Sarcasmes et moqueries n’augure pas d’une grande intelligence et ne participent pas au bon état d’esprit d’un dialogue. D’ailleurs, Christophe Coret et AVES ne s’intéressent pas au dialogue. Dans le propos ci-dessus ils ont trois objectifs :
Critiquer les journalistes qui participent par la diffusion de l’information et des opinions à la démocratie
Critiquer les éleveurs qui empêchent l’établissement d’espaces sauvages
Placer insidieusement l’idéologie du « tout sauvage ».
Pourquoi un journal ne pourrait-il pas avoir une ligne éditoriale orientée. Personne ne compare le Figaro avec Libé ou Marianne. Chacun connaît les orientations politiques des uns et des autres. Personne ne critique ce fait. Pourquoi en serait-il autrement ?
« Objectivité » signifie « sans parti pris » c'est-à-dire sans esprit critique. Tous les journalistes doivent-ils être comme des toiles cirées ? Ne sont-ils pas libres d’écrire ce qu’ils pensent être juste ou bien, doivent-ils obligatoirement écrire comme Monsieur Coret et AVES pense ? Est-ce que la ligne de pensée Monsieur Coret et d’AVES est plus objective que celle d’un journaliste ?
Commencer à critiquer la presse sous cet angle c’est faire preuve d’une certaine forme de totalitarisme qui conduit assez facilement au fascisme. Tout en reconnaissant le droit à Monsieur Coret d’exprimer son opinion, il faut faire attention à ne pas tomber dans une certaine dérive dangereuse.
Si le journaliste reprend toutes les citations anti-loup, c’est son droit. Pourquoi ne le ferait-il pas ? Le même journal avec le même ou un autre journaliste peut très bien reprendre toutes les citations pro-loup. Où est le problème ?
En fait, Monsieur Coret qui, depuis sa Normandie, est bien loin des problématiques ours, loups, patous des Alpes et des Pyrénées n’aime pas que l’on critique ses animaux fétiches qu’il n’a probablement jamais vu et qui, en tout état de cause, ne le gêne pas dans l’exercice de sa profession d’infirmier pas plus que dans sa vie courante. Ainsi donc il critique le fait que le journaliste relate la peur occasionnée tant par le loup que par les chiens Patou dont il est reconnu à partir des nombreux procès qu’ils attaquent l’homme. Décidément chez AVES on n’aime pas du tout la liberté d’expression.
Oui, le Patou est un chien qui défend le troupeau contre la présence de tout intrus. Et pour défendre, il ne faut pas qu’il se présente comme un chien de salon. Il doit être vif, agressif, menaçant et doit pouvoir attaquer tout ce qui est étranger au troupeau y compris les randonneurs.
La présence permanente d’un berger ? Comme au Moyen-âge ? Est-ce qu’il y a des bergers permanents dans les enclos de brebis de la baie de Somme ou du Mont Saint-Michel ? Une clôture suffit. Et bien, en montagne, il existe des barrières naturelles dans lesquelles se fixent les moutons. Pourquoi faudrait-il un garde ? Pour garder les touristes ? Est-ce le rôle du berger ? Puisqu’il faut revenir des années en arrière, existait-il jadis autant de touristes qu’aujourd’hui ? Non ! Les temps changent et avec le temps les pratiques changent. Apparemment le normand ne le comprend pas.
Et comme tout a changé depuis l’époque où il y avait encore des loups il y a une centaine d’année, force est de constater qu’aujourd’hui le loup et ce qui en découle, le Patou, ne sont pas compatibles avec les activités du 21ème siècle. Cela déplait sans doute aux amis du loup, mais c’est un fait dont il convient de tenir compte.
Le loup n’est pas la cause de TOUS les problèmes mais il est la cause d’un problème important pour l’élevage et maintenant le tourisme.
Le plus extraordinaire est de voir Monsieur Coret et AVES donner des conseils d’élevage. Quelles compétences a-t-il dans ce domaine ? Imaginer un retour à 200 bêtes par éleveur c’est inciter à la pauvreté. C’est ne rien connaître des contraintes économiques de l’élevage. Mais, bon… écrire des énormités autant que des imbécilités est son droit. Le problème est qu’à travers sa fonction de président d’AVES il peut influer sur l’opinion. De toute manière, personne n’imagine un tel retour en arrière tout comme personne n’imagine que Coret ne revienne aux soins infirmiers des armées de Napoléon. Alors, pourquoi vouloir imposer aux seuls éleveurs de montagne cette régression économique et sociale ?
Il le dit lui-même sous forme interrogative : « Les français seraient-ils tout simplement devenus allergiques à tout ce qui est sauvage ? ». Il rêve d’une vie sauvage. Pas pour lui en Normandie. Mais pour les autres, bien loin de son lieu de vie.
Hitler disait la même chose en voulant revenir 1000 ans en arrière...Stéphan Carbonneaux dans un rapport comment WWF, FERUS et ADET voulait revenir 2000 ans en arrière. En fait toutes ces personnes ne s’intéressent pas vraiment à la nature. Ils ont une haine de l’homme et ils poursuivent une idéologie qui a vu le jour dans les années 30… Une forme de totalitarisme des plus condamnables. Est-ce que c’est cela que nous voulons en France ?
Incompréhension et incompétence mènent tout droit au refus de dialogue… un dialogue qui, de toute manière ne servirait à rien dans la mesure où les éleveurs refusent l’idéologie proposée.
Louis Dollo, le 23 avril 2010