Au cours du Conseil d'Administration de la Coordination Pyrénéenne
- ADDIP du 19 avril 2008 suivi de l'AG de l'ASPP 65, Bruno Besche-Commenge
a fait une intervention qu'il a intitulé : "Ours
? Loups ? Le problème EST politique, la solution aussi - Bilan
prospectif " Nous en donnons le contenu où il
met tout à plat et pointe du doigt les responsables des vrais
problèmes d'aujourd'hui. En annexe, il fourni "
Quelques articles du Plan Mansholt, ou : ce n'était pas une fiction
" particulièrement édifiants et le plus
souvent méconnu du public.
Suite aux questions
débattus au cours ces deux réunions, ADDIP et ASPP, il
a souhaité rédiger un bilan de l'origine des problèmes,
de la situation actuelle (grave, nous le savons tous), et de ce qu'il
pense être la seule solution de sortie de crise. Il le fait, certes,
à la suite de ces réunions, mais aussi et d'abord à
partir de son expérience accumulée depuis 37 ans qu'il
travaille sur l'histoire des races bovines et ovines pyrénéennes,
celle du pastoralisme et des savoirs des éleveurs de montagne
(Pyrénées et ailleurs), et celle des politiques agricoles
modernes telles qu'elles ont commencé à être esquissées
dès la seconde moitié du XVIII° s.
C'est d'ailleurs
à ce titre de chercheur qu'il avais été invité
à intervenir lors d'une grande assemblée réunissant
Jeunes Agriculteurs, FNSEA, Assemblée Permanente des Chambres
d'Agriculture (APCA), Fédération Nationale Ovine (FNO)
et FNEC organisée à Paris sur le problème des grands
prédateurs et qui se clôtura par l'adoption d'un remarquable
manifeste: "Pour le maintien de la biodiversité en
zone d'élevage."
Après le
Plan Mansholt et au-delà des premières années de
" réforme " de l'agriculture européenne, les
systèmes européens de subventions à lélevage
se sont perpétués. L'ASPAP a mobilisé cinq de ses
membres pour lire de près et traduire l'essentiel d'un document
en anglais de 1997 où il y a absolument tout ce qui nous encercle
en ce moment : les ours bien sûr, l'Europe, la nouvelle PAC et
son instrumentalisation, le lobbying (c'est WWF qui finance pour l'UICN),
l'avenir qu'ils nous réservent, et même le colloque des
environnementalistes à Luchon puisque l'étude est rédigée
par l'Istituto Ecologia Applicata de Rome qui ouvrira le symposium après
l'introduction de François Arcangeli, Maire d'Arbas et Président
de l'ADET - Pays de l'ours. Nous voyons déjà une des raisons
pour laquelle les opposants aux introductions d'ours refusent d'y participer.
Pour eux, " tout est combiné d'avance, aucun dialogue n'est
possible. "
Le document proposé
est assez long même si il n'a été traduit que l'essentiel
MAIS indispensable à lire de près. Les pages 12-14 sur
le zonage, et la note, sont édifiantes. A partir de la page 11
"Un projet de réforme de la PAC en faveur de l'environnement"
et jusqu'à la fin vous donnera une idée de ce qui attend
les éleveurs de montagne européen. C'est peut-être
cela, en résumé, les engagements internationaux de la
France.
Nous voyons de
quelle manière la nouvelle PAC s'articule aux grands prédateurs
: il y a, en effet, deux éventualités, pas trois : ou
les responsables politiques et consulaires ont trempé dans ce
petit jeu, ou ils ont été trompés.
A ce niveau, nous comprenons que les voyages dans les Monts Cantabrique
en Espagne, dans le Trentin en Italie ou en Slovénie n'ont pas
plus d'intérêt que le symposium de Luchon où, chacun
de son côté, joue le pion des autres.
Il est peut être
venu l'heure où il faut arrêter de jouer à cache
cache et de demander des comptes.