Les actions d'ARTUS : mensonges et manipulations

 

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Artus faisait plus de communication que d’actions. Ses actions n’étaient que communication. Et pour atteindre leur objectif d’introduction d’ours, mensonges et manipulations constituent de la communication autant dans le fond que dans la forme. Nous en avons récupérer sur leur ancien site Web et sur le document « L’ours communiquant » que nous reproduisons sans altération tout en commentant. 10 ans après la création de Férus (2003), nous constatons que l’association « fille » n’a pas abandonné cette culture. Mais les hommes aujourd’hui ne sont pas des techniciens de la communication et les moyens d’information disponibles en 2013 ne sont pas les mêmes qu’en 2003. Le mensonge et la manipulation passent moins bien.

 


Dans les actions présentées par Artus sur "l’ours communicateur" aucune ne se situe sur le terrain dans les Pyrénées ou dans les Alpes que ce soit avant la création en 1989 ou après. Néanmoins Artus écrit en 1990 au sujet de son mécénat avec la Maison de Valérie :

"Elle permet la mise en chantier de deux études de longue haleine :
1/ faisabilité d’un renforcement de la population ursine dans les Pyrénées centrales.
2/ faisabilité d’une réintroduction de l’ours dans les Alpes

"Les deux études, aujourd'hui en bonne voie, pourrait déboucher avec l’accord du ministère de l’Environnement et du Conseil National de la Protection de la Nature, sur une acclimatation en France, dans le milieu naturel, de quelques ours venus de pays de l’Est". (Texte écrit en 1990)

Sur son site Web aujourd’hui fermé, nous pouvions lire :

"Les 5 propositions du passé : 1. Une prime zone "grand prédateur" 2. Une politique de prévention avec chiens de protection 3. La revalorisation du métier de berger 4. Des échanges d'expérience avec les pays étrangers 5. La création d'un observatoire de la prédation"

Nous savons en 2013, avec le recul, qu’aucune de ces propositions n’ont été réalisées par ARTUS, FERUS ou une quelconque autre association dite « pro-ours. Il n’y a jamais eu de prime zone « grand prédateur ». Pire ! Les écologistes critiquent les éleveurs qui vivent de primes. Curieux de vouloir en instituer en 1990. La prévention avec chiens de protection n’a jamais fonctionné. Nous voyons peu de chien de protection dans les Pyrénées et lorsqu’il y en a, des organismes comme le Parc National demandent à les retirer pour ne pas créer de problème avec les touristes. Par contre une association touche plus de 400 000 euros par an pour ne rien faire. Le métier de berger n’a jamais été revalorisé par ces associations. Les formations sont assurées par les lycées agricoles ou des organismes qui n’ont rien à voir avec ces associations. Un début de convention collective pour les salariés a fait son apparition vers 2010… après la disparition d’ARTUS qui n’a, concrètement, jamais oeuvré dans ce domaine. Les améliorations de cabanes, lieux de vie et de fabrication pour les bergers, n’ont pu être menées, principalement en Béarn grâce à l’IPHB (Institut Patrimonial du Haut Béarn) à partir de 1994 sans intervention d’ARTUS. Les échanges d’expérience avec l’étranger n’ont été que des montages mensongers pour mieux assurer la manipulation en faveur de l’ours. L’affaire a été dénoncée lors de voyages d’Etude organisé par le Ministère de l’écologie en 2008. Quant à l’observatoire des prédations il n’a jamais vu le jour grâce aux associations. Il suffi de prendre la liste des victimes pour comprendre que la cohabitation n’est pas possible.

En clair, ces actions annoncées sont totalement bidons et mensongères pour faire illusion pendant que d’autres actions, essentiellement commerciales au profit de la Maison de Valérie se déroulaient.

Sur ce même site Web disparu, ARTUS mentionnait au moment de la fusion pour constituer FERUS en 2001 : "Quelques actions concrètes d'Artus" que nous reprenons.

Artus dit : "Depuis 1989, nous travaillons à la sauvegarde des milieux naturels en nous opposant à la pénétration anarchique de pistes, routes touristiques, autoroutes, dans les zones à ours les plus sauvages".
La réalité : Les pistes sont, fort heureusement, toujours ouvertes aux ayants droits pour l’accès aux estives et l’exploitation forestière. Fort heureusement parce que, du fait des actions négatives écologistes, il ne reste plus qu’un seul ours mâle d’origine slovène. Stériliser tout un territoire pour un seul ours non reproducteur, c’est sans doute excessif. Quant aux routes touristiques et autoroutes en zones ours il n’y en a pas sauf dans la vallée de l’Ariège où, très curieusement, les pro-ours ne se sont jamais manifestés… ou si peu. Pourquoi ??? Quelles négociations y a-t-il eu ?

Artus écrit : "Nous participons à la réintroduction de nouveaux ours dans les Pyrénées centrales et bientôt dans les Alpes".
La réalité : Artus a bien participé à l’introduction expérimentale de 3 ours en Haute-Garonne en 1996 et 1997. Loin de la population autochtone du Béarn, l’opération n’avait manifestement pas pour objectif de renforcer la population existante, contrairement aux affirmations primitives, mais de créer un autre noyau avec l’aide d’une petite association de circonstance « pour faire moins parisien » en reprenant les termes de Gilbert Simon, alors Directeur de la Nature et des Paysages. Il s’agira de l’ADET. Ce qui signifie qu’ARTUS n’avait pas une connotation pyrénéenne et que le projet ne venait pas d’une volonté pyrénéenne mais était imposée aux Pyrénées. Quant au projet des Alpes, plus précisément dans le Vercors, il n’a jamais abouti.

Artus écrit : "Nous cherchons avec tous les partenaires locaux des solutions qui réduisent les conflits ours-troupeaux, en proposant, par exemple, l'utilisation des chiens de protection pour réduire les risques de prédation sur les moutons".
La réalité : N’étant pas domicilié dans les Pyrénées et n’y ayant aucune attache réelle mais uniquement fictive, il n’y a jamais eu de solution trouvée. Par contre, les pyrénéens ont une solution pour éliminer la prédation : éliminer les ours. C’est d’ailleurs dans la culture pyrénéenne : la chasse à l’ours.

Artus écrit : "Nous aidons à valoriser une économie locale compatible avec la protection de la nature".
La réalité : nous attendons toujours des résultats. Le FIEP a lancé le fromage « Pe descaous », une marque commerciale dont il est propriétaire. C’est un fiasco. Par contre, ce qui a été créé par de vrais professionnels comme l’AOP (ex AOC) Ossau-Iraty et le fromage d’estive, sans aucune référence à l’ours, ont pris un grand essor. (1) Cherchez l’erreur.

Et Artus continue de se glorifier par des actions réalisées :

" * Le Samedi 17 Mai 1996 après 6 jours en Slovénie, Artus fait connaissance avec ziva (dire jiva) 104 kilos pour une longueur totale de 152 cm.
" * Mercredi 5 juin 1996. Capture de Melba dans la réserve MEDVED de KOCEVJE.
" * Fin Mars 1997, Pyros un superbe male de 225 kilo est capturé, puis relâché le 2 Mai 1997 termine pour l'instant une expérience de réintroduction de l'Ours en France.
" * 3 Oursons sont nées depuis la réintroduction de Melba."

Des actions dont se seraient bien passés les Pyrénées lorsque nous connaissons la suite. Et il est précisé :

"Le 27 Septembre 1997 un chasseur a tué Melba d'un coup de fusil. Suite à la Mort de Melba, le troisième ourson n'a jamais été retrouvé".

Faut-il préciser que l’ours a mangé le chien du chasseur qui était en légitime défense selon la justice. Il n’a d’ailleurs jamais été inquiété sauf par les écologistes qui l’ont harcelé.

Sur une page spécifique de son site Web abandonné, Artus énumère les actions menées. En fait assez peu et surtout aucune action concrète en faveur des milieux sauf à s’opposer aux populations, élus et acteurs pastoraux locaux. L’association pro-ours explique :

« Nous nous sommes battus auprès des cabinets du Premier ministre et du ministère de l'Environnement pour provoquer la réaction du gouvernement.
« Nous avons manifesté en mai 2000 pour protéger la vallée d'Aspe, un des derniers abris de la grande faune sauvage française ursine, contre l'élargissement d'un axe routier à quatre voies pour camions.
« Ils étaient, nous étions, vous étiez plusieurs milliers en vallée d'Aspe ce jour-là ...
« Nous avons alerté les médias (630 journalistes ont été contactés par Artus).
« Nous avons fait connaître notre colère à différents partis politiques et à plusieurs députés et sénateurs ».

Action bien inutile qui n’a fait que coûter fort cher à la collectivité. A défaut de pouvoir s’opposer au tunnel, ils se sont opposés à la route dont ils ont prétendu qu’il s’agissait d’une autoroute, c’est-à-dire « l'élargissement d'un axe routier à quatre voies pour camions ». Ce qui était purement mensonger. Ils prennent pour motif les « derniers abris de la grande faune sauvage française ursine ». Ainsi donc les aspois étaient condamnés à vivre comme au 19ème siècle pour satisfaire les fantasmes d’une poigné d’individus non résident de la vallée. Et Artus précise : « vous étiez plusieurs milliers en vallée d'Aspe ce jour-là ... » Tout au plus 2000 dont une très grande majorité de personnes non concernées y compris de nombreux étrangers notamment hollandais et allemands.

Le plus incroyable dans cette affaire est de trois ordres :

1/ les dirigeants savaient que la population d’ours en Béarn était condamnée. Ils occupaient l’attention en vallée d’Aspe alors que l’opération lourde d’introduction se préparait en Pyrénées Centrales avec la création de l’ADET, « petite structure qui fait moins parisienne »
2/ le cahier des charges de la route contre laquelle ils s’opposent prévoyaient deux mesures jamais réalisées malgré leurs manifestation :

  • la mise en tunnel artificiel une grande partie de la route (bravo pour le tourisme de la vallée) afin de servir de passage à faune sauvage
  • le déplacement des populations locales vers Pau et Tarbes et la destruction de tous bâtiments hors village intramuros avec réduction de la surface des villages afin de laisser la place aux ours. Ceci n’a jamais été réalisé mais bien envisagé comme aux plus belles heures de grandes dictatures (2)

3/ Pednant que des naïfs manifestent en vallée d'Aspe de manière régulière, un tunnel et une véritable 4*2 voies se font en vallée de l'Ariège, là où des ours se sont installés. Nous ne verros aucune manifestation d'envergure, aucune résistance en Ariège. Pourquoi ??? Probablement un deal....

C’est par ce type d’action qu’ARTUS avait l’intention de défendre le pastoralisme et faire cohabiter l’ours et le berger.

Et ARTUS poursuit son inventaire d’action tout aussi dérisoire :

« Nous avons lancé une campagne de lettres et de dessins d'enfants en faveur de l'ours auprès des députés et des sénateurs concernés. Nous avons été auditionnés par le Sénat. « Nous avons participé activement à une pétition nationale en faveur de l'ours. Plus de 56.000 pétitions envoyées au Sous-Préfet de Saint-Gaudens (+ de 80.000 à l'heure actuelle). « Nous avons co-organisé avec nos amis de l'ADET et des associations de protection de la nature des Pyrénées une manifestation le 27 mai à Saint-Gaudens. « Nous avons protesté auprès du Conseil de l'Europe et de la Communauté Européenne et auprès de certains députés européens ».

Actions assez puériles lorsque nous savons que ces associations n’ont aucun ancrage sérieux sur les Pyrénées. Surtout Artus / FERUS. En 2011, ils ont voulu réitérer leur manipulation à partir d’une pétition bidon (j’avais moi-même signé plusieurs fois sous des noms fantaisistes) dans le cadre d’une consultation publique. Raté ! Il fallait des lettres individuelles de personnes résidentes sur les territoires concernés.

Non seulement ARTUS rêvait de voir partir les bergers de la vallée d’Aspe mais en plus cette association du Loir et Cher voulait leur apprendre à garder les moutons. Ils écrivent :

« Nous avons mis en place une méthode de protection des troupeaux ovins contre la prédation en réhabilitant les chiens de protection. Retrouvez un extrait du mémoire de DEA, Paris V, juin 2002 de Julie DELFOUR, "Pastoralisme, prédateurs et chiens de protection". «

Vu en 2013, Artus apparait, comme Férus aujourd’hui, comme de tristes bouffons qui n’ont rien fait, rien obtenu sauf d’ennuyer toute une population dans ses activités professionnelles quotidiennes. Voilà une association dont le compte rendu d’activité nous apporte la preuve de sa totale et absolue inutilité. Toutes ces actions ne sont, le plus souvent, que des montagnes mensongers mis en place pour mieux organiser la manipulation.

Louis Dollo, le 18 octobre 2013

(1) - Nous pouvons également mentionner les fromages de l'Ariège (Betmale ou Calabasse) et, plus récemment (2012) les fromages du Val d'Azun - Pyrénées

(2) - « Les bergers, il n’y a qu’à leur donner le RMI et les envoyer en plaine, ça nous coûtera moins cher que les garder en montagne » Source : « Génération démagogie » de Marianne Bernard (1992) - page 131 - Cette notion a souvent été reprise par les écologistes dans les discussions sur les forums

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