Ours brun des Pyrénées selon des amoureux des Pyrénées

 

De nombreux amoureux des Pyrénées croient aux propos lobbyistes de certaines associations dites « pro-ours ». Croyance légitime tant la manipulation et le mensonge sont bien montés. Néanmoins, dans cet article ci-dessous, nous avons quelques éléments important montrant parfaitement la manipulation.

 

L'ours brun des Pyrénées


L'ours brun était présent dans toutes les hautes vallées de la chaîne des Pyrénées. Aujourd'hui son territoire est réduit mais cela n'est pas irréversible car la nature pyrénéenne est encore suffisamment préservée pour offrir un cadre favorable à la population ursine.

Aujourd'hui on dénombre 5 ou 6 ours à l'ouest de la chaîne sur le versant français et 3 que l'on a réintroduit dans les Pyrénées centrales.

L'ours brun est l'une des 8 espèces d'ours vivant à travers le monde. Les mâles adultes pèsent de 120 à 200 kg et les femelles de 80 à 120 kg.

Le pelage à épaisse fourrure de l'ours des Pyrénées varie du beige au brun. De décembre à mars-avril, l'ours hiberne dans sa tanière. A partir de la 5ème année, la femelle met au monde en janvier-février, 1 ou 2 petits de 300 g, ce tous les 3-4 ans jusqu'au terme de sa vie soit 25 ans environ. Les petits restent 1 an avec leur mère. Les cas de reproduction sont devenus très rares.

L'ours est un omnivore. Son régime est essentiellement végétarien: faines, glands, tubercules, myrtilles, framboises, sorbes et herbes tendres. Il est aussi friand d'insectes, de charognes, de petits rongeurs. Les ongulés sauvages ou domestiques comme les moutons ne représentent que 8 % de son alimentation.

L'ours brun a disparu des Pyrénées Centrales dans les année 1980. La réintroduction débute, sur le plan technique, en 1996 avec des ours venus de Slovénie. Ce pays sources offrait, comme l'ont montré les études préalables, une population d'ours vivant dans des condtions naturelles très comparables à celles des Pyrénées Centrales et génétiquement proche de la source pyrénéenne.

Trois animaux sont ainsi capturés en Slovénie et lâchés sur la commune de Melles (Haute-Garonne) au coeur des Pyrénées Centrales.

19 mai 1996: ZIVA, ourse de 5 à 6 ans - 104 kg. Elle a donnné naissance à 2 oursons en janvier 1997.

06 juin 1996: MELLBA, ourse de 4 à 6 ans - 98 kg. Ella a donné naissance à 3 oursons en janvier 1997. Elle a été tuée par accident en septembre 1997.

02 mai 1997: PYROS, mâle de 9 à 10 ans - 235 kg.

Equipés de colliers émetteurs, leurs déplacements sont quotidiennement suivis grâce à la technique du radio-pistage et la collecte d'indices. Durant leur première année de vie dans les Pyrénées, les ours ont visité de vastes territoires avant de sélectionner, dans un second temps, un domaine plus restreint.

Des objectifs:

  • Analyser la capacité d'adaption des ours à se maintenir dans un environnement nouveau.
  • Déterminer, avec les habitants de la montagne, comment les ours peuvent être acceptés.
  • A plus long terme et après un bilan de la phase experimentale et une concertation avec la population locale, réintroduire éventuellement de nouveaux animaux.

En 2006 a lieu une deuxième opération de réintroduction d’ours provenant de Slovénie :
- le 25 avril 2006
Lâcher de « Palouma » une femelle sur la commune de Burgalays en Haute Garonne
- le 28 avril 2006
lâcher de « Francka » une femelle de 6 ans et 110 kg sur la commune de Bagnères de Bigorre en Hautes Pyrénées

Source : Ariège-Pyrénées.... Une équipe d'amoureux des Pyrénées

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Commentaire de cet article


Nous ne retiendrons que deux éléments trouvés dans les objectifs de la première introduction d’ours

Premier objectif : « Déterminer, avec les habitants de la montagne, comment les ours peuvent être acceptés ». Il est clair, dans ce domaine, que c’est raté. La consultation de 2011 est, à cet égard, sans appel. Une très nette majorité est hostile à ces introductions. Cet aspect avait déjà été vu en 1995 dans les lettres de démission de deux biologistes : JM. Parde et S. Clevenger puis confirmé dans le rapport final LIFE (système de financement européen). D’ailleurs, l’Union Européenne ne renouvellera pas son financement au-delà de 2000.

Le second objectif : « A plus long terme et après un bilan de la phase expérimentale et une concertation avec la population locale, réintroduire éventuellement de nouveaux animaux ». Le éventuellement a toute son importance. Mais en 2005 / 2006, comme en 1995-1997, la population locale n’a pas été consulté et il n’existait aucune concertation. Pire : les éleveurs étaient exclus au motif qu’il y avait les chasseurs. Par contre, la consultation de 2011 a été sans appel. Par ailleurs, de phase expérimentale en 1996 et 1997, on passe à une phase active d’introduction avec un projet de 15 ours au départ, ramené à 5.

L’acceptation sociale n’existant pas, on prendra pour prétexte la mort de Cannelle, tuée accidentellement par un chasseur.
Les éléments de la manipulation sont parfaitement constitués. Mais cette subtilité de vocabulaire existant dans tous les documents officiels échappe à de nombreux observateurs.

La description du régime alimentaire est une reprise des documents officiels et du document de l'ADET-Pays de l'ours qui sont, par ailleurs, totalement erronés.

Louis Dollo, le 15 mars 2011

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