Les Hautes-Pyrénées et l'Aragon font tomber les frontières.
La création, début juin, d'un consortium franco-espagnol
ayant pour finalité l'exploitation en commun du tunnel d'Aragnouet-Bielsa
témoigne de cette volonté. Mais au fil des rencontres,
de nouvelles perspectives se dessinent, indiquait, lundi, Josette Durrieu,
présidente du conseil général (PS) des Hautes-Pyrénées,
lors de sa conférence de presse de rentrée.
Il s'agit d'un
partenariat qui se met en place pour étudier le projet «
de construire, à partir du tunnel, des remontées mécaniques,
sur 3 km, jusqu'à Piau-Engaly, sur le versant français
». Marcelino Iglesias, président du gouvernement d'Aragon,
avait déjà fait une proposition dans ce sens, fait savoir
l'élue qui ajoute : « Nous travaillons à ce partenariat
». Ce qui revient à dire qu'une nouvelle station risque
de voir le jour, «s'accrochant à l'autre».
Les Espagnols laisseraient
leurs voitures à la sortie du tunnel. Ce projet permettrait ainsi
d'élargir le domaine skiable et de développer la clientèle
du côté français. Mais aussi d'envisager la mise
en place d'un office de tourisme commun Hautes-Pyrénées-Aragon.
L'idée a donc recueilli un avis favorable. Car si l'on ne manque
pas d'hébergement, côté espagnol, les remontées
y sont moins nombreuses. Au final, tout le monde y trouverait son compte.
De plus, le partenariat pourrait s'étendre à Saint-Lary
et même Peyragudes. Avec, à la clé, de véritables
perspectives de développement.
« C'est
prestigieux et économiquement fort, commente Josette Durrieu.
Il est dans l'intérêt collectif de porter cela très
loin et très vite. » Ajoutons que ce serait une première
au niveau des relations transfrontalières.
Auteur
: Josiane Battoue
Source : La
Dépêche du Midi du 10 octobre 2008