Le loup dans le massif du Jura

 

L'appellation administrative officielle reste "Massif du Jura", qui englobe des communes des départements du Territoire de Belfort, du Doubs, du Jura et de l'Ain. Par simplification, nous traiterons la problématique du loup sur toute l'étendue de ces départements même si cela ne se trouve pas dans le massif du jura lui-même


Groupe de travail "Grands carnivores" à l'Union Européenne
Rumeurs et vérités sur le loup en France et ailleurs
Informations diverses
L'affaire José Bové : il veut tuer les loups
Le loup et l'homme - Attaques et agressions de loups sur l'humain

 

L’extraordinaire arnaque de la protection du loup
Par Françoise Degert

 


Le Grand Charnier

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Le loup
Le loup en Europe

 

 

Histoire de loup dans l'Ain


Disparu du département depuis 1950, le canidé serait réapparu sur la commune d'Hotonnes où des brebis ont été tuées. Pour l'instant, les services de l'Etat ne le confirment pas encore. Des naturalistes de la FRAPNA, sur le terrain, s'attachent à rechercher des traces qui puissent permettre de trancher.

Des analyses réalisées par le laboratoire de biologie de l'Institut d'Ecologie de Lausanne concluent que les excréments proviennent d'un loup (canis lupus) appartenant, comme dans l'arc alpin français, à la lignée italienne. A l'heure actuelle, un seul animal sévirait dans la moyenne montagne de l'Ain. Pour les responsables de la faune sauvage à la direction départementale de l'agriculture (DDA) de l'Ain, comme à la fédération Rhône-Alpes de protection de la nature (FRAPNA), il ne semble pas faire de doute que le loup est arrivé par colonisation naturelle.

Les défenseurs de la nature demandent la mise en place très rapide de mesures d'accompagnement efficaces pour les éleveurs. Ils veulent croire que, tout comme le lynx, "tout s'apaisera avec le temps et que le dialogue, l'éducation du public, les mesures d'accompagnement permettront de jeter les bases d'une compatibilité entre les hommes, les activités agro-économiques et la nature" (synthèse d'articles : La Voix de l'Ain, le Jura Agricole, la Frapna).

L'arrivée de l'ours dans les Pyrénées a été douloureuse et a déclenché une vive polémique.
Le loup est un animal protégé faisant partie de notre patrimoine et on peut comprendre la détresse de certains éleveurs face aux dégâts. Le loup, animal majestueux, trouvera-t-il sa place dans un biotope trop petit ?

Fascinant, inquiétant, mythologique, le loup ne laissera personne indifférent. Faut-il lui coller l'étiquette de nuisible et l'éradiquer, ou agir avec mesure et discernement pour éviter, comme trop souvent, la disparition d'une espèce avec une incidence catastrophique irrévocable au sein de la chaîne écologique (dont la vie propre de l'homme dépend) : extermination des singes en Afrique, déforestation en Amazonie… le débat est lancé.

Pourquoi le nom JAPPALOUP?

En France et notamment dans l'Ain où l'on chassait le loup avec des pièges, beaucoup de lieux-dits ont été composés avec le mot "loup": "la grange aux loups", "buisson aux loups", "poirier loup", "loup pendu", "barbeloup". Il est fort probable que ces lieux aient été baptisés ainsi à cause de la présence de l'animal aux siècles passés. Le Jappaloup, lui, est un sommet culminant au dessus du gîte, à 931 mètres. On peut imaginer qu'à cet endroit précis, le loup venait déchirer la nuit avec son jappement si particulier…

Source : Jappaloup

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Les éleveurs de moutons de l’Ain dénoncent « le retour du loup »


Le président du syndicat ovin de l’Ain, Denis Grosjean, a dénoncé vendredi à Bourg-en-Bresse « le retour du loup dans l’Ain » et dénoncé « la carence des pouvoirs publics » qui laissent selon lui les éleveurs démunis face à cet animal.

« On tourne en rond car le piégeage ou l’abattage de ce que l’administration appelle +des grands canidés+ n’est pas possible, dans la mesure où si c’est un loup, il est protégé », a-t-il ajouté.

« On joue aux apprentis sorciers : depuis un mois, quatre observations visuelles d’un loup ont été faites par un garde-chasse, un gendarme, un éleveur et un membre de la direction départementale de l’agriculture dans le secteur du Haut-Bugey, où 40 brebis ont été tuées chez le même éleveur cet été », a précisé M. Grosjean lors d’un point de presse.

Les 40 brebis tuées l’ont été à Hotonnes, à 1.100 mètres d’altitude.

« Le lynx suffit à notre malheur. Nous ne sommes pas là pour servir de gardien de réserve, ni pour supporter les errements de l’écologie », a-t-il ajouté.

Selon lui, le loup aperçu dans l’Ain n’est sans doute pas le produit « d’une continuité de colonisation » venue des Alpes mais plutôt un loup errant, peut-être lâché par quelqu’un, mais qui entraîne des « contraintes énormes » de parcage et de surveillance pour les éleveurs concernés.

De son, côté, la préfecture de l’Ain, dans un communiqué intitulé « l’hypothèse de la présence d’un loup dans l’Ain à l’étude », rappelle que les attaques de l’été excluent l’action d’un lynx, et que « les analyses effectuées ont permis de conclure à l’action d’un grand canidé, chien errant ou loup ».

Elle rappelle que des opérations d’identification poussées du prédateur sont en cours, et que l’éleveur s’est vu proposer un aide-berger pour deux mois.

« La possibilité de mettre en oeuvre le "protocole loup" sur le département, avec indemnisation des animaux touchés, est actuellement à l’étude », ajoute la préfecture.

L’Ain compte environ 200 éleveurs et 20.000 têtes d’ovins.

Source : AFP septembre 2003

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Le loup frappe dans l'Ain


Le scénario catastrophe tant redouté depuis quelques années est en train de se tourner dans les montagnes de l’Ain. Depuis début juin, il semblerait qu’un loup ait déjà tué une soixantaine de brebis chez un éleveur d’Hotonnes.

Aucun intérêt écologique supérieur ne justifie l’introduction ou la protection des loups dans les trop petits espaces naturels français. Ces espaces ne sont ni le Grand Nord Canadien, ni la Sibérie, ni le Parc de Yellowstone. Simplement, le loup est devenu le symbole de la puissance du lobbyisme de quelques associations. Il est l’enjeu d’un conflit d’influence et le témoignage éclatant de la faiblesse des Administrations Nationales (agriculture, environnement) incapables de reconnaître que les problématiques environnementales majeures de ce pays ne passent pas par le sacrifice des moutons montagnards. Même si, trop légèrement, la France a signé la Convention de Berne, protégeant tous les prédateurs, le courage politique serait de reconnaître que pour le loup, c’est une erreur gravissime !», souligne régulièrement Denis Grosjean, Président du Syndicat Départemental des Éleveurs de Moutons de l’Ain et Vice-Président de la FNO (Fédération nationale ovine).

Une colère d’autant plus justifiée qu’il semble que ce soit bien un loup qui ait tué depuis début juin une soixantaine de brebis chez Bernard Dalin, éleveur à Hotonnes. «Nos brebis sont égorgées. Elles sont plus précisément prises entre la gorge et l’oreille. On les retrouve la trachée coupée et le ventre dévoré. À chaque attaque, une ou deux sont mangées entièrement», souligne l’éleveur.

Le responsable : un loup, aperçu par les représentants de l’ONC, de la DDA, et deux gendarmes dont le chef de la brigade de Brénod.

Compte tenu des fortes présomptions relatives à la nature de l’animal, aucun tir n’a donc été effectué. L’éleveur subit … et en arrive même à se demander quel sera l’avenir de son troupeau si aucune solution n’est pas trouvée rapidement.

Pour parer au plus pressé l’administration a décidé de financer la surveillance du troupeau par un aide berger (déjà en place) en attendant une décision du ministère de l’Environnement.

La FNO et l’Association de défense du Pastoralisme contre les Prédateurs entendent bien faire pression ces jours pour obtenir une réponse adaptée pour faire cesser cette tuerie. «On ne veut pas être des gardiens de zone», souligne encore Denis Grosjean. «On veut rester des éleveurs avant tout et continuer à produire une viande de qualité dans des conditions normales».

Des éleveurs qui ont aujourd’hui une boule à l’estomac aux vues du désastre qui se déroule à Hotonnes. En Isère et en Savoie, une vingtaine de loups auraient également été recensés.

Autre prédateur de taille : le lynx, sévit toujours. En 2001, il avait déjà tué environ 2 500 moutons dans le massif du Jura et dans l’Ain. Un chiffre qui se monterait à plus de 3 000 aujourd’hui. Un lynx qui sévit surtout dans le Revermont, le Massif de la Chartreuse, Cerdon et le Haut Jura.

Source : Le Jura Agricole du 29 septembre 2003

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Le département de l'Ain, nouveau territoire de chasse du loup


La présence de l'animal est désormais attestée au sud du massif du Jura.
Elle inquiète vivement les éleveurs de moutons. Au total, selon une estimation officielle, 35 bêtes sont actuellement dénombrées en France. Bourg-en-bresse de notre correspondant

"Cet été, je l'ai entendu marcher derrière moi. A trente mètres. J'avais des choses à faire à la ferme. Quand je suis revenu, deux heures plus tard, j'avais deux brebis égorgées."Éleveur de moutons dans le Valromey, petite vallée de l'Ain, Bernard Dalin a payé un lourd tribut au retour du loup dans
le sud du massif du Jura. Depuis juin, il a perdu 69 bêtes, soit le cinquième de son troupeau.

Source : Le Monde du 23-11-2003

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Le loup est arrivé dans l'Ain !


Des analyses effectuées sur des crottes l'ont révélé et ont également permis de déterminer l'origine du ou des animaux en cause

On se demandait quels nouveaux départements les grands fauves partis du parc national du Mercantour dans les Alpes-Maritimes et qui avaient successivement investi le Var, les Hautes-Alpes, les Alpes de Haute-Provence, la Drôme, l'Isère et la Savoie allaient "envahir", la réponse est tombée : l'Ain est à son tour colonisé par le loup et c'est finalement logique compte-tenu de sa situation géographique ainsi que des moeurs de l'espèce.

Le premier doute est né quand un véritable carnage, une bonne cinquantaine de moutons égorgés, se produit à Hotonnes, une commune d'altitude située entre Nantua et Champagne-en-Valromey. Ce doute. sera levé grâce à une crotte qui est découverte sur place, providentiellement, auprès des cadavres des animaux domestiques : les analyses effectuées sont formelles, il s'agit bien d'un excrément déposé là par un loup ; et, c'est également certain, par un loup qui appartient à la colonie déjà implantée en France, dont l'origine se situe en Italie. Avec toutefois une incertitude qui demeure : les grands fauves sont-ils arrivés naturellement ou ont-ils été "aidés", il se trouve de plus en plus d'hommes de terrain à défendre la seconde hypothèse. ..

Dans le cas de l'Ain, on peut penser que le ou les loups sont venus seuls car les jeunes chassés des meutes constituées peuvent parcourir de longues distances et les colonies bien implantées ne se trouvent pas très loin. De surcroît, la zone concernée, très boisée et d'accès difficile, convient parfaitement à l'espèce, ce qui n'est pas le cas de celle que le fauve va investir un peu plus tard. Un nouveau carnage est en effet découvert, cette fois aux portes de la plaine, à Neuville-sur-Ain - près de Pont-d'Ain à seulement une vingtaine de kilomètres de Bourg-en-Bresse !

Là encore, les analyses effectuées sur une nouvelle et toujours providentielle crotte qui sera encore trouvée sur les lieux de la tuerie sont formelles : elle a bien été faite par un loup de la famille française", probablement par celui d'Hotonnes qui se serait déplacé dans le même département.

Après et en même temps que le lynx.
Y a t-il un ou plusieurs loups dans l'Ain ? Un, c'est certain mais des témoignages font état de deux animaux aperçus, à prendre au conditionnel toutefois, car ils n'avaient pas été confirmés lorsque nous écrivions ces lignes.

Ce qui est sûr, c'est que les éleveurs de moutons crient une nouvelle fois au scandale. Ils ont déjà donné au cours des vingt dernières années avec
>les lynx, qui ont égorgé des milliers de moutons et se montrent plus actifs que jamais actuellement. Un second grand carnassier, ils n'en veulent à aucun prix et le président de leur syndicat, Denis Grosjean, figure emblématique de la lutte contre les ennemis des brebis, n'a pas fini de faire parler de lui. Ce serait étonnant qu'il se satisfasse des projets de l'Administration, qui envisage des reprises de loups destructeurs de troupeaux ! Ce que réclament les éleveurs, comme ils l'ont déjà fait sans succès avec le lynx, c'est l'éradication d'une espèce qui ne peut cohabiter avec l'Homme.

Ajouté au lynx, le loup risque de mettre en péril un écosystème déjà fragile. Si les éleveurs de moutons se découragent, ce sont en effet des zones, entières de moyenne montagne que leurs troupeaux entretiennent qui retourneraient au stade de la friche. A un stade ou les seules espèces qui pourraient y vivre seraient Ies deux carnassiers, à condition qu'ils trouvent à proximité des brebis ou des chevreuils.

Extrait d'un magazine cynégétique "Nos chasses" N° 533 de février 2004

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Suivi estival 2004 / une observation dans l’Ain


Débutée à titre expérimental en été 2003, la méthode du hurlement provoqué (« wolf howling ») a de nouveau été reconduite en 2004, toujours dans un cadre expérimental, dans 10 zones de présence permanente déjà prospectées en 2003 (ZPP : zone de présence permanente du loup pendant au moins 2 hivers consécutifs) : Queyras (05), Clarée (05), Vésubie (06), Moyenne Tinée (06), Haute Tinée (06), Vercors hauts plateaux et Vercors Ouest (26/38), Belledonne (38/73), Taillefer (38) et Canjuers (83). La ZPP du haut Verdon-Ubaye a également été prospectée, hors plan d’expérience. Les prospections ont eu lieu du 15 juillet au 15 septembre, période pendant laquelle il est possible de différencier les jeunes des adultes. La voix humaine a été choisie, les autres moyens testés en 2003 (amplis...) ayant été peu convaincants.

Meutes transfrontalières ou meutes distinctes ?
Certaines zones ont été prospectées en simultané avec les équipes italiennes pour déterminer s’il existait des meutes différentes de part et d’autre de la frontière ou s’il s’agissait des mêmes animaux. Si des réponses avec des jeunes sont obtenues de chaque côté au même moment, la thèse de meutes différentes est fortement probable. Ce qui n’est pas le cas s’il s’agit d’adultes, les animaux pouvant ne pas être ensemble à ce moment là contrairement aux louveteaux qui sont regroupés au même endroit (site de rendez-vous).

Ont ainsi été prospectées en simultané :

  • le Queyras et le Val Pellice : réponse avec des jeunes uniquement du côté français
    la Clarée et bardonnechia : réponse avec des jeunes uniquement du côté italien
  • Vésubie et Guercha : réponse avec des jeunes des 2 côtés donc existence de 2 meutes distinctes
  • Haute Tinée et Alta Val Stura : réponse avec des jeunes uniquement du côté italien

Le Vercors hauts plateaux et le Vercors Ouest ont également été prospectées en simultané. Une réponse avec des jeunes a été obtenue du côté Vercors Ouest et une réponse sans jeunes du côté Hauts Plateaux : l’hypothèse de 2 meutes distinctes n’est donc pas confirmée.

9 reproductions confirmées en 2004
La méthode du hurlement provoqué permet également de déceler les reproductions au sein des groupes. Zone italienne comprise, 10 groupes ont été contactés parmi lesquelles 9 indiquaient la présence de jeunes dans les zones du Queyras, de Bardonneche, de Vésubie, de Guercha, de Moyenne Tinée, de Alta Val Stura, du Vercors Ouest (reproduction pour la première année), Belledonne et haut Verdon/Ubaye.

Pendant les prospections, un groupe de 4 loups a été observé dans le Vercors (2 à 3 individus avaient été recensés en hiver 2003/2004). Dans le Taillefer, 3 loups ont été observés et les traces de 4 individus ont été relevées (2 individus recensés en hiver 2003/2004).

Un loup observé dans l’Ain
Après l’absence d’indices de présence pendant le printemps et l’été 2004, une observation visuelle considérée comme « probable » a été réalisée sur la commune de Petit-Abergement, dans le secteur de Valromey. En automne 2003, la présence du loup avait été confirmée génétiquement dans le département de l’Ain.

Source : ONCFS, Bulletin du réseau loup N° 12, décembre 2004.

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Un loup tué par une voiture dans l'Ain...


Il n'était pas sur un péron mais la RD 884 sur la commune de Péron dans le Pays de Gex. Le décès du loup a été constaté au centre vétérinaire de Bourg-en-Bresse (Ain) où l'animal avait été transporté après sa découverte vendredi dernier au matin, annonce Le Dauphiné.

Il s'agissait d'un mâle subadulte loin de sa meute, a priori en phase de prospection de territoire précise le quotidien.

La question se pose de savoir si ce loup venait de Haute-Savoie pour se rendre dans le massif jurassien.

Les dernières traces officielles de loup dans le département de l'Ain datent de fin 2003.

Officiellement c'est le troisième loup mort cette année en France, après celui abattu dans l'hiver et celui prélevé légalement le 9 mai dernier en Haute-Savoie.

Source : Dauphiné Libéré du 19 mai 2009 et Le Post du 21 mai 2009

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A propos du loup aux portes de l'Ain


« Ne crions pas au loup », déclarent les environnementalistes suite à la découverte du cadavre d'un animal dans l'Ain. Nous avons entendu la même chose lorsque les premiers loups ont été observés en Haute-Savoie. Depuis, de nombreuses attaques ont eu lieu causant des préjudices importants aux troupeaux. Samedi 16 mai au matin à Entremont (74) un éleveur a découvert près de chez lui 17 cadavres de moutons attaqués par plusieurs bêtes (...). Après ça on ose nous dire que le loup est une espèce fragile (...).

Le pastoralisme ou la présence importante du loup, il faudra choisir. Les éleveurs pourront peut-être changer de métier et devenir des gardiens de loups en organisant des visites. Il leur suffira de monter quelques « guitounes » et vendre le loup en carte postale ou en peluche.

Il nous est également dit que le retour du lynx depuis trente ans s'est bien passé. C'est vrai qu'il semble en diminution. Ceci explique peut-être cela. Est-ce que ce sera l'avenir du loup ?

Auteur : Denis Baratay
Source : Le Progrès du 23 mai 2009

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