Vers 15 heures, au lieu-dit la Dehesa del Término de Beratõn, une cinquantaine de Vautours Fauves ont attaqué une brebis en train d'agneler et qui se trouvait éloignée du troupeau.
Une patrouille de la Garde Civile de õlvega a pu observer comment les Vautours finissaient de dévorer l'animal; il n'ont pas pu l'éviter, mais ont réussi à sauver l'agneau nouveau-né.
Le troupeau appartient à un habitant de Beratõn à qui ils ont rapporté l'animal survivant.
Alors qu'en France les pouvoirs publics mais surtout les associations environnementalistes notamment la LPO en sont encore au stade du doute quant aux attaques de Vautours sur des
bêtes vivantes, il y a longtemps que les espagnols, confrontés à une population iportantes de Vautours Fauves sur l'ensemble de leur territoire, ont observé le phénomène et indemnisent leurs
éleveurs.
Nous ne pouvons que constater que les associations environnementalistes françaises de défendent pas le milieu naturel en relation avec l'homme notamment ceux qui y vivent, mais exercent un
lobbying idéologique avec pour objectif le départ de l'homme pour laisser la place au tout sauvage. FERUS, le WWF et
Stéphan Carbonnaux sont des défenseurs de cette idéologie extrémiste qui a vu le jour
dans les années 1930 en Allemagne.
Des centaines de Vautours guettent José Ramon avant de se jeter frénétiquement sur les cadavres de lapins qu'il répand au sol. Bienvenue à "l'hôtel Vautour palace" en Espagne.
Avec sa brouette, José Ramon Moragrega, 57 ans, marin à la retraite passionné par ces charognards, répète le même rituel tous les matins depuis 21 ans, près de Valderrobres dans les montagnes
aragonaises (est de l'Espagne).
Mais son "hôtel" à ciel ouvert, avec abreuvoirs et perchoirs n'a pas toujours eu le succès qu'il connaît aujourd'hui, avec 400 ou 500 Vautours dans les bons jours.
"Il a fallu trois ans avant que les Vautours ne descendent manger", confie ce passionné de nature à l'AFP, depuis l'un des deux observatoires de sa propriété réservés
au public, à quelques mètres de l'immense mangeoire.
"Au début, c'était comme un jeu. Je déposais la nourriture le matin et je la ramassais le soir. Quand les premiers sont venus, ça a commencé à vraiment me plaire", ajoute José
Ramon, qui s'auto-surnomme "Vautour-man".
"Une initiative bien montée comme la sienne est un réel succès, car ça ne coûte rien à l'administration", assure Esteban La Torre Abella, garde-forestier de la région d'Aragon.
"C'est même un exemple pour les pouvoirs publics. Sa mangeoire, c'est un cinq étoiles" poursuit-il. Avec du lapin au menu tous les jours. Cent à 200 morts dans le transport et récupérés
dans un abattoir dévorés en une trentaine de minutes.
Les Vautours, dont 80% des spécimens européens résident en Espagne, sont "une espèce très sensible", relève le garde-forestier.
"En un mois une colonie entière peut disparaître. La population des Vautours ces dernières années a augmenté, un peu grâce aux apports de nourriture mais ils avaient failli
disparaître dans cette région dans les années 70".
Menacés surtout parce qu'ils mangeaient des cadavres d'animaux empoisonnés par des agriculteurs soucieux de se débarrasser des renards.
"L'homme est l'unique prédateur du Vautour", explique José Ramon. "C'est une espèce persécutée pour des raisons culturelles depuis la Grèce antique, une espèce qui a tellement peur de nous".
Avec lui, ils semblent en confiance. Ils ont du moins appris à accepter sa présence. "C'est un succès pour moi d'avoir réussi à m'intégrer sans qu'ils ne paniquent même si cela a pris 21 ans".
Mais ses clients sont exigeants et le petit déjeuner doit être servi "au millimètre près".
"N'importe quel geste brusque, mouvement bizarre, ou si une autre personne qui entre à ma place a peur, ils le remarquent tout de suite, ils paniquent et ils s'en vont", souligne José Ramon,
qui n'a manqué que très rarement son rendez-vous avec ces oiseaux au long cou et aux ailes de trois mètres d'envergure.
Son épouse Loly le remplace quand il ne peut pas faire autrement. C'est elle aussi qui accompagne les visiteurs --une entrée payante oscille de 4 à 15 euros-- et leur donne les instructions
d'usage avant d'assister au festin des charognards: ne pas s'approcher trop près des vitres teintées de l'observatoire, ne pas faire de bruit...
Une loi européenne de 2002, adoptée après la crise de la vache folle --qui interdisait de laisser se décomposer dans la nature des animaux morts de cause naturelle-- vient d'être abrogée pour
la survie des charognards.
Pour José Ramon, cela ne suffira pas: "S'ils doivent se nourrir avec ce qui reste dans la nature, le peu d'espace et de faune que nous leur avons laissés, ils ne pourront pas survivre, il faut
les aider".
Source: Romandie/AFP du 18 mai 2009