25 vautours fauves pour la Bulgarie en 2011

 

Une fois encore, au lieu de laisser faire la nature, on la manipule en élevant ou déplaçant des vautours fauves ayant plus ou moins subis l’influence de l’homme par une forme d’élevage. En surprotégeant ces animaux qui de toute manière, ne trouve que peu d’espaces sauvages, nous modifions les comportements qui ne peuvent qu’entrainer des problèmes. Par la même occazsion, il nous est apporté la preuve qu'il y a trop de spécimens en France et que ce n'est plus uen espèce en voie de disparition puisque nous en librons à la Bularie. Il faudrait peut être réviser le statut de ce rapace.


Vingt-cinq jeunes vautours fauves, nés en 2011 à destination de la Bulgarie


Cette espèce de rapace est en voie de disparition dans les Balkans où on ne compte plus que 40 couples en Bulgarie, une centaine en Serbie et une centaine en Croatie, selon Michel Terrasse, président de la VCF et administrateur de ka LPO.

Les 25 jeunes vautours sont tous nés dans des parcs animaliers et dans le centre de Hegalaldia, de l'Union française des centres de sauvegarde de la faune sauvage au pays basque. Ils voyageront vers la Bulgarie par la route dans une camionnette accompagnés d'experts de l'association bulgare Green Balkans. Ils devraient arriver à la fin de la semaine prochaine.

Cet envoi de jeunes vautours d'une envergure de 2,80 m s'inscrit dans un programme de réintroduction co-financé par l'Union européenne qui s'étend sur 5 ans, avec pour objectif la réintroduction d'au moins 130 rapaces.

Source : AFP du 25 avril 2012

 

Observation

Les vautours qui viennent du centre de sauvegarde de la faune sauvage Hegalaldia sont des oiseaux qui viennent du milieu naturel et non nés en captivité. Il s'agit de jeunes vautours de 2011.
Les centres de sauvegarde de la faune sauvage en France ne reproduisent pas en captivité le vautour. Néanmoins, Hegalaldia n'indique pas la provenance de ces oiseaux.
Nous notons également que les basques d'Hegalaldia ne disposent que de 16 spéciemens sans men,tionner leur origine. Pour les 9 autres , 5 sont nés en captivité dans d'autres centres.
La LPO n'est pas à priori partie prenante dans cette opération sauf pour la fourniture de 4 individus recueillis et ne fait pas partie des partenaires de Hegalaldia.

Les vautours basques à la conquête des Balkans


Depuis plusieurs mois, nous avons sur le centre de soins 16 vautours fauves qui attendent de partir en Bulgarie. Ces oiseaux participent à un programme de réintroduction des vautours sur la chaine des Balkans. Le but de cette opération est de reconstituer les populations de Vautour fauve en Europe et de relancer les échanges entre les diverses populations.

Maintenant que tous les papiers des oiseaux sont réalisés, ils vont enfin pouvoir partir. Car, on ne voyage pas aussi facilement en Europe quand on est une espèce protégée.

Le 24 Avril, un camion viendra de Bulgarie pour prendre en charge les vautours au centre. Puis, le chauffeur partira dans les grands causses récupérer 4 autres vautours.

Un long périple de prés 3 jours les attendent. Ils vont traverser l'Italie, la Slovénie, l'Autriche, la Hongrie et enfin la Bulgarie. A leur arrivée, ils intégreront les volières de GREEN BALKANS. Ils resteront en captivité quelques temps avant d'être remis en liberté.

L'association HEGALALDIA est heureuse de participer à ce type d'opération et nous souhaitons aux vautours Basque une bonne installation dans les Balkans

Source : Hegaldia du 13 avril 2012

 

 

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Des jeunes vautours fauves français pour repeupler la Bulgarie


Vingt-cinq jeunes vautours fauves, nés en 2011 en France, en captivité, vont s'installer en Bulgarie où ils participeront au repeuplement des montagnes des Balkans en rapaces de cette espèce en voie de disparition dans la région.

«Il ne restait plus que 40 couples qui nichent dans le sud de la Bulgarie dans les Rhodopes, une centaine en Serbie et une centaine en Croatie», selon Michel Terrasse, président de la Fondation pour la Conservation des Vautours (VCF) et administrateur de la Ligue de protection des Oiseaux (LPO).

Victimes notamment des pièges empoisonnés mis en place pour les carnivores sauvages, «les vautours sont pourtant reconnus par les bergers comme des auxiliaires précieux de l'agriculture», explique à l'AFP M. Terrasse. «Les vautours mangent les carcasses des animaux morts et font donc acte de salubrité publique et en plus ils le font de façon spontanée, gratuite et sans pollution», souligne-t-il.

Les jeunes vautours migrants sont tous nés en 2011 dans des parcs animaliers en France, ainsi que dans le centre de Hegalaldia de l'Union Française des Centres de Sauvegarde de la faune sauvage, au pays basque. Le périple a débuté mercredi à bord d'une camionnette transportant les oiseaux dans des cages en plastique. Ils sont accompagnés par des experts de l'association bulgare Green Balkans vers la Bulgarie où ils sont attendus fin de la semaine, après être passé par l'Italie, la Slovénie, l'Autriche et la Hongrie.

Lorsque le vautour fauve quitte le nid à 4 mois, il a une envergure de 2,80 mètres qu'il gardera pendant 30 ou 40 ans jusqu'à sa mort.

À leur arrivée en Bulgarie, les 25 jeunes vautours fauves, qui ne commencent à se reproduire qu'à l'âge de 4 ou 5 ans, seront répartis dans quatre grandes volières où ils vont rester plusieurs semaines, puis placés dans un site de future libération dans la nature.

Émetteurs GPS

«Lorsqu'ils auront 3 ans, ils seront fixés et on pourra envisager de les libérer, car les vautours des Balkans font des grandes incursions jusqu'en Grèce et en Turquie et donc on n'est pas trop pressé de les relâcher», ajoute M. Terrasse.

Les ornithologues de Green Balkans, expliquent, eux, avoir opté pour la «technique française de réintroduction» qui consiste à fixer les oiseaux sur un site pendant une période de plusieurs mois pour qu'ils s'acclimatent jusqu'à leur totale libération. Le lâcher se fait ensuite par groupes d'oiseaux concomitamment dans les quatre sites choisis pour ce programme de réintroduction de 5 ans cofinancé par l'Union européenne.

Avant le retour à la vie sauvage, dans chaque groupe, sept des vautours sont munis d'émetteurs VHF et six d'émetteurs GPS afin de pouvoir suivre leurs déplacements et comportements. Tous les vautours sont en outre bagués.

Les quatre volières hébergent déjà 32 vautours venus d'Espagne, des Pays-Bas, d'Allemagne et de la République tchèque. «Ils sont tous impatients de voir arriver les Français, car pour un grand nombre d'entre eux cela signifiera la mise en liberté», précise Elena Kmetova, responsable du projet sur le site internet de Green Balkans.

«La technique française a donné d'excellents résultats depuis une trentaine d'années que ce soit en Massif Central ou dans le sud des Alpes» se félicite M. Terrasse, soulignant la bonne coopération des bergers. Ceux-ci «sont très contents parce que ça leur apporte des services, cela protège la nature et la biodiversité et en plus cela leur permet de développer du tourisme vert».

Source : Canoe.ca avril 2011

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La France aide la Bulgarie à sauvegarder la population de vautours fauves


Victimes de leur mauvaise réputation, les vautours avaient fortement régressé en Europe, et dans le pourtour méditerranéen, et même totalement disparu sur une vaste partie de leur aire naturelle de répartition.

Pour sortir l'espèce de vortex de disparition dans laquelle elle était engagée, des programmes de protection et de réintroduction ont été mis en place (notamment par la LPO en France vers 1990 dans les Grands Causses). Les lâchés de jeunes adultes ont été les plus efficace (en termes de survie à long terme) et ils ont permis de reconstituer une population viable. On en dénombrerait en 2009 de 130 à 140 couples, dans le Sud de la France.

Aussi, les associations œuvrant pour la protection des Vautours fauves en France sont très heureuses de pouvoir venir en aide à leurs collègues bulgares. En effet, la bonne santé des populations de cette espèce dans notre pays permet d’envoyer, pour renforcer des populations en danger d’extinction et sans risques pour les effectifs, des oiseaux qui sont en transit dans des centres de sauvegarde de la faune sauvage de l’UFCS (Union Française des Centres de Sauvegarde), de la LPO ou d’autres structures, peut on lire dans un communiqué de presse.

Selon la LPO, les Vautours fauves sont en passe de disparaître des massifs montagneux de la Bulgarie. En effet, il reste moins de 40 couples dans ce pays qui subissent régulièrement les effets nocifs de l’empoisonnement théoriquement destiné aux carnivores sauvages et domestiques.

Le 24 Avril dernier, des membres de l’organisation bulgare GREEN BALKANS sont venus au Centre UFCS-Hegalaldia prendre en charge les 16 Vautours basques ainsi que 2 autres individus nés en captivité provenant du Bioparc de Doué-La-Fontaine et du Puy-du-Fou, avant de partir pour les Grands Causses récupérer 7 autres Vautours (4 recueillis par la LPO-Grands Causses et 3 autres nés en captivité dans les Parcs animaliers de Mulhouse et Sainte Croix).

« Ce premier envoi fait partie d’un programme de réintroduction LIFE + qui s’étend sur 5 ans. C’est au minimum 130 vautours qui seront ainsi réintroduits en Bulgarie selon la « technique française » dans 4 sites différents. Les oiseaux seront bagués pour permettre leur suivi et vérifier l’impact de ces mesures sur les populations locales (…) N’oublions pas que c’est grâce aux efforts précurseurs et audacieux de préservation de nos vautours, initiés depuis près de quarante années par la LPO, que la France peut aujourd’hui se permettre d’aider ses voisins européens à préserver à leur tour cette espèce emblématique des massifs montagneux et du pastoralisme », explique la LPO.

Auteur : Jean-Charles Batenbaum
Source : Actualités News du 30/04/2012

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