Après la guerre de 1914-18, il abandonne la ville et la peinture
pour s'installer à Mauléon-Magnoac où il devient
exploitant agricole. D'Espouy est un passioné de cartographie.Il
achète l'un des deux orographes III de Franz Schrader avec lequel
il s'exerce dans les massifs des Monts Maudits, des Posets et du Cotiella.
On lui doit le principe de la courbe éclairée pour améliorer
le rendu du relief et beaucoup de dessins pour le CAF, le guide Soubiron,
etc.
A l'âge de
quinze ans, il est inscrit à la section des Pyrénées
centrales du CAF (Toulouse). Après 1920, il devient l'un des
collaborateurs les plus actifs de Jean Arlaud dont il continuera à
porter l'esprit au sein du groupe des jeunes. Il adhère dès
1921 au centre Excurcionista de Catalunya (CEC) et aux Montaneros de
Aragon, et noue avec Julian Delgado-Ubeda, président de la Federacion
Espanola de Montanismo (FDEM), une amitié indéfectible.
Il uvrera à faciliter le passage de la frontière
par les montagnards et organise en 1949, avec Maurice Jeannel, le premier
camp franco-espagnol à Pouchergue puis le premier rassemblement
international à la Tour de Mayrègne. Après la mort
d'Arlaud, il publiera en 1949, en cinquante exemplaires, l'édition
des souvenirs d'Henri Brulle sous le titre Ascensions.
Il avait une prédilection
pour le Cotiella qu'il fréquentait avec son ami Pierre Billon.
Le 20 février 1955, il meurt sous une avalanche au cours d'une
hivernale au pic d'Aneto. L'une des pointes du Cotiella (2825 m) porte
désormais son nom où tous les ans les Montaneros de Aragon
organisent une manifestation à sa mémoire.