Selon nos informations des éleveurs des Alpes envisagent de bloquer
totalement le passage du Tour dans ce massif si le problème des
grands prédateurs, notamment le loup, " n'a pas trouvé
de solution durable et définitive avant son passage."
Conscient du caractère impopulaire d'une telle mesure, "
les éleveurs alpins veulent mettre les pouvoirs publics face
à leurs responsabilités " selon ce qui nous a
été rapporté de source associative et syndicale.
Il s'agirait "d'actions dures encore jamais égalées."
Mais il est également précisé qu'ils sont "
prêts à discuter notamment avec Bernard
Hinault, un éleveur qui connaît nos problèmes"
tout en insistant sur le fait "qu'une discussion doit aboutir
à des décisions."
Du côté
pyrénéen, la situation n'est pas meilleure. Il a été
clairement dit lundi après-midi que les éleveurs "retourneraient
sur le terrain " sans qu'il ne soit précisé quelles
actions. A l'issue du procès en appel de 10 éleveurs de
l'Ariège, le leader de l'ASPAP
et Président de l'ADDIP
n'a pas caché ses intentions " nous en parlerons le moment
venu mais nous ne resterons pas les bras croisés à attendre
que tous nos troupeaux soient dévorés alors que des associations
comme l'ADET et l'ACP encaissent et dilapident 300 000 Euros d'argent
public pour rien. " Il semble en effet que les grands prédateurs,
ours, loups et lynx ne soient pas qu'une question de maintien ou développement
de la biodiversité mais surtout une affaire de business pour
quelques associations au caractère idéologique. Plusieurs
rapports d'inspection (finances et environnement) et parlementaires
évoquent ouvertement le sujet.
Dans tous les cas,
qu'il s'agisse des Alpes ou des Pyrénées mais aussi le
Jura, les Vosges et le Massif Central dont on a vu les dirigeants syndicaux
à la
réunion de Paris le 10 octobre dernier à la FNSEA,
le ton monte avec une exigence de " résultats avant le
printemps et des garanties durables pour le prochain été.
" Les rencontres dans les Pyrénées, au sujet
de l'ours, avec Nathalie Kosciusko-Morizet et " Alain Aubé,
membre de son cabinet, qui devait rester sur place jusqu'à trouver
une solution mais qui s'est très vite enfui vers Paris "
ou d'un Grenelle de l'environnement dont " les consultations
régionales ont laissé un goût amer " rien
n'a changé depuis juillet dernier. Ce type de comportement "
nécessite une réaction ferme" nous a-t-on précisé.
Dans l'immédiat,
nous n'avons pas pu connaître avec précision les types
d'actions envisagées. Mais une chose est certaine, la situation
reste explosive.
Louis
Dollo, le 25 octobre 2007