Le quota de chasse à l'ours et au loup en Slovénie pour 2010 est de 75 ours et 12 loups

 

On nous dit régulièrement que l’ours et le loup sont des espèces protégées dont le devenir est en péril. Curieusement, en Europe centrale, notamment en Slovénie, des quotas d’ours et de loups sont chassés chaque année.Les trophée sont vendus assez chers. La chasse participe ainsi à l'économie touristique du pays. Une certaine forme de développement durable.

Slovénie : quota de chasse de 75 ours et 12 loups


Pour 2010, la Slovénie permettra aux chasseurs de tuer 75 ours et 12 loups. La Slovénie abrite la plus grande densité d’ours brun en Europe. Les données montrent que la population de loups est à la hausse tandis que la population d’ours serait aussi en plein croissance sans les quotas de chasse annuels.

En 2009, les chasseurs ont tué 79 ours et 7 loups. Les dommages aux troupeaux et aux cultures de ces 2 espèces s’élèvaient à environ 430 000 euros contre 450 000 en 2008. La Slovénie compte 450-500 ours et 70 à 100 loups. Le gouvernement slovène a indiqué qu’il souhaitait garder stables ces populations.

Source : dépêche Reuters, 10 mars 2010

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Note de FERUS


Selon les détracteurs des lâchers d’ours en France, ces derniers seraient mieux en Slovénie... Mais FERUS rappelle qu’en Slovénie, l’ours est chassé et est fréquemment victime de collisions routières. De plus, les ours lâchés en France sont déduits des quotas de chasse à l’ours en Slovénie. Les animaux destinés à la mort en Slovénie et lâchés en France peuvent donc poursuivre leur vie dans les Pyrénées et permettre la préservation de la population d’ours pyrénéenne bien mal en point et condamnée à disparaître sans de nouveaux lâchers.

Commentaire d'un lecteur du site Web de FERUS

La Slovénie compte 450-500 ours pour un pays de 20 273 km2, cad, les Landes + la Gironde

Source : Site Web FERUS

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Observations


Les propos ci-dessus de FERUS sont parfaitement exacts. Mais ils constituent la preuve d’une vision purement idéologique ne laissant aucune place à l’homme et non une vision écologique dans le cadre du développement durable et d’une cohabitation avec l’homme.

Ainsi, aller chercher des ours en Slovénie pour les « déporter » dans les Pyrénées feraient partie d’une œuvre de salit public en vue de sauver ces pauvres animaux destinés à être chassés. Il ne s’agit donc plus de repeupler les Pyrénées mais de sauver des ours d’une mort certaine.

Si, aujourd’hui, près de 20 % de la population d’ours en Slovénie peut être chassé sans mettre en péril leur existence, c’est que la reproduction se porte bien dans un milieu favorable. Si, malgré ces prélèvements, à priori indispensables, il y a des accidents liés à des collisions, tout comme dans les Pyrénées, c’est peut-être qu’il y en a trop ou que leur milieu n’est plus adapté. Il faut également noter de nombreux accidents sur des humains.

Le commentaire du lecteur n’est que partiellement pertinent car il ne notre pas les activités humaines notamment pastorales. Ce genre d’activités dans ce secteur à ours est pratiquement inexistantes ce qui rend la comparaison impossible.

A noter que sur 8 ours importés, 3 sont morts accidentellement (accidents de chasse inclus) soit 38 %. On ne peut pas dire qu’ils « peuvent donc poursuivre leur vie dans les Pyrénées et permettre la préservation de la population d’ours pyrénéenne ». Il s’agit là d’un leurre ou d’un mensonge. Et puis, est-ce que les habitants des Landes et de la Gironde accepteraient de vivre au milieu des ours ?

Louis Dollo, le 15 mars 2010

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