Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Pyrénéen (ASPP 65)

Compte rendu de l'Assemblée Générale du 5 juin 2009

 


Présents et excusés : voir liste annexe

Marie-Lise Broueilh, Présidente, ouvre la séance à 21 h. en excusant un certain nombre d'élus (Voir liste annexe).

La présidente présente le rapport d'activités en faisant la liste des actions menées en collaboration avec la coordination pyrénéenne ADDIP : le Conseil d'Etat, le Groupe National Ours (GNO), les prédations, l'ETO, la commission interdépartementale vautours, le Parc National, la commission pastoralisme, etc…
Quitus est donné à l'unanimité

La trésorière présente le rapport financier. Il est regretté le manque de moyens financiers et la difficulté à obtenir des aides. Contrairement à d'autres associations écologistes, l'ASPP 65 ne peut pas se permettre d'avoir un permanent / animateur et la majorité des déplacements sont financés par les élus eux-mêmes.
Quitus est donné à l'unanimité

Les interventions

  • Mensonges de l'Etat : à partir d'un diaporama présenté par Bruno Besche-Commenge, les principaux mensonges de l'Etat sont présentés avec toutes les références et citations depuis les années 80. Ce sont ces mensonges qui ont entrainés des incompréhensions et de nombreuses ambigüités. Il est évoqué la problématique de l'encéphalite à tiques. Le représentant des proprietaires de la forêt privée, Christian CARRERE note que l'introduction de cerfs dans les années 1970 a non seulement engendré la destruction et la détérioration de plantations par ailleurs subventionnées par l'Etat mais ont été les vecteurs de la maladie de Lyme. Ils ont également été à l'origine de la baisse du cheptel de chevreuils liés à l'infection par la tique. La compétence de l'ONCFS est mise en doute tout comme son rôle dans les divers mensonges. " C'est une administration de militants et non de techniciens au service de tous ". Il est également rappelé le comportement du Préfet de région face aux caméras de télévision à l'occasion de la dernière réunion du Groupe National Ours.
  • Le régime alimentaire de l'ours est présenté par Jean-Baptiste Larzabal, ingénieur agricole et enseignant à la retraite. A partir de photos et une documentation précise, il est expliqué que l'ours ne peut pas avoir une nourriture majoritairement composée de végétaux. Il ne peut âtre que majoritairement carnivore. C'était d'ailleurs le titre du contrat Life de 1996 " Grands carnivores " et non " prédateurs"
  • Un apport régulier de viande lui est indispensable pour hiverner, se reproduire et nourrir sa progéniture.. Il s'agit d'une totale remise en cause du document pédagogique réalisé par le FIEP et utilisé dans les écoles, véritable instrument de désinformation. Il est décidé une action pour contrer ce genre de propagande mensongère..
  • La lecture et l'analyse du sondage paru dans "Empreintes ", journal de la DIREN.
    A partir des chiffres 2008 fournis par le Ministère de l'Ecologie comparé aux sondages antérieurs, la majorité des pyrénéens, c'est à dire 60 %, est contre les introductions d'ours. La progression de cette tendance est particulièrement significative au niveau régional et également national.- Voir le dossier des sondages, le communiqué de l'ADDIP et le commentaires de l'ADDIP
  • La corrélation entre la présence de l'ours et la baisse démographique dans les Asturies est démontrée par Bruno Besche-Commenge à partir de chiffres officiels de la principauté. Ceci amène à conclure que la cohabitation avec les grands prédateurs carnivores n'est pas un facteur de développement économique des territoires notamment par le tourisme comme le prône les associations ADET et FERUS.- Voir également : "Le tourisme et l'ours dans les Asturies, entre mythe et réalité"
  • Dossier sanitaire des ours. Bruno Besche-Commenge présente les textes et références prouvant la volonté de cacher la vérité sur l'état sanitaire exact des ours. Un accord avait été conclus entre plusieurs partenaires tel que la DIREN Midi-Pyrénées, l'ADET-Pays de l'ours, et les fédérations des chasseurs de l'Ariège et de Haute-Garonne pour ne pas diffuser les informations. Aujourd'hui, il n'est pas à exclure que les ours de slovénie aient pu introduire et être porteur de l'encéphalite à tiques.
  • Le document du WWF qui a été diffusé dans toutes les boites à lettre des territoires de montagne comporte de nombreuses erreurs, contrevérités et mensonges. Une analyse de chaque élément est en cours afin de réaliser un document qui sera à diffuser par nos associations et nos réseaux.
    D'une manière générale, il est constaté que le FIEP, le WWF, l'ADET-Pays de l'ours et FERUS font de la désinformation. Leur argumentation est grandement basée soit sur le mensonge soit sur l'incompétence. Qui finance ces organismes ? L'Etat et donc les contribuables ? Des entreprises privées ? Avec quelle idéologie : celle du " tout sauvage " ?
  • Nombre d'ours:
    Selon les observations faites sur le terrain, il est de plus en plus certain qu'il existe deux ours sur les Hautes-Pyrénées. Il est regrettable que les services de l'Etat soient aussi peu transparents sur ce sujet.
  • L'information des usagers de la montagne, qu'ils soient éleveurs, professionnels des sports de nature, randonneurs, etc... est pratiquement inexistante. Il sera demandé la diffusion en temps réel de toutes les informations sur ce sujet sans aucune restriction.
    [Ndr : Liens informatifs officieux et officiels :
  • Il est rappelé aux éleveurs qu'ils ont le droit de défendre leurs troupeaux selon le Code de l'Environnement. La Cour d'Appel de Grenoble à rappelé ce droit en février dernier. Reste la problématique des territoires inclus dans le Parc National où la responsabilité civile de celui-ci pourrait-être engagée. Le comportement de certains agents est évoqué.
  • La question des Vautours. Louis Dollo participe à la commission interdépartementale ; Il est noté que l'on amuse tout le monde dans des réunions inutiles et des comptes rendus pas toujours fidèles. Lors de la réunion de mise en place, l'intervention d'un fonctionnaire du Ministère de l'agriculture et de l'environnement espagnol a été quelque peu " aménagée ". Depuis longtemps, il existe des études universitaires espagnoles et allemandes sur le comportement des vautours. L'Espagne reconnaît clairement que les vautours s'attaquent aux animaux vivants et certaines autonomies indemnisent les éleveurs. Tout cet aspect est ignoré de la France qui s'obstine à faire faire des études et observations par ses propres techniciens, au lieu de mutualiser celles déjà faites par les espagnols. Alors que les espagnoles ont fait l'erreur de nourrir les vautours puis d'arrêté brutalement de le faire, la France envisage curieusement un nourrissage. Il s'agit de savoir si nous voulons une faune sauvage ou une faune d'élevage comme dans un zoo ou comme des perdrix ou des lapins lâchés la veille de la chasse pour donner l'impression d'existence d'une faune ?
    L'assemblée se prononce contre le nourrissage. Un mémoire doit être remis au
    Préfet avant la prochaine réunion interdépartementale
  • La présence du loup dans les Pyrénées.
    Le recoupement d'informations et d'observations diverses souvent par des personnes qui ne se connaissent pas et ne se consultent pas tendent à laisser penser que le loup est bien présent depuis plusieurs années sur un secteur qui va du Pays Toy à la haute vallée d'Aure. En l'absence de communication claire de la part des pouvoirs publics sur ce sujet, voire une volonté de cacher le problème, l'ASPP 65 ambitionne de regrouper toutes les informations.


Marie-Lise Broueilh informe l'assemblée que l'ASPP 65 a reçu l'agrément départemental d'association de protection de l'environnement conformément aux articles L. 141-1 et R. 252-1 à R. 252-29 du code de l'environnement. Cette demande a fait l'objet de nombreuses péripéties depuis deux ans et a fini par aboutir. Elle permet d'ouvrir d'autres perspectives à l'association dont nous aurons à reparler.

Après plusieurs échanges, l'assemblée se termine vers minuit et demi par un pot de l'amitié.



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