L'importance de la manifestation contre les prédateurs à Foix le 28 juin 2014

 

Les organisations écologistes nous ont souvent habitué à des réactions assez peu conforment à la réalité et la vérité quant aux manifestations ou prises de positions hostiles aux grands prédateurs ours, loups et vautours fauves… c’est malheureusement une constante vécue par les Pyrénées, mais également par toute la France. Les commentaires de plusieurs de ces organisations quant à la manifestation contre les prédations à Foix le 28 juin n’ont pas échappé à cette pratique devenue traditionnelle.


Samedi 28 juin 2014 sur le champ de Mars de Foix, en retrait de la foule durant les discours ils ne se sont pas gêner de faire des commentaires désobligeants à qui voulait bien les entendre. Sur Facebook, l’un d’entre eux, sur le groupe "Le monde de la montagne et des Pyrénées" allait jusqu’à affirmer au sujet du nombre de participants : « 600 tout au plus ».

Nous comprenons que le succès d’une telle manifestation dérange ces groupes de lobbyistes qui, depuis 2006, ont été incapables de réunir plus de 500 personnes. Leur dernière manifestation prévue à Luchon et transféré à Toulouse en présence de plusieurs anciens ministres de l’écologie avait un parfait fiasco (de 500 à 700 participants selon les compteurs). Leur plus forte concentration avait été à Oloron en 2005 avec 2000 participants en comptant large pour ne pas les humilier. Depuis cette époque des dernières introductions, ils n’ont jamais été en mesure de renouveler les « automnales du Pays de l’ours ». Leur dernière intervention a été le 27 octobre 2013 à Paris avec… 30 personnes. Il suffit de comparer les photos pour savoir où se situent le succès et l’échec.


28 juin 2014 à Foix

Ferus le 27 octobre 2013 à Paris

Des associations écologistes minimisent l’importance de la manifestation

Féruset l’ADET ont minimisé l’importance de cette manifestation qui a rassemblé 3000 personnes (chiffre selon les services de police) tout en ayant été organisée en très peu de temps à une période peu propice à la disponibilité des éleveurs.

Pour Férus, c'est "la routine" et une manifestation avec "peu d'énergie et pas de réelle conviction". Ils n'ont manifestement pas assister à la même manifestation que tout le monde ou alors, les quelques représentants de cette association auraient ils été occupés à d'autres activités sur la route de Saint-Girons ? Grave question mais il y avait quand même 3000 personnes.....

L’ADET (Voir son communiqué) écrit : "Au moment où toute l'Europe se rassemble pour travailler ensemble sur des solutions favorisant la cohabitation Hommes – Grands carnivores, la manifestation anti-prédateurs organisée ce samedi en Ariège apparaît complètement anachronique et dérisoire" (1). Or, ce qui se passe en Italie et en Espagne est tout à fait similaire à la France et ce n’est pas nouveau.

Laissons à chacun des lecteurs le soin d'apprécier la qualité des commentaires de ces associations.

Les français dans leur ensemble, et pas seulement les pyrénéens, ne veulent pas de la cohabitation puisque le constat depuis 20 ans est qu’elle n’est pas possible avec nos modes de vie. Depuis Charlemagne, tout est mis en œuvre pour éliminer ces grands prédateurs. Le fait n’est donc pas nouveau. Même chose en Suède. La discussion européenne débouchera peut-être sur une situation très nouvelle. En attendant, les écologistes ne sont plus les seuls à avoir engagé des actions juridiques au niveau européen et national.

Louis Dollo, le 29 juin 2014

(1) Le 13 février 2015, le Copa-Cogeca annonce son retrait de la Plateforme européenne sur les grands carnivores car la Commission ignore les avertissements des agriculteurs confrontés à des attaques, notamment de loups, contre leurs troupeaux. Une position attendue et prévisible depuis le la signature de la Plate-forme dont les termes étaient étonnants. L'absence de dialogue et du refus de visibilité de la réalité du terrain a fait écrire des propos irréalistes.

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