Les vins de l'Ariège

 

Cette idée de " vins de l'Ariège " fera peut-être sourire les grands crus. D'autres ne croiront pas à l'existence de tels vins. Et pourtant, ils sont présents depuis bien longtemps

 

Ariège-Pyrénées : Un vignoble bio dans la vallée


Solidaires de l'aventure du nouveau vin ariégeois en 1998, Philippe Babin et Francesco Mangione se lancent un nouveau défi en 2002 : accéder au label bio pour leur vignoble des coteaux d'Engraviès. Ce sera chose faite avec la cuvée 2006, commercialisée en 2008. Le vignoble est encore en pleine expansion : la cuvée 2003 a donné 15.000 bouteilles, celle de 2004 20.000 et on en escompte plus de 45.000 dans les cinq ans à venir. Mais il faut vendre. Et pour s'en donner les moyens, Philippe et Franco ne manquent ni d'énergie ni d'imagination : création d'une étiquette spécifique, d'une plaquette de présentation de l'entreprise, présentation des vins sur le marché de Mirepoix, sur les foires et marchés de Dun, au Salon du vin à Bercy en mars 2005 et ailleurs… Ce mois-ci, participation à la première fête des vins bio du Midi-Pyrénées le 12 juin, à Lacapelle-Cabannac, avec treize autres vignerons bio, mais aussi visites du vignoble de juin à septembre, le lundi matin, avec dégustation, bien sûr (renseignements au 05.61.68.68.68). Enfin, nouveau projet : réalisation nécessaire d'un comptoir local de vente qui pourrait accueillir les produits maraîchers bio ainsi que ceux des éleveurs de la vallée, et ce dès 2006.

C'est ça la foi du vigneron

.Article paru dans la Dépêche du Midi le 08/07/2005

Les vins de l'Ariège voient l'avenir en rosé


L'été dernier, les quelque 5 000 bouteilles de vin rosé produites s'étaient arrachées. Dès les premiers jours d'août, les vignerons avaient dû se rendre à l'évidence : les cuves étaient vides. Pour satisfaire davantage les amateurs du breuvage estival ariégeois, ce sont 12 000 flacons qui ont été proposés à la vente cette année. Il en reste moins de 4 000 aujourd'hui. Et la saison n'est pas terminée, loin s'en faut.

« C'est vrai que le rosé rencontre un vrai succès auprès des consommateurs », reconnaît dans un large sourire David Mainardi, en charge de la commercialisation au sein du GIE des Vignerons ariégeois. « Son petit goût fruité se marie parfaitement aux saveurs de l'été, aux plats que tout le monde déguste principalement en cette période de l'année. En 2006, nous tablerons au minimum sur 15 000 bouteilles ! »

NOUVELLE RÉPUTATION
Symbole de la vitalité du vignoble ariégeois, le rosé ne grise pourtant pas ses producteurs. « On sait d'où l'on vient, tempère le commercial. Cette année, nous ne proposons que notre cinquième récolte (1). Nous grandissons petit à petit et il nous reste beaucoup de travail pour pérenniser l'entreprise et surtout la présence d'un vignoble sur les terres ariégeoises. » Sachant que les 42 ha de vignes actuellement cultivés ne sont pas appelés à s'étendre pour le moment.

« L'objectif est effectivement de permettre à la vigne de s'imprégner du sol et d'en prendre toutes les saveurs. »

La patience nécessaire à la confection d'un bon vin, combinée à des techniques de vinification affinées et des fûts de chêne mûrs, confère aux vins ariégeois de nouvelles couleurs, d'inédites rondeurs en bouche et, surtout, une nouvelle réputation. « Actuellement, nous espérons pouvoir prochainement proposer un vin rouge de semi-garde (dix ans), sachant que notre terroir a le potentiel pour produire du vin de garde, notamment celui du Sabarthès », confirme David Mainardi.

Avec ses 180 clients professionnels référencés, restaurateurs et grandes surfaces mêlés, le GIE commercialise ses douze cuvées à près de 85 % sur le département ; 10 % se dégustent sur les tables audoises et haut-garonnaises ; 5 % régalent à l'export, notamment chez des restaurateurs hollandais. « Des connaisseurs », s'amuse David Mainardi qui aime à rappeler que les sujets de la cour royale d'Angleterre goûtaient particulièrement les cépages ariégeois. « ll n'y a pas de raison que les habitudes d'avant la crise du phylloxera ne puissent revoir le jour ».

Auteur : Nicolas Hubert

(1) À la fin des années « 90 », quatre vignerons se sont associés pour relancer le vignoble ariégeois. Une souscription avait été lancée en ce sens qui avait reçu le soutien de plus de 700 amateurs. Retour

De 4 à 6,50 € en 2005


Outrede nombreux restaurateurs, le vin de pays d'Ariège est commercialisé dans les rayons des enseignes Intermarché, Leclerc, Champion et Shoopi. Ses douze cuvées, du « Vignerons d'Ariège » à « L'Engravies », se tiennent dans une gamme de prix compris entre 4 et 6,50 €
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Rattrapé par son passé


Lors d'une visite au conservatoire de la vigne de Sète, les membres du GIE des Vignerons d'Ariège ont retrouvé des cépages typiques du département : camaralet de la Seube, tortozon, bergomenel… Des cépages authentiques dont 300 pieds ont été replantés sur la parcelle de Vira. Des tests sont programmés, notamment en blanc, avec en ligne de mire une possible mise en production. À suivre.

Article paru la Dépêche du Midi du 08/08/2005

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