Durant des années, notamment depuis les années 1980, les
mouvements écologistes de défense de l'ours tel que ARTUS
/ FERUS, le FIEP avec Gérard Caussimont, l'ADET et les services
de l'Etat (DIREN et ONCFS) ont fait croire que les troupeaux étaient
tous gardés dans les Pyrénées-Atlantiques où
que le gardiennage avait été abandonné ailleurs.
Ces mêmes organismes ont expliqué qu'il y avait les bons
et les mauvais bergers, les bonnes et les mauvaises pratiques.
Dans une thèse
sur l'ours, Gérard Caussimont n'a pas hésité à
manipuler les propos tenus dans la thèse d'Henri Cavaillès
résumé dans son livre " La vie pastorale et
agricole dans les Pyrénées, des Gaves, de l'Adour et des
Nestes " (Etude de géographie humaine édité
chez Armand Colin - 1931). Faire référence à un
tel ouvrage pour expliquer le contraire de ce qu'il y est écrit
relève de la manipulation tout comme Farid Bénhammou l'a
fait quelques années plus tard.
Toutes les règles
de recommandation du Plan Ours et des aides à l'élevage
dans les Pyrénées ont été basées
sur ces principes manipulés en les appliquant à toute
la chaîne. Règle totalement en décalage par rapport
aux réalités des pratiques de terrain et basée
uniquement sur des références erronées faites pour
satisfaire les objectifs idéologiques des pro-ours sans aucun
soucis de vérité ni même de concertation avec la
profession.
Danielle Lassalle
écrit :
" Cependant
en 2006 puis 2007, cet outil a été mis en place sans
concertation avec la profession agricole et plus particulièrement
les éleveurs transhumants. Il en résulte un dispositif
qui est certes applicable, mais peu adapté aux priorités
et aux enjeux du gardiennage en estive dans les Pyrénées-Atlantiques.
Ce décalage s'explique par les modèles pris par l'administration,
qui s'appuie sur des références venant de massifs en
déprise (Alpes du Sud ; Ariège, Pyrénées
Orientales) ou l'agropastoralisme local a subi de profondes transformations,
et où la logique environnementale prend peu à peu le
pas sur les logiques de production et d'économie montagnarde".
Et elle poursuit
en précisant :
" Il
s'agit de remplacer le système d'aides au gardiennage par un
système d'aides au maintien des différentes pratiques
de gardiennage et à la reconnaissance de leur efficacité:
c'est le préalable au versement de tout systèmes d'aide
" Il
ne faut pas continuer à voir des mauvais et des bons bergers
(
) Il ne faut pas continuer à creuser le fossé
"
"La pratique c'est sur quoi il faut mettre l'accent"
Il s'agit là
de la remise en cause de 20 ans d'errements écologiste pour revenir
à la réalité et non aux fantasmes. Elle précise
dans sa conclusion :
"Ce document
met avant tout l'accent sur l'importance de reconnaître la diversité
des pratiques de gardiennage dans les Pyrénées occidentales,
ce qui signifie aussi mettre en avant l'évolution du métier
d'éleveur berger. Cette culture professionnelle collective
est souvent impalpable, invisible de l'extérieur, ce qui conduit
à bon nombre de malentendus. Pourtant, constamment sous le
feu de l'actualité en raison des nouveaux enjeux liés
à la réutilisation de l' espace pastoral dans une approche
pluridisciplinaire de la montagne, ce métier fait l'objet d'extraordinaires
simplifications, d'une méconnaissance profonde qui porte le
germe d'une perpétuelle mise en cause, peu féconde et
lassante pour les professionnels.
"Ce travail peut-être un premier pas pour reconquérir,
respect, dignité, préalable à tout processus
démocratique, et base de la discussion sur l'avenir de la montagne".
Tout est dit. Passons
aux choses sérieuses avec des professionnels de l'élevage.
Il n'y a plus de place pour des amateurs associatifs aux fantasmes écologistes
qui, par idéologie construisent des bases totalement dépourvues
de réalisme.
Louis
Dollo, le 15 novembre 2009