Les buts de Férus sont très restreints et d'un intérêt limitatif.


Il est intéressant de se pencher sur les buts des associations pour tenter de comprendre leurs motivations et leurs objectifs. Pour ce qui est de Férus, l'horizon est quelque peu limité. Il est étonnant qu'une telle association ait autant d'écoute tant ses buts n'ont qu'un intérêt marginal. Celui des sociétés de chasse est nettement plus étendu dans la protection de la faune et d'une manière générale la protection de l'environnement..

Buts statutaires de Férus (article 2)

Cette association a pour buts, en France, notamment dans les massifs frontaliers et en relation avec les pays européens voisins :

  • d'articuler et de coordonner toutes actions de recherche, de sensibilisation et d'éducation liées à la présence et à la réhabilitation du loup, de l'ours et du lynx,
  • de favoriser la réussite du retour naturel du loup là où les conditions sont favorables,
  • de favoriser le maintien et le renforcement des populations d'ours,
  • de favoriser le retour et le maintien des populations de lynx.

Cette association conçoit la présence de grand prédateur essentiellement " dans les massifs frontaliers ". Pourquoi ? Dans l'esprit de certaines personnes, dont FERUS si nous reprenons ses origines avec ARTUS, les massifs de montagne sont des espaces sauvages voir même " impénétrables " pour reprendre des expressions empruntées aux romantiques du début du 19ème siècle. Le mythe de " la frontière sauvage " Ils n'ont strictement aucune culture historique et sociologique qui leur permettrai de comprendre que depuis des millénaires ces montagnes sont habitées et que les paysages ont été façonnées par les hommes.

Les buts de cette association ne font référence à aucune notion de protection des milieux. A croire que la vie des grands prédateurs qu'ils défendent n'est pas conditionnée à un environnement favorable. Pour eux, le seul animal compte. La notion de biodiversité, de paysage, de développement durable avec ses quatre piliers,, environnement, social, économique et culturel, ne compte pas. Leur vision de l'environnement se limite à l'existence de trois bêtes : loup, ours et lynx. C'est un peu court.

Face à cette vision limitative, nous pouvons nous interroger sur la qualité de l'analyse qu'ils peuvent faire de la défense et la protection de l'environnement. Nous comprenons mieux le fossé qui les sépare des éleveurs qui, eux, sont avant tout attaché à la protection du milieu dont ils vivent et qu'ils entretiennent afin de préserver l'environnement. Il est clair, à la seule lecture des statuts, que Férus n'est pas et ne peut pas être un interlocuteur valable malgré les apparences et l'écoute que cette association peut avoir auprès des pouvoirs publics.

Louis Dollo, le 3 mars 2010

 


Le Grand Charnier

Accueil du Monde des Pyrénées 
Les écologistes