Que s'est-il passé à Bruxelles au groupe de travail "Grands carnivores" de l'Union Européenne ?

 

A défaut de disposer d’un compte rendu officiel, nous relatons et commentons ci-dessous des informations que nous avons pu recueillir auprès de participants ayant participé au Groupe de Travail sur la conservation et la gestion des grands carnivores dans l'Union Européenne qui s’est déroulé le 25 janvier 2013 à Bruxelles. La démarche et la méthode employées depuis plus de 20 ans par l’Union Européenne en matière d’environnement est assez étonnante. Nous avons le net sentiment de vivre à une autre époque, parfois même, sur le plan méthodologique, sous un régime quasi totalitaire d’où sont exclues les catégories sociales les plus concernées : les acteurs des territoires. La situation peut paraître étonnante dans le cadre européen. Elle fait, parfois, froid dans le dos.

 

Le contexte

Cette réunion se déroulait, comme l’indiquait l’invitation, dans le cadre du "Large Carnivores Initiative for Europe" sous l’égide de la Direction Générale de l’Environnement de la Commission Européenne. Elle était animée par la Directrice de la Nature et de la Biodiversité à la Direction Générale de l’Environnement, Pia Bucella. Cette réunion se voulait être une réunion d’experts. Le but annoncé était de : « initier, promouvoir et conduire la politique européenne de protection des grands carnivores, sous forme de « guidelines » ». Il doit présenter des rapports d’évaluation d’actions qui mobilisent des programmes LIFE. Il y en aurait eu plus de 70 consacrés au thème des grands prédateurs. Il ne s’agit donc que d’actions mais, en pointillé, de gros sous comme toujours dans le domaine environnementaliste.

Nous pouvons douter de la qualité d’expert de Baudouin de Menten dont on ne sait pas très bien ce qu’il représentait. Officiellement, il était présent en qualité de "militant écocitoyen". Notion qui en dit long sur la perception bruxelloise de la représentativité du terrain. Disons qu’il s’agit d’humour belge que d’introduire un bouffon dans le jeu. (1)

Mais la surprise évoquée à la présentation de l’invitation a été la présence, en dernière minute, de Bruno Besche Commenge de l’ADDIP (coordination du massif des Pyrénées), qui, lui, est véritablement un « expert ». Une présence dont les conséquences pourraient bien changer certaines données, notamment, pour la commission européenne et la Direction de l’Environnement, de ne plus avoir qu’un seul son de cloche écologiste, mais aussi la véritable parole des pyrénéens qui se sont exprimés majoritairement en février 2011.

Si nous constatons l’absence d’ONG environnementalistes françaises, nous pouvons estimer qu’elles n’ont pas besoin de se déplacer. Comme nous le verrons plus loin, et dans de prochaines communications, elles sont déjà installées de manière durable au sein même de l’administration européenne comme elles le sont au sein du Ministère de l’Ecologie français. Elles n’ont plus qu’à cueillir les fruits.

Les débats sont essentiellement menés en anglais. La maitrise de la langue est nécessaire pour s’assurer de bons contacts directs en marge de l’assemblée plénière qui dispose d’une traduction simultanée et des groupes de travail où il existe une assistance à la traduction. Pour plus d’efficacité et peser dans les débats, il conviendrait, pour les représentants des éleveurs français et des acteurs des territoires, de disposer d’une véritable délégation qui puisse se répartir le travail entre les divers ateliers. Action difficilement envisageable pour des pyrénéens et même les autres massifs. Les scandinaves semblent bien organisés en s’investissant à haut niveau avec la présence de responsables nationaux et même un ancien ministre. Ce qui n’est pas le cas de la France.

C’est nouveau !

Depuis 30 ans qu’existe la problématique de l’ours dans les Pyrénées totalement créée et manipulée par la mouvance écologiste et 20 ans celle du loup dans les Alpes, c’est la première fois que des acteurs ruraux sont consultés à ce niveau. A la réflexion, les institutions environnementales françaises se comportent depuis 30 ans comme celles de l’Europe, en se moquant des principes fondamentaux de la démocratie. Pour ces institutions européennes composées uniquement de fonctionnaires non élus et donc, par nature, irresponsables, cette situation est normale et légitime au nom de l’efficacité de la méthode de travail. A ce stade, nous rejoignons la leçon de chose européenne dispensée par Philippe de Villiers, député européen, à François Hollande, Président de la République Française, lors de sa visite au parlement européen de Strasbourg le 5 février 2013.

Nous rejoignons également les récents propos de Bruno Le Maire, ancien ministre français de l’agriculture, le 1er mars 2013, sur les institutions européennes : "Ceux qui ont le pouvoir n'ont pas la légitimité"

La méthode plus que le fond

La nouveauté européenne affichée (voir l’invitation) est sa volonté de consulter tous les acteurs concernés sur leur désir de « paysages » avec grands prédateurs en Europe, les obstacles et barrières qui s’y opposent, les solutions pour y parvenir. Le cadre est donc borné et fermé et n’offre pas d’autres alternatives. Ceci suppose, à priori, comme nous le disions dans notre commentaire sur l’invitation, que les participants acceptent avec bienveillance l’idée d’une acceptation consensuelle de la présence des grands prédateurs à leur côté dans leur vie quotidienne avec tous les désagréments que cela suppose. C’est un préalable à toutes discussions. La Direction Générale de l’Environnement s’attache plus à la méthode de travail qu’au fond des problèmes. Le fond étant du ressort de l’élite bureaucratique. Ce qui enlève tout caractère consultatif des acteurs sur une politique des grands prédateurs. L’expression d’une opposition de fond apparait d’entrée comme incongrue. Nous avons donc affaire à une réunion de principe qui entérine ce qui est déjà décidé par la bureaucratie technocratique.

La méthode de travail de la Direction de l’Environnement de l’Union Européenne n’a strictement rien de démocratique. Elle est uniquement bureaucratique et relève d’un processus exécutif européen. D’ailleurs, les directives européennes ne se discutent pas. Parties d’élucubrations intellectuelles de fonctionnaires loin des réalités quotidiennes du terrain, elles s’imposent sans consultation ni discussion par la base. Seule l’élite administrative dispose du peuple comme dans un régime féodal. Ce sont des méthodes de travail que nous avons déjà connue avec le Groupe National Ours (GNO) et que nous connaissons toujours avec le Groupe National Loup (GNL). Encore que dans ces groupes il est possible d’identifier l’élu responsable. Mais là, rien ! Ce sont des méthodes tout à fait dignes des plus belles dictatures. De là à dire que l’Europe est une institution totalitaire il n’y a qu’un pas facilement franchissable. L’Europe n’aime pas la démocratie tout en l’imposant aux états membres. Pour exemple, dans les documents de travail, les changements de gouvernement des pays membres sont identifiés comme étant un obstacle et une instabilité dans les politiques envers les grands prédateurs. On croit rêver !

Le sentiment des éleveurs européens

A la suite d’un tour de table général, tous les représentants des éleveurs des pays membres disent la même chose que les français et dans les mêmes termes contrairement à ce qu’ont pu affirmer les pouvoirs publics français et les associations écologistes depuis des décennies. En clair, seul un comportement dictatorial peut imposer des grands prédateurs au milieu des activités humaines notamment d’élevage. Le pire est de voir ces fonctionnaires européens, responsables devant personne, étouffer la réalité et la vérité. C’est ainsi qu’à la suite de plaintes unanimes de tous les pays, la Directrice de l’Environnement, Pia Bucella se permettait de dire en conclusion : « je suis heureuse de constater que la cohabitation est un objectif partagé par tous ». Tout le contraire de ce qui venait de lui être dit. L’expérience vécue par les éleveurs n’est prise en compte que dans le cadre dicté au début : « toujours plus de prédateurs dans plus d’endroits ».

Toutefois, la « dictature » bureaucratique de l’Union Européenne s’accorde une exception : les peuples premiers Sami et Lapi (ou Lapon). L’Europe leur reconnait, et à eux seuls, des droits particuliers sans jamais se poser la question de savoir si les alpins et pyrénéens n’ont pas, eux aussi, des droits particulier. Et pourtant c’est bien le cas. Mais il y a là une volonté de nier la vérité.

Les chasseurs sont bien présents.

Les chasseurs sont très présents dans ce type de réunion. Le représentant français est Yves Lecoq. Pour l’Europe, ils sont plus inquiétants que les éleveurs. Ce qui ne signifie pas pour autant que l’alliance soit totale avec les éleveurs. A une certaine limite, il semble qu’il y ait des intérêts divergents sans pour autant parvenir à les cerner. A moins qu’un chasseur ne se mélange pas avec un paysan. Ils partagent néanmoins le même terrain, le même milieu, le même espace et souvent ce sont les mêmes. La grande différence entre les éleveurs et les chasseurs c’est que les uns défendent une activité professionnelle et un outil de travail tandis que les autres défendent un loisir.

Les écologistes toujours en embuscade.

La présence des associations de défense des prédateurs était assez limitée à cette réunion du groupe de travail "Grands carnivores". Mais comme dit plus haut, ils n’ont pas besoin de se déplacer puisqu’ils sont en permanence dans la place à travers plusieurs fonctionnaires dont Luigi Boitani que nous retrouverons dans d’autres circonstances. Même en étant absentes, ces associations, courtoisement appelées ONG (en clair, Organisation Non Gouvernementale…. Mais quand on est financé à 60 / 70% par l’état est-ce la bonne expression ? ), elles savent s’illustrer, lorsqu’elles disposent d’un public et une vitrine, notamment par le mensonge.

C’est ainsi qu’elles se plaignent d’une « interdiction de leur présence dans les parcs nationaux français ». Là aussi, on croit rêver alors qu’elles ont fait virer Marie-Lise Broueilh du PN des Pyrénées pour y avoir 2 places au lieu d’une. Mais si à Bruxelles le mensonge paie…. C’est du moins ce qui semble prévaloir depuis plusieurs dizaines d’années.

Quant au dialogue, c’est un blocage total dès qu’il est évoqué le statut du loup ou de l’ours dans les annexes 2 et 4 de la Directive Habitats. Normal. Tout a été manipulé par l’UICN et ses copains, Gilbert Simon pour la France et Luigi Boitani pour l’Italie et l’Europe selon un plan manifestement organisé. Les ONG environnementalistes sont évidemment très réticentes à tous changements donc à l’introduction de plus de flexibilité dans la Directive ou de « subsidiarité » vers les Etats membres. Ce dernier point est d’ailleurs souvent répété. Luigi Boitani, auteurs de plusieurs ouvrages et rapports, notamment sur la directive habitats, est le véritable pilote des questions de grands prédateurs. Pour lui, changer ou évoluer serait se contredire. Ces fonctionnaires bloquent donc toutes initiatives vers plus de souplesse pour une meilleure adaptation dans chacun des pays membres et des territoires concernés par la prédation.

Autre comportement incroyable : le fait que le loup ou l’ours ne sont qu’un élément de la biodiversité. Le sectarisme de ces ONG les pousse à nier l’évidence selon laquelle la biodiversité a un spectre plus large que les seuls deux grands prédateurs (peut-être la conséquence de l’idéologie de l’espèce parapluie) qu’il faut prendre en compte. Ils refusent l’idée d’intégrer toutes les composantes du milieu, ce qui les amène à refuser tout dialogue sur les fondamentaux.

Face à une telle situation, avec des gens qui défendent une idéologie sectaire et extrémiste, il semble inutile de perdre son temps à dialoguer. Partant de ce constat, il apparait même normal et légitime des exclure de toutes les instances afin d’avancer. Mais ce serait employer les mêmes méthodes que celles qu’ils utilisent. En limitant la biodiversité à deux espèces emblématiques, le loup et l’ours, nous ne sommes pas prêts à parler de développement durable avec, en plus de l’environnement dans toute sa globalité, le social et l’économique. Normal, leur idéologie est porteuse d’une haine à l’égard de l’homme, considéré comme intrus et source de tous les maux de la planète. En résumé, les écologistes se situent dans un autre système de pensée qui exclue tout dialogue avec les personnes qui n’acceptent pas pour base de travail leur idéologie. Il semble que la Direction de l’Environnement de l’Union Européenne se situe également dans cet autre mode de pensée.

La position des trois délégués français

La délégation française était composée de Franck Diény, vice-président de la FNO (Fédération Nationale Ovine) et éleveur dans les Alpes, Laurent Garde du CERPAM (Alpes du Sud) et Bruno Besche Commenge de l’ADDIP (Pyrénées). Ces trois organismes ont des positions similaires même s’il existe quelques différences de détail dans le vocabulaire de forme mais jamais dans le fond. Selon nos sources, ils ont cherché à faire passer 6 « messages » essentiels :

  1. L’idée de sauvegarder les pratiques pastorales traditionnelles avec un élevage extensif fournissant des produits de qualité et participant à l’entretien des milieux ouverts et à la biodiversité.
  2. Le loup s’adapte aux moyens de protection mis en place. Ces moyens deviennent de fait inefficaces. Il faut donc trouver et accepter d’autres solutions.
  3. Le dossier des grands prédateurs devient conflictuel du fait de sa dimension idéologique ne prenant pas en compte les problématiques matérielles concrètes et réelles du terrain.
  4. Les politiques européennes sont contradictoires. D’un côté on veut un élevage extensif pour des raisons environnementales et de l’autre on impose, sans concertation, des grands prédateurs en niant les problématiques créées
  5. Le refus de la Direction de l’Environnement d’admettre que le problème posé par les éleveurs est avant tout technique, avec des solutions de protection qui s’avèrent être un échec total, et non une opposition de « certains éléments ruraux » que l’on peut traiter de manière négligeable. Au nom de la « méthode » de travail développée par la Direction, on exclut tout dialogue de recherche de solutions. L’autorité bureaucratique impose de fait SA méthode et SES objectifs de manière anti-démocratique excluant l’humain de terrain de toute réflexion et observation.
  6. Développer l’idée que la problématique des grands prédateurs doit être gérée en commun au niveau européen par les deux directions générales environnement et agriculture.

Cette dernière idée a été totalement balayée en assemblée plénière en faisant l’observation que : «le sort des grands prédateurs dépend de l’urbanisme, des transports, du tourisme… ». Encore une nouveauté pour exclure la réalité rurale. L’agriculture et l’élevage n’existe plus. Ahurissant ! C’est à se demander ce que viennent faire les éleveurs à cette journée. C’est une fois encore, la preuve que la Direction de l’Environnement de la Commission Européenne n’a rien compris au problème ou refuse par confort de la méthode ou idéologie de voir la réalité en face. Ce qui laisse imaginer, à terme, si les éleveurs s’organisent au niveau européen, un échec cuisant pour la commission européenne qui, au nom de la « deep écology » sectaire cherche à imposer son point de vue erroné.

Les leçons à tirer de cette réunion

Les dialogues qui se sont instaurés confirment ce que nous savions déjà en France de ce qui se passe à travers l’Europe. Dans certains pays, la chasse au loup et à l’ours est autorisée. Ainsi, c’est en toute légalité qu’il se tue 150 loups par an en Slovaquie, 400 en Espagne, 450 en Roumanie… pour ne parler que de cette espèce. C’est donc la preuve que l’animal se porte bien, n’est pas en voie de disparition et que son avenir n’est pas en danger. Situation similaire pour l’ours. Mais par contre, l’Union Européenne est intraitable contre la Suède qui ne tue que 20 loups et menace de tous les maux la Croatie qui vient d’adhérer à l’Union Européenne cette année. Voilà un pays qui, sans les directives européennes a su gérer ses ours en maintenant un haut niveau de population en parfait état. Eh bien, il faut que la commission vienne encore donner des leçons et faire des menaces.

D’autre part, le principe d’acceptation sociale des populations locales en application de l’article 22 de la directive habitats est bafoué. De même, l’arbitraire bureaucratique constaté est en contradiction avec la convention d’Aahruset les traductions en droit dans chacun des pays membres dont la France avec la Charte environnementale constitutionnelle. De quelles informations publiques disposons-nous des projets européens en matière d’environnement notamment pour ce qui concerne l’ours et le loup ? Quel est le niveau de participation des acteurs concernés à l’élaboration des projets européens, Quel regard peut avoir les populations concernées sur les projets financés par la procédure LIFE ? Voilà des sujets qui ne sont jamais abordés par ceux qui dispensent des leçons et se permettent de juger des actions locales.

Le constat est limpide. Nous sommes face à un arbitraire bureaucratique propre aux meilleures dictatures. Et quelles solutions pour combattre une dictature ?

Au niveau français, nous constatons que toutes les initiatives pour tirer plus de loups, pour faire reconnaître un ours à problème ou organiser un effarouchement pour protéger les troupeaux font systématiquement l’objet de procédures contentieuses au nom du droit européen ayant pour conséquence de bloquer toute évolution en interdisant tout dialogue. Ces procédures engagées par ces associations, parfois avec de l’argent public, gagnent souvent sur la base du droit européen invoqué. Pour la Direction de l’Environnement de l’Union Européenne, c’est une affaire franco-française. Elle refuse d’y voir les conséquences des décisions européennes. Un comble ! Une fois encore le déni de vérité face à une réalité de terrain. Nous tournons donc en rond et, manifestement, le système est créé dans cet esprit sans aucun recours à une démarche démocratique incluant les populations concernées dans les procédures de décision.

Quelques idées face à l’arbitraire bureaucratique

Le déni de démocratie de l’Union Européenne largement utilisé et exploité par les associations environnementalistes françaises doit être dénoncé au plus haut niveau. L’idéal serait de disposer de relais au Parlement Européen. Mais de quels moyens dispose cette institution face à la bureaucratie de l’Union Européenne. A priori, assez peu. L’autre idéal serait de fédérer les éleveurs et les acteurs des territoires ruraux des pays européens confrontés aux mêmes problèmes afin de peser sur la bureaucratie. Dans ce cas, il faut sans doute passer par-dessus les syndicats et les politiques pour, là aussi, peser sur l'inertie de confort de ces corps intermédiaires. Mais cela prendra beaucoup de temps et de moyens alors qu’il faut répondre à des urgences locales tant il existe une détresse des éleveurs.

Dans sa conclusion, Pia Bucella a nié tous les griefs des éleveurs qui ont pu s’exprimer dans la journée. Pour elle, la cohabitation et la présence de prédateurs est autant une évidence que l’acceptation sociale. Elle n’entend pas ce qui est dit. Elle reste sur ses positions et impose sa dictature par le mensonge permanent. Elle est aidée dans ces basses œuvres par un personnage au passé étonnant, pour ne pas dire discutable, Luigi Boitani, dont le rôle dans la prolifération des loups dits « italiens » n’est pas à négliger. Il est l’auteur de nombreux rapports sur les grands prédateurs et la directive habitats. Il ne reviendra pas sur ce qu’il a écrit. Par ailleurs, ses relations avec Geneviève Carbonne citée à de nombreuses reprises dans une possible introduction artificielle de loups dans le Mercantour, laisse à penser qu’il n’y a pas grand-chose à attendre de ce personnage au travers de telles réunions qui n’existent que pour faire bonne figure. C’est un peu, au niveau européen, la même mascarade que le groupe ours dans les Pyrénées, aujourd’hui disparu au profit du comité de massif et de la biodiversité, et le groupe national loup (GNL) dont le rôle de vulgaire chambre d’enregistrement ne fait que se confirmer de jour en jour. La question est donc pour les éleveurs, les acteurs des territoires ruraux et leurs représentants associatifs et syndicaux : "Est-il utile de s’investir dans de telles structure guignolesques ?"

Au final, ce sera aux éleveurs, chasseurs et habitants des territoires ruraux concernés de se déterminer. Seront-ils capables de réagir face à ce qu’on leur impose ? Dans l’attente de solutions efficaces urgentes, le risque est de voir s’organiser des débordements incontrôlés et discrets qui, eux, pourraient être efficaces. Les actions clandestines sont, en général, les seules réponses possibles à des comportements totalitaires. Et là, c’est peut-être à l’Union Européenne de réfléchir sérieusement à son attitude avec les élus des territoires concernés, c’est-à-dire les comités de massif auxquels devrait être rendu leur véritable rôle.

Louis Dollo, le 25 février 2013

(1) Par souci d’équité et pour une bonne information des lecteurs, nous produisons intégralement le seul document en français dont nous disposons qui a été établi par Baudouin de Menten, « écocitoyen » autoproclamé. Le comportement et le rôle discutables de ce citoyen belge souvent animé par une honnêteté intellectuelle douteuse était invité dans des conditions étonnantes. Nous tenons à préciser qu’il ne dispose d’aucune compétence experte pour participer à une telle réunion.

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