Le pastoralisme dans les Pyrénées

 

Le pastoralisme dans les Pyrénées n'est pas unifié. C'est une mosaïque de coutumes, de méthodes, de cultures très diversifiées d'un bout à l'autre de la chaîne et du Nord au sud. Une diversification qui peut être très importante d'une vallée à l'autre selon que l'on fait du fromage ou non, telle ou telle espèce de brebis, du bovin ou de l'équidé, etc…
Le Pays-Basque n'est pas comparable à la Catalogne qui sont encore très différents de la Bigorre ou de l'Aragon.

Experts et expertises : conseils aux éleveurs


Les organismes intervenants dans le milieu pastoral pyrénéen (incomplet - en consruction)
Informations diverses, témoignages, etc...
La Télé Agricole

 

Quelques sites et liens à connaître

CIMES.INFO

Le dialogue des massifs de montagne, de la photo et des clubs

Découvrez les Pyrénées avec un Guide de Pays

Le Grand Charnier

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Bibliographie


Pastoralisme en vallée d'Ossau

Pierre Coudouy présente une double page sur la vie pastorale dans les Pyrénées ossaloises, dans le N°3 (Octobre/Novembre) d'Objectif Photos (en vente partout).
Version légère à télécharger en Pdf (400 Ko)
Graphisme et illustration de la page : Carine Fleurent

Pierre Coudouy
photographe de reportage
10, av. Eglise St Joseph
64000 Pau
Tel : 06 83 26 06 35
Mail - Web

Les groupements pastoraux


Les groupements pastoraux regroupent les éleveurs d'une vallée ou, plus précisément, d'un espace montagnard en vue, principalement, de la gestion d'une ou des estives. Le mode de fonctionnement est parfois très ancien mais toujours sur un modèle démocratique très développé.
Les fonctionnements ne sont pas les mêmes de la Soule (Pays-Basque) à la Catalogne. Tout dépend de leur histoire, du contexte géomorphologique de la vallée, du type d'élevage, des accords transfrontaliers (fait dons appel à l'histoire jusqu'au Moyen Âge), de la gestion de l'herbe et de l'eau (sources) et des modes de transhumances passés et présents.
Ces groupements sont nombreux, bien organisés, connaissent parfaitement leur territoire jusqu'au moindre détail, sont reconnus depuis toujours par toutes les instances agricoles, toutes les collectivités locales mais également par tous les éleveurs et bergers.
Ils sont donc l'élément incontournable et l'interlocuteur privilégié des estives.

Certains de ces groupements sont propriétaires des terrains, gèrent les cabanes et tous les investissements, les chemins y compris pour la randonnée et pour certains gèrent les thermes comme à Cauterets.

Il est surprenant que pour la gestion de l'ours et des aides qui lui sont attachées ces groupements soient court-circuités.

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«Le vrai berger aime ses brebis»

REINTRODUCTION DE L'OURS. --Pierre Loustau-Chartez rentre de sa 16e saison d'estive à Arnousse. Cet été, il a encore payé son tribut à l'ours. 17 brebis mortes, deux perdues. Et ce n'est pas Cannelle

« Au début, on était tranquille. Il y avait deux ou trois ours de plus mais ils ne venaient pas de ce côté. Et puis au bout de deux ou trois ans, ça a commencé » : depuis seize ans, Pierre Loustau-Chartez loue la même estive à Arnousse, dans la vallée d'Aspe. Cet été, entre ses brebis et celles d'un autre berger, il en a gardées 850 là-haut, à 1 500 mètres d'altitude. Nuit et jour. La moitié environ sont des laitières qu'il rentre chaque soir. Mais toutes les autres sont des taries qui dorment à la belle étoile.
En septembre, elles étaient dix-neuf de moins à redescendre dans la bergerie de Précilhon. Dix-sept, c'est sûr, ont été victimes de l'ours qui a attaqué par trois fois dans l'été. Deux bêtes, une brebis et un bélier sont en outre déclarés manquants.

Aspe-Ouest. Pierre Loustau-Chartez a eu beau, entre la traite et la fabrication du fromage, arpenter l'estive « cinq heures de marche pour faire le tour et ça grimpe ! » , guetter les vols de vautours, il n'a pas repéré de traces. « L'an dernier, c'est un cueilleur de champignons qui a retrouvé les restes d'une brebis qui avait disparu » : sa cloche roulée dans la peau. Dans ces cas-là, pas question de demander une indemnisation. « Pour être dédommagé, il faut prouver que c'est l'ours », soupire le berger.
Une grosse trace de patte cet été a fait dire au garde national que ce devait être Aspe-Ouest. « L'an dernier, c'était Cannelle. Mais elle attaquait à plus basse altitude et elle était moins gourmande malgré la présence de son petit. Elle ne m'avait pris que quinze brebis ».
Pierre Loustau-Chartez ne cache pas qu'après la mort de la dernière femelle de souche pyrénéenne, il pensait passer un été tranquille. Cela ne fut pas le cas. Certes, « on est dédommagé à la valeur de la bête, mais on a des pertes qui ne sont pas reçues parce qu'on ne peut pas affirmer que c'est l'ours. L'an dernier, j'ai un bélier qui s'est cassé le cou dans le ravin. Je n'ai rien touché, mais pourquoi est-il tombé ? Et puis on sélectionne chaque année les meilleures bêtes, alors, quand l'ours nous en tue, qui va nous revendre de bonnes brebis ? ».

« Dégoûté ».
Mais pour lui, le meilleur argument est encore ailleurs : « Le vrai berger, il aime ses brebis. Il les fait naître, il les élève et quand il les retrouve dévorées, parfois pas encore mortes, croyez-moi, c'est pas beau ». Des images de cauchemar lui reviennent. De bêtes griffées qu'il croit pouvoir sauver et qui décèdent en quelques heures. Il revoit encore celle dont « l'ours avait arraché le pis. L'agneau qu'elle portait lui est sorti par le ventre. Elle est morte le lendemain ».
Dans ces moments-là, cet homme de 61 ans se dit « dégoûté » au point d'« envisager d'arrêter l'estive ». Quand il voit les défenseurs de la réintroduction défiler avec des enfants portant des ours en peluche, il pense à ses agneaux qui, « eux sont vraiment doux comme des peluches ».
Au-delà, ce qui fait mal à Pierre Loustau-Chartez, « ce sont toutes les critiques qu'on fait aux bergers. On nous dit que la montagne ne nous appartient pas. Peut-être, mais nous on paye pour y être et y travailler. On nous dit aussi ce qu'on doit faire comme si on était des imbéciles ».
Parquer toutes les bêtes avec des clôtures électriques ? « On a essayé. Le matin, on en retrouvait deux ou trois qui s'étaient étranglées dans les fils ». Un patou ? J'en ai un. Il m'en faudrait deux sans doute mais, quoi qu'il en soit, un bon patou doit être dressé et méchant. Il risque alors de l'être aussi à l'égard des promeneurs et là, je serais responsable... »

Pas contre l'ours. Pierre Loustau-Chartez a beau réfléchir, il ne voit donc pas de solution. En revanche, il est sûr d'appartenir à « une espèce en voie de disparition ». Son fils travaille sur l'exploitation mais il ne veut pas le remplacer en estive. Il le comprend. « Quand il n'y aura plus de bergers, la montagne deviendra broussailleuse, sale, impraticable et elle brûlera, comme dans le midi ».
On l'a compris, pour lui, il faut choisir entre l'ours et le berger : « Moi, je ne suis pas contre l'ours, je ne lui ai jamais fait ou voulu de mal. D'ailleurs, je ne l'ai jamais vu. Mais je suis contre la réintroduction. La souche pyrénéenne, elle est morte et la Slovénie, ce n'est pas les Pyrénées. Ceux qui sont pour doivent savoir qu'ils ne verront jamais d'ours. Ils sortent la nuit, par temps brumeux. Vous n'entendez que le troupeau qui s'affole et il ne vous reste plus après qu'à chercher les cadavres ».

« Ceux qui sont pour la réintroduction doivent savoir qu'ils ne verront jamais d'ours. »

Auteur : Anne-Marie Siméon
Source : Sud-Ouest du 3 novembre 2005

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Soutien réaffirmé à l'agriculture de montagne


Le soutien à l'agriculture de montagne sera «poursuivi et renouvelé», a annoncé le ministre de l'Agriculture Dominique Bussereau, au 22e congrès de l'Association nationale des élus de montagne.


L'espace montagnard français correspond au quart du territoire national et les actifs agricoles y représentent 10% des emplois, soit le double de la moyenne nationale. « Pour le développement des territoires de la montagne, les activités agricoles et sylvicoles ont un rôle déterminant, comme activités économiques à part entière mais aussi comme outils pour valoriser et préserver les territoires de montagne » a souligné le ministre au congrès de Ax-les-Thermes.

Il a notamment cité le succès du plan de modernisation des bâtiments d'élevage (PMBE) « doté d'une réelle ambition financière et qui s'inscrit dans la durée », avec 200 millions d'euros du ministère de l'Agriculture, plus 100 M€ des collectivités pour 2005-2006. Ce plan, dont l'intérêt est attesté par des « files d'attente », se poursuivra dans le cadre du volet régional de la programmation 2007-2013 de développement rural. Une revalorisation de 5% de l'indemnité compensatrice de handicaps naturels (ICHN) est également prévue, soit 15 millions d'euros de plus qu'en 2006.

L'activité pastorale sera dotée de 70 M€ de crédits publics, dont 14 M€ du ministère de l'Agriculture. Des mesures spécifiques au pastoralisme dans le massif des Pyrénées seront financées à hauteur de 46 M€, la part du ministère de l'Agriculture s'élevant à 10 M€. M. Bussereau a enfin salué la prochaine signature de trois nouvelles chartes forestières de territoire, après celle du massif des Beauges, à cheval sur la Savoie et la Haute-Savoie.

Source : AFP/Pleincamps.com du 31 octobre 2006

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Hautes-Pyrénées : L'exode des paysans s'accélère


La disparition des exploitations agricoles non professionnelles est à l'origine de la forte augmentation du rythme de disparition des exploitations sur le département. Selon la direction départementale de l'agriculture et de la forêt des Hautes-Pyrénées, il n'en restait plus de 5.052 en 2005 contre 6.411 en 2000. Entre 1988 et 2000, le taux de disparition annuel était à -2,6 %. Il est passé à -4,7 % entre 2000 et 2005. Ce taux est nettement supérieur à la moyenne régionale.

Même constat du côté des exploitations professionnelles. Le rythme des disparitions s'est lui aussi accéléré, passant de 0,7 % dans les années « 90 » à 3 % depuis 2000. Une véritable mutation s'est engagée.

Si les exploitations se professionnalisent, leur taille reste faible et augmente peu. En cinq ans, depuis 2000, elles sont passées de 21 à 25 ha. Pour la grande majorité, elles sont principalement dévolues à la culture de céréales (70 % des exploitations) et l'élevage bovin viande. Le troupeau bovin représente 9 % de celui de la région et il est composé de seulement 9 % de vaches laitières. Une exploitation professionnelle sur deux tire son revenu de l'élevage. Si la proportion des exploitations de bovins viande augmente, au contraire, celle des producteurs d'ovins, caprins et herbivores diminue.

Pour compléter cet état des lieux, l'enquête révèle qu'une exploitation sur dix est dirigée par un chef de plus de 60 ans. Dans les détails, on constate que le nombre de chefs « jeunes » de moins de 40 ans diminue, tout comme les exploitations dirigées par un chef « âgé » de plus de 60 ans. À l'inverse, le nombre de chef de classe intermédiaire (40 à 59 ans) augmente.

Notons, par ailleurs, qu'un chef d'exploitation sur quatre est une femme. C'est une proportion qui diminue en Hautes-Pyrénées, alors qu'elle s'accroît en Midi-Pyrénées et sur l'ensemble de la France.

Le nombre de célibataires est en augmentation. Ils sont 31 % en 2005 contre 28 % en 2000. Une nouvelle fois, ce chiffre est supérieur à la moyenne régionale et nationale.

Enfin, il est intéressant de noter que le niveau de formation initiale agricole progresse. 17 % des exploitants professionnels ont au moins le niveau du baccalauréat agricole.

Auteur : M.Fagois.


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Créer de la valeur ajoutée

Pour Jean-Louis Cazaubon,le président de la chambre départementale de l'agriculture, ces données étaient prévisibles : « Si le nombre d'emplois professionnels diminue, c'est l'évolution de la démographie qui le veut. Nous souffrons effectivement de la faiblesse des structures. Nous avons beaucoup de petites entreprises. Pour beaucoup, cela s'explique par la nature du relief et il faut savoir que le revenu est proportionnel au nombre d'hectares. Heureusement que nous avons les estives, le pastoralisme. » Pour faire face, la chambre de l'agriculture développe depuis de très nombreuses années une politique offensive qui a imposé aux élus d'avoir une vision à long terme : « Nous avons travaillé sur tout ce qui est recherche, ce qui peut apporter de la valeur ajoutée comme les microfilières. Malgré cela, on constate que les petites exploitations ont du mal à garder les jeunes ou alors beaucoup sont des pluri-actifs ».

Source : La Dépêche du Midi di 2 novembre 2006

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Commission sénatoriale avec François Fortassin


Les deux sénateurs chargés de rédiger un rapport d’information sur la situation de la filière ovine présenteront leurs travaux à la commission des affaires économiques du Sénat à la rentrée parlementaire, prévue à l’été.

Gérard Bailly (Jura – UMP), président du groupe d’études sur l’élevage, et François Fortassin (Hautes-Pyrénées – RDSE), vont entendre les principaux acteurs d’une filière en difficulté : éleveurs, abatteurs, négociants, distributeurs… Ils comptent par ailleurs se déplacer sur les principaux lieux d’élevage : Pyrénées, Massif central, Alpes et Jura.

La crise que traverse en ce moment le secteur de la viande ovine française est due à la concurrence accrue de grands exportateurs de l’hémisphère australe, qui bénéficient d’avantages comparatifs naturels, mais également à une valorisation insuffisante de ce type de viande auprès du consommateur. Elle appelle un recentrage des aides à la filière sur ses aspects territoriaux et environnementaux, propres à valoriser l’élevage ovin, ainsi qu’une adaptation de l’offre à l’évolution des consommateurs.

Auteur : Elise Moreau
Source : TV Agri du 15 mai 2007

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Sauvetage de vaches à Gourette


Hier matin (1er août 2007) deux vaches ont été sauvées d'une mort programmée sur l'estive d'Anouilhas au pied du Pic de Ger. L'une avait un problème de vêlage et l'autre une patte cassée. Elles ont pu attendre 3 jours et là, surprise, un hélico de la société Héli Béarn travaillait dans le coin. Un petit coup de fil et le pilote fait un détour et descend les 2 vaches en vallée pour la somme de 240 Euros. L'éleveur, lui, ne paiera que 47.84 Euros. Toute l'opération a été menée et organisée par l'IPHB.

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Michel Barnier: "produire pour nourrir redevient d'actualité"


Le ministre de l'Agriculture Michel Barnier a affirmé mardi qu'il allait falloir "produire davantage", la raison du métier d'agriculteur, "produire pour nourrir" redevenant "d'actualité après avoir été contestée".

Les difficultés climatiques, les stocks mondiaux au plus bas, les besoins alimentaires des pays émergents, et les 9 milliards d'êtres humains à nourrir à l'avenir, donnent "une perspective nouvelle aux politiques agricoles qui vont devoir gérer de nouveaux problèmes comme la spéculation des denrées", a-t-il estimé dans une interview au quotidien Le Monde de mercredi.

M. Barnier a toutefois précisé qu'il ne s'agirait pas du retour à l'agriculture productiviste. "Il va falloir produire différemment, efficacement et durablement", a-t-il dit.Selon lui, le défi à relever sera de "concilier cette nouvelle exigence de production avec l'écologie et la sécurité alimentaire".

Evoquant le Grenelle de l'environnement, le ministre de l'Agriculture a estimé qu'il n'y avait aucune raison que les agriculteurs soient "en position défensive. Nous serons source de propositions comme nous le serons dans le débat de ce que j'appelle un nouveau projet alimentaire, rural et agricole européen", a-t-il assuré. Le ministre de l'Agriculture a par ailleurs estimé qu'il y avait "matière à faire un bilan de santé" de la Politique agricole commune (PAC). "En 2003, lorsque j'étais commissaire européen, on nous expliquait qu'il fallait réduire les productions et diminuer les prix. C'est le contraire aujourd'hui", a-t-il souligné.

Sur la réforme de la PAC, M. Barnier a aussi estimé qu'un "nouveau projet agricole européen" était nécessaire. Les assises de l'agriculture qui seront lancées mercredi à Paris seront l'occasion de préparer "ce que sera la proposition française sur le nouveau projet alimentaire et agricole européen", a-t-il dit.

Source : Agrisalon du 4 septembre 2007

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Lancement d'une "télé agricole" sur internet


La "télé agricole", une télévision sur internet consacrée "à l'agriculture et ceux qui la font", a été lancée mardi à l'occasion du Space, le salon de l'élevage qui se déroule à Rennes.

"Nous voulons donner une vision positive et dynamique de la profession", explique Thierry Gainié, un des producteurs audiovisuels à l'origine du projet. "Ce sera de la presse agricole, et pas la télé qui montre les paysans du doigt, ou qui montre l'agriculture d'il y a 30 ans", assure-t-il.

Sur www.lateleagricole.net, des rubriques élevage, cultures, événements ou international permettront de visionner des reportages de six minutes sur ce qui se fait dans différentes exploitations en France, voire dans d'autres pays pour "confronter les inquiétudes ou les fantasmes à la réalité du travail des agriculteurs chinois ou indiens", indique Thierry Gainié.

Employant quatre permanents et des journalistes reporter d'image (JRI) pigistes, la "télé agricole", qui s'appuie sur la société audiovisuelle Her-Bak basée à Lorient, dispose d'un budget annuel initial de 500.000 euros, mais le site libre d'accès devrait être financé "par les annonceurs d'agrofournitures".

Thierry Gainié dit espérer arriver à "50.000 visites par semaine dans un minimum de six mois" sur le site. Pour cela, la "télé agricole" mise sur toutes les possibilités qu'offre l'internet, dont "l'esprit communautaire".

"En plus de forums thématiques, j'aimerais que dès le début l'agriculteur puisse utiliser le site pour envoyer ses propres vidéos sur ce qu'il a lui-même mis en oeuvre, ou interpeller ses collègues sur une maladie", sous le contrôle d'un comité éditorial.

"Notre seule ambition, c'est que les agriculteurs s'approprient cette chaîne", insiste M. Gainié qui espère que "cette participation pourra d'ici à trois ans prendre une part égale à l'éditorial".

Source : AFP du 11 septembre 2007

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Non, le pastoralisme n'est pas mort !


Les rencontres scientifiques, organisées par le Parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises en gestation, n'ont pas cherché à éviter le sujet sensible de l'avenir du pastoralisme. Au contraire, avec la biodiversité, l'eau et l'archéologie, c'était un des sujets phares de cette première édition qui s'est tenue, hier à Saint-Girons.

L'ingénieure agronome Marielle Mourlane, qui parlait aussi au nom de l'universitaire Corinne Eychenne (absente), a posé un regard optimiste sur cette pratique de l'élevage qu'elle ne considère ni moribonde ni archaïque. « En Ariège, entre 1972 et 1999, les surfaces pastorales se sont maintenues et les effectifs animaux ont légèrement augmenté, indique-t-elle. Bien que 60 % des exploitations de la montagne ariégeoise aient disparu entre 1979 et 2000, il y a eu un spectaculaire rajeunissement des chefs d'exploitation. »

Par contre, le revenu agricole en Ariège est inférieur au revenu national. « Les éleveurs sont très dépendants des aides agri-environnementales de la politique agricole commune. » Mais une de leur réussite, consiste en leur adaptation en se spécialisant. « Bien que les références aux usages anciens soit récurrentes dans le discours des éleveurs, il est évident que le pastoralisme actuel n'a plus grand-chose de commun avec les pratiques ancestrales. » La gestion de l'estive a bien évolué et son accès est sévèrement contrôlé, ce qui permet d'éviter « une marchandisation de la montagne », souligne l'universitaire. Et l'ours ? « C'est une violence symbolique, répond Marielle Mourlane. Une violence qui nie leur pratique et leur savoir-faire et qui remet en cause leur légitimité sur la montagne. »

LA BIODIVERSITÉ
De l'INRA, Danièle Magda a aussi démontré le rôle que pouvait jouer le pastoralisme dans la conservation de la biodiversité et contre l'embroussaillement des montagnes : « En suivant un troupeau au-dessus de Seix, on s'est rendu compte que les brebis se régalent des ligneux. Sur une lande de jeunets, elles digèrent toute la diversité des espèces. » Autrement dit, elles ne sont pas uniquement faites pour manger de l'herbe tendre. Les bêtes peuvent reconquérir les zones intermédiaires entre fonds de vallée et estives. Et pas besoin d'importer des races rustiques, « les troupeaux présents conviennent », souligne la spécialiste. Aujourd'hui, les rencontres scientifiques se poursuivent sous forme de sorties sur le terrain.

Auteur : Camille Sarret
Source : La Dépêche du Midi du 22 septembre 2007

Commentaires


Nous pouvons noter que ce qui est dit ici est exactement le même discours que celui tenu par l'ADDIP et ses associations membres. L'avenir des Pyrénées passe plus par le pastoralisme que par l'introduction d'ours.

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Les chiffres clés de l'élevage ovin français.


D’après les données de l’Institut de l’élevage, 74 780 exploitations possèdent un troupeau ovin en France : 68 149 ont des brebis allaitantes et 5364 des brebis laitières.

La taille moyenne des troupeaux est de 79 brebis et les structures les plus importantes possèdent jusqu’à 290 brebis.

La France produit 12% de l’offre de viande ovine de l’Union Européenne à 25, derrière le Royaume-Uni et l’Espagne. Mais elle ne produit que 43% de ce qu’elle consomme (en moyenne 4 kg par an et par habitant). Le Royaume-Uni et l’Irlande ont fourni 36% et la Nouvelle-Zélande 13% de la consommation française.

L’élevage ovin en France, c’est :

  • 8 759 854 ovins,
  • une collecte de lait de 242,2 millions de litres,
  • une production de fromage de 56 600 tonnes

De l’agneau à l’assiette

Pour un agneau de 34 kg :

  • Après 4% de perte au transport, le poids de la carcasse chaude est de 17,4kg
  • Après 2% de perte due au ressuyage, le poids de carcasse froide est de 17kg
  • La carcasse commercialisée pèse 16,8kg dont :
    • 4,2 kg de gigot
    • 1,5 kg de selle
    • 1,7 kg de filet
    • 1,8 kg de carré couvert
    • 1 kg de carré découvert
    • 2,2 kg de poitrine
    • 3,2 kg d’épaule
    • 1,2 kg de collier

Source : Millefeuille Presse / TV Agri du 4 janvier 2008

Voir également :

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Vers un nouveau ministère de l'agriculture ?


Selon une dépêche de l'AFP, le ministère de l'Agriculture sera évalué sur 24 critères. L'évaluation se fera sur l'évolution en valeur et en volume du PIB (produit intérieur brut) agricole, du PIB agroalimentaire, le montant des exportations de vins et spiritueux et l'évolution de l'excédent de la balance commerciale agroalimentaire. Les "feuilles de route" du Ministre, Michel Barnier, comprennent 18 grands "chantiers" regroupés en quatre thèmes:

  • Economie agricole compétitive
  • Nouveau pacte alimentaire
  • Agriculture, pêche et forêt durables
  • Nouveaux enjeux, nouveaux outils

Michel Barnier veut disposer de trois moyens :

  • Une nouvelle Politique agricole commune (PAC)
  • Un nouveau ministère
  • Une diplomatie agricole active en visitant les 26 autres pays de l'UE

Ce qui est nouveau c'est l'idée d'un nouveau ministère dont on dit qu'il pourrait être celui de l'Alimentation, des Territoires, de l'Agriculture, de la Pêche et de la Forêt.

Pour mieux appuyer le caractère européen de son action, Michel Barnier a indiqué que son cabinet se délocaliserait toute la semaine prochaine à Bruxelles,

Louis Dollo, le 17 janvier 2008

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FNSEA : la PAC vide les frigos


La politique agricole commune (PAC) menée actuellement par Bruxelles a conduit à ce qu'"il n'y ait plus rien dans les frigos, plus rien dans les silos", a déclaré Jean-Michel Lemétayer, le président de la FNSEA, aujourd'hui dans une conférence de presse.

"Alors qu'il y avait 60 millions de tonnes de céréales en réserve en Europe il y a 2 ans, on va avoir du mal à faire la soudure avec la prochaine récolte de l'été prochain", a renchéri Xavier Beulin, premier vice-président du plus important syndicat agricole.
"Je réclame un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement, sous présidence française au second semestre, pour fixer le cap sur la PAC, surtout pour l'après-2013" (terme du financement garanti de la PAC, ndlr), a demandé M. Lemétayer.

Source : AFP / Le Figaro du 17 janvier 2008

Commentaire


En septembre j'interviewais Michel Barnier à Tarbes et en " off " il disait : " je ne sais pas comment je vais expliquer aux français que nous manquons de viande et de lait "
Lemétayer vient de le faire à sa place.
Barnier décentralise son cabinet pour une semaine à Bruxelles. Peut-être qu'ils vont trouver des solutions comme supprimer les quotas et les jachères de manière définitives.

Reste à expliquer pourquoi le cours des produits au départ du producteur sont aussi bas alors que dans les magasins ils sont aussi haut. Il faudra surement revoir les circuits de distribution. c'est peut être aussi aux consommateurs de changer leurs habitudes d'achats. Aller acheter directement au producteur à proximité de son domicile est aussi une solution pour acheter moins cher et faire baisser les prix.

Peut-être bien que pour les Pyrénées c'est une chance pour le pastoralisme et la vente directe.

Louis Dollo, le 17 janvier 2008

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Installation des jeunes agriculteurs


Le ministre de l’Agriculture et de la Pêche a présenté une communication sur l’installation des jeunes agriculteurs.

L’agriculture et le secteur agroalimentaire constituent un élément stratégique de notre économie. Ils sont à l’origine d’un excédent commercial de plus de 9 milliards d’euros et sont l’un des premiers employeurs de France.

Le renouvellement des générations et l’installation des jeunes agriculteurs constituent donc une préoccupation constante des pouvoirs publics. 10 000 jeunes agriculteurs s’installent chaque année, en France, dont près des 2/3 bénéficient d’une aide de l’État. La politique française en faveur de l’installation en agriculture a démontré sa pertinence et son efficacité puisque, dix ans après leur installation, près de 95 % des jeunes agriculteurs qui ont bénéficié des aides pour s’installer sont toujours en activité.

En 2008, l’État maintiendra son soutien aux jeunes agriculteurs en mobilisant une enveloppe de 130 millions d’euros pour financer des prêts bonifiés : l’aide de l’État pourra atteindre un montant maximum de 11 800 euros en zone de plaine et 22 000 euros en zone de montagne.

Pour tenir compte de l’évolution des profils des candidats à l’installation, chaque candidat bénéficiera dès cette année d’un plan de professionnalisation personnalisé.

Source : Premier Ministre du 13 février 2008

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