COL D'AUBISQUE. --Après le passage des
cyclistes du Tour « Vélo Magazine », des milliers
de détritus jonchaient encore le parcours hier. Faute de nettoyage
« En à peine cinq heures, ils ont saccagé
l'Aubisque ! » Claudie Helip est en colère. La
première adjointe de la petite commune de Béost, dont
dépend le célèbre col, n'en croit pas ses yeux,
lorsqu'elle se rend sur place, hier après-midi.
Des milliers de bouteilles d'eau en plastique, des emballages de biscuits
vides et des pelures de fruits jonchent le sol. Ce sont les restes du
passage de l'étape du Tour « Vélo Magazine »
qui s'est tenue lundi, entre Mourenx et Pau.
Sur le col d'Aubisque, comme sur le plateau du Benou et à l'arrivée
de l'étape à Pau, des stands de ravitaillement avaient
été installés pour alimenter les 7 885 cyclo-sportifs.
Jusque-là, rien d'anormal.
En revanche, le site devait être nettoyé de fond en comble
et retrouver son éclat naturel dès la fin de l'épreuve.
Or, seule une partie des détritus a été enlevée
dès lundi soir.
« J'ai rencontré les organisateurs vendredi dernier
sur cette question. Ils m'ont assuré que tout serait propre le
lendemain de la course, au plus tard. Si demain rien n'est fait, je
prendrai des dispositions », déclarait hier, Roger
Belestra-Labourdette, le maire de Béost. Déjà,
un rendez-vous est fixé aujourd'hui, avec le président
de l'intercommunalité de la vallée d'Ossau, Francis Courrouau,
pour trouver des solutions au plus vite.
« Nous ne sommes pas responsables. »
Joint par téléphone, Jean-François Alcan, le directeur
de l'épreuve « Vélo Magazine », décline
toute responsabilité. En effet, le nettoyage des 177 kilomètres
de course a été confié à trois associations
locales : Emploi vert pour la zone entre Mourenx et Oloron, Estivade
d'Aspe-Pyrénées pour les routes entre Oloron et Ferrières
et Béarn solidarité pour le tronçon entre Ferrières
et Pau.
« Ces associations nous ont été conseillées
par le Département et nous les avons rémunérées
900 euros chacune pour cette tâche », souligne le directeur
de la course.
Malheureusement, le col n'est pas le seul endroit concerné. Sur
une partie du parcours emprunté par « Vélo Magazine
», aux alentours de Gourette, des bouteilles, capsules de gel
énergétique et autres emballages de produits utilisés
par les coureurs souillent encore les bords de route. De véritables
taches en cette période à forte affluence touristique.
Manque d'efforts.
Hier soir, les responsables de l'association chargée de nettoyer
le secteur demeuraient injoignables. « Peu importe les raisons.
Tous les ans, nous accueillons la course pédestre d'Aubisque
et ses 1 800 participants. On n'a jamais vu ça ! »,
s'exclamait Roger Belestra-Labourdette. « Cette compétition
est assortie du label Montagne propre, qui consiste à disqualifier
tout sportif repéré en train de jeter des ordures sur
le parcours ».
Pour Nicolas Nespoulous, gérant de l'hôtel de l'Aubisque,
les efforts pour préserver l'environnement ont été
insuffisants. « Disposer des poubelles un peu partout, c'est
quand même pas sorcier ! On aurait évité tout ça.
»
Auteur
: Elisa Artigue-Cazcarra
Source : Sud-Ouest
du 13 juillet 2005
| Les
« nettoyeurs » de l'Aubisque ont été pris
de court |
ETAPE
DU TOUR. -- Les personnes chargées de ramasser les déchets
après le passage des « cyclos » étaient
bien au travail. Mais la tâche était énorme.
Et l'Aubisque n'a pu être nettoyé que hier. La présidente
de l'association Estivade d'Aspe-Pyrénées explique
« Personne n'a sans doute bien mesuré l'ampleur
du travail qu'il y avait à faire ». C'est ce
que confiait hier Marthe Clot, la président de l'association
Estivade d'Aspe-Pyrénées qui a été
chargée par les organisateurs de l'Etape du Tour «
Vélo Magazine » de nettoyer une partie de la route
derrières les 7 800 cyclotouristes ayant effectué
l'étape Mourenx-Pau. Mardi soir, bon nombre de déchets
restaient en effet au sommet du col de l'Aubisque, dans le secteur
imparti aux équipes de Estivade d'Aspe-Pyrénées.
« Les gens sont bien au travail. La mission qui nous
a été confiée consistait à enlever
les déchets entre le mardi 12 et le vendredi 15 juillet
entre Oloron et Ferrières », explique Marthe
Clot. Tout en précisant que, mardi, les personnes chargées
du nettoyage étaient arrivées jusqu'au plateau du
Bénou, mais pas encore sur l'Aubisque, où elles
devaient se rendre en fait mercredi afin d'enlever les nombreuses
bouteilles plastique, sachets et autres détritus laissés
par le passage de la gigantesque caravane sportive après
les points de ravitaillement ». Une tâche qui n'a
rien de simple compte tenu des importantes quantités de
déchets à ramasser. « Notamment à
Sarrance, où les gens ont passé beaucoup de temps
», poursuit-elle. Tout en précisant que ce travail
de nettoyage est assuré pour son association par deux équipes
de sept personnes. L'effectif était-il insuffisant au regard
de la tache à accomplir ? Mardi, sur l'Aubisque, on craignait
en effet qu'un coup de vent, fréquent à ces altitudes,
ne disperse les déchets sur les flancs de la montagne.
Et l'on soulignait la nécessité d'agir rapidement.
Une contrainte qu'admettait hier Marthe Clot. « Nous
ne sommes toutefois pas comme les sociétés privées,
qui peuvent travailler jouer et nuit », expliquait-elle.
Tout en précisant que, mercredi soir, le col de l'Aubisque
aurait été nettoyé. Et qu'aujourd'hui jeudi,
des gens veilleraient également à ramasser les déchets
ayant pu être éparpillés alentours.
Source : Sud-Ouest
du 13 juillet 2005
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