Les candidats à la formation de berger vacher transhumant
ont subi les épreuves de sélection au lycée des
métiers de la montagne de Soeix. Témoignage
Ils sont quinze,
dont beaucoup de filles. Et ils sont tous venus subir les épreuves
de sélection pour la formation de berger vacher transhumant.
Une formation qui fut créée en 1991 pour pallier le manque
de main-d'?uvre sur les estives basques ou béarnaises. La sélection
qui démarre en ce lundi est celle de la neuvième promotion,
qui va démarrer en mai. Centre névralgique de la formation,
le lycée des métiers de la montagne de Soeix accueille
également les épreuves de sélection.
Curieusement, au premier abord, tou+t commence par un test de personnalité.
« C'est un métier qui demande un certain équilibre
psychologique à cause de la solitude qu'il peut engendrer, ainsi
que certaines compétences locales. Il s'agit donc de repérer
des troubles éventuels à travers ce test »,
explique Didier De Gregorio, le psychologue qui fait passer ce test.
Le vif du sujet.
La suite correspond mieux à l'idée que l'on se fait du
métier de berger. Une marche sur les pentes très raides
d'Escot est observée de près par les futurs formateurs.
« L'idée est de les faire monter hors sentier et de
les regarder descendre, de tester leur aptitude à évoluer
en montagne », précise Pierre Gascouat. enseignant
à Soeix. Toutefois, c'est au retour au lycée de Soeix
que l'on entre dans le vif du sujet, avec l'épreuve de manipulation
du bétail. Les tuteurs de la formation, à savoir les éleveurs,
entrent en jeu. Le candidat Jean-Luc Rey, 33 ans, de Rodez, a affaire
à Jean-Marc Salies Salet, berger à Arette.
« J'ai aidé un copain qui avait des suffolks et j'ai
fait la traite à la machine. Mais je sais traire à la
main », indique le candidat. « Depuis mon plus jeune
âge, j'ai eu envie de vivre à la montagne »,
poursuit-il.
La motivation.
S'il a quelque peine à identifier les races locales, Jean-Luc
Rey se montre bien plus à l'aise pour attraper une brebis, la
retourner et l'immobiliser. « On essaie surtout de voir s'ils
n'ont pas d'appréhension avec le bétail », confie
Pierre Gascouat qui supervise l'opération.
Le reste s'apprend et tout l'enjeu de la formation sera d'inculquer
les grandes bases du métier de berger et de faire vivre des expériences
professionnelles, à travers des stages en estives ou à
la ferme, à tous ceux qui seront retenus. Des entretiens relatifs
à la motivation de chaque candidat terminent la journée
de sélection. La moitié, dont une majorité de filles
et de candidats à la traite, sera retenue dans ce premier lot.
Une autre journée de sélection, au début du
mois d'avril, permettra de compléter le panel. «
Il est encore possible de s'inscrire », signale Danielle
Lassalle, coordonnatrice de cette formation rémunérée
et financée par le Conseil régional. Inscriptions au 05
59 39 05 14. Renseignements sur le site internet du lycée
de Soeix .
Auteur
: :Marcel Bedaxagar
Source : Sud-Ouest
du 22 février 2007