle qu'apporte la justice de proximité ! (le tribunal de Sallanches sera fermé fin 2007)

Donc rendez-vous le mardi 18 décembre 9 h devant le tribuanl de Sallanches (mairie)

PS : Nous avons tous été choqués de ce mépris des usagers.
Le Grand Charnier enverra une lettre au président du tribnal pour lui rappeler le respect dû aux usagers de la justice.

Jean-Louis Grasset
Président

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