Rachida Dati défend les éleveurs ovins face aux attaques de loups

 

 

Rachida Dati, députée européenne et ancienne Garde des Sceaux, prend clairement position en faveur des éleveurs victimes des prédations de loups dès juillet 2011. La France Agricole et Nice-Matin sont à peu près les seuls médias qui reprennent cette prise de position exprimée sur Facebook.

 


L'ancienne garde des Sceaux, Rachida Dati, a réclamé du gouvernement une action urgente pour protéger les éleveurs d'ovins confrontés, dans les Alpes de Haute-Provence, relève-t-elle, aux attaques toujours plus nombreuses de loups contre leurs troupeaux.

Dans une lettre adressée à la ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, Rachida Dati, qui est également députée européenne, estime qu'une action urgente est requise.

« Face à la détresse des éleveurs, quelles mesures immédiates entendez-vous prendre pour faire baisser le nombre d'attaques de loups, notamment en ce qui concerne le nombre et la méthode de prélèvement ? », écrit-elle.

« A plus long terme, quelles évolutions sont à prévoir dans le plan d'action national sur le loup pour la période 2012-2016 afin de renforcer la protection des troupeaux ? », demande aussi l'ancien ministre.

« Envisagez-vous de défendre, au niveau international et au niveau européen, une évolution de la classification du loup, dans le cadre de la Convention de Berne ou de la directive habitats, et ainsi permettre aux éleveurs de sauver leurs troupeaux ? », écrit Rachida Dati.

« Les éleveurs, qui vivent de leurs troupeaux, doivent savoir qu'ils sont soutenus par l'Etat, face à un prédateur qui sape leur travail et détruit leurs moyens de subsistance », poursuit l'ancienne garde des Sceaux.

"Dans les Alpes de Haute-Provence, le nombre de bêtes tuées par le loup a considérablement crû ces derniers jours, et la situation devient particulièrement alarmante dans certaines vallées où des troupeaux sont décimés", souligne Rachida Dati.

Car outre les bêtes tuées, les attaques de loups infligent des blessures, provoquent des pertes de poids et des avortements, et font ainsi baisser la qualité des élevages qui font la valeur de nombreux produits de terroir. C'est toute une économie qui est donc touchée par ces attaques, selon elle.

Source : La France Agricole du jeudi 26 juillet 2012

 


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