Le loup en Allemagne

 

Le plan loup en Allemagne s'applique en fait à tous les grands prédateurs carnivores : loups, ours et lynx. Ce plan allemand est bien différent de celui qui existe en France et pourtant, les deux pays sont au sein de la Communauté Européenne avec les mêmes obligations. Pourquoi ?


Attention ! Cette carte de 2014 est issue de la plus importante association écologiste d'Allemagne

Pologne et Allemagne, beaucoup d'informations mensongères circulent sur la situation dans ces pays. Il y a bien eu des introductions sauvages de la part d'organismes de défense de la nature et 100% des loups sont hybrides en Allemagne..... Et bien d'autres mensonges et témoignages qui seront présentés dans une vidéo en cours de réakisation.

   

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Le loup effectue un fragile retour en Allemagne


Des étendues mornes de forêts et de lande, des carrières de lignite à ciel ouvert et des lacs artificiels: c'est là, à proximité de la Pologne, que les loups ont fait leur réapparition en Allemagne. Si l'accueil est plutôt positif, leur survie reste fragile.

"Ici les gens sont très coopératifs, rien à voir avec ce qui se passe en France", où un "plan loup" adopté sous la pression des éleveurs autorise jusqu'en 2008 leur abattage, se félicite la biologiste allemande Gesa Kluth.

Depuis plusieurs années, des loups venus de Pologne --où ils seraient 600-- faisaient des incursions sur le territoire allemand. Jusqu'à ce qu'en 2000, un premier couple s'installe définitivement, en Saxe (est de l'Allemagne), sur un terrain d'exercices militaires. Depuis, il a fait chaque année des petits.

Quand, au printemps 2002, les loups ont égorgé 33 moutons chez un éleveur, les autorités "ont compris qu'il fallait faire quelque chose et se sont tournées vers moi", se souvient Gesa Kluth.

Avec sa collègue Ilka Reinhardt, elle examine aujourd'hui les traces de la meute et de sa progéniture, analyse les déjections, répertorie les déplacements d'un des animaux équipé d'un collier émetteur. Et surtout, les deux chercheuses font tout un travail d'information et de conseil dans la région.

Depuis l'attaque de son troupeau en 2002, l'éleveur Frank Neumann a gardé la tête froide : "Les éleveurs sont les premiers concernés. Et le loup est un animal protégé. Alors il faut s'y faire et en tirer le meilleur".

Indemnisé et conseillé -- il a installé une double clôture électrique et travaillera dès l'an prochain avec un chien berger des Pyrénées -- Frank Neumann n'a plus eu de problèmes depuis. Dans la région, "les éleveurs sont sereins", assure-t-il.

La réapparition du prédateur, un siècle après la dernière battue au loup en Allemagne, a suscité toute une série d'initiatives associatives en sa faveur. Frank Neumann, par exemple, peut désormais compter sur des bénévoles pour l'aider à installer ses clôtures électriques.

Quant aux autorités régionales et aux professionels du tourisme, ils associent aujourd'hui le loup à leurs campagnes d'image, dans un pays où, selon une étude de la Fédération de Protection de la Nature (Nabu), 93,3% des Allemands sont favorables à sa protection.
Seule une poignée de chasseurs réunis dans une "Association pour la Sécurité et la Protection des espèces" a réclamé le droit d'abattre un loup afin de protéger le gibier et... les enfants. La demande a été rejetée.

"L'hiver dernier, nous avons eu plusieurs fois la visite de loups qui inspectaient notre tas de compost", réagit sur un forum internet un certain Wolfgang, résidant dans le village de Neustadt, en plein territoire du loup. "Au début ce n'était pas rassurant, mais désormais je peux dire que ceux qui ont peur pour la vie des enfants n'ont vraiment aucune idée du comportement des loups".

Neuf loups issus des précédentes portées s'étant évanouis dans la nature, il en reste aujourd'hui huit, qui évoluent sur quelque 500 km2, ce qui n'est pas assez, estiment leurs protecteurs.

L'an dernier, autour de Neustadt, une louve en quête de partenaire a ainsi été contrainte de s'accoupler avec un chien, mettant bas des bâtards. Deux ont pu être rattrapés et isolés en janvier, afin qu'ils ne perturbent pas le patrimoine génétique de l'espèce.

Aux dernières nouvelles, la "louve de Neustadt" a été vue avec un congénère, raconte Ilka Reinhardt. "Il y a de l'espoir cette fois qu'elle se soit trouvé un partenaire. Mais si c'est un frère issu de la même meute, elle ne se reproduira pas avec lui", prévient la biologiste. Les conditions d'un retour durable de l'animal en Allemagne sont encore loin d'être assurées.

Source : SPREEWITZ (Allemagne) / Courrier international du 10 novembre 2007

Tout nouveau, tout beau...


Tant qu'il y a peu de prédateurs avec peu de prédation, tout se passe bien. Mais attendons quelques années et surtout attendons que les loups comprennent le système de protection mis en place.

Toutefois, il existe une énorme différence avec la France :

  • L'abattage est autorisé jusqu'en 2008. Est-ce que ce sera poursuivi ?
  • Le terrain est totalement différent de celui de la France. Il est facile d'y imaginer de grandes clôtures pour un regroupement pratiquement permanent comme dans de nombreuses exploitations françaises hors montagne.
  • Le suivi semble être effectué par des chercheuses en collaboration avec les professionnelles et non des associations idéologues qui cherchent à imposer leur point de vue.

Dans tous les cas, il faudra apprécier la situation dans quelques années car, au début, tout est beau. Ce fut le cas dans els Pyrénées pour les ours où, jusqu'en 2000, une grande majorité était favorable à l'ours. Le problème est que les promesses faites notamment par l'Etat n'ont jamais été tenues et que les associations pensaient plus à elles-mêmes, à l'ours qu'aux hommes qui vivaient sur les territoires. Un climat d'opposition voulu par les associations écologistes s'est installé dés les années 1980.

Louis Dollo, le 28 novembre 2007

Nous savons aujourd'hui que 100% des loups en Allemagne sont des hybrides relâchés sauvagement sans aucun contrôle. Opération gardée dans le secret pendant un an par les autorités gouvernementales et jamais abordée dans les médias français qui poursuivent leur propagande en faveur d'un loup qui n'en est pas un.

Louis Dollo, le 19 décembre 2016


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Premier plan de gestion des loups en Allemagne


Le plan de gestion des " loups de Bavière " a été présenté au public le 14 janvier. La première étape de ce plan en trois volets concerne les rapports avec les individus qui migrent dans la région et la traversent.

Le plan de gestion aborde le thème des relations avec les loups migrants.

Le principe fondamental consiste à éviter que les loups n'associent les gens et les établissements humains à la nourriture. Pour éviter cet inconvénient, des personnes en charge des loups sur place expliqueront les règles de conduite à suivre concrètement. En outre, on procédera à une expertise des dégâts éventuels causés par les loups, les lynx ou les ours. La Bavière a créé un " fonds spécial faune sauvage / grands prédateurs " destiné à verser des paiements compensatoires. Ce dernier est subventionné à 85 % par le Fonds bavarois de protection de la nature, tandis que les 15 % restants sont financés équitablement par l'Association régionale des chasseurs, l'Association fédérale pour la protection de la nature et l'Association régionale pour la protection des oiseaux.
Le plan de gestion du loup a été élaboré par le Ministère bavarois de l'environnement en collaboration avec le groupe de travail " Gestion de la faune sauvage / grands prédateurs ".

Observation :
La notion d'explication apparaît un peu naïve à l'image d'une histoire belge. Ce qui est original c'est que les chasseurs et les écolos mettent la main à la poche pour indemniser les éleveurs. Ce plan ne concerne pas que le loup mais aussi les indemnisations de dégâts des lynx et des ours.

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La gestion du loup en Bavière


Sous l’égide du ministère bavarois de l’Environnement, le groupe de travail « Gestion de la faune sauvage - Grands prédateurs », a récemment dévoilé un plan de gestion des loups de Bavière (Allemagne). Il s’agit notamment d’informer les populations sur le comportement à adopter afin que le canidé n’identifie pas une source de nourriture dans l’environnement humain. À des fins d’anticipation, le programme s’accompagne d’une étude des dégâts causés par les principaux prédateurs (loup, lynx et ours), et un fonds spécial prévoit d’indemniser d’éventuelles victimes.

Source : Les nouvelles de l'Alpe du 19 février 2008

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