L'Institut Patrimonial du Haut Béarn (IPHB) s'est vu confier
la gestion de l'observatoire
départemental des dommages au bétail en 2002.
En l'absence de moyens, cet observatoire se limite à enregistrer
les témoignages
qui lui sont communiqués
Au printemps 2007,
l'Etat débloque un
crédit de 30 000 Euros pour faire faire des analyses
par les vétérinaires (Test
"Vautour")pour vérifier si l'animal a bien
été tué par des vautours ou était mort avant
l'arrivée des vautours.
Problème
!
Ce crédit, géré par le Parc National des Pyrénées,
est attribué pour deux ans sur la base moyenne annuelle d'une
cinquantaine de sinistre. Or, en 2007, uniquement sur les Pyrénées,
le nombre de dossier atteint, avant la fin de l'année, près
de 80 dossiers pour 85 bêtes tuées. Par ailleurs, l'observatoire
n'est pas chargé de ces analyses, n'en est pas tenu informé,
et ne dispose d'aucun résultat, l'Etat ayant voulu gérer
lui-même ces fonds.
Comme il fallait
s'y attendre, les services de l'Etat s'avèrent, une fois encore,
totalement incompétents pour gérer ce type de problème.
Ils ne pilotent rien ! Plus assez de crédit et les techniciens
ne se déplacent plus et ne délègue plus de vétérinaire,
les statistiques d'enquête pour l'observatoire sont tenue en dépit
du bon sens, les éleveurs ne comprennent pas que l'ONCFS et les
vétérinaires ne se déplacent pas et l'observatoire
est accusé de cacher des informations et de ne pas faire son
travail. En fait, plus personne ne sait qui fait quoi, où, quand
et comment
En clair, une fois
encore, l'Etat, notamment le Préfet Marc Cabane, aurait voulu
créer une nouvelle source de conflits qu'il ne s'y serait pas
pris autrement.
Décidément, ce Préfet prend son rôle à
cur pour créer les zizanies sur de nombreux dossiers.
Nous pouvons constater
qu'au 29 octobre 2007, 32 ovins, 45 bovins et 8 équins (total,
85 bêtes) sont morts du fait des vautours essentiellement au Pays-Basque,
à proximité des maisons, fermes et villages sur des bêtes
qui sont dans des enclos, vivantes et en bonne santé. L'été,
c'est l'ours dans les estives et une fois en bas, ce sont les vautours.
Difficile de faire face à tout tous les jours. D'où la
grande colère des éleveurs, d'autant plus grande qu'ils
ne sont pas crus.
Louis
Dollo, le 30 octobre 2007