Je voudrais simplement
évoquer l'une des facettes " de terrain " de Daniel.
Pas celle, bien connue, du créateur de circuits d'escalade dans
la région, ou, comme vient de l'évoquer Grégoire
(1), de nettoyeur de
la Troche, où nous nous sommes retrouvés tous les deux
avec des ordures jusqu'aux cuisses, mais celle bien peu réglementaire
- ne vous inquiétez pas Mr le Préfet, depuis 1992 il y
a prescription, - du " commando " Daniel lors du démontage
de la via ferrate installée illégalement sur le Mont Aiguille
dans le Parc Régional du Vercors et qui avait fait la quasi-unanimité
contre elle dans le monde des alpinistes.
Quelques mois après
sa pose, durant lesquels beaucoup ont râlé mais n'ont rien
fait, un lundi soir Daniel décida d'agir. Le jeudi suivant au
matin, 2 terroristes parisiens, armés de clés à
pipe et à molette de toutes dimensions et même de pieds
de biche plongèrent dans les profondeurs glauques, très
humides ce jour là, du Mont Aiguille pour démonter de
la partie principale de la via ferrate. Cette action significative et
emblématique eut un grand retentissement et permit, c'était
son but, de stopper net des projets analogues sur d'autres sommets remarquables
des Alpes ou des Pyrénées.
Pour la petite histoire, la seule erreur de Daniel ce jour là
:
Impatient comme toujours, il avait commencé le démontage
des " fantaisies rotatoires " (le terme n'est pas exagéré
: il fallait les voir pour y croire) qui servaient de marche au bas
de la voie. Il s'est donc retrouvé sur la trajectoire de quelques
écrous malicieux, expédiés par l'autre mécanicien
situé 20 mètres plus hauts. Heureusement il portait un
casque et puisque c'était un très bon copain
il
ne m'en a jamais voulu.
(1)
Grégoire Clouzeau, Président du COSIROC