Problèmes de cohabitation entre ours et humains en Slovénie

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Cette fois, il ne s'agit pas d'une vision de l'ASPP 65 ou de l'ADDIP ou de propos d'éleveurs "anti-ours". Il s'agit d'une information rédigée par l'Ambassade de France en Slovénie et qui est diffusée gratuitement par l'ADIT.
Les associations de la coordination ADDIP avaient déjà alerté l'opinion sur le sujet. Elles avaient également parlé de "mensonges d'Etat" et les associations écologistes telles que l'ADET, le FIEP, FERUS, FNE et le WWF étaient pointées du doigt. Voir le commentaire.

- Le suivi par télémétrie des ours en Slovénie

Mise à jour des origines des conflits survenant entre l'ours et l'homme. En Slovénie, les problèmes de cohabitation entre le plantigrade et l'homme sont certes liés à l'augmentation de sa population, mais pas seulement. Pour cerner de manière précise les sources du conflit, des recherches à l'aide de la télémétrie (collier émetteur de signaux) ont été effectuées sur l'animal. Chacune des incursions en milieu habité est suivie d'un examen approfondi du terrain visité par l'animal afin de comprendre ce qui l'a poussé à s'aventurer aussi près des habitations (détritus alimentaires).

C'est dans ce but qu'a été initié le projet de recherche à l'aide de GPS télémétrie "Etudes des facteurs de familiarisation avec l'homme de l'ours brun". L'objectif principal du projet dirigé par le dr. Klemen Jerina et financé par l'Agence de l'Environnement, consiste à étudier les facteurs influant sur la naissance des conflits entre l'homme et l'ours, à trouver ce qui attire les ours dans le voisinage direct de l'homme et définir l'impact des sources de nourriture sur leurs déplacements. Le projet a débuté en octobre dernier et prendra fin en septembre 2010. Les équipes de chercheurs et leurs collaborateurs ont déjà capturé et équipé les ours d'un collier émetteur (octobre 2008-mai 2009), ils suivent actuellement leurs déplacements et activités par télémétrie (octobre 2008-mai 2010), et effectuent la description sur le terrain des lieux visités par les plantigrades (décembre 2008-juin 2010). Les premières analyses devront être effectuées très prochainement (juin-septembre 2010). Les recherches sont menées par le Département de foresterie et des ressources renouvelables de forêt à la Faculté de Biotechnologie de l'Université de Ljubljana, en collaboration avec l'ONF slovène, l'Union des chasseurs et des experts vétérinaires.

M. Jerina explique que le présupposé selon lequel l'augmentation de ces dernières années des conflits entre l'homme et l'ours serait due à l'accroissement du nombre d'ours est faux. Dans l'espace alpin où la densité de population de l'ours est faible, ont été déclarés 60% des dommages provoqués par l'animal. "Est-il envisageable que les ours durant leur éducation apprennent à fréquenter le voisinage de l'homme? Ou bien l'occasion fait-il tout simplement le larron?" se demande M. Jerina. Il ajoute l'on peut partiellement influer sur le comportement de l'ours en adoptant un comportement adéquat à son égard.

Consécutivement et en règle générale, l'unique et première solution envisagée jusqu'à présent en Slovénie pour régler ce problème a été l'abattage des ours. Or, il s'avère que la réduction de la population de l'ours en Slovénie ne résout en rien le problème, bien au contraire, le nombre de dommages dus au plantigrade est en augmentation ces dernières années. L'abattage de l'ours n'est donc pas la solution à long terme pour résoudre les conflits. Ces derniers sont en augmentation plus rapide que le nombre d'ours.

Dans la quête d'une réponse à la question de savoir ce qui pousse l'ours à venir à proximité de l'homme, l'une des considérations clés est le changement touchant l'utilisation de son espace et l'accessibilité des sources alimentaires afférente. C'est pourquoi, il est essentiel de supprimer de l'espace occupé et utilisé par l'homme, tout ce qui peut attirer l'ours. Il faudrait également commencer à envisager en Slovénie de prendre des mesures supplémentaires face à l'abattage des ours. La Slovénie est trop petite pour assurer l'existence d'une forme de "ghetto" pour ours, ces derniers couvrent un territoire extrêmement large (jusqu'à 80 km, à vol d'oiseau).

Jusqu'à présent, 20 ours ont été capturés et dotés d'un collier GPS-GSM dans le cadre du projet. Grâce à leur récepteur GPS, ces colliers indiquent toutes les heures, 24 heures sur 24, la localisation précise de l'animal, ses coordonnées sont ensuite transmises par le réseau de téléphone portable sous forme de message SMS à la base des chercheurs qui pourront ainsi suivre ses déplacements: Est-il dans la forêt? Dans le voisinage d'une agglomération ? Ces colliers émettront une année durant, ce qui correspond à un cycle de vie chez l'animal (accouplement, hibernation, etc.), puis tomberont d'eux-mêmes au bout de ce laps de temps. Ils sont en outre munis de capteurs sensoriels qui permettront de suivre les activités de l'ours: quand et où l'animal se repose, se déplace et s'alimente.

L'extrême intelligence et la débrouillardise dont fait preuve l'ours lorsqu'il est quête de nourriture ont garanti sa survie à travers le temps. Il semblerait que ces qualités jadis le mène aujourd'hui à sa perte : au banc des accusés, il faut mentionner les sources de nourriture anthropogène. Les chercheurs ont ainsi, au cours des recherches, localisé à l'aide du collier une oursonne et sa progéniture à proximité du village de Smihel pod Nanosom. Elle effectuait, suivie de ses petits, des allers et retours réguliers entre les abords du village et la forêt. Lorsque les chercheurs vinrent sur place voir ce qui provoquait les visites des plantigrades, ils découvrirent l'existence d'un petit dépôt de déchet illégal sur lequel gisait le cadavre d'un cheval. Selon les propos de Miha Krofel, chercheur biologiste, ce sont les hommes qui finiront par apprendre aux ours comment trouver leur nourriture. Inutile de préciser en effet que les oursons ayant accompagné leur mère dans ces expéditions, auront également acquis ces réflexes de recherche en nourriture, qu'ils emploieront à leur tour à l'âge adulte. La solution est évidente: il faut empêcher l'ours d'avoir accès aux sources de nourriture anthropogène.

Auteur: Bruno Rousselet
Source: BE Slovénie numéro 63 (4/11/2009) - Ambassade de France en Slovénie / ADIT

- Commentaires sur les problèmes de cohabitation avec l'ours en Slovénie

Les associations de la coordination ADDIP avaient déjà alerté l'opinion sur le sujet. Elles avaient également parlé de "mensonges d'Etat" et les associations écologistes telles que l'ADET, le FIEP, FERUS, FNE et le WWF étaient pointées du doigt. Des accords de "non diffusion" de l'information avait été signés entre les services de l'Etat et une association environnementaliste qui, semble-t-il, fait partie de celles qui sont largement subventionnées au point de se payer un directeur depuis des années.

/Faune-Pyrenees/ours/France/Mensonges/index.php Plusieurs articles avaient été publiés:

ainsi qu'un rapport en anglais du Ministère slovène de l'environnement (Autres informations sur la Slovénie)

La nouveauté est que, cette fois, c'est l'ambassade de France en Slovénie qui fait part publiquement du phénomène qui n'est pas nouveau et était parfaitement connus des autorités françaises avant les importations d'ours slovènes de 1996, 1997 et 2006.

Aujourd'hui, la note nous dit qu'il s'agit de la "Mise à jour des origines des conflits survenant entre l'ours et l'homme. En Slovénie, les problèmes de cohabitation entre le plantigrade et l'homme sont certes liés à l'augmentation de sa population, mais pas seulement. " En fait, un rapport slovène d'avril 2007 fait état de problèmes sérieux d'agressions mortelles sur l'homme antérieure à cette date, donc connues mais non dévoilées en avril 2006 lors des dernières importations. Par ailleurs, la connaissance de l'ours que peuvent en avoir les "spécialistes" slovènes semble assez précaire lorsqu'ils disent: "Pour cerner de manière précise les sources du conflit, des recherches à l'aide de la télémétrie (collier émetteur de signaux) ont été effectuées sur l'animal. Chacune des incursions en milieu habité est suivie d'un examen approfondi du terrain visité par l'animal afin de comprendre ce qui l'a poussé à s'aventurer aussi près des habitations (détritus alimentaires) ". La preuve qu'il y a une méconnaissance de l'animal et de son milieu et que, partant de ce fait, les français n'ont pris aucune disposition. Mieux encore, il nous a toujours été dit que les ours avaient peur de l'homme. Ce serait donc faux et tout le monde savait.

On nous dit également avant la fin de l'étude prévue en 2010: "L'extrême intelligence et la débrouillardise dont fait preuve l'ours lorsqu'il est quête de nourriture ont garanti sa survie à travers le temps. Il semblerait que ces qualités jadis le mène aujourd'hui à sa perte : au banc des accusés, il faut mentionner les sources de nourriture anthropogène". Voilà donc une donnée déjà connue d'autant qu'on nous précise en conclusion que: "La solution est évidente: il faut empêcher l'ours d'avoir accès aux sources de nourriture anthropogène". Si c'est si évident, pourquoi nos grands spécialistes français n'ont-ils pas préparé l'arrivée des ours. Cela aurait évité à Franska de venir de régaler dans les poubelles d'un des meilleurs restaurant de la région à Saint-Savin.

Si les "spécialistes" slovènes n'ont pas une connaissance absolue de l'ours, alors imaginons le niveau des français comme Quénette, Camarra et l'amateur Caussimont. Manifestement, leurs connaissances ont de fortes lacunes. Nous l'avions déjà remarqué à travers plusieurs textes diffusés où des contradictions évidentes apparaissent selon l'interlocuteur auquel ils s'adressent ou la langue dans laquelle ils s'expriment. Sujets sur lesquels nous aurons à revenir prochainement.

Louis Dollo, le 4 novembre 2009