Les vacances de Noël ne sont pas tombées à l'eau
en raison du manque de neige. L'eau des canons a permis de produire
de la neige pour une ouverture partielle des domaines, avec d'excellents
résultats à Peyragudes et Cauterets notamment.
Surtout, la clientèle
n'a pas boudé son plaisir de buller dans l'eau thermale. Les
thermes et centres de remise en forme du département ont enregistré
une fréquentation record à l'occasion de ces vacances
de Noël. Le thermoludisme ou spa-thermal n'a pas été
qu'une activité d'après-ski, mais une activité
à part entière, principale, pour une clientèle
familiale. « Nous avions déjà une population
de non-skieurs. Cette année, se sont rajoutés les skieurs
qui ne pouvaient pas skier toute la journée ».
DANS LE BAIN
DÈS LE MATIN
Dominique Souberbielle, directeur des thermes de Barèges, explique
que la fréquentation est équivalente à celle de
l'année dernière qui était une bonne saison. Idem
aux thermes de Cauterets. « C'est l'inverse des années
précédentes. On a eu plus de monde la première
semaine que la deuxième », explique Annick Dansaut,
chargée de communication.
« Nous
avons eu en moyenne 900 entrées par jour. C'est énorme.
dès l'ouverture, à 10 h 30, nous avions du monde alors
que les années précédentes, c'était plutôt
à partir de 16 heures. La clientèle apprécie notre
structure. Par ailleurs, la clientèle française s'est
forgée une culture de l'eau », explique Chantal Piquemal,
directrice d'Aquensis, à Bagnères.
« La clientèle
est venue plus tôt, en début d'après-midi. Nous
étions pleins tous les jours (1.000 entrées). La première
semaine est équivalente à l'an dernier. En revanche, on
enregistre une progression pour la deuxième semaine »,
explique Bruno Blucheau, directeur de Balnéa, à Loudenvielle.
Le succès
des centres thermoludiques s'explique aussi par la mise en place de
navette entre la station et la structure et la vente de forfait ski
plus remise en forme et aussi de séjours remise en forme avec
soins.
« De plus
en plus de gens offrent en cadeau à Noël des prestations
de balnéothérapies, des soins du corps, massages »,
explique Sylvie Hèches, directrice de Luzea, à Luz. Et
d'ajouter : « Nous avons bien travaillé, dès
le matin, avec des journées à 500 personnes, le maximum
pour nous».
Auteur
: Thierry Jouve.
Source
: La
Dépêche du Midi du 8 janvier 2007
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Après
Noël, le désert ?
Avec le beau temps, les terrasses n'ont pas désempli et, globalement,
les hôteliers-restaurateurs et cafetiers des stations ont plutôt
bien travaillé pendant ces vacances. Les activités de
pleine nature comme la randonnée, à pied, à raquettes
ont aussi bien marché. Idem pour les patinoires. Les loueurs
de skis ont eux, en revanche, moins bien travaillé et ont parfois
récupéré du matériel un rien abîmé.
Du côté
des écoles de ski, on a globalement pu travailler correctement.
« Les gens qui apprennent à skier n'ont pas besoin d'une
ouverture complète du domaine. La première semaine, on
a fonctionné avec un effectif normal d'environ 60 moniteurs,
un peu moins pour la deuxième semaine », explique Guy
Dabat, directeur de l'ESF de La Mongie.
Si les vacances
de Noël ont pu être en partie sauvées, la suite immédiate
de la saison s'annonce compliquée.
Le redoux a déjà
dégradé en partie les domaines. Pour cette semaine, la
météo n'annonce pas de froid ni de précipitation.
Là, tout le monde risque de trinquer. Les vacances sont finies
et cela risque d'être le désert.
Le val d'Azun a
déjà fermé son domaine ce dimanche. Payolle et
le Hautacam n'ont toujours pas ouvert la moindre piste. Rappelons que
sans les canons, aucune station n'aurait pu travailler à Noël.
Si la situation météorologique perdure, il n'est pas impossible
que des stations ferment, au moins la semaine, pour réserver
leur domaine pour les week-ends de janvier.
Source
: La
Dépêche du Midi du 8 janvier 2007