Les chasseurs de Haute-Savoie s'engage contre le loup

 

 

Les chasseurs veulent peser sur le problème du loup


«Nous avons échangé sur les conséquences du retour du loup et fait des propositions concrètes au ministère. Elles ont été présentées au dernier groupe national loup. » Hier matin à la tribune du Forum des lacs de Thyez, André Mugnier a lu le rapport moral de la Fédération des chasseurs de Haute-Savoie, qu’il préside.

Il a été question des 90 ans de l’association, de la préservation des territoires et de la faune, des formations proposées, des nouveaux moyens de communication et aussi du loup. La fédération départementale entend bien assumer tout son rôle dans ce dossier épineux.

Prolonger les tirs en hiver

C’est pourquoi elle a avancé les propositions suivantes : « Lorsqu’un tir de prélèvement est déclenché par le préfet, il faudrait laisser la possibilité aux chasseurs de pouvoir tirer un loup lorsqu’ils chassent à l’approche, à l’affût ou en battue ; définir des unités plus vastes d’intervention et pas uniquement l’alpage où a eu lieu l’attaque ; prolonger les autorisations de tirs en hiver pour les prélèvements non effectués ; augmenter le nombre de chasseurs formés ».

La fédération met en avant le fait que le nombre de loups pouvant être tués fixé par le gouvernement n’a pas été atteint. C’est pourquoi, fort de son expérience de terrain, elle propose toute une série de mesures destinées à assouplir le cadre des tirs. « Plus que jamais, nos préoccupations sont d’intérêt général, a insisté André Mugnier. Elles ne se limitent pas à la faune sauvage “chassable” et concernent aussi certaines espèces protégées. À l’image du loup, où nous nous inscrivons dans une démarche constructive et préventive, nous voulons tout mettre en œuvre pour faciliter et accompagner les mesures réglementaires de défense prises en faveur des éleveurs, mais aussi pour suivre la présence des espèces. »

André Mugnier a ainsi représenté la fédération nationale des chasseurs au sein du groupe national consacré au loup. « Une présence exigeante pour apporter notre part aux mesures réglementaires, faciliter la réalisation des opérations de défense et surtout de prélèvements. »

En 2014, le quota dérogatoire concernant les loups pouvant être abattus sera de 24 avec une option supplémentaire de 12, soit un total de 36 loups. « Petit à petit, on arrive à faire bouger les lignes », s’est félicité le président.

Auteur : C.S.L.
Source : Dauphiné Libéré du 18/05/2014

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