Présences d'ours en 2007

 

 

 

Nous reprendrons ici les informations concernant la présence d'ours du printemps (sortie d'hibernation) au début de l'hiver 2007, période estimée d'entrée en hibernation des ours dans les Pyrénées.


"Empreinte ours"
- Revue du Ministère de l'écologie
Plan de restauration et de conservation de l'ours brun dans les Pyrénées françaises 2006-2009
Evaluation à mi-parcours

Mission d'inspection générale de l'Environnement

Voyage d'étude de la délégation française dans les Asturies, Espagne
du 26 au 29 novembre 2007

La suite en 2008


Bruits et rumeurs, localisation des ours, etc...


Le Grand Charnier

Accueil du Monde des Pyrénées
Ours dans les Pyrénées

 

 

Maigres pistes


Le réseau ours brun a procédé à une campagne de relevés d'indice la semaine dernière. Bilan : peu d'indices

«On n'a jamais été aussi pauvre depuis 30 ans ! Depuis que Papillon n'est plus là et que Cannelle a été tuée, on n'a plus d'indices d'ours. »
Charles Gerbet, le chef du secteur Ossau, a participé à l'opération de recherche simultanée d'ours (ORSO) organisée chaque printemps depuis 1983 par le réseau ours brun, pilotée par l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). La semaine dernière, du 23 au 26 avril, une vingtaine de personnes (1) ont parcouru quatre fois le même itinéraire, simultanément, sur les secteurs d'Aspe, Ossau, Navarre et Aragon. En tout, 75 itinéraires ont été passés au peigne fin, afin de recueillir des poils, des crottes, des empreintes.
« La campagne n'a pas été très fructueuse » confirme Jean-Jacques Camarra, technicien à l'ONCFS. « Nous avons cependant relevé des empreintes et des poils. Ces derniers seront analysés dans un laboratoire à Grenoble. »

Quatre ours dont trois certains. Les empreintes relevées permettent tout de même à Jean-Jacques Camarra de noter la présence d'au moins quatre individus dont trois certains. Les ours présents sont sans doute Néré, dont la taille est connue, qui se balade entre Aspe et Aragon ; Camille, de taille moyenne, basé en Navarre. Pour le troisième et le quatrième, le spécialiste penche pour Aspe-Ouest ou le petit de Cannelle qui a maintenant trois ans. « C'est un ours en pleine croissance. On ne peut donc certifier si une empreinte lui appartient. Seules les analyses génétiques des poils seront fiables. »
D'autres sorties sur le terrain de recherche d'indices, effectuées une fois par semaine jusqu'à l'été, puis un suivi mensuel, complèteront ces données.

Une crotte de 200 grammes. Xavier Piro, passionné de l'ours, est le seul à avoir pu photographier l'ourson de Cannelle à l'automne dernier, grâce à ses appareils automatiques. Il y a quelques jours, il a trouvé une crotte de 200 grammes sur le territoire de la commune d'Accous.
Seul regret pour tous les spécialistes et amoureux de l'ours, l'absence de femelle dans le secteur Béarn. Pour Gérard Caussimond, du Fonds d'intervention éco-pastoral : « Franska est repartie dans le Luchonnais. Si rien n'est fait, les ours partiront ou s'éteindront. »

(1) L'ONCFS, l'office national des forêts, la fédération des chasseurs des Pyrénées-Atlantiques, le FIEP ont participé à l'opération. Pour la première fois, cette année, l'IPHB était absente. Elle organise sa propre recherche d'indices les 9, 10 et 11 mai.

Auteur : Odile Faure
Source : Surd-Ouest du 4 mai 2007

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L'ours attaque au hameau d'Olbier


Un bélier a été la cible de l'ours ce week-end dans un élevage d'Auzat

On savait que l'ours était bien réveillé depuis le début du mois d'avril ; il avait attaqué un élevage du côté de Miglos et ses traces avaient été relevées par des chercheurs de morilles. Ce week-end il a remis ça près d'Auzat au hameau d'Olbier dans l'élevage de Joseph Bernadac qui demeure à Auzat. L'ours a attaqué au cours de la nuit de dimanche à lundi dans un parc entouré de quatre fils électrifiés. Joseph Bernadac possède un troupeau de 200 bêtes de race tarasconnaise. Mais plutôt qu'une brebis, l'ours a choisi cette fois-ci un bélier que l'éleveur avait acheté récemment pour régénérer son troupeau. L'ours a d'abord assommé le bélier avant de le mordre au niveau du sternum, le haut du ventre de la pauvre bête a été ouvert sur plusieurs centimètres ; une plaie béante a été constatée sur l'animal qui était toujours vivant après le passage de l'ours. Quant aux brebis, elles ont fui droit devant elles, explosant littéralement la clôture que l'on a retrouvée cinquante mètres plus loin selon le témoignage de l'éleveur.

Les agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage, chargés du suivi de l'ours, sont venus faire les constatations d'usage, ils ont trouvé les traces de l'animal dans un endroit de passage qui était boueux ; des relevés ont été effectués.

UNE PREMIÈRE
Selon Joseph Bernadac ce serait la première fois qu'il attaque dans ce coin d'Ariège : « Je suis parti d'Orgeix en 2001 car mes brebis étaient trop souvent attaquées : sept à dix fois en un seul été. L'ours venait régulièrement. Je me suis donc installé sur Auzat, à Medecourbe, à la Soucarane. C'est la première fois qu'il attaque à Olbier, il a traversé le hameau. L'an dernier il était venu à Goulier. La perte de mon bélier intervient au mauvais moment, car c'est l'époque des saillies. Il me faut en trouver un autre au plus vite. En plus, ce bélier que j'avais acheté 500 €, était génétiquement intéressant, il devait être d'ailleurs présenté à la foire de Tarascon. »

Source : La Dépêche du Midi du 21 mai 2007

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La colère gronde dans les Baronnies


«C'était la brebis de mon père. C'est pour lui que je la laissais, avec une dizaine d'autres, en basse montagne des Baronnies. Il avait 85 ans. Je pouvais l'y amener, c'était pas trop loin pour marcher. Il est décédé il y a 8 jours, et j'ai retrouvé la brebis égorgée hier matin. J'y tenais, cela me fait deuil. De ce troupeau, il me manque une brebis et j'ai une agnelle blessée », raconte, ému, J.-C. Courouau, éleveur d'Arrodets. Ce n'est pas la seule bête qui a été égorgée par l'ourse « Franska », qui a commis aussi des dégâts aux troupeaux d'éleveurs d'Arrodets, Esparros, Mérilheu, Laborde. Les faits ont commencé mardi 29 mai, en haute montagne des Baronnies que l'on atteint par le col de Coupe, puis le col de Couradabat. « Le gros de mes brebis, 80, se trouve en haute montagne. J'y fait un tour tous les 15 jours. Ce mardi 29, j'ai retrouvé 3 brebis égorgées. J'y suis retourné le mercredi, une de plus ; le lendemain, il m'en manquait une autre », poursuit-il. Alors qu'il fait un tour en basse montagne avec des voisins pour tenter de retrouver une brebis qui manque et voir si elle n'est pas égarée, il trouve une brebis de Chantal Serres, autre éleveur, dépecée, et il lui en manque deux. Il alerte tous les éleveurs. En une semaine, J.-C. Carrère a retrouvé 5 brebis mortes, 2 disparues, 5 blessées, sur 43 bêtes. « Ce matin, le troupeau était séparé en trois. Cela veut dire que l'ourse est revenue. J'en rêve même la nuit ! », dit-il.

J.-C. Soussens, de Mérilheu, et F. Cieutat, d'Esparros, ont retrouvé chacun un bélier tué et des brebis sont égarées dans le massif du Bassia. Ce ne sont pas les seuls et les hommes sont inquiets. Au point que trois d'entre eux, MM. J.-Forgues, F. Filho et M. Serres ont « rapatrié » les troupeaux au village. « Elles sont épouvantées, ont même cassé la clôture et ne pacagent plus », lance F. Filho. L'inquiétude et la colère se mêlent. « C'est une catastrophe. Nous sommes propriétaires des terres et ils y ont mis l'ourse sans rien nous demander. Cela porte tort aux bêtes, aux promeneurs, à la société de chasse car elle tue tout », martèle M. Dupont, 77 ans. « Les vieux s'en sont débarrassés et voilà qu'on nous le remet. En plus, cela coûte des fortunes », lancent-ils. « Ici, c'est le lieu où a été tourné ''Le Pacte des loups''».

"L'ourse a été repérée grâce à son émetteur par les agents de l'ONCFS hier après-midi et ce matin à quelque 300 m d'ici à vol d'oiseau. C'est un endroit où les gens viennent randonner. Des personnes me demandent s'il y a un risque. Cela ne peut pas durer cette histoire. Si cela se poursuit l'été, cela va être une catastrophe pour le tourisme ! » Entre lundi et hier, « trois dégâts ont été enregistrés », annonçait E. Soumbo, le sous-préfet.

La colère enfle. Lundi soir, les éleveurs ont été rejoints par des éleveurs d'Ariège et des Basses-Pyrénées.

Auteur : Patricia Lagaillarde.
Source : La Dépêche du Midi du 6 juin 2007

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Il tombe sur Hvala et ses oursons


«Je traversais la clairière tête baissée pour voir le terrain, et lorsque j'ai levé les yeux, je me suis retrouvé face aux deux oursons et à leur mère… »

Drôle de rencontre dimanche, pour Michaël Rumeau. Ce jeune homme rentrait d'un comptage d'isards de la société de chasse de Melles, lorsqu'en redescendant le Plan d'Espiaou, non loin du GR 10, il est tombé nez à nez avec cette petite famille…

« Je me suis mis à crier et à faire des grands gestes pour les faire partir, mais les petits n'ont pas bougé, raconte-t-il. La mère est descendue alors de quelques mètres, elle s'est levée sur ses pattes de derrière en grognant plusieurs fois et en me regardant. Comme les petits ne bougeaient pas, elle en a fait le tour pour qu'ils la suivent. Un des deux oursons se décidait à bouger, mais le second restait immobile. C'est alors qu'elle est remontée vers moi… »

Pris de panique, Michaël a fini par tourner les talons et à s'enfuir au plus vite dans la direction de Melles.

Une rencontre qui l'a profondément marqué. « Si une personne plus âgée s'était trouvée à ma place ? »

De son côté, le président de la société de chasse s'inquiète : « Nous étions plusieurs dans cet endroit, et nous manquions d'informations. Nous ne savons jamais l'endroit exact où les ours se trouvent. Nous sommes pourtant les premiers concernés »

Source : La Dépêche du Midi du 11 juin 2007.

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Roland Castells pour un retrait de l'ourse Franska


Dans une lettre adressée au Préfet des Hautes-Pyrénées et qui n'a pas été rendue publique, Roland Castells, maire de Bagnères de Bigorre (UDF - MoDem), a sollicité le retrait de Franska.

Dans cette lettre il explique qu'avec l'accord de son Conseil Municipal et de la Communauté de Commune du Haut Adour il avait accepté le lâcher de l'ourse Franska sur le territoire de sa commune en mai 2006. Il reconnaît implicitement que cette ourse a un comportement anormale et que son retrait s'impose pour " retrouver une vie normale dans nos vallées" et que " ma démarche a pour but le retour à la paix, au respect et au dialogue."

C'est pas beau ça !

 

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Les élus veulent endormir l'ours !


Après les prédations de l'ourse Franska en Baronnies et Haut Adour, Maurice Loudet, maire et conseiller général de La-Barthe-de-Neste a invité les élus des territoires, ainsi que les éleveurs et les gestionnaires d'estives. Un sujet qui a réuni 150 personnes, dont les conseillers généraux Maryse Beyrié (Vielle-Aure), Jacques Brune (Campan), Henri Forgues (Lannemezan) et Robert Marquié (Sarrancolin) avec pour objectif de décider d'une action commune afin de soustraire l'ourse Franska des territoires où elle s'est établie depuis déjà une quinzaine de jours. Mais, c'est Marc Chicoula, maire de Campan qui a créé la surprise en proposant d'endormir Franska avec les services d'un vétérinaire. Car, a affirmé l'élu campanois, s'il est interdit de tuer l'ours, il n'est pas interdit de l'endormir, et ensuite de le confier à la maison de l'ours de Saint-Lary. Une proposition reprise en fin de réunion par Maryse Beyrié.

Après des débats empreints de sagesse, mais qui ont mis en exergue le ras-le-bol et la détermination des éleveurs, décision a été prise de mener une action collective en faisant adopter, par les conseils municipaux, une délibération contre la poursuite du programme de réintroduction afin de se faire entendre au plus haut niveau. En faisant adopter par le Conseil Général une motion demandant dans l'urgence le retrait de Franska. Et enfin, en adressant un courrier à l'actuel ministre de l'écologie, Alain Juppé. Jacques Brune estime qu'aujourd'hui il n'y a plus de place pour Franska. Robert Marquié, maire de Sarrancolin, qui avait voté pour la réintroduction au titre de la biodiversité, s'est pour autant déclaré hostile à la manière dont elle a été menée. Beaucoup d'intervenants, dont un gestionnaire d'estive et des éleveurs on fait état de l'urgence qu'il y avait à soustraire Franska. « Si rien n'est fait rapidement on supportera, pour cause de contingences administratives, les prédations de la bête jusqu'à la fin de saison ».

Auteur : A.M.
Source : La Dépêche du Midi du 15 juin 2007

 

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Endormir Franska ?


Des élus haut-pyrénéens réclament qu' l'ourse slovène soit neutralisée et déplacée


S'il est interdit de tuer un ours, il ne l'est pas de l'endormir par seringue hypodermique, ni de le détenir temporairement en un lieu où il ne puisse nuire, la Fosse aux ours de Saint-Lary par exemple? C'est en substance ce que préconise, à propos de l'ourse Franska, le maire divers gauche de Campan (65), Marc Chicoulaa. Face aux dégâts réitérés commis ses dernières semaines par Franska, dans un secteur de basse et moyenne montagne à cheval sur les Baronnies et la vallée du Haut-Adour.
Ce verdoyant coin de Bigorre évoque en tous points le secteur de l'Ouzoum et de Bruges, en piémont béarnais, qu'a quitté la même Franska, depuis le 11 avril dernier. Ce après avoir mêmement défrayé la chronique, l'été passé. Fin août 2006, le chargé des expertises de l'équipe de suivi « ours », Pierrick Touchet, attribuait 25 attaques et 49 brebis tuées à Franska. Ce qui en faisait l'ours le plus prédateur de toute la chaîne, les éleveurs d'Asson, Arthez et Bruges lui imputant un « palmarès » plus lourd encore, tenant compte des bêtes disparues.

L'ours dans la campagne électorale.
Faite en présence de 150 élus et éleveurs, la proposition de M. Chicoulaa a rallié la conseillère générale (PS) de Vielle-Aure Maryse Beyrié. Dans le même temps, l'ours a fait irruption dans la campagne des législatives, puisque le candidat UMP et maire de Tarbes, Gérard Trémège, en ballottage très serré face à la sortante Chantal Rodrigo (Parti radical de gauche) s'est, s'il est élu, engagé jeudi vis-à-vis du président des Jeunes Agriculteurs, Jean-Luc Cazabat, à réclamer d'Alain Juppé, ministre de l'écologie, « le retrait immédiat de l'ourse Franska ».
Marc Chicoulaa se dit lassé par les bonnes paroles et tergiversations des uns et des autres :
« Nous sommes dans une procédure d'urgence. Je suis un démocrate et un légaliste. Nous devons sortir l'ours de la zone où il se trouve, on ne peut pas en discuter deux mois ».

« Erreur profonde » et IPHB.
Joint hier soir, François Fortassin, le président (PRG) du Conseil général des Hautes-Pyrénées rappelle que son assemblée a voté, à une large majorité (26 voix sur 34), une motion contre les réintroductions, certes une fois celles-ci opérées en Bigorre : « L'erreur profonde a été de ne pas les avoir réalisées quand l'IPHB (Institution patrimoniale du Haut-Béarn) a accepté le lâcher de deux ourses, suite à la mort de Cannelle (novembre 2004). Ç'a été ensuite une cascade de maladresses. On aboutit à une situation de plus en plus délicate ».

Auteur : Thomas Longué
Source : Sud-Ouest du 16 juin 2007

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Barousse : 4 brebis tuées et 4 autres blessées, encore Franska ?


Macabre découverte hier matin vers 8 h 30, par Jacques Rumeau, propriétaire d'un troupeau de 260 brebis, domicilié à Sacoué, en Barousse. C'était en allant effectuer la visite de son troupeau dans la montagne de Bassia, au-dessus du village de Ferrère, qu'il a constaté les dégâts. À son arrivée, le troupeau était dispersé et il avait senti tout de suite quelque chose d'anormal. Hier après-midi, à 13 h 30, deux techniciens de l'office national de la chasse accompagnés de Jacques Rumeau se sont déplacés sur les lieux de l'attaque pour expertiser les brebis. Franska pourrait bien être l'auteur de la prédation. Elle serait actuellement dans le massif du Montaspet. L'exaspération est totale en Barousse.

Source : Lourdes-Infos - Mis en ligne samedi 16 juin 2007- 8h35

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Une centaine d'éleveurs de la Barousse pour effaroucher Franska


Vendredi soir, à partir de 20 h 30, une centaine d'éleveurs de la Barousse, du Nistos, du Luchonnais, des Baronnies, se sont rassemblés pour effaroucher l'ourse slovène Franska lâchée il y a un an à Bagnères-de-Bigorre. L'occasion pour tous de demander une fois de plus le retrait du plantigrade slovène au comportement atypique. Rappelons que Rolland Castells, le maire de Bagnères-de-Bigorre, qui avait autorisé le lâcher, a demandé récemment au préfet le retrait immédiat de l'ourse.

Source : Lourdes-Infos - Mis en ligne dimanche 17 juin 2007-8h53

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Ours : les élus avec les éleveurs


L'assemblée d'éleveurs, d'élus, de chasseurs, de simples citoyens, réunie avant-hier soir, dans la salle commune de Pouzac, a adopté à l'unanimité une motion qu'elle a adressée au préfet des Hautes-Pyrénées.

Celle-ci demande le retrait de l'ourse Franska, qualifiée d'« atypique », et la fin du plan ours dans les Pyrénées.

Après une première démonstration de force et de solidarité, le 4 juin, où plus de 200 personnes s'étaient déjà réunies à Pouzac, les élus du département, eux aussi, ont voulu afficher leur détermination.

Aucune manifestation n'a été planifiée pour l'instant mais « nous avons fait 5.500 personnes l'année dernière, sans expérience. Nous pouvons faire bien plus cette année. Il faut dégager Franska définitivement », a dit Bernard Moules, secrétaire général de la FRSEA, qui a pris le micro en premier.

« Trop, c'est trop », a dit Chantal Robin-Rodrigo, députée de la deuxième circonscription. « Ce plan ours s'est fait contre l'avis de tous les élus des Pyrénées. Il y a eu un vrai déni de démocratie. Nous sommes derrière vous pour demander son retrait. »

« Quand l'État méprise les éleveurs, il ne peut que susciter la colère », s'est exclamé Pierre Forgues, député de la 1re circonscription.

« CLOISONNER L'OURS ? PAS SI IDIOT »
D'autres personnalités du département, mais aussi de l'Ariège ou de Haute-Garonne, se sont exprimées pour dire leur ras-le-bol, mais aussi faire des propositions.

Jean-Louis Cazaubon, président de la chambre d'agriculture des Hautes-Pyrénées, s'est dit enclin à proposer le « cloisonnement » des ours sur un périmètre donné (4 à 5 ha). « Les écolos n'en voudront pas mais si la paix des éleveurs est à ce prix, ce n'est pas si idiot. Et si les touristes veulent voir un « nounours », on pourra toujours les « lâcher » dans cette zone », a dit M. Cazaubon.

Le « cloisonnement » justement entre les décideurs, « noyautés par des militants écolos au plus haut niveau de l'État » (Philippe Lacube, Aspap de l'Ariège), ces « businessmen de l'écologie » (Marie-Lise Broueilh, Barèges-Gavarnie), et les éleveurs, est un sujet qui est revenu fréquemment lors des différentes interventions.

Convaincre, peser, gagner la bataille de l'image entre le « nounours gentil et le mangeur de brebis sans pitié » (Francis Ader, Adip Haute-Garonne) est un enjeu majeur, tout comme être une force d'opposition et de proposition lors du prochain « Grenelle de l'environnement », programmé à la rentrée.

Pour cela, les associations (Addip, ASPP 65) ont appelé au soutien, financier et humain, pour porter la cause des éleveurs au-devant des décideurs.

Auteur : Cyril Doumergue.


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« Rester unis pour peser lourd à Paris »

Les associations de défense du patrimoine pyrénéen, dans les Hautes-Pyrénées (Addip, réactivée, ASPP 65), en Ariège (ASPAP), en Haute-Garonne (Adip 31), représentées avant-hier soir à Pouzac, ont appelé à la mobilisation financière et humaine pour « mener le combat » au « Grenelle de l'environnement » à Paris cet automne.

« On touche à l'affectif, il faut que l'image de l'ours doux et végétarien soit contrecarrée dans les grandes villes», a dit Francis Ader, de l'Adip 31. « Il faut remporter la bataille de l'opinion, nous comptons pour cela sur la presse et la télé pour relayer les images difficiles des dégâts de l'ours », a assuré le député Pierre Forgues.

« Les capitalistes de l'écologie, les Greenpeace, WWF, ceux qui font de l'écologie un business ne savent rien de notre vie. Ils ne l'ont jamais vécue », a affirmé Marie-Lise Broueilh (éleveurs d'ovins de Barèges-Gavarnie). « Avant il y avait 5 ou 6 personnes par foyer, aujourd'hui, l'éleveur est seul, pour faire le foin, déplacer les bêtes. Le monde a changé, et les technocrates voudraient nous faire revenir 50 ans en arrière ? a demandé Jean-Louis Cazaubon (Chambre d'agriculture des Hautes-Pyrénées).

Aller au combat groupés, pour convaincre le préfet, « qui semble comprendre la situation » (Pierre Forgues) et les parlementaires, voici le message délivré.

« Avancer sur les points qui font l'unanimité, et discuter sur ceux qui nous divisent encore », a exhorté Bernard Moules (FRSEA).

Sera-t-il entendu, ou l'exaspération des éleveurs, palpable ces dernières semaines au gré des attaques de Franska, sera-t-elle la plus forte ?

Auteur : Cyril Doumergue
Source : La Dépêche du Midi du 22 juin 2007

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"Prends garde à toi, Franska!"


Dans la région de Bagnères-de-Bigorre sévit une "serial-killeuse". Cinquante victimes sont accrochées à son tableau de chasse. Brune, trapue, lourde de 110 kilos, Franska la Slovène s'attaque à plus chétif qu'elle et sème la panique dans les nuits paisibles des Baronnies, massif forestier des Hautes-Pyrénées. La tueuse en série aime jouer avec ses victimes, ne dépeçant leurs cadavres qu'à moitié, laissant ses complices vautours finir le travail au petit jour. Et aux éleveurs la triste découverte de la dépouille.

Franska est la deuxième ourse de Slovénie introduite l'an dernier dans les Pyrénées. C'était au matin du 26 avril 2006, sur l'estive de l'Aya, sur les hauteurs de Bagnères-de-Bigorre. Durant son hibernation, Franska, dont le nom signifie "France" en slovène, a pris des forces. Elle s'est réveillée en avril. Après quelques semaines de pérégrinations somnolentes dans les vallées d'Argelès-Gazost et d'Aure, l'appétit de la bête s'est également ravivé et a fait ses premières victimes dans la vallée d'Estaing, à la limite des Pyrénées-Atlantiques, à une bonne trentaine de kilomètres du lieu de son réveil.

Là-bas, elle a frappé fort.
Vingt-cinq brebis sont mortes sous son coup de patte durant le mois de mai. Franska la terrible a même joué les trouble-fête en perturbant les festivités de la transhumance, tradition ancestrale durant laquelle les éleveurs mènent leurs troupeaux dans les estives, ces pâturages où les brebis paissent tout l'été. Avant de rebrousser chemin vers l'Aya, son point de chute initial. Où elle a provoqué une véritable hécatombe. A tel point que les éleveurs des Hautes-Pyrénées, soutenus par la Fédération départementale des exploitants agricoles (FDSEA), plusieurs élus locaux et les deux députés (PS) Chantal Robin-Rodrigo et Pierre Forgues, ont déposé vendredi à la préfecture de Tarbes une motion exigeant la capture immédiate et le "retrait" de l'ourse Franska. Chantal Robin-Rodrigo va plus loin : "J'ai demandé une audience sous quinze jours à Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, pour réclamer l'arrêt du plan de réintroduction de l'ours dans les Pyrénées."

Franska laisse toujours des empreintes
Depuis deux semaines, Franska tue ou blesse tous les jours. A Esparros, village de deux cents âmes où la moitié de la population vit du pastoralisme, les éleveurs sont sous le choc. Yves Duthu en a encore les tripes nouées. Le 7 juin, à 6 h 30, le petit homme au visage buriné monte à l'estive. "Mes cent brebis étaient éparpillées, tremblantes et affolées. Je me suis dit qu'un chien errant avait dû les apeurer. Puis je suis tombé sur le cadavre de Blanquette, la colonne vertébrale brisée et la laine tout ensanglantée. Là j'ai compris qui était le responsable : l'ourse !"

D'autant que Franska laisse toujours des empreintes : traces de griffes autour de la carcasse, marques de crocs plantés dans le cou de la victime. Gendarmes et techniciens de l'équipe de suivi de l'ourse n'ont aucun doute, il s'agit bien du modus operandi de Franska. A quelques kilomètres de là, dans le hameau de Lies, Jacques Lannes et son neveu Mathieu sont découragés. La semaine dernière, l'ourse leur a enlevé cinq brebis. "Quatre cadavres et une bête blessée que l'on a dû euthanasier." Mathieu, 18 ans, qui embrasse à peine la profession de berger, est monté dans les pâturages les cinq jours qui ont suivi l'attaque, "un noeud d'angoisse au ventre à l'idée de tomber sur un nouveau cadavre". Jusqu'à ce que son oncle décide, comme de nombreux éleveurs du coin, de redescendre les bêtes à la bergerie afin de les éloigner de la menace.

"Cette interruption de l'estivage est une première dans l'histoire du pastoralisme des Hautes-Pyrénées. Alors qu'elles devraient se nourrir de l'herbe fraîche des hauteurs, les brebis mangent l'herbe qui sert à faire le foin pour l'hiver. Que mangeront-elles à la saison froide ?", s'interroge Gilbert Pene, jeune éleveur d'Esparros, qui retourne l'argument écologique avancé par les pro-ours : "Sans la transhumance, les montagnes ne sont plus nettoyées. A votre avis, qui des écolos ou de nous travaille le plus pour la biodiversité ?" Lui n'a même pas eu le coeur de mener son troupeau aux estives.

"Une bête assoiffée de sang à qui il manque un neurone"
Ici, même les rares pro-ours pensent que Franska, 7 ans, a quelque chose qui ne tourne pas rond. "C'est une ourse à problèmes, beaucoup plus prédatrice que ses congénères", reconnaît François Arcangeli, maire d'Arbas, amoureux des plantigrades. "Elle est très mobile et gourmande. Elle doit être en rut et en quête d'un partenaire pour la satisfaire", explique Frédéric Decaluwe, de l'équipe du suivi de l'ours. , lance Norbert Carrère, gérant d'estives."C'est une bête assoiffée de sang à qui il manque un neurone. Avec une tordue pareille, impossible de cohabiter !"

Il faut dire que Franska a choisi le territoire le plus hostile à l'ours. Ici, autour de Bagnères-de-Bigorre, on se transmet de génération en génération la haine du plantigrade, l'ennemi commun qui permet d'exorciser les démons. Claude Vielle, berger à Beaucens, raconte avec délectation que, du temps de ses aïeux, lorsque la tension montait dans les villages pour des histoires d'adultère, on organisait une bonne battue à l'ours afin de réconcilier tout le monde. " C'était un défouloir, reprend François Arcangeli. Avec Franska, c'est pareil. L'ours permet de détourner les vrais problèmes du pastoralisme des Hautes-Pyrénées, un élevage de mauvaise qualité et pris à la légère par des éleveurs qui laissent leurs troupeaux sans soins pendant trois mois. "

En guise d'exutoire, les bergers de Bagnères-de-Bigorre ont composé une "ode à Franska" qu'ils chantent pour se donner du baume au coeur : "Tu as quitté la Slovénie/Pour venir vivre ici/Sur toute la chaîne des Pyrénées/On ne peut plus supporter tes méfaits." Et Gilbert Pene d'inventer une fin à la complainte du berger : "Franska, il y a des trous ici, un accident est vite arrivé/Il y a des fusils aussi, prends garde à toi Franska !"

Auteur : Adeline Fleury
Source : Le Journal du Dimanche du dimanche 24 Juin 2007

  • Quelques photos de Eric Dessons
  • Cet article a engendré une polémique chez les pro-ours notamment de François Arcangéli, maire d'Arbas et Président de l'ADET sur le Forum de l'ADET-Pays de l'ours et de Frédéric Decaluwe de l'ONCFS - Equipe Technique Ours qui contestent l'un et l'autre les propos que l'auteur leur prète - A suivre ici

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Petition pour Franska


Le WWF, l'ADET-Pays de l'ours et FERUS lance une pétition pour sauvegarder Franska dans ces termes :

Considérant
- que Franska n'est pas une ourse "anormale" (au sens du protocole défini par l'Etat)
- que les mesures de protection des troupeaux proposées sont efficaces (bergers, chiens de protection ...)

Nous soussignés,

  • nous opposons formellement à la capture de l'ourse Franska.
  • demandons à l'Etat de faire en sorte que les mesures de protection des troupeaux soient mises en oeuvre afin d'assurer la cohabitation entre l'ours et les activités humaines dans les Pyrénées.
  • réaffirmons notre attachement à la restauration d'une population viable d'ours dans les Pyrénées.

Il est proposer de signer sur papier ou par électronique

Source : ADET-Pays de l'ours

Observations


Les promoteurs de cette pétition ont la mémoire courte et sélective.

  1. Franska est allé faire les poubelles d'un restaurant de Saint-Savin (Hautes-Pyrénées) et traverse des zones urbanisées et viabilisées notamment à proximité de Lourdes. Elle n'hésite pas à attaquer des bêtes en toute discrétion à proximité de cabanes. Si elle ne vient pas se faire caresser comme un animal familier, sa crainte de l'homme est assez limitée.
  2. Les mesures de protection ne peuvent pas être appliquée partout en raison du manque de moyens matériel et financier : manque de bergers, manque de cabanes aux normes de la législation du travail, législation du travail inapplicable, manque de possibilités d'accueil des chiens (voir le problème des distributeurs de croquettes), problèmes d'eau (estives sèches), etc...Les méthodes préconisées sont très théoriques, générales et inadaptées à la majorité des estives.
  3. Réaffirmer son attachement à la restauration d'une population viable d'ours dans les Pyrénées relève du rêve, de l'utopie et au-delà de l'idéologie sectaire qui consiste à imposer sans tenir compte de l'avis et des conditions de vie et de travail des populations des territoires concernés.

Cette pétition est une aberration pour les raisons suivantes :

  1. Elle ne tient pas compte de l'avis des populations des territoires concernés. Est-ce que les villes et villages de l'Ile de France apprécieraient des lâchers d'ours sur leur territoire ? Voir ci-dessous
  2. Elle est techniquement douteuse dans la mesure où il est possible à une personne de voter plusieurs fois. Il suffit, soit de changer de navigateur WEB, soit d'effacer les cookies.
  3. La crédibilité de l'ADET dans ce domaine est discutable. Rappelons-nous les chiffres délirants d'une manifestation virtuelle sur le Web du 3 juin 2006 dont nous n'avons jamais su le chiffre exact tant il y avait eu des.... erreurs de communication (terme poli pour ne pas dire "manipulation")

Il faudra donc raison garder face aux éventuels résultats qui ne correspondront pas à grand chose pour la population des territoires de montagne des Pyrénées si nous tenons compte de l'observation assez réaliste de FERUS au sujet de son projet de communication de juillet prochain " dans les Pyrénées, les mois qui ont accompagné et suivi les nouveaux lâchers d'ours de 2006 nous ont permis de constater qu'il manquait cruellement de personnes sur le terrain pour informer les habitants, mais aussi les touristes. " (A lire)

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Pétition pour garder l'ourse Franska


L'association Adet Pays de l'ours a lancé une pétition sur le thème « Non à la capture de l'ourse Franska ». Les éleveurs des Hautes-Pyrénées demandent en effet la capture de cette ourse qui, depuis le début du mois de mai, se livre à des attaques incessantes sur les troupeaux. Pour Alain Reynes, directeur du Pays de l'ours, « le comportement de cette ourse n'est pas anormal. Si elle attaque les troupeaux, c'est parce que les brebis non gardées dans ces estives sont des proies faciles. L'ours n'attaque pas les troupeaux surveillés ».

"Un comportement anormal se définit par des attaques contre l'homme ou par une attitude trop familière avec les humains."

Source : La Dépêche du Midi du 27 juin 2007

Réponse de Louis Dollo envoyée à La Dépêche du Midi


Encore une pétition bidon puisqu'on peut voter plusieurs fois sous des noms différents sans grande difficulté.
A la limite, les organisateurs de la pétition peuvent eux mêmes organiser la multiplicité des signatures. N'allons pas jusque là, une fois n'est pas coutume (Cf. référence à la manifestation de Toulouse en juin 2006)
Et puis, il serait intéressant de connaître la domiciliation des pétitionnaires. Il est facile, depuis Toulouse, Paris ou Bordeaux d'être pour le maintien de Franska lorsqu'on n'en subit pas les conséquences. C'est aussi facile d'être "pour" lorsqu'on déplace un ours qui s'approche un peu trop de Toulouse. Il me semble qu'il n'est pas pris autant de précaution lorsque les ours entrent dans les villages.
C'était juste une observation.

Paru dans la Dépêche du Midi du 27 juin 2007

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Communiqué de presse de la Préfecture des Hautes-Pyrénées du 26 juin 2007


L'ourse "Franska", le plan de restauration de l'ours brun dans les Pyrénées : Les élus et la profession agricole demandent leur retrait


Emmanuel BERTHIER, préfet des Hautes Pyrénées et François FORTASSIN, président du conseil général ont co-présidé ce 22 juin 2007 le comité départemental sur le pastoralisme et l'espace montagnard consacrée à l'examen des conditions d'application du plan de restauration de l' ours brun dans les Pyrénées et des conséquences de la présence de l'ourse "Franscka" dans le département.

Cette réunion a permis de faire le point sur:

  • les déplacements de l'ourse FRANSKA depuis son lâcher le 28 avril 2006,
  • le bilan des dégâts constatés en 2006 et au cours du premier semestre 2007
  • les conditions l'indemnisation des dommages liés à l'ours réglé dans un délai inférieur à quinze jours.
  • les conditions d'application du protocole « ours à problème ».

Les élus et les représentants de la profession agricole ont remis au Préfet une motion demandant le retrait de l'ourse Franska, l'abandon du plan de restauration de l' ours brun dans les Pyrénées et l'association des acteurs locaux au « Grenelle de l'environnement » à l'automne prochain.

Sur la base d'un rapport de la chambre d'agriculture, du compte rendu détaillé de la réunion et d'un dossier établi par les services de l'Etat, le préfet saisira très rapidement de cette demande le ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement Durables, compétent en la matière.

La réunion a par ailleurs permis de faire le point sur les mesures d'accompagnement mises en oeuvre pour assurer un meilleur gardiennage des troupeaux, notamment les conditions d'intervention des techniciens pastoraux aux cotés des éléveurs ou bergers.

Le préfet a rappelé l'intérêt de poursuivre les efforts collectifs engagés pour mettre en oeuvre les actions du plan de soutien à l'économie de montagne consacrées au développement du pastoralisme.

REUNION A LA PREFECTURE DU COMITE DEPARTEMENTAL SUR LE PASTORALISME ET L'ESPACE MONTAGNARD .

Auteur Préfecture des Hautes Pyrénées

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L'ours attaque vers Esparros - Baronnies (Hautes-Pyrénées)


L'attaque s'est déroulée hier matin [Ndr : 3 juillet 2007] au lever du jour, au lieu-dit Tire-Mouréou, à 1.550 mètres d'altitude, juste sous le signal de Bassia, sur la commune d'Esparros. Un lieu que semble particulièrement apprécier l'ourse slovène car, déjà le 7 juin, elle y avait tué une brebis appartenant à Yves Duthu, un éleveur d'Esparros. Cette fois, Franska a tué 3 moutons et en a blessé gravement 2 autres qu'il a fallu abattre par la suite. Par ailleurs, une vingtaine de bêtes manquent encore à l'appel. Si l'attaque s'est déroulée à 1.550 mètres au Courtaou de Tire-Mouréou, 2 des brebis ont été retrouvées mortes bien en dessous à 1.200 mètres. Ce qui accrédite que Franska, après sa première attaque où elle a blessé 5 bêtes, a poursuivi ses victimes sur 1 kilomètre avant de les tuer dans la forêt. Un comportement anormal selon les éleveurs car, de plus, l'ourse n'a pas consommé, ou très peu, ses premières victimes. Elle tue pour s'amuser, affirme, écœuré, un éleveur. Trois des bêtes tuées appartiennent à Yves Duthu d'Esparros, les 2 autres à Raymonde Pontico. Hier, à l'estive, les éleveurs étaient sous le coup de l'émotion et ne cachaient ni leur colère ni leur détermination.

Certains, comme Dominique Duthu, sont à bout et ne cachent pas leur intention, si rien n'est fait, de résoudre le problème à leur manière. Vous pouvez me citer affirme Dominique Duthu : « Si rien n'est fait, on va s'occuper de Franska et, croyez-moi, il n'y aura plus d'attaques. Quel dégoût, il y en a marre des courriers, des réunions et des poètes." Même détermination du côté d'Yves Duthu qui compte des bêtes tuées et d'autres blessées : « Ça ne peut plus durer. Le retrait de Franska au plus vite sinon je ne cache pas qu'on va agir différemment pour la mettre hors d'état de nuire, même si cela sera difficile."

Devant l'exaspération des éleveurs et la gravité de la situation, Alain Castanier, le sous-préfet de Bagnères a fait le déplacement à Tire Mouréou. Pour assurer les éleveurs de son soutien s'agissant des indemnisations, mais aussi pour leur signifier que le préfet avait fait remonter au ministère la demande de retrait de l'ourse. Par ailleurs, le sous-préfet a mis 2 bergers itinérants à disposition des éleveurs pour une battue à laquelle ont participé les gendarmes et les éleveurs afin de retrouver les bêtes manquantes. Des bergers qui, selon le sous-préfet, resteront en appui des éleveurs autant de temps que nécessaire. Dans l'après-midi, les agents de l'Office national des forêts et de la faune sauvage, qui ont procédé aux constatations d'usage avec la brigade de gendarmerie de Lannemezan, ont localisé Franska à tout juste 500 mètres des lieux de ses forfaits.

Auteur : Alain Maillé
Source : La Dépêche du Midi du 5 juillet 2007

[Observation : Se souvenir...]

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Nistos : l'ours attaque près d'une maison, 11 brebis mortes, 4 autres ont dû être euthanasiées


Hier matin, en allant soigner ses bêtes, François Campan a découvert une brebis morte près du ruisseau longeant la route, à une cinquantaine de mètres seulement de la première habitation. Avec son fils Gil, il devait découvrir près de la bergerie trois autres brebis et un bélier affreusement mutilés. L'équipe de suivi de l'ours était injoignable. Finalement, les éleveurs devaient constater la disparition d'une dizaine de brebis, onze étaient retrouvées tuées, quatre autres blessées ont été euthanasiées par le vétérinaire. Des empreintes d'ours ont été repérées. Les traces passaient près d'une maison d'un quartier fréquenté par les enfants. La colère gronde chez les agriculteurs et les éleveurs. L'exaspération est à son comble.

Source : Lourdes-Infos - Mis en ligne lundi 9 juillet 2007- 7h40

En attente d'une décision de l'Etat


Les éleveurs, toujours en attente d'une décision de l'Etat concernant le retrait de Franska, qui continue chaque jour ses nombreuses prédations, se rassembleront demain, mercredi 11 juillet, à 10h45 devant la Préfecture des Hautes-Pyrénées. A cette occasion, ils déposeront les cadavres d'ovins victimes de la dernière attaque.

Communiqué de la FDSEA du 10 juillet 2007

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La chasse à l'ourse est ouverte


Excédés par les dégâts réels ou supposés commis par l'ourse Franska sur les cheptels ovins, des éléveurs des Hautes-Pyrénées et du Comminges (Haute-Garonne) ont décidé de se débarrasser eux-même de ce prédateur. Un prédateur qui, selon la représentante des éleveurs à la chambre d'agriculture des Hautes-Pyrénées, aurait un comportement anormal, "tuant par plaisir".

Lundi et mardi, ils ont organisé des battues dans la vallée de Nistos, à l'est des Hautes-Pyrénées, tirant notamment des coups de feu en l'air pour effrayer l'animal. L'effarouchement a réussi puisque Franska était signalée près de Montréjeau, un village situé dans le sud du département de la Haute-Garonne, à 400 m d'altitude.

Source : La Dépêche du Midi du 10 juillet 2007

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Effarouchement de Franska : l'ourse est passée en Haute-Garonne


Depuis hier, éleveurs, agriculteurs et pas mal de monde avec eux ont procédé à l'effarouchement de Franska, laquelle serait passée actuellement en Haute-Garonne. Elle aurait été repérée du côté de Seilhan entre Saint-Bertrand du Comminges et Saint-Gaudens. Cette "battue" devrait se poursuivre. Selon certaines sources, l'objectif serait de "laisser l'ourse dans des zones urbanisées où elle est acceptée" (sic). Demain, à 10h45, une manifestation avec les élus locaux est prévue devant la préfecture, à Tarbes. Les éleveurs, toujours en attente d'une décision de l'Etat concernant le retrait de Franska, qui continue chaque jour ses nombreuses prédations, déposeront à cette occasion les cadavres d'ovins victimes de la dernière attaque. -

Source : Lourdes-Infos - Mis en ligne mardi 10 juillet 2007- 14h55

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Depuis ce matin, Franska est à Seilhan à proximité de Saint Bertrand de Comminges


Actuellement, toute l'équipe technique ours est sur le terrain et tente de faire remonter Franska vers Générest, en Barousse. Une partie des éleveurs est déjà sur place, d'autres sont en train de s'y rendre pour empêcher cette opération de « remontée » vers la Barousse. Selon une éleveuse, "il n'y a aucune raison que ce soit les gens de la montagne qui subissent plus les conséquences de la présence de Franska que les gens de la plaine". -

Source : Lourdes-Infos - Mis en ligne mardi 10 juillet 2007- 18h45

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Franska autour du lac de Montréjeau ?


A l'heure où nous écrivons ces lignes, l'ourse Franska se trouverait en plaine, autour du lac de Montréjeau ! Une réunion de crise est prévue à 12h30 à la sous-préfecture de la cité commingeoise. -

Source : Lourdes-Infos - Mis en ligne mercredi 11 juillet 2007- 12h16

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Deux arrêtés pour capturer l'ours Franska dans les Pyrénées


Les ours des Pyrénées sont encore une fois dans le collimateur des éleveurs.

Franska, ourse slovène réintroduite il y a un an dans les Pyrénées est ainsi devenue ces derniers jours le bouc émissaire de la colère des éleveurs.

Mercredi les éleveurs de la région manifestaient devant la préfecture des Hautes-Pyrénées à Tarbes pour demander l'arrêt immédiat du programme de réintroduction des ours et pour que les ours vadrouillant déjà dans les montagnes soient capturés. Ces ours sont accusés de décimer les troupeaux de brebis. Les éleveurs ont déposé les carcasses de 7 brebis dont ils imputent la mort récente à l’ourse.

Les pro et les anti-ours se font face depuis le début de ce projet de réintroduction des ours dans les Pyrénées, aucun des deux ne pouvant l’emporter sur l’autre de manière objective.

De plus en plus forte, la mobilisation des éleveurs anti-ours du massif pyrénéen s'est accélérée à la suite de la chute mortelle dimanche de 93 brebis sur la commune d'Orlu en Ariège, à 2.300 mètres d'altitude. Aucune preuve formelle de la présence d'un ours n'a pu être trouvée sur les lieux du drame, mais la préfecture de l'Ariège a néanmoins décidé lundi, « au regard des indices » pouvant laisser « présumer de la responsabilité de ce dernier » et « compte tenu de l'ampleur du dommage », d'indemniser l'éleveur.

Venue de Slovénie, l'ourse Franska est l'un des cinq ours réintroduits en 2006 dans les Pyrénées. Elle a été lâchée le 28 avril 2006 à Bagnères-de-Bigorre et depuis, évolue principalement dans le département des Hautes-Pyrénées.

Depuis sa réintroduction, Franska utilise les zones d’élevage extensif où les troupeaux ne sont pas protégés pour se nourrir.

Ainsi, deux arrêtés ont été pris jeudi par le ministère de l'Ecologie concernant les départements des Hautes-Pyrénées et de la Haute-Garonne pour la capture de l'ourse Franska et son déplacement loin des zones d'habitation, a rapporté vendredi le nouveau préfet de Midi-Pyrénées Jean-François Carenco.

« J'ai demandé la prise d'un arrêté ministériel mardi en faveur des Hautes-Pyrénées et jeudi en faveur de la Haute-Garonne, pour que l'on puisse prendre cette ourse et l'amener ailleurs dans les Pyrénées », a-t-il déclaré dans la matinée lors d'une rencontre avec la presse. « Il s'agissait d'une mesure urgente puisqu'un ours descendait dans la plaine ».

Jean-François Carenco dit vouloir « faire baisser les tensions » chez les éleveurs et bergers des Pyrénées, de plus en plus mobilisés contre la présence d'ours dans le massif et particulièrement de la femelle Franska.

Le préfet de région recevra prochainement les éleveurs.

Une réunion avec la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet pourrait par ailleurs avoir lieu dans les prochains jours à Toulouse avec « toutes les parties» concernées.

Sans attendre le 26 juillet prochain, date de la rencontre prévue au ministère de l'Ecologie avec les parties concernées, des éleveurs des Hautes-Pyrénées se sont lancés dimanche dans une véritable traque à l'ours.

Si la présence d’une population d’ours n’est pas sans poser de problème, que cela soit aux éleveurs ou aux apiculteurs, l’impact des dégâts qu’occasionne cette population est à relativiser. En effet, sur les 20 000 brebis 'perdues' par les éleveurs chaque année, environ 300 sont à mettre au compte de l’ours. De même, à l’inverse des autres causes de pertes (dérochements, maladies, attaques de chiens errants, vols, etc.), les cas de prédation par l’ours sont systématiquement remboursés, y compris dans le cas de troupeaux livrés à eux-mêmes.

Auteur : Sandra BESSON
Source : Actualité News Environnement du 16 juillet 2007

Tentative de désinformation


Le titre accrocheur a été lancé par une agence de presse et essentiellement par un journaliste très proche de l'ADET qui a tenté de faire croire.... le 13 juillet. Cette méthode a été vécue comme une tentative de désinformation et de manipulation de la part des pro-ours.

Il s'agit en fait d'une demande de la part du nouveau Préfet de région qui ne connaissait manifestement pas le dossier. Pour les éleveurs il était exclu de déplacer Franska pour qu'elle puisse aller ennuyer d'autres éleveurs. La solidarité pyrénéenne fonctionne à fond.

Le problème n'est pas de « faire baisser les tensions » mais de suprimer la pression. La seule solution étant de retirer Franska ET Boutxy, de parquer les autres ours et d'arrêter définitivement le programme d'introduction pour laisser les éleveurs travailler correctement. Aucune autre solution ne permettra de faire tombre la tension
.

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Franska est-elle psychopathe ?


Dans le massif pyrénéen des Baronnies, les anti-ours donnent à nouveau de la voix. Ils exigent le retrait de Franska, l'ourse slovène, responsable de la mort d'une cinquantaine de brebis. Franska psychopathe ? Le Point a mené l'enquête.

L'ourse Franska s'est réveillée ce printemps. Cent dix kilos de poils, mais aussi de griffes et de dents se promènent en ce moment dans le massif des Baronnies, au-dessus de Bagnères-de-Bigorre. Sur son parcours erratique, on compte une cinquantaine de brebis, victimes de la voracité de la bête. Pis, Franska « ne les dépèce qu'à moitié, laissant les vautours finir le travail », écrit Le Journal du dimanche dans un article qui n'hésite pas à parler de « serial killeuse » !
Les rares élus pro-ours sont embarrassés : Roland Castells, le maire de Bagnères- de-Bigorre, qui, il y a un an, avait accepté que le fauve soit lâché sur sa commune, s'est fendu d'une lettre où il demande le retrait de Franska pour « retrouver une vie normale dans nos vallées », mais aussi permettre « le retour à la paix, au respect et au dialogue ». Il sait de quoi il parle : l'an dernier, pour avoir accueilli Franska, Roland Castells recevait des lettres anonymes remplies d'hameçons et de verre pilé. Les éleveurs, des « ânes », selon la secrétaire d'Etat à l'Ecologie de l'époque, avaient maculé de sang de brebis la mairie d'Arbas, dans l'Ariège, et menacé le maire, François Arcangeli, coupable de promouvoir le retour de l'ours. Un retour qualifié de « viol » par un autre élu, le député Jean Lassalle. Ambiance !

Les frasques de Franska sont pain béni pour les anti-ours. Ils y voient la confirmation que ces ours slovènes ne valent rien. Dans les années 90, lorsque la tutelle avait jugé bon de confier aux élus locaux le soin de préserver l'espèce, un rapport sur une éventuelle réintroduction d'ours étrangers avait été diligenté par l'Institut patrimonial du Haut-Béarn, présidé par ce même Jean Lassalle. Conclusion : l'ours slovène, nourri par les hommes dans ses montagnes natales, risquait de devenir un « ours à problèmes », c'est-à-dire un fauve qui ne craint pas les hommes. Trois ours slovènes seront pourtant introduits en 1996, puis cinq autres en 2006. L'un d'entre eux fait parler de lui dès son lâcher. Balou, le bien-nommé, au lieu de piquer vers la montagne, descend vers la plaine, pillant les ruches et menaçant les poubelles. On le retrouve trois semaines plus tard à 30 kilomètres de Toulouse ! Le comportement actuel de Franska ne serait donc qu'une preuve supplémentaire de la dangerosité des ours slovènes : cette femelle est psychopathe ! Un brin exagéré quand même. Qu'un ours mange des brebis n'a rien de particulièrement anormal. Surtout au sortir de l'hiver et dans cette zone des Baronnies où les troupeaux sont laissés sans surveillance. En 2003, déjà, un carnage avait eu lieu au même endroit et les animaux introduits en 1996 étaient déjà sur la sellette. Jusqu'à ce qu'on découvre que le coupable était Papillon, un bon vieil ours de chez nous !

Mais les anti-ours ne désarment pas. Ils ont, c'est vrai, bénéficié des approximations de l'Etat, qui l'an dernier a lâché ces fauves comme s'il s'agissait d'animaux ordinaires. En Amérique du Nord, mille précautions sont prises. Les randonneurs sont informés du comportement à adopter dans les zones à ours : ne pas laisser traîner de nourriture, ne pas laisser divaguer les chiens et même, pour les dames, éviter la promenade lorsqu'elles sont indisposées. Là-bas, les poubelles sont de véritables coffres-forts. Car l'ours est « opportuniste » : il mange ce qu'il trouve. Et s'il comprend que les hommes ne vont pas sans nourriture, il aura tendance à chercher leur compagnie.

Réintroduction gadget
En France, rien de tel. Ce sont paradoxalement les anti-ours qui ont fait la promotion des mesures en vigueur en Amérique du Nord pour mettre en exergue la dangerosité de l'animal. Des panneaux ont été malicieusement plantés dans les sentiers de randonnée : « Zone de danger. Ours en liberté. Tenir vos enfants en laisse. Ne pas porter de nourriture. Bivouac déconseillé. En cas d'attaque, prévenir... les responsables. » De pseudo-avertissements qui ne sont pas sans mauvaise foi : les accidents sont rarissimes. Pourquoi tant d'hostilité ? De l'autre côté de la frontière, dans les monts Cantabriques, une centaine de spécimens s'ébattent. Pourquoi pas chez nous ?

La réalité est un peu moins simple. Si la vie des ours ibères était un long fleuve tranquille, nous n'aurions pas été obligés d'aller en chercher en Slovénie ! Au-delà des Pyrénées aussi, l'espèce est menacée par le braconnage et la strychnine ! Et les Slovènes ? Comment font-ils pour supporter leurs ours ? C'est très simple : ils les chassent. Cent bêtes sont abattues chaque année lors de chasses très prisées des touristes fortunés. Bref, partout la cohabitation harmonieuse avec le prédateur est un mythe.

Dans les Pyrénées, l'histoire de l'ours et de l'homme est particulièrement violente. L'espèce, considérée comme nuisible, a été exterminée avec la bénédiction des autorités, qui versaient une prime pour chaque ours abattu. La dernière a été versée en 1960. Aujourd'hui, l'Etat a changé d'avis : il finance non sa disparition, mais sa réintroduction - à hauteur de 2,2 millions d'euros en 2006. Mais les mentalités, elles, n'ont pas changé.

Marcellin Bérot a longtemps travaillé au Parc national des Pyrénées. Selon lui, l'animal est associé à la misère qui régnait dans les vallées : « L'ours était une fatalité, comme les avalanches ou la foudre, explique-t-il. Quand l'Etat impose l'ours, c'est un peu comme s'il nous faisait tomber une avalanche sur la tête. » La fille de Marcellin Bérot, Violaine, est chevrière en Ariège depuis quelques années. Avant, elle vivait à Toulouse, où elle était informaticienne. Ecologiste convaincue, elle a changé de vie pour être en accord avec ses principes. Pourtant, de l'ours Violaine ne veut pas et les écolos des villes commencent à sérieusement lui échauffer les oreilles : « Nous, nous avons fait des sacrifices pour vivre ici. Eux, ils ne font que passer.»

Entre la ville et les montagnes, le malentendu est total. Car quoi de plus sympathique qu'un ours vu de Paris ? A la fois familier et sauvage, il est le symbole même de notre désir de nature. Mais une nature qui reste sous contrôle : les cinq ours slovènes sont ainsi munis de collier électronique et suivis à la trace. De fait, les Pyrénées ne sont plus si sauvages. Sillonnées de pistes et de routes, elles ne sont pas propices au prédateur, qui a besoin d'un vaste territoire pour se nourrir et se reproduire. Le réintroduire dans ces conditions pourrait n'être qu'une opération gadget. Car, pour sauver l'espèce, il faudrait au moins une soixantaine d'individus. « Cette réintroduction n'a rien à voir avec l'amour de la nature, affirme Violaine Bérot. C'est une pure opération commerciale ! »

François Arcangeli, le maire d'Arbas, a créé il y a plusieurs années un label : Adet-pays de l'ours. Il orne les fromages et les gigots des producteurs qui acceptent la cohabitation avec le fauve. Selon lui, l'ours est « une mine d'or ». Non seulement en raison de son potentiel commercial, symbole d'une agriculture durable, mais parce que les mesures d'accompagnement financées par l'Etat profitent aux éleveurs et limitent les pertes dans les troupeaux. A condition d'accepter de travailler autrement, de surveiller les bêtes qui aujourd'hui paissent en liberté. La clé de cet élevage « ourso-compatible », c'est le chien de berger, mais surtout son maître. Dans le plan d'accompagnement du gouvernement, il était d'ailleurs prévu des bergers... aux trois-huit ! Un « concept » qui fait rire tout le monde dans les Pyrénées : « Ici, personne ne veut être berger, s'exclame Violaine Bérot. Le berger, c'était le cadet, celui que l'on privait d'école pour aller garder les troupeaux là-haut. Un métier d'esclave... » En ville, l'ours est tendance, mais dans les Pyrénées il appartient au passé.

Auteur : Marie-Sandrine Sgherri
Source : Le Point du 19 juillet 2007

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Décision des éleveurs de la Barousse et du Nistos au sujet de Franska


Les éleveurs de la Barousse et du Nistos se sont réunis et ont tenu une conférence de presse en début d'après-midi. Ils avaient à choisir entre plusieurs solutions d'actions pour manifester leur mécontentement face aux prédations de Franska. Ils ont opté pour la solution la plus radicale, à savoir d'engager une "chasse" afin d'éradiquer totalement cette ourse.

Source : Lourdes-Infos - Mis en ligne lundi 9 juillet 2007- 16h53

Franska... communiqué de la FDSEA


A l'heure où il n'y a plus de doute sur la nécessité de retirer Franska qui promenait hier encore en milieu urbain, Madame la Secrétaire d'Etat à l'Ecologie qui semble ne pas avoir bien compris la demande des populations montagnardes, déclare pour toute réponse qu'il y a lieu de la reprendre et de la relâcher plus haut dans la montagne.

C'est d'une part méconnaître totalement les habitudes slovènes de Franska qui reste depuis son lâcher en basse altitude et se complait à courir le département près des populations avec le danger que cela représente.

C'est d'autre part réaffirmer un mépris certain pour la population montagnarde que l'on pourrait semble t'il exposer plus facilement aux risques.

Y aurait-il deux sortes de citoyens ?

Une rencontre est prévue le 26 juillet au Ministère de l'Ecologie, elle pourrait être avancée selon les dires du Préfet des Hautes-Pyrénées. Cela nous semble opportun compte tenu de l'actualité. Les organisations professionnelles agricoles ont d'un commun accord décidé d'y envoyer trois représentants de la Chambre d'agriculture pour exposer à la ministre de l'écologie le danger que représente l'abandon du pastoralisme par des éleveurs en prise au découragement, lequel pastoralisme est le seul garant de la biodiversité que le ministère de l'Ecologie a en charge.

Quant aux organisations syndicales FDSEA et JA qui ont, elles, en charge la défense et le devenir des éleveurs mais aussi celui de l'agrotourisme, forte composante du revenu des agriculteurs de montagne, elles saisissent le président de la République qui a largement développé durant sa campagne la liberté du travail et le maintien de la sécurité. Devant le trouble manifeste qui met à mal ces valeurs, les organisations syndicales lui demandent d'assumer ses responsabilités et de faire procéder au retrait immédiat de Franska du territoire pyrénéen.

Bernard MOULES
Secrétaire général FDSEA des Hautes-Pyrénées

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Bernard Hinault apporte son soutien aux éleveurs


L’ancien champion cycliste Bernard Hinault est venu apporter son soutien aux éleveurs opposés à l’ours qui ont agité des clochettes au passage des coureurs du Tour de France en Ariège, a constaté un journaliste de l’AFP. "J’ai été éleveur, je sais ce que c’est de voir son travail de 10 ans disparaître en 30 minutes, ça fait mal au coeur, même si on vous donne tout l’argent du monde", a expliqué le quintuple vainqueur de la Grande Boucle.

Source France 2 / Tour de France du 23 juillet 2007

Polémique dans les Pyrénées - "L’ours est un bouc émissaire"


Alors que Franska, l’ourse slovène introduite dans les Pyrénées l’an dernier, est sur le point d’être capturée pour être déplacée plus en altitude, la polémique continue dans les Hautes-Pyrénées sur la cohabitation entre l’ours et l’homme. Président de l’association du Pays de l’Ours-Adet, François Arcangeli fait le point sur la situation actuelle.

TV Agri : Pensez-vous que la capture de Franska, pour l’amener plus en altitude, soit utile ?
François Arcangeli : Le déplacement de l’ourse, sur pression des éleveurs, ne règle en rien le problème. Les ours (comme Papillon, Méré…) évoluent dans le massif et c’est toujours dans les Hautes-Pyrénées que des incidents sont relevés et que des brebis sont attaquées. Le problème est propre à ce département. C’est le pastoralisme tel qu’il est pratiqué actuellement qui est inadapté à la montagne. L’ours est un bouc émissaire. Il n’est la cause que de 1% de la mortalité des brebis.

TV Agri : Existent-ils des mesures de protection des troupeaux ? Sont-elles efficaces ?
F. A. : On devrait profiter de l’accalmie qui va suivre le déplacement de Franska pour mettre en place des mesures. Lors d’un colloque européen sur les prédateurs qui a eu lieu en Italie, les représentants des autres pays présents ont expliqué leurs mesures de protection : présence de bergers, de chiens, ou clôtures. Avec des chiens de protection, les pertes sur les troupeaux diminuent de 92% ! Ils ne protègent donc pas uniquement des ours. De plus, les mesures de protection sont financées par les fonds ours. Les éleveurs français ne l’acceptent pas car ce serait accepté l’ours.

Source : TV Agri du 19 juillet 2007
Auteur : Charlotte Conrath

Observations


François Arcangéli s'obstine dans ses certitudes et ses mensonges toujours aussi lamentables.

1/ Les problèmes existent tout autant dans les Pyrénées-Atlantiques et nous l'avons vu l'an dernier avec Franska en vallée de l'Ouzoum et sur l'estive de Bruges. Nous le voyons encore fin juillet en vallée d'Aspe. Franka a également fait des dégâts en Haute-Garonne et un ours a fait 94 victimes à Orlu sur un troupeau gardé avec chiens. Nous voyons là le caractère mensonger et dogmatique du gourou de l'ADET.

2/ 1% de mortalité rajouté au reste c'est encore trop d'autant que c'est un bête volontairement mise au milieu des troupeaux. Qui aurait idée d'inviter chez lui des casseurs pour s'entendre dire que la casse d'une maison ne représente que 0.25% des maisons françaises. Il faut avoir un certain culot et une bonne dose d'irresponsabilité pour tenir un tel propos.

3/ Il prend ses rêves pour des réalités. Qui a parlé de déplacer Franska pour la mettre où ? Les éleveurs demandent son retrait et non son déplacement. Pas d'accalmi en vu tant qu'il y aura des ours dans les estives.

4/ les estives (alpages) italiennes ne sont pas les pyrénéennes et les estives basques ne sont pas celles du Pays Toy. L'analyse doit se faire au cas par cas en fonction des particularités de chacune et non en fonction d'une vision bureaucratique.

5/ Les mesures technocratiques de protection ont montré leur inefficacité. Il ne suffit pas de lancer des chiffres dans la nature pour le prouver. Rien n'a été prouvé puisque des troupeaux gardés ont été très largement pradés et que la présence d'une multitude de chiens sur de nombreux petits troupeaux créé des catastrophes comme à Bruges.

6/ traditionnellement, le chien Patou n'a jamais protégé de l'ours mais du loup. Erreur historique parmi de nombreuses autres puisqu'il n'y a jamais eu d'étude préalable de faite de la part des importateurs d'ours.

7/ il est faux de dire que tout est financé par le fond ours. Les cabanes pour abriter les bergers ne le sont pas par exemple. Et puis, le montant versé pour un berger est totalement ridicule et loin d'être en harmonie avec la législation du travail. Dans ce domaine tout est à faire.

Il ne s'agit que de quelques exemples de mensonges répétés de la part des pro-ours.

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L'ourse pyrénéenne Franska fait parler d'elle...


L’ourse Franska, introduite il y a un peu plus d’un an, le 28 avril 2006, dans les Pyrénées, fait parler d’elle. Depuis le début du printemps, elle serait à l’origine de la prédation de plus de quarante brebis. A ce titre, le 11 juin, la chambre d’agriculture, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs des Hautes-Pyrénées ont demandé son retrait immédiat, estimant que 'les agissements de cette ourse relèvent d’un comportement anormal'.

Or, si cette prédation est indiscutable, le comportement de l’ourse Franska n’est pas anormal, au contraire, ce serait plutôt l’inverse. En effet, à l’instar de tous les prédateurs, cette ourse est opportuniste et, depuis son lâcher, elle a toujours fréquenté des zones d’élevage extensif (1) où les troupeaux ne sont pas protégés, elle en profite… Aussi, comme le remarque l’association Pays de l’ours - Adet, cette prédation n’est '…pas à mettre sur le compte d’un comportement individuel particulièrement prédateur, mais essentiellement sur le mode de gardiennage des troupeaux des zones qu’elle fréquente'.
Le comportement passé de l’ours Néré, rappelle Alain Reynes du Pays de l’ours - Adet, est à ce titre révélateur du côté opportuniste de l’ours brun. Installé dans des zones où les troupeaux ne sont pas gardés, cet ours a causé de nombreux dégâts et a défrayé la chronique au début des années 2000, puis se déplaçant vers le Haut-Béarn, dans une zone où les troupeaux sont protégés, il a disparu de la Une des journaux locaux, ne posant plus de problème.

Cet exemple montre que soustraire cette ourse au milieu dans lequel elle a été introduite, il y a maintenant un peu plus d’un an, ne résoudra pas le problème. De même, ce n’est pas l’indemnisation (2), versée sous une quinzaine de jours, des brebis prédatées qui doit être la seule réponse de l’Etat. Les prédations répétées d’un ours sont révélatrices de la vulnérabilité du système d’élevage pratiqué. L’ours n’est qu’un facteur minoritaire de mortalité parmi d’autres : accidents, maladies, foudre, prédations par les chiens… Ainsi, entre 1988 et 2000, plus de 30 % des exploitations agricoles pyrénéennes ont disparu, et l’ours n’y est pour rien !

Au-delà de l’aspect pastoral, le front de la contestation de la présence de Franska tend à se déplacer également sur le front sécuritaire. Le maire de Barèges, une commune sur laquelle se trouve actuellement l’ourse Franska, a ainsi fait placer des écriteaux appelant les randonneurs à ne pas faire de randonnées en solitaire. Bien que cette décision soit, selon lui, motivée par sa responsabilité en cas d’attaque d’une personne sur sa commune, il est intéressant de noter que ce maire n’agit pas de la sorte pour prévenir les risques dus aux autres animaux (3), relève Alain Reynes…
Contrairement à ce que voudraient faire croire certains, l’ours n’est pas un tueur d’homme. Bien qu’il puisse se défendre s’il se sent menacé (ou ses oursons, pour une femelle), depuis 11 ans que les premiers ours ont été lâchés aucun touriste n’a été attaqué dans les Pyrénées. Ici encore, une anecdote démontre le côté passif du plantigrade avec le cas d’un des ours issus de la réintroduction qui, il y a quelques années, a passé une pleine journée juste à côté d’un sentier fréquenté par des centaines de randonneurs, à l’abri de la végétation.

Pour finir, à l’heure de la rigueur budgétaire, le coût lié à la présence des grands prédateurs est souvent décrié. Mais que sont les 100 000 € annuels que coûte le remboursement des dégâts occasionnés par les ours des Pyrénées face aux millions (5) nécessaires pour indemniser les agriculteurs des dégâts occasionnés par le gibier (sangliers, cervidés…) ou les intempéries.

La tentation est grande de considérer l’ours comme une contrainte supplémentaire pour une profession qui n’en a pas besoin. S’il est vrai qu’il impose un retour à un pastoralisme plus actif et cohérent avec les réalités et risques du milieu montagnard (présence de bergers, chiens de protection, parc de protection…), le bénéfice de la mise en œuvre de ces pratiques dépasse très largement la seule nécessité de protéger les troupeaux des ours. Ainsi, la prédation est quasiment réduite à néant (4) et les troupeaux sont généralement dans un état sanitaire supérieur de part la présence du berger qui peut intervenir aisément sur les animaux qui en ont besoin. Enfin, grâce à l’encadrement du troupeau par le berger, les pertes dues aux accidents liés au terrain sont considérablement réduites, tandis que le rendement du pâturage est supérieur.
Il convient donc de prendre le recul nécessaire, ce n’est pas l’ours dans les Pyrénées, ou le loup dans les Alpes, qui menace le pastoralisme. Les moyens de protection encouragés et financés par l’Etat ont montré leur efficacité.

Auteur : Pascal Farcy
Source : Univers Nature


1- Hautes vallées de Bigorre au printemps 2006, massifs du Pibeste et de l’Estibète pendant l’été 2006 et maintenant massifs des Baronnies et de l’Arbizon.
2- La prédation de l'ours, sur les animaux domestiques (brebis...), est indemnisée au cours du marché, et comprend également le versement de 2 primes :
- manque à gagner (perte en production de lait et/ou mise-bas);
- dérangement (recherche de l'animal disparu, stress du troupeau, etc.).
3- Les rencontres avec un sanglier ou avec un cerf, surtout au moment du rut en automne, donnent lieu chaque année à plusieurs accidents un peu partout en France.
4- Un chien de protection (Patou ou autre) permet de faire baisser les pertes par prédations et vols de 92 % en moyenne. Le gain dépasse donc de loin les dégâts des ours, car le patou est également efficace contre les autres prédateurs (chiens divagants, renards …) et les voleurs.?
5- Les indemnisations versées aux agriculteurs, pour un orage de grêle, s'élèvent fréquemment au-dessus des 100 000 €. Au niveau national, les dégâts imputés aux sangliers se montent à 1 900 000 €, dont 220 000 € pour le seul département de l'Ariège, dans les Pyrénées.

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Les ours bientôt dans une cage pyrénéenne ?


La frénésie anti-ours, les mensonges anti-loups reprennent de plus belle. Au point que des exités parlent de mettre toutes les bestioles dans un parc. C'est l'été...
C'est vrai que le métier de berger n'est pas facile, ni rose, ni de tout repos. Sauf, bien sur, quand il s'agit d'envoyer le troupeau en estive et d'aller le voir de temps en temps; parce qu'on est au bistrot ou parce que l'on fait autre chose. Les loups et les ours ne sont pas fous, ils se tiennent au courant. Les bergers sérieux, n'ont pas de problème, eux.
On se demande bien pourquoi avec leurs centaines de loups et leurs ours, les Italiens n'ont pas de probléme et fondent leur tourismes sur des rêves d'animaux sauvages.

Bon, mais quoi, que fait le petit Nicolas, il est pas encore parti dompter l'ours ? Le tonus baisse...

Pour ceux qui auraient raté le dernier Politis...

OURS : LA PEAU DE L’HOMME
Décidés à vendre chèrement leur peau, des ours bruns, émigrés slovènes et autochtones pyrénéens, ont entamé une grève de la faim. Avec une revendication simple : la capture et la délocalisation immédiate sur région parisienne de Jean Lassale, l’un des rares rescapés des députés du Modem, nom du virtuel parti de Lou Ravi du Béarn, François Bayrou. Les ours se plaignent du harcèlement moral dont ils sont à nouveau l’objet de la part de Jean Lassalle et d’une nouvelle association de bergers et de chasseurs « Pour le développement durable de l’identité pyrénéenne » dont la seule obsession est la capture de l’ourse immigrée Franska. Regroupement de mauvaises volontés qui, d’après la Préfecture des Hautes-Pyrénées, ne rassemble pas plus de 200 personnes sur toutes les Pyrénées. Parole d’ours !

Le collectif des ours regroupe au moins une vingtaine d’individus, les sept Slovènes rescapés, leurs enfants et deux mâles pyrénéens. Il a demandé à rencontrer la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, pour lui expliquer que les éleveurs ne peuvent pas à la fois recevoir prés d’un million d’euros d’aides spécifiques par an et les harceler à coups fusil. Depuis quelques jours, sous le regard indifférent des gendarmes, une bande de furieux, des éleveurs dont le troupeau n’est qu’une activité secondaire, parcourt la montagne en tirant dans tous les sens pour tenter de faire fuir Franska vers la plaine où ils imaginent que le ministère de l’écologie ne pourra qu’organiser sa capture. Elle est accusée de faire la chasse au brebis, juste pour embêter les bergers; comme celui qui est faussement accusé d'avoir occis de 94 brebis en Ariège : les experts et vétérinaires envoyés sur les lieux de la chute des brebis n’ont trouvé aucune trace d’un ours dans le coin. Les brebis, mauvaises montagnardes et seules depuis plusieurs jours, auraient été victimes de leur panurgisme bien connu ou d’un groupe de chiens errants les ayant effrayés. Les ours, bon pied bon œil malgré leur jeûne mais très remontés contre certains bergers, rappellent qu’en 2006, sur les 600 000 brebis estivant dans les Pyrénées, ils n’en ont bouffé que 200, 20 000 autres ayant été tuées par des chiens dont ils réclament l’éradication rapide.

Et ils menacent : si nous partons, il n’y aura plus d’aide et les 150 postes de bergers financés par le ministère de l’Ecologie seront supprimés. Ils menacent également de rendre public les comptes de l’Institution Patrimoniale du Haut-Béarn dirigé par Jean Lassalle et dont le budget a été dénoncé le 9 juillet par la Cour régionale des comptes. Ce qui pourrait entraîner sa délocalisation du député vers la Slovénie.

Il n’est pas impossible qu’au terme de cette grève de la faim et du tourisme, le syndicat des ours décide leur départ vers le parc national des Abbruzes Italien ou vers le parc national espagnol de Somiedo où on leur fout la paix.

Blog de Claude-Marie Vadrot le 21 juillet 2007
Journaliste depuis 30 ans, à la fois spécialiste des pays en proie à des conflits et des questions d'environnement et de protection de la nature (derniers livres parus: Guerres et environnement, Delachaux et Niestlé et,le 18 janvier 2007, L'horreur écologique, également chez Delachaux et Niestlé) Aprés 20 ans au Journal du Dimanche, collabore désormais à l'hebdomadaire Politis.

Commentaire


Claude-Marie Vadrot est très très mal renseigné et n’a sûrement pas été voir les statuts à la Préfecture des Hautes-Pyrénées. Son propos est purement et simplement mensonger pour les raisons suivantes :

1/ l’ADDIP dont il parle est enregistrée à la Préfecture de l’Ariège à Foix
2/ Cette association a été créée en 2000
3/ Jean Lassalle n’a strictement rien à voir avec cette association
4/ Cette association fédère toutes les associations pyrénéennes.

Pour en savoir plus

Quand on veut informer correctement, il suffit d’aller à la source au lieu de raconter des "conneries" (le terme s’adapte bien à ce qui est écrit)

Autres points d’idioties retenus dans cet article (je ne prends que l’essentiel) :

1/ « …. 20 000 autres ayant été tuées par des chiens dont ils réclament l’éradication rapide » D’où sort le chiffre de 20 000 ? Qui l’a lancé ? C’est dans le document du plan ours distribué par le Ministère de l’écologie mais ce même Ministère ignore d’où vient le chiffre. En fait, il s’agit d’une manœuvre de désinformation de FERUS et ADET avec la caution moral de Gilbert Simon, vice Président de FERUS et ancien directeur de la nature et des paysages au ministère de l’écologie.

2/ Les comptes de l’IPHB rendus publics ??? Pas très difficile. Je les ai sur un CD devant moi et ils ont été distribués à toute la presse. Par ailleurs, toutes les réunions de l’IPHB sont publiques et ouverte aux journalistes contrairement aux associations de protection de l’environnement. J’apprécierai que FERUS, l’ACP, le FIEP et l’ADET m’envoient leurs comptes et leurs comptes rendus d’AG. Mais je ne me fais aucune illusion. A voire les rapports parlementaires qui se sont succédés sur le sujet…. J’ai compris où étaient les gens honnêtes.

3/ La disparition de l’IPHB ?? Selon le Préfet des Pyrénées-Atlantiques rencontré samedi, il n’en est pas question. Par contre il souhaiterai changer de Président et en mettre un autre… un copain de Lassalle. Réponse du copain de Lassalle au Préfet : « qu’il aille se faire foutre, on laisse Lassalle ». Je vois là un délit de démocratie organisée par un haut fonctionnaire. Il ne lui appartient pas de choisir l’élu qui l’arrange. C’est au peuple de décider et il a décidé. Le même problème s’est posé pour la représentation de la chambre d’agriculture au Parc National où des fonctionnaires auraient souhaité un autre élu que celui qui a été élu. Curieuse manière de concevoir la démocratie parmi les hauts fonctionnaires.

4/ « ….parc national espagnol de Somiedo où on leur fout la paix. » Faux et mensonger. Il y a de très gros problèmes et ce sera mis en ligne dans quelques jours. Mais là aussi la propagande mensongère joue pleinement son rôle. En général le mensonge ne résiste qu’un temps.

Je ne connais pas ce Claude-Marie Vadrot. Mais si quelqu’un le connaît, ne pas hésiter à lui transmettre ma réponse et mon adresse. Je pourrais le renseigner pour lui permettre d’être un peu crédible même en écrivant au second degré.

Louis Dollo le 21 juillet 2007

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Le plan ours sera « optimisé »


La secrétaire d'Etat à l'Ecologie a réuni, hier à Toulouse, partisans et adversaires de la présence de l'ours dans les Pyrénées. Et annoncé des mesures qui laissent les uns et les autres dubitatifs

Les frasques de Franska, ourse en goguette, ont suscité le déplacement, hier à Toulouse, de Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, venue tenter d'apaiser les passions pyrénéennes. Elle a rencontré élus, délégués syndicaux et représentants du monde associatif, un panel, comme il est convenu de dire pour expliquer que partisans et opposants de l'ours ont ferraillé près de quatre heures pour repartir campé chacun sur ses positions initiales.
« Il y a eu une vraie écoute réciproque. C'est un point positif », a estimé Mme Kosciusko-Morizet. Une façon toute diplomatique de laisser deviner que les points de consensus n'ont guère donné matière à conclusion. Pour s'en persuader, il suffisait de s'adresser à Philippe Lacube, porte-parole des « anti-ours » ariégeois, qui usait d'une formule peut-être gaillarde mais pour le moins explicite : « Ce n'est pas ce genre de réunion qui va faire rentrer les fusils. »
Certains le devinent, d'autres le savent déjà : la situation particulière de Franska cache mal un problème plus général. « Je suis venue faire des propositions pour une coexistence plus harmonieuse entre l'ours et les Pyrénéens. Tous les Pyrénéens. Il faut s'entendre, car le plan ours est maintenu », a affirmé Mme Kosciusko-Morizet.

Cinq « aménagements ».
La secrétaire d'Etat a toutefois préconisé une série de cinq « aménagements » afin « d'ajuster et optimiser le plan ». Dès l'automne, une « évaluation » sera effectuée par les inspections générales de l'Environnement et de l'Agriculture. Ensuite, les zones de présence de l'ours vont être « mieux qualifiées », ce qui, en clair, revient à effectuer une étude pour savoir si l'ours nuit ou s'il apporte une plus-value à l'économie des territoires. A cet égard, une délégation, rassemblant opposants et partisans de l'ours, aura pour mission de « participer à des déplacements vers des pays ayant conservé des populations ursines plus importantes ».
Troisième point : un renforcement du suivi des ours et une amélioration du système d'information sur leurs déplacements.
Quatrièmement : Mme Kosciusko-Morizet a fait des propositions allant dans le sens d'un « renforcement de l'aide à l'élevage pour soutenir le pastoralisme ».
Le cinquième point concerne le protocole « Ours à problème » qui sera « remis à plat ».
Franska est la première concernée : son cas va faire l'objet d'une « expertise » diligentée par des spécialistes venus de l'étranger. A cet égard, la secrétaire d'Etat a fait savoir de façon assez sibylline qu'« il peut parfois y avoir confusion entre un ours à problème et un animal apeuré poussé vers les vallées par des battues inconsidérées ».

Appel à l'Elysée.
Si l'on en juge par les différences entre le consensus affiché et les déclarations aigres-douces consenties par ailleurs, la réunion d'hier a, semble-t-il, eu pour seul mérite de constituer une étape. Car il serait abusif de dire que les protagonistes se sont quittés sur des points d'accord ou, pour le moins, d'apaisement. En effet, les anti-ours estimaient que « ce recours massif aux commissions d'étude ressemble à un ajournement du problème ». A tel point qu'ils décidaient d'en appeler désormais à l'Elysée, jugé « moins sensible aux lobbies environnementalistes ».

Auteur : Philippe Motta
Source : Journal Sud Ouest du 27 juillet 2007

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Réussite ou échec du plan de réintroduction des ours dans les Pyrénées


En novembre 2004, la France s’est émue de l’abattage de Cannelle, la dernière ourse connue de souche pyrénéenne.
Son abattage, a marqué l’arrivée à son terme de l’éradication des ours de souche pyrénéenne, côté français des Pyrénées, alors que la situation serait meilleure côté espagnol. Elle est imputable à la chasse, au braconnage et à la capture pour l’exhibition des ours bruns et en a progressivement réduit leur nombre en dessous de celui nécessaire à la reproduction de l’espèce.

Pour lutter contre la disparition des ours dans les Pyrénées, la ministre de l’Ecologie de l’époque a conçu un plan de réintroduction en faisant venir des ours slovènes, dont le lâchage a donné lieu à de multiples incidents, provoqués par une partie de la population hostile à leur arrivée.
Aujourd’hui, on est dans l’impasse dans la mesure où leur nombre n’assurera pas la reproduction de l’espèce et qu’il n’est pas
possible d’envisager de nouvelles introductions avant d’avoir réglé le problème de la coexistence entre les plantigrades et les hommes.

Il faut reconnaître que le comportement inhabituel de l’une des ourses, Franska, qui s’attaque aux brebis pour, semble-t-il satisfaire une envie de tuer, ne plaide pas en faveur du maintien, voire de l’extension du plan de réintroduction. Un problème supplémentaire est né de l’inefficacité des bracelets destinés à suivre le déplacement des ours lâchés dans la nature, pour pouvoir intervenir à titre préventif, si un ours devait s’approcher de trop près de zones d’habitation ou de pâturages. Le problème étant posé, la secrétaire d’État à l’Ecologie, loin de baisser les bras affirme vouloir favoriser la coexistence entre les plantigrades et l’homme en voulant entendre toutes les parties prenantes, élus, les professionnels les associations ainsi que les représentants des départements concernés.

Elle déclare être en train d’appliquer le plan ours tel qu’il a été défini et de voir comment on pourrait le réajuster, l’optimiser, faire en sorte qu’il soit plus efficace et mieux accepté. Le plan ours présupposait des réintroductions qui ont eu lieu et il convient de rechercher l’équilibre sur la base de ces réintroductions, a-t-elle ajouté. Son idée est d’écouter les propositions des uns et des autres, sur ce dossier qui déchaîne la passion dans la région.

Cependant, il n’est pas question de mettre fin à la présence des ours avant l’arrivée à terme du plan, en 2009.
L’une des solutions possibles est celle de cantonner les ours, en créant des zones de présence où leur coexistence avec l’homme est plus facile à organiser que dans la nature.
Il faut aussi penser à la protection des ours, face à une population demeurant hostile à leur présence.

Source : Riskassure.com du 31juillet 2007

Commentaire


L'auteur de cet article manque d'informations précises.

1/ Ce n'est pas spécialement la chasse qui a participé à l'élimination des ours mais l'Etat français qui l'avait classé "nuisible" et versait une prime à celui qui en tuait un. La dernière battue administrative a eu lieu en 1963 soit 4 ans avant la création du Parc National des Pyrénées qui n'inclus aucun des territoires traditionnels de l'ours.

2/ Il faut noter qu'un renforcement bien mené et logique imposait d'introduire d'autres ours à proximité des lieux où se trouvaient les ours autochtones des Pyrénées c'est à dire en Béarn. La logique administrative et le lobbying écologiste en ont décidé autrement en :

  • Introduisant des ours slovènes dans les Pyrénées centrales
  • En refusant à deux reprises d'en introduire deux en Béarn.

Il y aura peut-être une réussite biologique... encore que la souche pyrénéenne ne se soit pas vraiment mélangée à la souche slovène. Mais une chose est certaine, c'est une faillite humaine, sociale et économique totale.Il serait également souhaitable de ne pas culpabiliser les populations pyrénéennes qui sont les seuls à avoir su conserver des ours en France. Ce point doit être noté

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Trois experts internationaux pour décider du sort de Franska


Au lendemain de la visite de la secrétaire d'État à l'écologie, Nathalie Kociusko-Morizet, il fut évidemment question de l'ours et de sa délicate réintroduction ; « je crois avoir tout fait pour dire : soyons le plus honnête possible et allons vite », affirme le préfet Carenco qui annonce, à propos de Franska, une expertise qui sera conduite par trois experts : un slovène, un espagnol et un américain. « Si l'on avait pris un Français, on aurait dit que les dés étaient pipés. » Il poursuit : « Un des conseillers de la ministre revient cette semaine pour faire évoluer un protocole de réintroduction qui n'est pas adapté. Il s'agit d'une avancée considérable. » Le préfet Carenco ne tarit pas d'éloges sur la ministre : « Un ministre qui doute, c'est un peu nouveau. Nous, nous disons simplement que nous allons voir à l'extérieur comment ils font avec les ours. Monsieur Lacube, lui, ne doute jamais et il est sûr de ce qu'il affirme. (Ndlr : Philippe Lacube est le représentant des éleveurs). Moi je dis simplement qu'il nous faut d'abord rétablir le respect mutuel. En fait, le vrai sujet, c'est que cela fait deux cents ans que les pères des éleveurs chassent l'ours.

Et qu'ils restent bloqués dans le même schéma. Aujourd'hui, il est d'intérêt public que les estives, un temps abandonnées, retrouvent leur vie, leur épanouissement. Essayons de bien utiliser l'argent qui est disponible pour cela. Il n'y a pas eu des milliers de brebis tuées (106 exactement précise le sous-préfet Nicolas qui assiste à l'entretien).

S'il est prouvé qu'il faut absolument sortir Franska, on la sortira. Mais l'idée d'organiser un monome afin de ramener l'ours dans la plaine et faire pression sur les autorités, n'est qu'une carabistouille condamnable.

Notre devise, c'est dialogue, responsabilité, rapidité. »

Source : La Dépêche du Midi du 31 juillet 2007

Commentaire


Jusqu'à maintenant les préfets n'ont jamais douté. Et le Préfet Nicolas persiste dans son comportement agressif, haineux, hautain en cherchant à minimiser le nombre de prédations.Il réduit systématiquement le nombre de rpédations à celles de l'Ariège. Si nous rajoutons celles des hautes-Pyrénées il n'y a aucune difficulté à doubler.

Reste à savoir si ces deux préfets recherchent la paix sociale. Nous pouvons en douter.

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Vendredi, pas de secrétaire d'Etat à l'écologie à Pau


Pourtant c'était prévu pour vendredi à 15h. Une réunion est toujours prévue mais sans Nathalie Kociusko-Morizet. Pourquoi ? Personne ne le sait. Ce sera Alain Auvé, Conseiller technique, qui recevra les interlocuteurs. La réponse des éleveurs et élus de la zone IPHB ne s'est pas faite attendre : personne ne fera le déplacement. Motif :

  1. " Des conseillers techniques nous en avons vu des quantités en 25 ans. On en a marre de palabrer "
  2. " Il existe une structure de dialogue et de concertation qui s'appelle l'IPHB. Les associations environnementales et les représentants de l'Etat ne viennent plus aux réunions. S'ils veulent s'informer ils n'ont qu'à y venir. Le seul intérêt du déplacement était de s'expliquer avec la secrétaire d'Etat. Elle n'est pas là, on n'y va pas. "

Voir la lettre de l'association des bergers et éleveurs transhumants des 3 vallées adressée au Préfet des Pyrénées-Atlantiques.

Il est probable que d'autres groupements feront le déplacement et une surprise pourrait bien attendre Alain Auvé. Nous en saurons plus vendredi après midi.

Ce que j'écrivais mercredi matin se réalise. Tout est fait, du côté des services de l'Etat, pour créer le conflit. Nous sommes sur le même schéma qu'en 1990

Louis Dollo, le 1 août 2007 à 18h30

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Ours : protocole « insupportable »


La semaine dernière Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'État chargée de l'Écologie, a rencontré, à Toulouse, les parlementaires ainsi que les représentants agricoles des départements concernés par la réintroduction des ours dans les Pyrénées. Josette Durrieu, sénatrice des Hautes-Pyrénées, et Chantal Robin-Rodrigo, députée, ont été reçues en particulier par la secrétaire d'État.

« Nous sommes allées lui dire de ramener Franska en Slovénie avant qu'il n'y ait un problème grave, rapporte la sénatrice. Nous lui avons demandé quelles étaient les responsabilités si cet animal atypique génère un accident grave sur une personne. »

Et de relater son intervention : « J'ai dit que le problème est économique. Il touche aux éleveurs, au tourisme et, de manière générale, à l'espace rural. On a l'impression que l'espace rural est tellement méconnu de certains qu'ils ont cru qu'ils pouvaient le considérer comme vide d'hommes et y réintroduire des animaux ! Or, la montagne vit ! »

En cas d'accident, on ne sait précisément aujourd'hui qui sera tenu comme responsable. « Est-ce le maire de la commune, le préfet et vous, Madame la ministre ? »

AGRESSIVE PAR RAPPORT À L'HOMME
Nathalie Kosciusko-Morizet a rappelé l'existence d'un protocole défini lors de la réintroduction. Trois critères sont ainsi établis : « Qu'elle soit trop familière par rapport à l'homme, que son comportement soit anormalement prédateur et qu'elle devienne agressive par rapport à l'homme. C'est ce troisième critère que l'on attendrait donc pour considérer qu'il faut la retirer, s'emporte Josette Durrieu. Ça m'a paru insupportable ! »

Cinq réponses ont cependant été avancées par la secrétaire d'État. En effet, une évaluation économique et sociale de la présence du plantigrade sur l'économie et plus particulièrement le tourisme sera réalisée. En parallèle, une expertise menée par des scientifiques étrangers est prévue afin de démontrer le comportement atypique de Franska. « Elle aura lieu en septembre prochain, précise l'élue. J'espère qu'il ne se passera rien en août ! »

Sur la question de la responsabilité, la secrétaire d'État a promis d'engager une étude juridique. Par ailleurs, une étude sera lancée pour envisager une zone définie de présence de l'ours. Enfin, le soutien au pastoralisme sera renforcé grâce à des aides.

Auteur : Claire Lagadic
Source : : La Dépêche du Midi du 2 août 2007

Commentaires


La Sénatrice a raison d'avoir peur qu'il se passe quelque chose.

A la limite, le seul espoir pour les éleveurs est qu'il y ait un accident grave avec un touriste.

Il est assez triste de constater que c'est ce qu'attendent les pouvoirs publics.


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Ferus, Pays de l'ours - Adet et WWF pour une reprise de la concertation


Au chapitre des bonnes nouvelles...

La Secrétaire d'Etat à l'écologie a indiqué que l'ourse Franska ne sera pas capturée tant que des experts indépendant n'auront pas démontré qu'elle répond aux caractéristiques d'un « ours à problème ». Si les experts devaient conclure au retrait de l'ours, nous demanderions alors son remplacement.

La Ministre, qui n'envisage ni le "cantonnement" des ours derrière un grillage - trouvaille douteuse de ses adversaires ! ! - ni bien sûr leur élimination, a, en outre, annoncé "une évaluation à mi-parcours" à l'automne 2007, du plan de restauration de l'ours brun dans les Pyrénées.

... et des difficultés

Nous, Ferus, Pays de l'ours - Adet et WWF sommes prêts à travailler dans le sens indiqué par la Ministre, mais nous sommes inquiets face au mauvais climat entretenu par les activistes anti-ours, qui appellent notamment à tuer Franska. Cela nous laisse craindre qu'un esprit faible finisse par céder et commettre l'irréparable. Ce nouveau délit ne resterait en aucun cas impuni car nous engagerions tous les recours juridiques possibles.

Nous sommes disposés à participer à un bilan d'étape du plan ours à l'automne, aux conditions qu'il s'appuie sur un travail sérieux, avec des règles clairement définies et avec des évaluateurs objectifs. En effet, le refus du dialogue manifesté par certains adversaires de l'ours ne laisse pas présumer d'un débat serein, respectueux et objectif.

Nous regrettons la surexposition médiatique de la parole des anti-ours, occultant la réalité de l'opinion publique pyrénéenne. De nombreux habitants des vallées sont sensibles à la présence de ce plantigrade symbole du patrimoine historique et naturel des Pyrénées. La réalité sur le territoire est souvent plus complexe et contrastée que l'image donnée par les media .

Pour nous, il est donc plus que jamais nécessaire de reprendre la concertation pour rechercher ensemble les voies d'une cohabitation fructueuse entre le pastoralisme et la nature sauvage.

Communiqué de presse de Férus, Adet-Pays de l'ours et WWF du 2 aout 2007 à 18h 20

Commentaires : On croit rêver...


Outre le fait que l'ADET semble particulièrement bien encadrée entre Férus et le WWF, le communiqué ne manque pas d'un certain culot en appelant à la concertation tout en insultant ses interlocuteurs.

La conclusion du communiqué semble prometteuse :
" ….il est donc plus que jamais nécessaire de reprendre la concertation pour rechercher ensemble les voies d'une cohabitation fructueuse entre le pastoralisme et la nature sauvage. "

Mais avant d'en arriver là, il a fallu que les responsables du pastoralisme supportent d'autres mots :
" …nous sommes inquiets face au mauvais climat entretenu par les activistes anti-ours, qui appellent notamment à tuer Franska. "
Ou bien encore :
" Ce nouveau délit ne resterait en aucun cas impuni car nous engagerions tous les recours juridiques possibles. "
Et ils veulent imposer leurs conditions :
" Nous sommes disposés à participer à un bilan d'étape du plan ours à l'automne, aux conditions qu'il s'appuie sur un travail sérieux, avec des règles clairement définies et avec des évaluateurs objectifs. "
En précisant :
" …le refus du dialogue manifesté par certains adversaires de l'ours ne laisse pas présumer d'un débat serein, respectueux et objectif. " ce qui revient à dire que seul leur point de vue est le bon et celui des autres est mauvais et l'œuvre de méchants activistes bénéficiant d'une surmédiatisation.
" Nous regrettons la surexposition médiatique de la parole des anti-ours, occultant la réalité de l'opinion publique pyrénéenne. "
Il semble que ces organisations oublient les années 2005 et début 2006 où les éleveurs n'ont pratiquement jamais eu la parole. Mais le plus extraordinaire est cette phrase :
" De nombreux habitants des vallées sont sensibles à la présence de ce plantigrade symbole du patrimoine historique et naturel des Pyrénées. "
Parler ici de " nombreux habitants " c'est faire fi de la démocratie et du verdict des urnes aux dernières élections où TOUS les candidats se sont prononcés contre les introductions d'ours et ceux-là qui les avaient demandé réclamaient le retrait de Franska (cas de Roland Castells).
C'est aussi oublier que lorsque le " peuple des Pyrénées " réunissait plus de 5000 personnes dans les rues de Bagnères de Bigorre, les associations environnementalistes n'avaient jamais pu réunir plus de 2000 personnes y compris à Paris et que, en juin 2006 ils n'étaient pas plus de 500 à Toulouse et incapable d'être plus de 12 au départ d'un bus à Lourdes ou bien encore Férus qui constate "qu'il manquait cruellement de personnes sur le terrain."

En dehors du courant d'idées qu'ils représentent et qui peut être respectable, il est facile d'appeler à la concertation mais de tout faire pour qu'elle n'existe pas en tapant sans discernement aussi bien sur ses opposants que contre la presse qui n'est, bien souvent, que le reflet de l'opinion publique.

Avec ce type de comportement agressif, il semble bien que ces trois organisations se situent dans la ligne des hauts fonctionnaires de l'Etat qui consiste à tout faire pour que le dialogue ne s'installe pas et que le conflit perdure.

A ce stade, les organisations agricoles sont en droit de se poser cette question : " que va-t-on faire dans cette galère où nous ne sommes pas considéré comme des partenaires mais comme de vulgaires activistes ? " et de s'interroger pour savoir où sont les véritables terroristes intellectuels.

Il y a sur les territoires de montagne des Pyrénées essentiellement des personnes et des élus soucieux de leur avenir, du développement durable de leurs vallées et leurs villages, de la protection de leur milieu naturel, du développement de la biodiversité qui passe également par la diversité biologique des races d'élevage comme le rappel la conférence de Rio et des familles qui refusent l'ensauvagement des montagnes pour continuer à accueillir des touristes admiratifs des paysages façonnés par l'homme et déjà décrits par Victor Hugo et bien d'autres.

De tout cela, le communiqué des trois associations environnementalistes ne dit rien. Normal, lorsqu'on découvre le vrai visage de ce milieu.

Louis Dollo, le 2 août 2007


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Franska, les hommes et les ours dans les Pyrénées


Nous reproduisons ici un mail qui circule sur la "toile" et livré au pblic afin d'apporter quelques précisions à cette réponse qui nous semble mal documentée. Libre à chacun de penser ce qu'il veut. Sachez que Jean-Jacques Blanchon et Nicolas Hulot sont invités dans les Pyrénées à venir se rendre compte par eux-mêmes et au contact des éleveurs des incidences de l'arrivée de grands prédateurs au XXIème siècle.

De : Jean-Jacques Blanchon <jj.blanchon@fnh.org>
Date : 2 août 2007 11:49:28 HAEC
À : mbxxxxxx@neuf.fr
Cc : MILLER Karine <k.miller@fnh.org>
Objet : Franska, les hommes et les ours dans les Pyrénnées


Bonjour,
Je réponds à votre légitime inquiétude concernant Franska et plus largement les ours pyrénéens. Je n'oublie pas en effet les quatre mâles du noyau occidental (Béarn) désormais sans descendance si l'on n'y réintroduit pas dès 2008 au moins une femelle (Ce à quoi s'était engagé à l'époque le Député Jean Lassalle, ce qu'il n'a jamais fait, et qui vient d'être réélu contre toute attente). Le déplacement soudain de Franska de plus de 60km en une dizaine de jours est inquiétant car inexpliqué pour une femelle qui semblait avoir établi son territoire sur les massifs de Pibeste et de l'Estibère ou Estibète, j'ai un doute sur l'orthographe.
Nicolas Hulot a soutenu la réintroduction portée par les élus de quatre communautés de communes des Pyrénées et leurs populations, l'association Pays d'Adet et Mr le Maire d'Arbas, avec de nombreuses autres associations locales, régionales ou nationales, et engagée avec courage par Nelly Ollin en 2006. Il l'a fait dans une tribune parue dans le journal Libération. Croyez bien qu'il continue à le faire et au-delà de cette réintroduction qu'il interviendra à nouveau au moment qu'il jugera opportun pour la cause de la cohabitation des hommes avec les grands prédateurs. Comment demander aux pays africains de sauvegarder leur grande faune si la France est incapable de le faire chez elle ?
Le Grenelle de l'Environnement dont la négociation va s'engager à l'automne lui en donne l'occasion à moins que l'actualité ne le pousse à sortir de sa réserve estivale. D'ores et déjà la question que vous posez, quelle est la vision de la nature dans laquelle notre société veut vivre dans 20, 30 et 50 ans , avec des grands prédateurs, en cessant de faire "la guerre à la nature", est au coeur du Groupe de travail 2 consacré à la biodiversité et aux ressources naturelles.

Comme Nicolas aime à le dire avec une certaine pudeur, il n'entend pas "se substituer aux consciences locales" quant au maintien des ours dans les Pyrénées, et il entend bien l'inquiétude d'une partie d'entre eux qui trouverait illégitime la réintroduction d'une poignée d'ours ou pour qui la perspective d'une simple cohabitation semble être insupportable (Faut-il rappeler qu' il y avait encore 150 ours en 1930, et qu'il ne demande qu'à vivre en paix aux côtés des hommes pourvu que ces derniers lui "fichent la paix" et cessent de le "tirer" dès que l'occasion se présente, évitant ainsi d'exposer des ours slovènes pour renforcer la population pyrénéenne au bord de l'extinction finale si rien n'est fait). Toutefois il exclut de son interpellation ceux qui par la violence se mettent en marge de tout débat respectueux des valeurs qui fondent notre société. Ils semblent occuper à nouveau le terrain et les média. Je ne pense pas que leur répondre par voie de presse maintenant ferai avancer la cause des éleveurs et celle des ours.

La réponse courageuse de Nathalie Kosciusko-Morizet à Toulouse (le Parisien du 31juillet) à la colère d'une partie des éleveurs à propos de Franska est saluée par Nicolas et la Fondation. L'ourse ne pose pas de problème à l'homme. Elle semble encore très prédatrice vis-à-vis des troupeaux, son adaptation à son nouveau territoire est-elle encore trop fragile ?
L'ours n'est pas le problème des Pyrénées et des pyrénéens comme certains s'évertuent à le faire croire aux français. La crise de la filière ovine a bien d'autres causes. La valorisation du travail des éleveurs par des labels de qualité, la reconnaissance de leur contribution au maintien d'une nature exceptionnelle, le soutien financier de la société pour les aider dans la protection des troupeaux (chiens pastou dressés, clôture électrique, modernisation des cabanes, soutien logistique....) sont les actions que la Fondation, avec celles engagées par les élus des vallées qui ont réintroduit l'ours, soutient et soutiendra. Plus largement les éleveurs ont besoin d'une reconnaissance et d'une révalorisation de leurs métiers et conditions de vie en milieu difficile de la part de la société.

Croyez bien, et faîtes vous en l'écho, que Nicolas et la Fondation suivent de très près ce qui se passe dans les hautes vallées pyrénéennes pour l'ours comme dans les Alpes à propos du loup. Je serai en vacances en Ariège prochainement pour partager un peu du quotidien de la vie des bergers sur les estives et voir de plus près les réalités.
La protection de l'ours ne peut s'envisager que dans un contexte de solidarité nationale car il est notre patrimoine commun. Courage aux habitants et à leurs élus, le projet porté par les élus avec la réintroduction de l'ours est aussi un projet d'humanité. Et pour répondre à votre interpellation initiale, oui, Nicolas et la Fondation sont avec vous dans ces moments difficiles. Comme le dit Robert Barbault dans son ouvrage "un éléphant dans un jeu de quilles, l'homme dans la biodiversité", citant Elisée reclus, "l'humanité, c'est la nature qui atteint à la conscience". Et si on faisait que ce soit vrai?

Bien à vous

Jean-jacques Blanchon
Responsable des programmes
Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme
6 rue de l'est, 92100 Boulogne-Billancourt
Tel : 0141221082
Fax : 0141221099

Commentaire


Nous voyons nettement au travers de ces propos la réponse d'une personne qui ne connaît ni le problème ni les Pyrénées et qui se base uniquement sur un concept intellectuel mal réfléchi, mal documenté, sans aucune réflexion réaliste et encore moins scientifique.

1/ Pour commencer, il rappelle " qu'il y avait encore 150 ours en 1930. " Vous avez raison. Mais je vous rappelle que nous sommes en 2007 c'est-à-dire au XXIème siècle et que l'aspect des Pyrénées, le mode de vie, les équipements, le biotope ont évolué. Vouloir vivre comme en 1930 avec les " cadets " véritables esclaves des familles sous la coupe de l'aîné est d'une époque révolue.

2/ Le député Jean Lassalle ne s'est engagé à rien. Il est président d'une structure, l'IPHB et le syndicat mixte du Haut-Béarn qui décide à la majorité voir à l'unanimité de ses membres. Jean Lassalle n'est pas un dictateur qui décide seul pour tout le monde.

3/ L'IPHB a fait des propositions de réintroduction à deux reprises. A chaque fois ces propositions ont été rejetées par les ministres concernés qui sont les seuls à pouvoir décider en matière d'introduction. Il ne faut donc pas faire le procès de Lassalle ou de l'IPHB mais des ministres qui ont pris une autre option. L'IPHB n'a pas mission d'introduire mais de protéger.

4/ L'IPHB n'est pas responsable du fait que des introductions se font ailleurs qu'en Béarn sur la chaîne des Pyrénées malgré ses propositions. Mais ceci relève du pouvoir discrétionnaire du Ministre uniquement.

5/ Il ne faut pas parler de réintroduction mais d'introduction d'ours par importation d'ours de Slovénie puisqu'il y a toujours eu des ours contrairement aux autres régions de France.

6/ Vous êtes vous demandé pourquoi les ours disparaissaient aussi vite depuis 1930 ? Il faut savoir que l'ours était classé " nuisible " jusqu'en 1960 et qu'à ce titre l'Etat français payait une prime au chasseur. Au XIXème siècle, cette prime équivalait le salaire annuel d'un instituteur. La dernière battue administrative en vallée d'Aspe date de 1963 soit 4 ans avant la création du Parc National des Pyrénées qui n'incluse pas l'espace traditionnel de l'ours. Cherchez l'erreur mais cessons de culpabiliser les pyrénéens sur ce sujet. L'Etat est seul responsable de la situation.

7/ Il n'a fallu aucun courage à des associations n'ayant aucune activité de terrain à demander une introduction d'ours. Aucune d'entre elles ne vit la problématique autrement que par médias interposés.

8/ Parler de la crise de la filière ovine c'est ne pas connaître le sujet qui devient vite un bouc émissaire. Cherchez qui bloque dans les Préfecture et à la DRAF Midi-Pyrénées certains dossiers d'IGP ou d'agrément sanitaire et de valorisation et vous comprendrez que la problématique n'est plus (et n'a jamais été) environnemental mais commercial entre le groupe soutenu par le WWF et les éleveurs pyrénéens qui veulent rester indépendants.

9/ La protection des troupeaux et une problématique qui n'a jamais été étudié. Il n'existe pas de solutions toutes faites adaptables à toutes les estives. Le sujet a été évoqué au cours de plusieurs réunions de terrain avec les Préfet et la preuve a été faite de l'inapplicabilité du plan ours dans de très nombreux cas dans le cadre de diagnostics pastoraux.

Ceci n'est qu'un résumé d'une réponse à un sujet complexe malheureusement trop simplifié par le milieu écologiste.

Louis Dollo, le 3 août 2007



Suite....


Car il doit y avoir une suite....

Un premier contact avec Jean-Jacques Blanchon et son assistante indique que je serai recontacté à son retour de congés. Jean-Jacques Blanchon et Nicols Hulot sont invités à venir voir dans les Pyrénées et à dialoguer avec les éleveurs.

Ils ne sont jamais venu....
Preuve supplémentaire que les écologiste n'ont jamais souhaité de dialoguer, préférant imposer leur point de vue.

Louis Dollo, MàJ le 15 février 2014


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Franska, un sujet d'étude


Le 31 août 2007, une nouvelle expertise du comportement de Franska sera déposée sur le bureau de Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'état chargée de l'écologie. Cette expertise est l'une des mesures qui résulte de la table ronde organisée le 26 juillet dernier à la préfecture de Toulouse entre la secrétaire d'état, les représentants des professions de la montagne, les élus et les éleveurs opposés à la réintroduction de l'ours et les associations qui militent pour l'ours.

L'expertise fait bondir Henri Nayrou, député de l'Ariège et secrétaire général de l'association nationale des élus de la montagne : « Ces experts ont-ils plus de qualité que des gens de la montagne capables de voir et de parler de la différence entre un ours qui ne fait pas parler de lui et un ours qui multiplie les attaques et sème la pagaille. Que peuvent faire de plus des experts face à de telles évidences ?" s'agace Henri Nayrou face à la proposition d'expertise menée conjointement entre les responsables de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage et des biologistes internationaux - Un Autrichien et un Italien ont donné leur accord -.

La nomination de ces deux experts étrangers interroge aussi Marilyse Broueih, chargée de mission de l'association de développement durable de l'identité des Pyrénées. : « Aller chercher des experts étrangers c'est une manière de désavouer l'équipe technique de suivi de l'ours ». À propos d'expert, Marilyse Broueilh se souvient des mois qui ont précédé le premier plan de réintroduction de l'ours en 1995 : « le gouvernement était allé quérir un expert américain M. Clevenger pour savoir si oui ou non la réintroduction était possible. Après avoir survolé les Pyrénées, il a estimé qu'elles étaient trop humanisées et qu'elles n'étaient pas adaptées à une population ursine. »

De leur côté les associations favorables à la réintroduction de l'ours voient d'un bon œil l'ensemble de mesures lancée par la secrétaire d'État chargée de l'Écologie. « C'est ce qu'elle nous avait annoncé en juillet. Pour Franska le résultat des expertises qui sera connu le 31 août devrait confirmer qu'elle n'est pas une ourse à problème. Nous avons confiance » résume Sandrine Andrieux de l'association Ferus. Pour connaître les conclusions des mesures initiées par la secrétaire d'État chargée de l'écologie dont l'étude de nouvelles modalités de soutien au pastoralisme, il faudra attendre le premier semestre 2008 : « Je suis un peu surpris de cette légèreté de la République » s'indigne Henri Nayrou.

Auteur : Martine Cabanne
Source : La Dépêche du Midi du 7 août 2007

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Le ministère lance quatre mesures


A la suite de la réunion sur le plan de réintroduction de l'ours dans les Pyrénées, qui s'est tenue à Toulouse le 26 juillet dernier, Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, a signé ce lundi quatre lettres de mission pour lancer les quatre mesures qui avaient alors été annoncées.

1 - L’ÉVALUATION RAPIDE DU PLAN DE RESTAURATION DE L’OURS BRUN DANS LE MASSIF PYRÉNÉEN
Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche, et Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie ont confié une évaluation à l’inspection générale de l’environnement et au conseil général de l’agriculture, de l’alimentation et des espaces ruraux. Ce travail sera mené en étroite concertation avec l’ensemble des acteurs locaux. Les résultats de ce premier bilan sont attendus dès le premier trimestre 2008. Il comprendra également un volet sur l’amélioration du protocole « ours à problème ».

2 - LA NOUVELLE EXPERTISE DU COMPORTEMENT DE L’OURSE FRANÇKA
La secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie a demandé, pour le 31 août 2007, une deuxième expertise du comportement de l’ourse Françka à l’équipe du suivi ours de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Les responsables de l’ONCFS mèneront cette expertise conjointement avec des biologistes internationaux. A ce propos, l’autrichien J.Rauer et l’italien P.Genovesi ont déjà donné leur accord.

3 - UNE MEILLEURE QUALIFICATION DE LA ZONE DE PRÉSENCE DE L’OURS ET LE RENFORCEMENT DU SUIVI DE LA POPULATION D’OURS
La secrétaire d’Etat a mandaté l’inspection générale de l’environnement pour effectuer une mission d’analyse destinée à améliorer la définition des territoires de présence des ours. Celle-ci devra prendre en compte les contraintes imposées aux élevages mais aussi les opportunités de valorisation économique liée à la présence de l’espèce. L’évaluation des méthodes de suivi des ours et de diffusion de ces informations sera également intégrée dans cette mission. A cet égard, des voyages d’études seront notamment programmés en Italie, en Espagne, en Slovénie, en Scandinavie et en Amérique du Nord pour comparer et mesurer l’efficacité des dispositifs adoptés dans ces pays où demeurent des populations importantes d’ours. Une première restitution des propositions est prévue au premier trimestre 2008.

4 - DE NOUVELLES MODALITÉS DE SOUTIEN AU PASTORALISME
Le ministre de l’Agriculture et de la Pêche et la secrétaire d’Etat à l’écologie ont chargé le préfet de région de faire des propositions de renforcement de l’aide au pastoralisme, en étant à l’écoute de tous les acteurs de terrain.

Source : La Dépêche du Midi du 6 août 2007

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« Peut-être essayer un autre type d'ours »


À Sentein, après une journée de travail, Francis Ané dresse le bilan de ses pertes : « huit brebis tuées en mai et sept autres il y a quinze jours, sans parler de celles que je ne retrouve plus… Et puis, il faut s'attendre à des avortements. Avec ce stress, les brebis ne vont pas bien agneler. » Au final, sur un troupeau de 200 têtes qu'il laisse pâturer à la chapelle de l'Isard, l'éleveur couserannais estime avoir perdu quinze à vingt bêtes à cause de l'ourse Hvala.

« C'est une perte de temps et beaucoup d'inquiétude », confie Francis qui monte chaque week-end sur l'estive pour vérifier l'état de ses brebis. « Je n'ai plus le temps de faire mon foin avec toutes ces histoires. Il faut crapahuter là-haut pour retrouver les bêtes mortes ! » Et réussir à compléter un dossier complet afin de toucher les indemnités. Jusqu'à aujourd'hui, et comme certains de ses collègues, Francis a été indemnisé pour huit brebis et cinq autres demandes sont en cours.

DES SOLUTIONS
Alors, évidemment, l'éleveur ne porte pas l'ourse dans son cœur mais précise : « Je ne suis pas contre l'ourse mais contre les dégâts qu'elle provoque. » Aussi, pour Francis, il est possible de trouver des solutions ou, du moins, des « tentatives de solutions ». « Il faudrait peut-être sortir Hvala et essayer un autre type d'ours, plus sauvage et moins carnassier. En mai, c'est en une nuit qu'elle m'a tué huit bêtes. Je les ai retrouvées éventrées. Elle en a peut-être mangé une ou deux. On a l'impression qu'elle fait ça pour s'amuser. » « Un peu comme les chats qui attrapent les souris et les déposent mortes sur le paillasson », ajoute une voisine. Francis Ané déplore aussi le manque de moyens. « Sur l'estive d'Estrémaille, on a deux bergers pour 2 500 brebis. Il en faudrait plus avec nos patous. À Melles, ils sont trois bergers pour 900 têtes. » Et d'ailleurs, l'ourse n'est plus dans ce coin du Comminges. Elle est bel et bien passée de l'autre côté de la limite départementale. Plus de bergers signifie aussi plus de charges financières pour les éleveurs. Ne faudrait-il pas imaginer des aides de l'État ? En tout cas, Francis Ané se montre pessimiste. Il ne dit pas que son métier va disparaître mais qu'il sera contraint de le faire autrement. « Si ça continue comme ça, je me limiterai à 100 bêtes et je les laisserai sur les terres en bas. » Fini le pâturage sur l'estive. Fini aussi l'entretien de la montagne. « Sans troupeau ni berger, la montagne deviendra une friche. » Inaccessible aux touristes et propice aux feux.

Auteur : Camille Sarret
Source : La Dépêche du Midi du 8 août 2007

Commentaire


L'analyse de Francis Ané est intéressante. S'il adapte sa méthode d'élevage et abandonne celle qui est celle des éleveurs de la vallée c'est un savoir faire qui disparait et c'est l'ensauvagement de la montagne tel que les dénonce les associations au sein de l'ADDIP. C'est exactement ce qu'il ne faut pas car c'est également la mort du tourisme et de toutes les externalités positives du pastoralisme et donc la mort des vallées à moyen terme.

Michel Estrémé, membre de l'ASPAP et éleveur à Sentein dans le Biros, réagit d'ailleurs assez violemment à cet article par la mise au point suivante :

En ce qui concerne l'article paru dans La Dépêche d'aujourd'hui mercredi 8 août, il est évident que l'ensemble des éleveurs du secteur du haut-Couserans ne sont pas solidaires des propos tenus par Francis Ané, On ne souhaite pas un remplacement d'ours, on ne veut pas des ours! Que cela soit clair pour tout le monde, Francis Ané ne parle qu'en son nom, ne représente que lui même, nous déplorons cette attitude, nous ne pouvons pas empêcher les gens de s'exprimer.

Dès que possible nous allons répondre par voie de presse et affirmer notre position contre l'instauration de l'ours et notre solidarité envers les éleveurs touchés par les dégâts causés par l'ours.

Voilà qui est très clair et confirme, ici aussi, une forte opposition à la présence de l'ours.

Louis Dollo, le 8 août 2007

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Réintroduction de nouveaux ours dans les Pyrénées: une question à discuter, selon Nathalie Kosciusko-Morizet


La question de nouvelles réintroductions d'ours dans les Pyrénées sera "posée à froid" avec "tous les experts et les partenaires locaux" lors d'une "évaluation à mi-parcours" à l'automne, a affirmé jeudi la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, après la mort de l'ours Franska, percutée par une voiture près de Lourdes. "Cette mort est manifestement accidentelle" et constitue un "élément nouveau (...) qui devrait être intégré dans l'évaluation à mi-parcours que j'ai lancée" le 26 juillet dernier à Toulouse, a poursuivi Mme Kosciusko-Morizet sur RTL. A cette occasion, elle avait demandé "l'évaluation rapide", dès l'automne, du Plan ours et de "ses impacts sur l'économie, les conséquences sociales, le pastoralisme et le tourisme" aussi bien que sur la biodiversité.

"La position du gouvernement, c'est satisfaire nos engagements internationaux, c'est à dire le renforcement des populations d'ours dans les Pyrénées. Est-ce que ça nécessite, ou pas, des nouvelles réintroductions, c'est une question qui sera débattue dans le bilan à mi-parcours", a assuré la secrétaire d'Etat. "C'est une question qui devra être posée à froid, tranquillement avec tous les experts et aussi tous les partenaires locaux autour de la table", a-t-elle ajouté.
La secrétaire d'Etat à l'Ecologie a souligné que, même si "deux ourses sur les quatre femelles slovènes qui avaient été réintroduites" sont "mortes accidentellement" (l'autre ourse, Palouma, est morte dans une chute en août 2006, NDLR), il y a eu des naissance de "nouveaux oursons".

"De toute façon, les réintroductions, pour des raisons biologiques, quand elles se font, se font au printemps", a précisé Mme Kosciusko- Morizet, estimant qu'il n'y avait donc pas urgence à poser la question de nouvelles réintroductions et que cela laissait le temps de "mettre tous les partenaires autour de la table de partager les constats, les objectifs, les projets".

"On ne peut pas dire aux Africains ou aux Asiatiques: 'Protégez vos grands singes, vos grands fauves' et ne rien faire pour la faune sauvage chez nous", a-t-elle estimé, rappelant que l'objectif du Plan ours était la "coexistence entre l'ours qui a toujours été présent dans les Pyrénées et les activités humaines", et qu'il fallait donc sortir de "la bataille des pro-ours contre les anti-ours".

Source : AP - Jeudi 9 août, 19h42

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La solidarité inter massif s'organise


NKM recule ! (Traduire : Nathalie Kosciusko-Morizet
ne pouvait pas venir sauf en hélicoptère)

Kasusko machin devait venir dans les Hautes Alpes mercredi. Les éleveurs se sont mobilisés et le préfet les a reçus pour négocier. Refus d'être reçus par cette dame (une « préfete ») en délégation. En solidarité avec les Pyrénéens et par rapport au dossier loup. Ils demandent par contre à être reçus par Sarko avant le Grenelle de l'environnement.

Kaschusmachin a renoncé à venir. Un appel est lancé à tous les éleveurs alpins pour une éventuelle mobilisation dans la vallée de Champoléon où elle doit visiter la Maison du berger à l'invitation du Parc des Ecrins !!!

Tous les massifs sont solidaires et il est probable que les actions se durcissent dans les semaines à venir.

La manifestation de Bagnères de Bigorre avec plus de 5000 personnes n’était qu’une répétition.

Personne ne fait confiance à NKM et à son porte serviette Alain Auvé.

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Les ours disparus
  • Palouma. Morte le 25 août 2006. En provenance de Slovénie, elle avait été relâchée le 25 avril sur la commune de Burgalays (Haute-Garonne). Son corps est découvert par des randonneurs en contrebas d'une barre rocheuse sur le territoire de Loudenvielle (Hautes-Pyrénées).
  • Cannelle. Morte le 2 novembre 2004. Âgée d'une quinzaine d'années, elle était la dernière ourse femelle autochtone recensée en Béarn. Mère d'un ourson, elle a été abattue par un chasseur en vallée d'Aspe, lors d'une battue aux sangliers.
  • Papillon. Mort le 25 juillet 2004. Âgé d'environ 30 ans, il était l'un des tout derniers ours de souche pyrénéenne, le plus connu des naturalistes oursologues.

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Préfet de l'Ariège : «Sachons raison garder»


« Sachons raison garder », tel est le message qu'a voulu faire passer le préfet Jean-François Valette en abordant les divers sujets d'actualité en Ariège à l'occasion d'une conférence de presse de rentrée.

Ours, OGM, étrangers en situation irrégulière, village de marques ou encore papeterie de Lédar, le diplomate de formation et de carrière qu'il est, n'a de cesse de vouloir privilégier le dialogue, et la concertation. Mais avec également un souci majeur, celui de l'intérêt de la France… et des engagements internationaux souscrits. D'où des positions non négociables pour lui. Pas question, par exemple de parler de retrait des ours slovènes dans les Pyrénées. « La France a pris des engagements pour éviter l'extinction de cette espèce sauvage menacée, il faut s'y tenir… » Quant à savoir si l'on doit s'orienter vers un cantonnement de l'animal, la question reste à débattre. On devrait en parler au prochain Grenelle de l'environnement. Cela n'empêche pas le préfet d'afficher quand même ses certitudes. Pour lui, « l'ours n'est pas en train de tuer le pastoralisme en Ariège » (1) mais la question que l'on peut se poser est de savoir si cette réintroduction de l'ours est positive ou négative pour l'image du département.

......

Auteur : R.C.
Source : La Dépêche du Midi du 12 septembre 2007

Nota : (1) En ce qui concerne les indemnisations des brebis tuées par l'ours, les chiffres actuels sont stables par rapport à 2006. A l'heure actuelle, il y a eu114 indemnisations, 74 sont en traitement et 54 en cours d'examen par la commission spécifique.

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CRISE : La guerre des nerfs entre éleveurs, chasseurs, écologistes et administration

Dans les Pyrénées, il ne faut pas dire "c’est dans les Alpes, pas chez nous"

C’est déjà en partie chez nous ou à côté de chez nous et nous ne le savons pas. Bientôt ce sera chez nous comme dans les Alpes avec l’ours en plus.

Dire ça nous concerne tous parce que les contribuable paient tous. C’est une option. Le métro parisien est aussi pour tout le monde, tout le monde paie mais est ce qu’on nous demande notre avis ?

Même chose, par le passé, pour la sidérurgie loraine.

Par ailleurs, ours et loups n’existent pas sur tout le territoire national mais uniquement sur des zones de montagne. Donc le sujet nous concerne, pas eux… ou du moins, beaucoup moins eux.

Par contre l’avenir de la biodiversité, c'est-à-dire la diversité génétique, des espèces animales et végétales dont les espèces d’élevage, cela concerne tout le monde, car tout le monde mange et aura besoin de manger encore dans quelques années….

La guerre des nerfs est-elle pour ou contre les grands prédateurs ou pour que des éleveurs travaillent pour nourrir tout le monde ?

Source : loup.org

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Les deux oursons nés dans les Pyrénées prénommés Pollen et Bambou


Les deux oursons de Hvala, un des cinq plantigrades slovènes lâchés en 2006 dans les Pyrénées, ont été prénommés Pollen et Bambou, a annoncé lundi dans un communiqué l'association Pays de l'Ours - Adet, à l'origine de l'opération.

Après avoir organisé une consultation sur Internet, l'association a choisi parmi 13.000 prénoms Pollen et Bambou "convenant tant pour un mâle que pour une femelle", le sexe des oursons nés au début 2007 n'ayant pas encore été déterminé.

Pollen fait référence à "cette chose minuscule, que l'on imagine volontiers pelucheuse, et dont la vocation est d'aller propager son espèce", selon Pays de l'ours - Adet.

Bambou est notamment "un clin d'oeil cordial à Laurent Fabius, qui suggérait sur France Inter de lâcher des +ours herbivores+ dans les Pyrénées. Les seuls ours herbivores sont les Pandas... et ils ont besoin de bambous !", précise le communiqué.

Des peluches des oursons ainsi que le moulage d'une empreinte de Pollen et de sa mère, découverte en septembre 2007, sont mis en vente pour financer les actions de cette association pro-ours, qui avait déjà lancé des consultations similaires pour baptiser les cinq ours slovènes adultes, dont la mère des oursons Hvala ("Merci" en slovène).

Du 25 avril au 22 août 2006, quatre femelles et un mâle slovènes ont été lâchés dans les Pyrénées françaises dans le cadre d'un plan de restauration et de conservation décidé par le ministère de l'Ecologie et très fortement critiqués par des éleveurs et des élus locaux.

Deux femelles sont mortes accidentellement dans les Hautes-Pyrénées, Palouma en août 2006 et Franska un an plus tard.

Hvala est la seule à avoir donné naissance cette année à des oursons.

Source : Le Monde / AFP du 19 novembre 2007

Les oursons de Hvala s'appellent Pollen et Bambou


Les oursons de Hvala, nés l'hiver dernier, s'appellent Pollen et Bambou.

Ces deux noms ont été choisis parmi les propositions reçues par l'association Pays de l'Ours - Adet qui a organisé une grande consultation à ce sujet via Internet.

Source : Communiqué du Ministère de l'Ecologie

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Les oursons de Hvala sont des femelles


Des échantillons génétiques prélevés en 2007 ont permis de déterminer le sexe des oursons de Hvala. Il s'agit de deux femelles, a-t-on appris vendredi soir auprès de l'Equipe technique ours de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

L'identification du sexe des deux plantigrades nés au cours de l'hiver 2006-2007 a pu être effectuée grâce à des crottes ramassées en juin et en octobre sur la commune de Melles (Haute-Garonne). Baptisées Pollen et Bambou, les deux femelles avaient été vues pour la première fois aux côtés de leur maman Hvala, le 23 avril, sur la commune de Melles.

En hibernation depuis novembre dernier, les oursons devraient quitter leur tanière dans le courant du mois de mars.

"C'est une bonne chose que ce soit des femelles. Les femelles participent à la reproduction et sont déterminantes pour le dynamisme de la population d'ours. Un mâle peut en effet féconder plusieurs femelles", a déclaré à l'Associated Press Pierre-Yves Quenette, responsable de l'Equipe ours.

Depuis le second plan de restauration et de conservation de l'ours brun dans les Pyrénées lancé en 2006, deux reproductions seulement ont été observées, une du côté espagnol avec la naissance d'un ourson, l'autre ayant donné lieu à la naissance des deux oursons de Hvala.

Lâchée le 17 mai 2006 sur la commune d'Arbas (Haute-Garonne), Hvala est l'un des cinq plantigrades d'origine slovène -quatre femelles et un mâle- qui ont été réintroduits dans le cadre du programme de réintroduction. C'est la seule pour l'instant à avoir donné naissance à des oursons.

L'ourse Palouma avait été retrouvée morte à la suite d'une chute accidentelle le 25 août 2006 et la femelle Franska a été victime d'une collision avec deux véhicules dans les Hautes-Pyrénées en août 2007. Selon l'Equipe ours, entre 15 et 21 plantigrades peuplent actuellement le massif pyrénéen.

Source : Nouvel Obs / AP du 29 janvier 2008

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