FERUS, un danger pour la démocratie ?

 



S'il n'est pas contestable que toutes personnes a le droit de se réunir et s'associer dans un but commun, il y a des associations, au but apparent tout à fait respectable, qui ont des méthodes et un système relationnel pour aboutir à leurs objectifs qui posent un problème éthique quant à la pratique de la démocratie républicaine. C'est le cas de Férus à certains membres de son Conseil d'Administration.

La problématique tourne essentiellement autour de deux administrateurs

  • Gilbert Simon, Vice-Président devenu Président en 2011. Décédé en janvier 2012
  • Michel Echaubard, administrateur membre associé avec voix consultative

Le cas de Lauriane d'Esté, administratrice, est différent. Le plus inquiétant pour la démocratie étant ses orientations idéologiques.

Pour ce qui concerne Gilbert Simon et Michel Echaubard, le sujet est inquiétant. Les fonctions occupées par le passé ou au présent par ces deux administrateurs de l'association les place dans une position relationnelle privilégiée. Y a-t-il subordination de certains fonctionnaires à ces deux personnes, difficile de l'assurer. Même si ce n'est pas le cas, l'abus de position est toujours possible. Ce qui est incontestable, c'est que leur position vis-à-vis des services ministériels est favorisée par rapport à celui des acteurs des vallées pyrénéennes voir même d'un préfet de département.

Nous savons tous, qu'en général, les fonctionnaires d'un certain niveau ne se font pas la guerre. Carriéristes par principe, la règle est plus à la compréhension mutuelle pour des échanges de services indispensables à des avancements même s'ils ne partagent pas les mêmes idées. Pour peu que les protagonistes sortent de la même école, l'esprit corps jouera plus que l'esprit conflictuel. Même à la retraite, même avec des fonctions hors du Ministère, il est bon de se souvenir qu'il est toujours possible d'avoir besoin de l'autre.

Dans le cas de nos deux protagonistes, nous sommes en plein dans le sujet.

Gilbert Simon, ancien directeur de la nature et des paysages a probablement eu sous " ses ordres " quelques uns de ceux qui sont en haut de l'échelle aujourd'hui. Peut-être qu'il a contribué à leur ascension. Ca ne s'oublie pas….

Quant à Michel Echaubard, la mission dont il est investi lui donne beaucoup de pouvoir pour la décision d'introduction ou non d'ours. En étant par ailleurs administrateur de FERUS, même avec une simple voix délibérative, nous comprenons parfaitement les liens qui peuvent se tisser et les moyens dont il dispose pour dire " tout le monde est d'accord ". Férus n'a même pas besoin de demander de rendez-vous au Ministre, ils ont déjà le loup dans la bergerie. Le plus extraordinaire est de voir qu'au Groupe National Ours (GNO) ils avaient une double voix sous deux casquettes. Ils avaient les moyens de rigoler de l'ADDIP.

Mais tout ceci est-il bon pour l'expression démocratique ? Que vaut l'avis des élus lorsque les fonctionnaires font leurs petites salades avec les associations dont ils détiennent les clés ? Quelle gouvernance démocratique de l'environnement peut avoir la France face à un tel système pollué à la base ?

Dans une telle situation, il ne faut pas s'étonner si les acteurs locaux se révoltent car ils ne seront jamais entendus. Sel, le courant de pensée unique de ces personnes est retenu. Les autres n'ont pas le droit d'avoir d'avis et d'en émettre. C'est d'ailleurs inutile depuis deux décennies.

Louis Dollo, le 3 mars 2010 - MaJ janvier 2012

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