Dans
un rapport présenté hier, le député
Augustin Bonrepaux qualifie « d'exemplaire » l'action de
l'IPHB
Exemplaire, dit-il.
Augustin Bonrepaux ne fait pas dans la demi-mesure lorsqu'il s'agit
de défendre l'action de l'Institution patrimoniale du Haut-Béarn
(IPHB), à Paris.
Hier, le député ariégeois présentait son
rapport parlementaire à la commission des finances de
l'Assemblée nationale. Le président socialiste du conseil
général d'Ariège, et farouche opposant au plan
ministériel de réintroduction de l'ours dans les Pyrénées,
s'y inquiète du coût de ces opérations et propose
la création de parcs à ours (voir
le dossier complet)
Le bon élève : l'IPHB.
Dans ce florilège de dépenses dénoncées
par Augustin Bonrepaux, un organisme trouve grâce à ses
yeux : l'IPHB. Mise sur la sellette par la ministre de l'écologie
Nelly Olin depuis l'annonce de la fin du soutien financier de l'État
à compter de 2007, l'institution béarnaise présidée
par Jean Lassalle est qualifiée « d'exemplaire »
dans le rapport.
À l'IPHB, la sortie d'Augustin Bonrepaux est évidemment
bien accueillie. « Quand on voit que l'État donne plus
de deux millions pour la surveillance de la population d'ours, on a
du mal à comprendre pourquoi il menace de ne pas nous verser
nos 300 000 euros de subventions annuelles », réagit Didier
Hervé. « Pour tout ce que fait l'IPHB dans le Béarn,
ce n'est pas lourd », poursuit-il.
Seule source de réconfort pour le directeur de l'institution,
les 91 000 euros de subventions de fonctionnement pour l'exercice 2006
ont finalement été versés par l'État le
6 décembre dernier. Le jour de la dernière des 21 réunions
publiques organisées par l'IPHB sur les communes de son secteur
depuis le 7 novembre.
« Il manque encore 134 000 euros ».
La menace qui pesait sur le paiement des salaires des sept employés
de l'IPHB est donc levée. « Mais il manque encore 134
000 euros promis par la Région et l'État pour le financement
de réalisations déjà effectuées »,
rappelle Didier Hervé. Le ministère de l'écologie
n'a toujours donné aucun signe sur les 60 000 euros qu'il devait
verser au titre des actions réalisées cet été.
« On les reçoit normalement en septembre », s'inquiète
le directeur de l'institution.
Pour lui, « l'avenir de l'IPHB n'est toujours pas assuré
».
Auteur
: Elisa Artigue-Cazcarra
Source : Sud-Ouest
du 16 décembre 2006