Lozere : pas de subvention pour la LPO pour le lâcher d'un gypaète barbu

 

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Outre le fait que la LPO touche des subventions nationales conséquentes pour sa mission rapace, celle-ci ne se gêne pas de demander en plus des subventions assez étonnantes auprès des Conseils régionaux et départementaux. C’est le cas en Lozère pour le lâcher d’un gypaète barbu où il est demandé 5000 euros.

 


La LPO, association militante est en même temps et assez curieusement gestionnaire de programmes nationaux de conservation de rapace. Aucun appel d’offre européen n’a été lancé pour bénéficier de ce marché assez juteux au regard des subventions encaissées. Par ailleurs, cette mission confère une notoriété d’expertise de cet organisme militant qui lui permet de conseiller les préfets et de suggérer des arrêtés de biotope comme ce fut le cas dans les Pyrénées-Atlantiques sur la commune de Larrau. Une belle occasion pour cette structure environnementaliste sectaire de créer un conflit qui n’existait pas.

La Lozère semble avoir mis un point final à ce comportement. Une subvention de 5000 euros vient d’être refusée à la LPO pour le lâcher d’un gypaète par délibération de la commission permanente du 22 juillet 2012 pour le motif suivant : "Rejette la demande de subvention présentée par la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) pour l'opération « lâcher de Gypaètes barbus dans les Grands Causses » en l'absence de garanties suffisantes apportées quant à la gestion et au suivi de cette opération".

Depuis de nombreuses années, la LPO fait un véritable élevage de vautours fauves et gypaètes en vue de les lâcher par la suite dans la nature sans aucune garantie de suivi et de comportement sauvage. Ce qui, bien souvent, se traduit par des comportements anormaux notamment des attaques sur du bétail vivant et en bonne santé. Conséquences évidemment toujours niées par la LPO. De plus, ces programmes de lâchers hautement environnementaux ne font l’objet d’aucune concertation ni élaboration avec les acteurs locaux. Ce qui semble bien contraire aux obligations du Code de l’Environnement mais également à l’article 7 de la charte de l’environnement adossée à la Constitution.

Sans y mettre un terme, et sans y faire référence, la décision du Conseil Général de Lozère est un premier pas vers une opposition à un comportement autoritaire et financièrement intéressé de la LPO. Il est effectivement étonnant que lâcher un rapace coûte 5000 Euros. Cessons de prendre les gens pour des imbéciles et les contribuables pour des vaches à lait.

Louis Dollo, le 10 aout 2012

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