LARRAU. -- La visite à la passerelle d'Holzarte restera gratuite.
Une convention passée avec le Conseil général le
permet
A entendre les conversations de cet été autour de la passerelle
d'Holzarte, la mesure aurait été impopulaire et aurait
terni l'image de la Commission syndicale de Soule, gestionnaire des
lieux. Mais il est désormais officiel qu'il n'y aura pas de péage
à l'entrée de ce joyau tant prisé chaque été
par des milliers de visiteurs. « Nous étions tenus de
faire d'importants travaux de mise en sécurité, et pour
les financer, nous n'avions a priori pas d'autres solutions que le péage
» a rappelé le syndic Pepela Mirande lors de la dernière
commission plénière, samedi dernier. « Mais en
discutant avec nos partenaires, nous avons vite vu qu'il serait préférable
de ne pas faire payer », a-t-il ajouté. Restait à
savoir comment seraient financés des travaux de toute façon
incontournables.
Signé
pour cinq ans.
La solution a été trouvée avec l'entrée
en lice du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques.
« Nous mettons le site à sa disposition pour cinq ans.
Il prend tous les travaux de sécurité à sa charge
et il nous dédommage pour la mission d'animation, de surveillance
et de visites hebdomadaires qui nous incombera », a annoncé
Pepela Mirande. Couché sur une convention, l'accord permet donc
de continuer à assurer la gratuité à Holzarte.
« La commission syndicale n'aura plus la responsabilité
du site et elle recevra 12 000 euros par an pour sa mission de contrôle
», a signalé l'élu. Voila qui est de nature
à rassurer les amoureux du site et, plus largement, ceux de la
montagne. Certains avaient manifesté leur mauvaise humeur lors
de l'évocation d'un paiement éventuel.
Maison des migrateurs.
Personne ne rechignera par contre à s'acquitter d'un droit d'entrée
à la future maison des migrateurs. Si celle-ci se fait un jour.
Prévu pour être construit entre le chalet-restaurant d'Iraty
et la route d'Ahusquy qui le longe, ce bâtiment alliant muséographie,
salles de réunions et salles de projection se chiffre désormais
à 1,4 million d'euros. Soit un surcoût de 320 000 euros
par rapport à un projet initial validé par les pourvoyeurs
de fonds sollicités. « Ce n'est pas forcément
rassurant sur le plan financier », a estimé le syndic.
Une réunion aura donc lieu avec les divers partenaires pour voir
s'ils sont toujours prêts à suivre. « Nous ne
pouvons pas avoir l'oeil toujours rivé sur notre trésorerie
et nous lancer en même temps dans des investissements sans en
assurer l'équilibre », a rappelé Pepela Mirande.
Auteur
: Marcel Bedaxagar
Source : Sud-Ouest
du 20 décembre 2005