Loup en Suède

 

 

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Les mêmes causes produisent les mêmes effets. En Suède comme en France. Et comme partout, les écologistes de salons citadins vont prodiguer la bonne parole en parlant de tolérence à des gens qui perdent leur outil de travail. Quel égoïsme !

La problématique va plus loin. Lorsque les informations ne sont pas favorables au loup, elle n'est tout simplement pas traduite dans la presse française. Elle reste dans la langue locale en égénral pas ou trés peu pratiquée en France. De ce fait, nous avons l'impression que tout se passe bien en Suède mais aussi en Norvège. Parfaite manipulation médiatique des environnementaliste.

Recueil d'attaques de loups sur des humains

 


Le Grand Charnier

Accueil du Monde des Pyrénées
La faune sauvage des Pyrénées
Le loup

 

 

La Suède veut mettre fin aux massacres en Norvège


En effet, les autorités suédoises essayent de protéger les grands carnivores malgré l’élevage de rennes dans quarante pour cent du territoire. L’un et l’autre ne semblent pas incompatibles en Suède puisque, en dix ans, le pays n’a accordé qu’un seul permis de tuer pour un loup. De plus, la Suède tente de négocier des accords avec la Norvège pour une politique commune qui assurerait un statut viable aux populations de loups des deux pays. Des accords qu’elle avait déjà obtenus en 1998 mais que la Norvège a rompus par des actes de barbarie en 2001 lorsque le gouvernement autorisa l’extermination programmée de la meute dite d’ « Atndale». François Van Meulebeke raconte : « Les champions du tir sans risque, formant un team d’une quarantaine d’individus armés de fusils sophistiqués et se déplaçant en moto-neige et en hélicoptère, poursuivirent et massacrèrent un clan composé de dix loups vivant dans une zone à faible densité humaine, à faible densité d’ovins et à densité élevée d’ongulés sauvages. » (Van Meulebeke, 2002, 206).

Et dire qu’avant cet événement, pour toute la Norvège, on comptait 28 loups ! Malgré tout, la législation nationale prévoit qu’ils peuvent être abattus à titre préventif de dommages en affirmant qu’il est impossible de faire paître des troupeaux dans des territoires occupés par les loups. En vérité, la politique agricole nationale soutient une destruction programmée de tous les grands carnivores et subsidie les troupeaux d’élevage sans imposer de conditions de surveillance de ceux-ci, pas même lorsqu’ils sont éparpillés dans les montagnes. De ce fait, les conflits entre éleveurs et prédateurs sont inévitables. Mais, comme partout où le loup cause conflit, il est un voisin pour rappeler que la cohabitation avec le prédateur est possible. Ce constat est en train de faire son chemin au niveau européen (voir la page consacrée à la Convention de Berne). Reste maintenant à convaincre les régions réticentes.

Source : Loup.org de 2002

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La Suède relance la chasse au loup


La Suède va organiser cet hiver sa première chasse au loup depuis 45 ans à la suite d'une décision du Parlement de limiter leur nombre, a indiqué mercredi l'autorité suédoise de l'environnement.

L'administration suédoise de la protection de l'environnement (Naturvaardsverket) doit annoncer mi-décembre les quotas de chasse pour cet hiver, probablement entre 20 et 40 loups, dans les cinq régions de Suède où l'animal se reproduit, a indiqué à l'AFP une responsable du projet. «C'est ce que les experts nous ont conseillé, nous travaillons sur leur proposition et nous prendrons une décision mi-décembre», a déclaré la directrice de la cellule chargée des animaux sauvages au sein de l'autorité environnementale, Susanna Löfgren.

Les régions concernées par le permis de chasse sont la Dalécarlie (centre), le comté de Gävleborg (centre), la Gothie occidentale (sud-ouest), le Värmland (sud-ouest) et le comté d'Örebro (centre).

En octobre, le Parlement suédois a décidé de limiter le nombre de loups à un maximum de 210 individus et 20 meutes durant les cinq années à venir, en instaurant un permis de chasse dans les régions où des loups se sont reproduits au cours des trois dernières années.

«La principale raison de cette décision est d'augmenter la tolérance de la population à la présence des loups en Suède en limitant leur nombre», a expliqué Mme Löfgren.

La présence du loup est controversée dans ce pays nordique, où des animaux domestiques et d'élevage sont de plus en plus attaqués et où l'animal est repéré près des centre-villes, dans les banlieues de Stockholm notamment.

La Suède comptait l'hiver dernier entre 182 et 217 loups, selon les estimations de Naturvaardsverket. Cette dernière recommande que la chasse, qui devrait commencer début janvier, s'achève au moment de la saison des amours du loup, mi-février.

Après avoir quasiment disparu dans les années 70, le loup a été réintroduit en Suède et sa population n'a cessé d'augmenter. En 2005, elle était estimée à 150 individus.

La Suède permet la chasse d'autres animaux protégés dans d'autres pays européens, comme l'ours brun ou le lynx, pour limiter leur nombre.

Source : CyberPress.ca du  2 décembre 2009

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Vingt loups tués en Suède


Vingt loups on été tués samedi lors de la première chasse autorisée depuis 45 ans en Suède contre ce mammifère après la décision du Parlement suédois d'en limiter le nombre, selon un décompte publié par la presse.
 
L'administration suédoise de la protection de l'environnement (Naturvaardsverket) a émis des permis pour tuer un total de 27 loups, du 2 janvier au 15 février, dans les cinq régions de Suède où l'animal se reproduit. Ce quota représente près de dix pour cent de la population de loups du pays.
 
En octobre, le Parlement suédois avait décidé de limiter le nombre de loups à un maximum de 210 individus et 20 meutes au cours des cinq années à venir, en instaurant un permis de chasse dans les régions où des loups se sont reproduits au cours des trois dernières années.
 
"La principale raison de cette décision est d'augmenter la tolérance de la population à la présence des loups en Suède en limitant leur nombre", avait alors déclaré la directrice de la cellule chargée des animaux sauvages au sein de l'autorité environnementale, Susanna Löfgren. (belga)

Source : 7 sur 7 du 02/01/10

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Partie de chasse au loup en Suède


Pour limiter le nombre de loups en Suède, le pays a autorisé une chasse pour la première fois depuis les années 60. Une décision controversée.

Pour la première fois depuis 45 ans, des chasseurs ont armé leur fusil pour chasser le loup en Suède. L'Agence suédoise de protection de l'environnement a en effet décidé de réduire le nombre de Canis lupus en Suède, autorisant les chasseurs à en tuer 27 en 2010, jusqu’au 15 février, dans cinq provinces. L’objectif officiel est de limiter le nombre de loups à 210.

Plusieurs milliers de chasseurs étaient volontaires pour cette partie de chasse exceptionnelle et controversée. Elle ne devrait cependant pas durer très longtemps puisque dès le premier jour, le samedi 2 janvier, le quota a été rempli dans plusieurs provinces et au moins 21 loups ont déjà été tués.

D’après l'Agence il y aurait 182 à 217 loups en Suède, et 213 à 252 en comptant la Norvège. SKANDULV, un groupe de recherche scandinave, ne recensait en 2007 que 150 loups dans les deux pays. C’est une population quasi décimée qui ne s’est reconstituée que très récemment et qui souffre de consanguinité.

A la fin des années 70 il n’y avait quasiment plus de loups en Suède. La chasse a été interdite à partir de l’hiver 1965-66 pour éviter l’extinction complète de ces prédateurs. La majeure partie des loups d’aujourd’hui descendrait d’un seul couple repéré dans les années 80. Un ‘immigrant’ issu de la population de Finlande et de Russie a été repéré en 2007 en Suède –le premier en 17 ans selon le groupe SKANDULV.

Il y a quelques années la Suède et la Norvège ont fait des efforts conjoints pour protéger le loup scandinave. En 2001 Stockholm avait protesté contre une décision de la Norvège autorisant une chasse limitée au loup.

Cette année c’est à son tour de l’autoriser. La société suédoise pour la protection de la nature dénonce une chasse mal contrôlée, se poursuivant alors que les quotas auraient été dépassés dans l’une des provinces. Cette association a décidé de porter plainte devant la Commission européenne.

Comme en France autour de l’ours des Pyrénées ou du loup dans les Alpes, la protection du mammifère carnivore est fortement débattue en Suède, les éleveurs réclamant des quotas de chasse encore plus importants, les défenseurs plaidant pour l‘apport de sang neuf avec l’importation de nouveaux loups scandinaves.

Auteur : Cécile Dumas
Source : Sciences-et-Avenir.com du 04/01/10

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La chasse au loup divise la Suède


La première battue au loup en Suède depuis un demi-siècle s'est achevée mardi après moins de quatre jours de chasse, alors qu'elle était initialement prévue jusqu'à la mi-février, déclenchant une polémique entre chasseurs et écologistes, qui rejaillit désormais sur le gouvernement.
 
La Suède comptait l'hiver dernier entre 182 et 217 loups, selon les estimations de l'agence suédoise de l'environnement. Un quota de 27 loups à abattre avait été fixé cette année.
 
"La chasse était complètement incontrôlée, le quota a même été dépassé en Dalécarlie, des milliers de chasseurs étaient autorisés à participer aux battues", dénonce Mikael Karlsson, président de la Société suédoise de conservation de la nature, qui a déposé plainte contre la Suède devant la Commission européenne.
 
"La polémique est exagérée", se défend Torbjörn Lövbom, responsable de la chasse aux prédateurs de l'Union suédoise des chasseurs. "La chasse s'est globalement bien passée en dehors de ce loup tué en trop en Dalécarlie. La chasse a été plus rapide parce que la neige nous a facilité la tâche", assure-t-il.
 
La polémique a rejailli sur le gouvernement et l'image d'ami de la nature du ministre de l'Environnement Andreas Carlgren en ressort écornée.Le ministre "dit que la chasse doit mettre un terme à la consanguinité dans les meutes suédoises (...) C'est du baratin", dénonce le journal populaire Aftonbladet.
 
"Si les vrais soucis du ministre étaient les malformations cardiaques, du dos et des reins chez les loups, la chasse aurait été organisée différemment, peut-être sous une forme plus protectrice". (belga)

Source : 7 sur 7 du 05/01/10

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On achève bien les loups


FEU! Des hordes de chasseurs, trois dizaines de «varg», une autorisation de tir exceptionnelle et un zeste de neige: la folle chasse au loup a atteint sa cible.

Sans la neige, le prédateur s’en serait mieux sorti et les 12 000 chasseurs à l’affût – 45 ans qu’ils attendaient ça – auraient dû faire montre de beaucoup plus de patience pour parvenir à leurs fins. Mais, par la grâce de Ull, dieu de la chasse et de l’hiver, les flocons sont arrivés à temps et les hommes n’ont eu qu’à suivre les traces, à pas de loup, lestés de plomb, pour traquer la bête et tirer. «Des conditions, oui, excellentes», se réjouit Christina Nilsson-Dag à la Svenska Jägareförbundet (SJ), l’association des chasseurs suédois qui regroupe 200 000 des 300 000 amateurs du pays.

Les loups sont entrés dans Stockholm. La Suède n’avait plus autorisé pareil carnage depuis l’hiver 1965-1966, lorsque le dernier loup avait été tiré. Protégé, depuis lors, sur le territoire, le varg avait fini par réapparaître une dizaine d’années plus tard en provenance de Finlande, puis de Norvège avant de reprendre du poil de la bête jusqu’à «augmenter sa population de 20% chaque année depuis cinq ans», précise le chasseur Torbjörn Lovbom, président de la SJ. Et si la majorité des quelque 250 loups de Suède vivent «principalement au centre du pays», observe Björn Ljunggren de l’Association suédoise des grands carnivores, certains ont débordé ici et là, jusqu’à pénétrer dans les banlieues de Stockholm.

Ce n’est pourtant pas leur dérive près de la capitale qui explique la décision de tirer 27 d’entre eux. Côté chasseurs – accusés notamment par Mikael Karlsson, président de la Société suédoise de conservation de la nature, de faire passablement de «lobbying» auprès des autorités – on avance trois explications: «Ils tuent beaucoup d’élans (130 par meute et par année), mais aussi des moutons (185 têtes en 2008) et des chiens de chasse (30 en 2009); leur statut génétique est mauvais, il faut de «nouveaux venus»; et puis les gens dans la campagne sont inquiets de leur présence», liste Christina Nilsson-Dag. Des arguments qui font s’étrangler les pro-loup: «20 pays européens ont une plus grande densité de loups que la Suède!», lance Mikael Karlsson. «Non, la vraie raison, renchérit Björn Ljunggren, c’est que les chasseurs n’aiment pas les carnivores car ils leur font concurrence dans la chasse aux rennes et aux chevreuils notamment et que le gouvernement n’a pas été en mesure de résister à la pression de leurs très puissantes organisations.» Pu ou voulu... «Un grand nombre des députés (à l’instar du roi Carl Gustav XVI, ndlr) sont des chasseurs eux-mêmes», éclaire l’ancien président de l’Association suédoise des grands carnivores qui poursuit: «10 à 15 personnes sont tuées chaque année en Suède lors de collisions avec des élans. L’an dernier, l’un d’eux a même attaqué et tué une femme. Les chasseurs (et le gouvernement) ont-ils pour autant décidé de réduire leur population de 300 000 à 200 têtes ?»...

Non. Mais l’autorisation de tirer 27 loups durant la période du 2 janvier au 15 février 2010 a en revanche été donnée. Six semaines durant lesquelles les chasseurs étaient autorisés à pister les bêtes, à pied mais également «en voiture et en motoneige», nous apprend Björn Ljunggren. Une chasse difficile, le loup n’est non seulement pas une proie commode mais, en plus, «la génération actuelle de chasseurs n’est pas habituée à le chasser, c’est compliqué», dit Christina Nilsson-Dag. Du moins, ça l’aurait été s’il n’avait pas neigé. Le manteau blanc a rendu la traque aisée. Et puis, les loups se sont montrés plus attendus que prévu en se «comportant presque comme des renards».

L’homme est un loup pour le loup. Les chasseurs ne les ont pas loupés. En deux jours, 23 des 27 loups étaient tués. Trois jours plus tard, le quota était même dépassé. «Oui, se désole le président de la Société suédoise de conservation de la nature, au moins dans une région car durant la chasse, les agences et les chasseurs n’avaient aucun contrôle sur le résultat total.» «Faux!» répond le président de la SJ. «Si un loup était tué, le chasseur avait une heure pour en informer la police qui décidait de l’arrêt de la chasse.» Et Christina Nilsson-Dag de renchérir: «Pourquoi serait-il préférable d’étaler une chasse sur des semaines si on peut le faire en quelques jours?»

Et l’an prochain, qu’adviendrat- il si la population dépassait à nouveau les 20 meutes ou 210 individus? Une nouvelle chasse se tiendra-t-elle? «Oui, probablement si nous ne sommes pas en mesure de l’arrêter», dit Björn Ljunggren qui annonce le dépôt d’une plainte auprès de l’UE pour le viol de la directive habitats faune flore.

Auteur : Florence Perret
Source : L’Hebdo du 13.01.2010

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L'Union européenne critique la chasse au loup en Suède


La chasse au loup, qui a repris, samedi 15 janvier, dans certaines régions suédoises, pour un mois, soulève à nouveau les passions, comme lorsqu'elle avait été rétablie l'an dernier. Mais cette fois-ci, la Commission Européenne s'en mêle et menace de porter l'affaire en justice.

"Nous avons écrit dès décembre à la Suède pour faire part de nos réserves sur la légalité de cette chasse au loup, car selon la directive Habitat, il n'est pas permis de chasser des espèces protégées comme le loup", souligne Joe Hennon, porte-parole de la Commission européenne pour l'environnement.

"Pour un pays qui prétend montrer l'exemple pour la protection de la planète, la Suède a une politique qui limite à 200 la population de loups. Elle renonce à son rôle, et c'est pour cela que nous portons plainte contre le gouvernement auprès de la Commission Européenne", déclare Mikael Karlsson, président de l'Association de protection de la nature.

 « Nous devons permettre une chasse limitée »

La plupart des loups sont les descendants de deux ou trois loups arrivés dans les années 1980, ce qui pose des problèmes de consanguinité. Deux autres loups ont immigré de la région russo-finlandaise vers 2008.

"Ce n'est de toute façon pas suffisant pour être une base durable. Il y a trop de risques de consanguinité", insiste la Commission qui devrait décider, le 27 janvier, des suites à donner. D'ici là, il est fortement probable que les 20 loups du quota de cette année auront été abattus. "Mais nous devons aussi penser à l'an prochain", précise Joe Hennon.

Au ministère suédois de l'environnement, on prend ces menaces avec calme. "Il n'est pas sûr que notre action aille contre la directive, note Lennart Boden, son porte-parole. Nous allons, cette année, commencer à réimplanter des loups étrangers, en tout une vingtaine sur quatre ans. Mais pour que ces introductions soient bien acceptées, nous devons permettre une chasse limitée."

"Là où nous pensons qu'il y a des loups récemment arrivés, nous interdisons la chasse, assure Monica Eriksson, une spécialiste de l'Agence de protection de l'environnement. Mais il peut y avoir un facteur malchance." L'an dernier, 28 loups avaient été abattus pour un quota de 27. "Aucun n'était un loup récemment arrivé", assure Mme Eriksson.

Expression d’un conflit entre ville et campagne

Cette année, plus de 6 000 chasseurs sont déjà inscrits. Dans le nord de la Suède, les éleveurs de rennes sami sont nombreux à vouloir chasser les loups qui prélèvent de nombreux faons, ce qui entraine un accroissement de la surveillance. Dans le centre de la Suède, où se déroulera la chasse cette année, les chasseurs estiment que les loups représentent un danger pour leurs chiens.

"Du coup, les chasseurs de gibier ont peur d'aller chasser et les propriétaires de terrains, qui louent leur terre, perdent une source de revenu", dit Lennart Johannesson, président de la Fédération des chasseurs du Värmland.

La chasse au loup est ainsi devenue une expression du conflit entre la ville – où se trouvent les protecteurs des loups – et la campagne – où les gens veulent vivre de ce qui les entoure.

Auteur : Olivier Truc
Source : Le Monde.fr du 16 janvier 2011

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Bruxelles sanctionne la Suède après l'ouverture de la chasse au loup


La Commission européenne a annoncé lundi l'ouverture d'une procédure d'infraction contre la Suède pour protester contre l'autorisation de chasser le loup, jugée illégale, a annoncé le commissaire à l'Environnement Janez Potocnik.

"Les autorités suédoises étaient informées depuis longtemps des préoccupations de la Commission et leur attitude ne me laisse pas d'autre choix que de lancer une procédure d'infraction pour violation des règles européennes sur l'environnement", a-t-il déclaré.

Le lancement de cette procédure sera soumis pour autorisation à la Commission le 27 janvier, a précisé son porte-parole Jo Hennon.

La chasse au loup encouragée par le gouvernement dans le cadre d'une politique "d'acceptation" du prédateur s'est ouverte samedi dernier en Suède alors que les défenseurs de l'environnement s'élèvent plus ou moins violemment contre cette deuxième battue en un demi-siècle.

L'Agence suédoise de protection de l'environnement a accordé un quota de 20 loups tués au total pour l'année 2011 "pour atteindre les objectifs de la décision parlementaire visant à ce que la population des loups ne dépasse pas les 210 individus et 20 familles en 2012".

La période de chasse s'étend du 15 janvier au 15 février à moins que les quotas dans chacune des six régions où la chasse est autorisée ne soient atteints plus vite.

Après avoir quasiment disparu, la population de loups n'a cessé d'augmenter depuis 30 ans en Suède où les élevages de moutons et de rennes sont de plus en plus attaqués et où l'animal a pu être repéré près des centres-villes et même en périphérie de Stockholm.

L'an dernier, le quota de 27 individus a été atteint en moins de quatre jours de chasse, provoquant une polémique entre chasseurs et écologistes.

Source : AFP du 20/01/2011

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Bruxelles rappelle à l'ordre la Suède pour protéger les loups


La Commission européenne a confirmé jeudi l'ouverture d'une procédure d'infraction aux règles de l'UE contre la Suède pour protester contre l'autorisation de chasser le loup, jugée illégale, Stockholm rétorquant qu'il estime être dans son droit.

"Nous sommes convaincus que les décisions concernant les animaux prédateurs doivent avant tout être prises en Suède, près des gens concernés, et pas majoritairement à Bruxelles", ont réagi les ministres suédois de l'Environnement et de l'Agriculture, Andreas Carlgren et Eskil Andersson.

Plusieurs organisations écologistes, dont le WWF et le parti des Verts, ont elles salué la décision européenne contre la Suède.

Le commissaire à l'Environnement, Janez Potocnik, en avait annoncé le principe le 17 janvier. Elle a été rendue officielle jeudi avec un train d'autres procédures d'infractions.

"Les autorités suédoises étaient informées depuis longtemps des préoccupations de la Commission et leur attitude ne me laisse pas d'autre choix que de lancer une procédure d'infraction pour violation des règles européennes sur l'environnement", avait expliqué M. Potocnick.

Le commissaire s'insurge contre la décision jugée arbitraire de limiter à 210 individus la population de loups en Suède et dénonce l'abattage sans avoir au préalable tenté de prendre des mesures pour préserver l'espèce.

M. Potocnick espère que l'ouverture de la procédure d'infraction va contraindre le gouvernement suédois à réviser sa décision pour l'avenir.

Dans le cas contraire, la Suède devra se défendre devant la Cour européenne de justice pour violation des règles européennes en matière de protection de l'habitat des espèces menacées.

Mais le ministre suédois de l'Environnement Andreas Carlgren espère toujours trouver un compromis.

"Je suis confiant dans le fait que nous serons capables de lever les doutes de la Commission sur notre politique du loup", a assuré jeudi le ministre lors d'une conférence de presse, soulignant qu'une nouvelle chasse était envisagée pour l'hiver prochain.

Stockholm invoque la nécessité de renouveler le patrimoine génétique des loups de Suède, qui descendent quasiment tous d'une poignée d'individus venus de Finlande dans les années 1980.

De nouveaux loups venus de Finlande et de Russie doivent être introduits cette année en Suède pour remplacer les loups tués.

Lors de la chasse 2011 ouverte le 15 janvier, l'Agence suédoise de protection de l'environnement a accordé un quota de 20 loups tués au total pour l'année et 6.700 chasseurs ont pris part à la traque.

Une large majorité du quota a été épuisée durant le premier week-end de la chasse et jeudi, seuls deux loups restaient à abattre, selon l'agence environnementale.

La chasse au loup avait repris en Suède l'hiver dernier, pour la première fois depuis 1964.

Source : AFP du 27 janvier 2011

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En Suède, on achève bien les loups


Après les fêtes, Olof Sjeldrup a rassemblé ses moutons, puis les a conduits à l’abattoir. Capitaine au long cours pendant trente ans, il possédait avec sa femme un troupeau d’une centaine de bêtes, à Orsa, en Dalécarlie (au centre de la Suède). «J’ai 65 ans. J’aurais voulu continuer. Mais je ne peux plus laisser les animaux pâturer en liberté.» En 2010, un loup a tué 6 de ses bêtes. En 2009, 13. Il a perçu des indemnités à chaque fois. «Mais ce n’est pas ainsi que je veux élever des moutons.» Il est amer : «Il faudrait tuer au moins 60 loups pour que les éleveurs de la région soient tranquilles.»

Prédateurs.
Depuis le 15 janvier, la chasse aux loups a repris en Suède. Une pratique jugée «illégale» par Bruxelles qui a confirmé il y a dix jours l’ouverture d’une procédure d’infraction aux règles de l’Union européenne contre la Suède. Selon les quotas de l’Agence nationale de protection de l’environnement, 20 prédateurs devront avoir été tués d’ici au 15 février.
Lors des deux premières battues, les chasseurs en ont abattu 15. Et les défenseurs de l’environnement crient au scandale. Si la décision de limiter le nombre de loups a été votée par les députés en 2009, elle est loin de faire l’unanimité. Au ministère de l’Environnement, à Stockholm, on justifie la reprise de la chasse après un arrêt de quarante-cinq ans en rappelant qu’il s’agit d’une mesure provisoire. Limiter la croissance de la population à 210 individus et 20 meutes jusqu’en 2012, le temps que des experts déterminent comment régénérer l’espèce. Selon Ruona Burman, conseillère au ministère, «la chasse devrait accroître l’acceptation des loups et nous permettre d’introduire plus facilement des animaux prélevés à l’étranger.»

L’espèce va mal.
«On observe des niveaux de consanguinité supérieurs à ce qu’on peut trouver chez une fratrie», rapporte Olof Lidberg, coordinateur du réseau de recherche Skandulv. Les loups suédois descendent tous de trois prédateurs finlandais, qui ont immigré en Suède entre 1980 et 1990. En 2008, 2 autres ont traversé la frontière. L’un s’est installé en Suède, l’autre en Norvège. Mais ce genre de migration est rare. D’où les inquiétudes des scientifiques, qui rappellent que l’espèce avait disparu dans les années 70. Selon les chercheurs, il faudrait au moins 1 000 loups pour assurer l’avenir de la population. Implanter des animaux de l’étranger est une solution. «Mais cela prend du temps et c’est risqué», note Mikael Karlsson, le patron de la Société suédoise de conservation de la nature (SNF). En attendant, dit-il, la chasse ne fait qu’affaiblir une espèce déjà menacée. «Et on ne fera pas avancer la tolérance à coups de fusil.»

«Menaçant»
La haine du loup est profonde. «Il est dépeint dans les histoires comme un animal menaçant», constate Per Jonsson, chargé de la protection de la nature au conseil général de Dalécarlie. Plus encore, c’est sa disparition pendant plusieurs décennies en Suède, comme ailleurs en Europe, qui pose problème : «Les gens se sont habitués à vivre sans lui et refusent qu’il vienne les concurrencer pour le gibier.» Le conseil général estime qu’il y aurait 90 loups dans le comté. Les chasseurs contestent les chiffres. 7 chiens de chasse ont été tués dans la région l’an dernier. «Les gens n’osent plus sortir en forêt, ce qui pose un gros problème pour le développement local», affirme Thomas Björklund, président de l’Association suédoise des chasseurs en Dalécarlie. Et les agriculteurs râlent. En 2010, une trentaine de moutons a été tuée ou blessée par des loups, lors de 6 attaques. Les éleveurs de rennes ont perdu 900 bêtes sur 5 000. «C’est la moitié de notre production annuelle», résume l’éleveur Benny Jonsson. Pour Ulric Isacsson, président local de la Fédération des fermiers suédois, «c’est la tradition de l’élevage en plein air qui est menacée». Il évoque un conflit entre ville et campagne : «Ceux qui vivent ici sont obligés de faire face au problème, tandis que les gens qui habitent à Stockholm défendent les loups sans savoir de quoi il s’agit !»
Faux, s’insurge Kit Larssen. Cette porte-parole de l’association de protection des prédateurs en Dalécarlie dit avoir été menacée, physiquement et verbalement, à plusieurs occasions. «La vérité, c’est que les chasseurs se sont autoproclamés porte-parole de la population locale, alors que la majorité est favorable au loup.» Elle espère que la Suède sera traduite devant la Cour de Justice européenne.

Auteur : Anne-François Hivert
Source : Libé du 7 février 2011 

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Funérailles symboliques de loups par des écologistes


Un convoi symbolique de vingt cercueils peints en noir, suivi par plusieurs centaines de manifestants, a défilé samedi dans le centre de Stockholm, pour protester contre l'autorisation gouvernementale de chasser vingt loups en 2011.

Un convoi symbolique de vingt cercueils peints en noir, suivi par plusieurs centaines de manifestants, a défilé samedi dans le centre de Stockholm, pour protester contre l'autorisation gouvernementale de chasser vingt loups en 2011.

La foule, hurlant à la mort comme des loups, avait pris part dans le cortège funèbre précédé par cinq chiens-loups tenus en laisse. Quarante croquemorts portaient chaque cercueil par groupe de deux.

"Tuer une espèce en voie d'extinction est une idiotie, une honte", a déclaré Hilda Bergström, 16 ans, vêtue de noir, en tête du cortège.

"C'est une chasse au trophée, comme pour pouvoir dire aux petits-enfants: +Grand-père a tué le loup!+", a-t-elle dit à l'AFP, en dénonçant cette chasse également condamnée par la Commission européenne.

"C'est une chasse pour le plaisir, rien d'autre", a renchéri Claes Malmqvist. "Les chasseurs tuent indifféremment n'importe quel loup, même non malade. Si le gouvernement voulait vraiment protéger les meutes, il devrait confier cette chasse aux services publics", a-t-il ajouté.

L'Agence suédoise de protection de l'environnement a accordé un quota de 20 loups, tués entre le 15 janvier et le 15 février, pour que leur population ne dépasse pas les 210 individus et 20 familles en 2012.

Selon l'Agence, cette "chasse préventive est extrêmement importante pour instaurer la confiance dans la gestion des prédateurs".

L'an dernier, le quota de 27 individus avait été atteint en moins de quatre jours de chasse.

Cette année, un loup restait encore à abattre samedi, à neuf jours de l'expiration du délai le 15 février.

Après avoir quasiment disparu, la population de loups n'a cessé d'augmenter depuis 30 ans en Suède où les élevages de moutons et de rennes sont de plus en plus attaqués.

"Il y a beaucoup d'argent en jeu avec la viande d'élan et de renne et les chasseurs ne veulent pas de la concurrence du loup", relève un des manifestants, Andreas Bohlin.

Le défilé convoqué par l'organisation de jeunes écologistes Faltbiologerna s'est achevé par un discours de sa présidente, Lovisa Nilsson qui a mis en garde contre la disparition des loups: "Longue vie au loup!" a scandé la foule en conclusion.

Lovisa Nilsson a souhaité que l'UE qui a ouvert une procédure d'infraction contre la Suède sanctionne son pays. "J'espère que la Suède sera sanctionnée par l'UE qui défend la biodiversité", a-t-elle confié. "Il faut au moins 500 loups pour assurer la stabilité génétique du groupe", dit-elle.

Source : AFP / La Tribune de Genève du 06.02.2011

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