Gypaéte barbu

 

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Pendant longtemps, le gypaète avait disparu un peu partout en France. Il ne restait que quelques individus dans les Pyrénées en France et en Espagne. Grâce au programme européen LIFE, sa population s'est renforcé sur le versant sud des Pyrénées au point d'être présent sur toute la chaîne. Son nom fut donc, longtemps, associé à celui des Pyrénées.
Maintenant, il est également visible sur l'arc alpin.

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Perturbation et destruction de gypaètes barbus dans les Pyrénées

 

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DIREN - Programme LIFE


La majorité des informations contenues sur les pages Gypaète de ce site ainsique les photos et les tableaux documentaires proviennent d'un document réalisé dans le cadre du partenariat initial engagé sur le programme européen LIFE "Restauration et conservation de la Grande Faune Pyrénéenne" avec le Ministére de l'Environnement, le FIR et le PNP, en collaboration avec l'ONF, l'ONC, les associations Saiak, Nature Midi-Pyrénées, Cerca Nature, OCL, LPO Aquitaine, ANA, AROMP, GOR, Réserves Naturelles de Jujols, Nohèdes, Py-Mantet, Eyne, Fonds Français pour la Nature et l'Environnement, validé par les Conseils Régionaux Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, les Conseils Généraux des Pyrénées-Orientales, Aude, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques, l'association des Pâtres de Haute Montagne, EDF, Les Fédérations départementales des Chasseurs de l'Ariège et de la Haute-Garonne, la FFVL et la FFME CD64 et CD65.

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Sources incertaines


Certaines sources de ces pages sont incertaines. Au cours des années j'ai accumulé des comptes rendus, des photos, des copies d'ouvrages, de sites web ou des communications d'organismes divers dans un but de documentation personnelle sans projet de publication. Je n'ai donc pas toujours noté l'origine. Les auteurs voudront bien m'en excuser et se faire connaître s'ils trouvent un document qui leur appartient

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La France condamnée ?


Protection insuffisante pour le gypaète barbu: dernier avertissement avant la saisine de la Cour

Un dernier avertissement écrit a été adressé à la France pour désignation et protection insuffisantes des sites abritant une espèce rare d'oiseau sauvage, le gypaète (Gypaetus Barbatus). Ce manquement constitue une violation de la directive «Oiseaux»[1], qui mentionne le gypaète barbu dans la liste des espèces particulièrement menacées devant bénéficier de mesures de conservation spéciale.

Le gypaète barbu compte parmi les rapaces les plus rares d'Europe, puisque la population se limite à quelque 250 couples. Il est uniquement présent en haute montagne (500 – 4 000 m). 30% de la population de cette espèce se trouvant en France, la conservation de l'espèce dans ce pays revêt une importance vitale. La France n'a pas désigné l'ensemble des territoires les plus adaptés à la conservation de l'espèce. Elle n'a pas non plus modifié sa législation afin de garantir au gypaète barbu un régime de protection suffisant, en interdisant notamment les perturbations intentionnelles des oiseaux, en particulier pendant les périodes de reproduction et de dépendance.

[1] Directive 79/409/CEE du Conseil concernant la conservation des oiseaux sauvages

Source : Union Européenne
Le 15 juillet 2005

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Biodiversité, le compte à rebours est lancé


Selon les Nations unies, 24 % des espèces de papillons, d’oiseaux et de mammifères ont déjà disparu de certaines régions d’Europe. L’UE se donne jusqu’en 2010 pour renverser la tendance.

785 espèces, faune et flore confondues, ont déjà disparus de la surface du globe. Un millier d’autres sont proches de l’extinction, et 17 000, gravement menacées. Ces données transmises par l’Union internationale pour la conservation de la nature mettent en garde : si nous persistons dans cette funeste voie, dès 2020, un tiers de la biodiversité mondiale ne sera déjà plus qu’un souvenir.

Voilà pourquoi, les pays membres de l’UE se sont entendus sur une date buttoir afin de stopper cet engrenage : ce sera l’année 2010. Sur le terrain, la fondation Gypaetus, responsable du projet Life, agit en faveur de la réintroduction du gypaète barbu
en Andalousie. Son objectif : maintenir l’équilibre très précaire entre l’Homme, son environnement et les autres formes de vie, et éviter que la chaîne organique soit définitivement rompue.

Pour maintenir la vie

Mais cette priorité majeure pour la Communauté connaît plusieurs obstacles : la pression démographique, l’urbanisation sauvage, le changement climatique, la surexploitation des ressources naturelles, les pratiques cynégétiques illicites et l’augmentation des espèces exotiques, mettent en péril la survie d’espèces autochtones comme l’orfraie. Ce fantastique oiseau charognard, si familier jusqu’au siècle passé dans la plupart des chaînes de montagnes européennes, ne survit plus aujourd’hui que dans les Pyrénées, en Corse et en Crète.

En 2004, la Fondation Gypateus, association à but non lucratif milite pour la préservation du patrimoine naturel et des paysages d’Andalousie. Elle a obtenu un financement européen pour son programme Life qui tend à réintroduire le gypaète dans cette région d’Espagne où l’espèce a disparu dans les années 80. Grâce à ce projet, et doté d’un budget de 1, 5 million d’euros, cinq jeunes oiseaux sillonnent de nouveau le ciel andalou depuis 2006, porteurs de grandes espérances. Evidemment, comparé à tous les problèmes environnementaux à l’échelle planétaire, ce succès peut paraître relativement modeste. Mais, malgré tout, il représente une avancée importante qui permet de démontrer que le pire peut encore être évité.

L’UE va de l’avant

Bien que l’Union ait commencé à légiférer sur la question de la biodiversité dès les années 70, aucune stratégie n’a vu le jour avant 2001. A partir de ce moment-là, pour la première fois, freiner la destruction de la biodiversité est devenu un objectif politique de premier ordre.

"C’est aussi cette année-là que, pour la première fois, la date concrète de 2010 a été retenue comme une échéance", ajoute José Eugenio Gutierrez, coordinateur du projet de la Fondation Gypateus. « Non seulement, nous sommes les garants de notre patrimoine biologique aux yeux des générations futures, poursuit-il, mais nous devons aussi lutter contre l’extinction de nouvelles espèces et prendre conscience que notre milieu naturel s’appauvrit de jour en jour, contribuant ainsi à mettre en danger notre propre survie. »

« Quand nous protégeons le gypaète et son habitat, cela bénéficie aussi à d’autres espèces, y compris à l’Homme. La nature nous dispense ses faveurs comme la régulation du cycle de l’eau ou du climat qui sont pour nous des biens indispensables et irremplaçables.»

Gypaète et vautour barbu

En Mai 2006, consciente de la gravité du problème, l’UE a présenté un plan de 150 mesures concrètes. Avec la ferme volonté de renforcer la liste actuelle des espèces préservées, Natura2000 a aussi mis l’accent sur la nécessité d’une action commune entre les pouvoirs publics et les secteurs, financiers, éducatifs et privés.

Animé par la même philosophie, le projet de Gypaetus s’inscrit dans cette démarche. D’un côté, promouvoir les réseaux transnationaux et de l’autre miser sur l’information et la sensibilisation comme autant de moyens préventifs. « Depuis le début, nous nous sommes montrés attentifs aux conseils prodigués par d’autres organisations internationales telles que le « Endangered european programm » qui coordonne les centres d’élevage en captivité, ou la « Fondation pour la défense du vautour barbu » qui tente de réintroduire cette espèce dans les Alpes , explique José Eugenio Gutierrez.

« Pour nous, le plus important est d’obtenir des résultats et de les partager, non seulement à un niveau scientifique, comme nous avons commencé à le faire avec les responsables de la réintroduction du gypaète dans l’Atlas marocain, mais également en sensibilisant l’opinion publique. Ignorer les faits est purement et simplement inacceptable », martèle Gutierrez.

Une plus grande cohérence politique et un financement souple et dynamique sont autant de clés pour prendre ce problème à bras le corps. Selon Ahmed Djoghlaf, secrétaire exécutif de la Convention pour la biodiversité biologique auprès de l’ONU, nous assistons à la vague d’extinction d’espèces la plus forte depuis la disparition des dinosaures.

« Il exagère peut-être ! Mais si nous ne renversons pas la vapeur au plus vite, les conséquences seront catastrophiques. La préservation de l’environnement est l’affaire de tous : c’est notre propre avenir qui est en jeu ! », insiste de son côté Gutierrez. Aujourd’hui, 11 mars 2008, il reste 661 jours avant 2010. Serons-nous prêts à temps ?

Auteur : Lorenza Olivares Brémond - Jaén
Source : Cafebabel.com du 12 mars 2008

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Meeting international sur le Gypaète barbu dans le Vercors les 6 et 7 novembre 2010


Site des derniers lâchers de jeunes Gypaètes, c'est sur ce territoire qu'a eu lieu ce meeting coorganisé par la Fondation pour la Conservation des Vautours, l'International Bearded Vulture Monitoring, le réseau alpin des espaces protégés, la LPO et le Parc naturel du Vercors. La situation pyrénéenne du Gypaète barbu a été présentée conjointement par Martine Razin (LPO - Pyrénées Vivantes/ Coordination réseau Casseur d'os) et par Rahaël Heredia (expert Espagnol) permettant de faire un bilan de 10 ans de suivi de cette espèce sur le massif.

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Statut de conservation


Au niveau mondial, le Gypaète barbu est classé "least concern" (= préoccupation mineure") (Birdlife International 2008)

A l'échelle européenne, d'après les critères définis par BirdLife International (TUCKER et HEATH, 1994), le Gypaète barbu est classé en catégorie SPEC 3 (Species Populations in European Category 3) qui regroupe les espèces dont les populations ne sont pas concentrées en Europe, mais dont le statut de conservation est défavorable pour les populations européennes.

L'espèce a été classée "Vulnérable" en Europe (BirdLife International, 2004).

En France, l'espèce est inscrite sur la Liste Rouge révisée de la faune dans la catégorie "En danger" (UICN France, 2008). Elle est classée dans la catégorie CMAP 1 qui regroupe les espèces présentes en France et menacées à l'échelle mondiale dont la Conservation Mérite une Attention Particulière de niveau 1.

Evaluation de l’état de conservation selon les critères UICN

Malgré les efforts entrepris depuis plus de 10 ans en Europe de l'Ouest, l’espèce est toujours considérée selon les critères UICN comme "Menacée d'extinction".

L’évaluation pas massif est intéressante de part le contraste des situations. Dans les Pyrénées françaises la population est toujours considérée comme "Vulnérable", dans les Alpes françaises elle est toujours considérée comme "Gravement menacée d'extinction" et en Corse la population est considéré comme "Gravement menacée d'extinction".

L’état de conservation selon les critères de la directive "habitats, faune, flore" est classé "défavorable mauvais" c'est-à-dire la plus mauvaise des catégories.

Source : Site Web du Plan National d'Action

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