Le menseul "Agriculture
et Environnement" dans son n°50 de juillet / août
2007 va beaucoup plus loin dans ses recherches sur cette organisation
considéré " comme étant la plus respectable
"
qui " jouit d'une notoriété indiscutable
" à la veille du Grenelle de l'Environnement à
laquelle elle participe.
Selon cette revue, le WWF ne serait pas aussi respectable que ce qu'on
veut bien dire. Elle émet " de sérieux doutes
quant à ses motivations
"
Pourquoi ?
Hormis l'action passée de deux de ses Présidents, le prince
Philip, actuel mari de la reine Elisabeth II, et le prince Bernhard
de Hollande, les partenariats financiers du WWF en font une véritable
multinationale qui vont de Coca-Cola à Gaz de France (également
partenaire de la FFRP
via sa fondation) en passant par Wall-Mart, Canon, IBM mais également
en France par Carrefour et Champion.
Il est aussi surprenant de découvrir que le " WWF est
l'héritier direct des chasses coloniales rassemblant une élite
économique et politique partageant un intérêt commun
pour la chasse et une idéologie commune de supériorité
des pratiques occidentales dans les gestion des milieux naturels "
Dans des pays africains au contexte géopolitique difficile et
délicat, des interrogations sont posées sur le rôle
de certaines réserves dites protégées dans des
contres révolutions, guérillas et trafic en tout genre
notamment d'ivoire. Dans ce domaine le WWF et l'IUCN (UICN) semblent
mis en cause. Stéphen Ellis ne s'en cache pas et dit "
en dépit de l'abondance des preuves montrant le rôle important
joué par l'Afrique du Sud dans le commerce de l'Ivoire et de
la corne de rhinocéros et démontrant qu'il s'agissait
bien d'une politique délibérée de la part de plusieurs
organes d'Etat, le WWF a continué à garder le silence
sur la questions. "
Les auteurs nous disent également que " l'IUCN entretien
une relation très étroite avec la British Colonial et
le Foreign Office
//
Ensuite l'IUCN est devenu bien plus
discret. Trente ans plus tard, le WWF contrôle plus de 10 % de
la surface de la Terre. " Une bonne occasion pour "
pratiquer la bioprospection dans les zones qu'elles sont censées
protéger " au profit " des géants industriels.
"
Selon certains analystes, " les actions du WWF relatives à
la sauvegarde des espèces menacées d'extinction se conjugueraient
ainsi avec des objectifs beaucoup moins louables. Ce qui expliquerait
cette consanguinité entre milieux politiques et grandes ONG environnementalistes.
" C'est d'ailleurs sans doute une des raison qui fait dire
à Marie-Claude Smouts, directeur de recherche au CNRS et professeur
à l'IEP de Paris que ces ONG " s'entendent parfaitement
avec la Banque Mondiale [
] contre la souveraineté de pays
du Sud
" Ces mêmes ONG dont le WWF pratiquent "
un puissant lobbying " aussi bien à Washington qu'à
Bruxelles où " l'European Environnement Bureau, le plus
important groupe de pression écologique, agit de concert avec
la DG XI, chargée de l'environnement au sein de la Commission
Européenne "
Les
auteurs concluent :
" Aujourd'hui, le WWF possède une puissance d'action
redoutable. A l'aube du Grenelle de l'environnement, on peut légitimement
se demander si celle-ci est mise exclusivement au service de l'environnement
"
Louis
Dollo, le 2 août 2007