Le métier de berger paraît immuable tant
sa présence dans la montagne imprègne nos souvenirs et
notre imaginaire. L'activité des bergers révèle
le savoir ancestral des hommes, leurs relations spécifiques avec
l'animal dans l'espace montagnard. Ce savoir concerne les éleveurs
qui ont besoin de l'estive en complément de l'activité
" d'en bas ". Il concerne également les communes soucieuses
de mettre en valeur les terrains qu'elles gèrent. Il concerne
enfin la société toute entière dans son usage de
la montagne, avec ses équilibres sociaux et écologiques
à préserver.
Dans les estives des Pyrénées, comme dans d'autres
alpages, l'évolution de l'activité agricole, la transformation
des familles et les changements des attentes des jeunes ont mis en péril
la transmission du métier entre les générations.
Une telle évolution risque de faire rapidement disparaître
une activité dont l'enjeu n'est pas seulement agricole mais concerne
plus généralement le rapport de l'homme à la montagne.
En conséquence, les éleveurs ont souvent du mal à
trouver une main d'uvre qualifiée pour la montée
en estive. Moins surveillés, les troupeaux sont de plus en plus
fréquemment confrontés à des problèmes sanitaires.
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| Une
reconnaissance de plus en plus forte |
L'importance des fonctions que remplissent les bergers bénéficie
d'une reconnaissance sociale grandissante : ils peuvent dorénavant
être perçus comme les garants actifs d'un certain équilibre
écologique. L'impact esthétique, culturel, écologique
et économique des estives ne peut pas être nié.
Pour contribuer à l'aménagement de la montagne, les bergers
doivent construire eux-mêmes la viabilité économique
de leur activité. Ils le font notamment par la prise en garde
de brebis, par la vente des fromages qu'ils produisent et, souvent,
par des activités complémentaires en hiver.
La formation de berger vacher pluriactif est confrontée à
l'ensemble de ces enjeux. Elle s'est mise en place en 1991 quand des
éleveurs des vallées des Pyrénées-Atlantiques
ont fait part de leur difficulté à trouver des gardiens
de troupeaux qualifiés pour l'estive. Après 8 promotions,
l'intérêt et la nécessité d'un tel dispositif
de formation ne se dément pas, et les professionnels agricoles
affirment toujours fortement sa nécessité.
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| Cadre
d'exercice du métier |
Présentation des caractéristiques des systèmes
transhumants sur le Pays- Basque, le Béarn et les Pyrénées
Centrales (Hautes-Pyrénées, Haute-Garonne).
| Pays-Basque
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Altitude
des estives : 900 à 1700m
Durée d'utilisation : 15 mai au 1er octobre |
Il s'agit
de troupeaux de brebis de race laitière (tête noire
en majorité et tête rousse).
En Cize, la moitié des troupeaux montent taris sans gardiennage,
20 % montent taris et sont gardés.
Pour 30 % des troupeaux, une activité de traite et de fabrication
fromagère est mise en uvre.
En Soule, le gardiennage des troupeaux repose encore sur un système
d'entraide collective qui a pour origine l'organisation du cayolar
souletin.
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| Béarn
(Vallées Aspe - Ossau - Barétous) |
Altitude
des estives : 1200 à 2200 m)
Durée d'utilisation : Juin-sept en basse montagne et
Juillet-août :en haute montagne |
Il s'agit
de troupeaux de brebis de race laitière (basco-béarnaise)
et de vaches de race à viande (blonde d'Aquitaine).
La majorité des troupeaux sont traits, avec fabrication
fromagère en estive.
On notre une légère évolution vers des systèmes
de gardiennage de bêtes taries.
On trouve peu d'estives desservies par piste ou par route. Les
accès à pied peuvent varier d'une à trois
heures.
Le niveau d'équipement s'est beaucoup amélioré.
Chaque année, plusieurs millions d'euros sont consacrés
à des travaux d'amélioration pastorale1 (piste,
fromagerie, cabane, parc de contention) dans les Pyrénées-Atlantiques.
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| Pyrénées
Centrales (Hautes-Pyrénées, Haute-Garonne) |
Altitude
des estives : 1200 à 2400m
Durée d'utilisation : Juin-sept en basse montagne et
Juillet-août en haute montagne |
Il
s'agit de troupeaux de race à viande. Les brebis sont rustiques
issues de race locale (tarasconnaise, auroise, barégeoise),
les vaches de race régionale (blonde d'Aquitaine).
Certaines estives sont desservies par piste et par route, d'autre
ne sont accessibles qu'à pied.
Le niveau d'équipement des cabanes s'est beaucoup amélioré
également.
Le montant des améliorations pastorales s'élève
par an à plusieurs millions d'euros.
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Observations
- Les maîtres
d'ouvrage
sont les collectivités territoriales, les groupements pastoraux,
les financiers, le Conseil Général, le Conseil Régional
d'Aquitaine, le Conseil Régional Midi-Pyrénées
et l'Europe.
- Les textes
ci-dessus sont empruntés à un document de présentation
des formations du CFPPA
65 de Lannemezan (Hautes-Pyrénées)
- Toutes les
estives des Pyrénées Centrales ne disposent pas
de cabane ou de cabane habitable. L'accès se fait souvent à
pied avec une à 3 heures de marche voir plus.
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| Informations
diverses |
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