Vivre avec l'Ours

Documentaire de Michel Tonelli

 

De belles images mais un documentaire pour le moins entaché d'erreurs manifestes qui nous amène à nous interroger sur le véritable rôle de Tonelli. Cinéaste de talent ou propagandiste des associations sectaires de l'environnement ?

 

L'avis de Dominique Delpiroux de la Dépêche du Midi
L'ours comme on ne l'a jamais vu


Loft Story chez les ours ! La caméra s'est invitée dans la tanière de la maman. Et là, on assiste à la naissance de deux oursons. Deux peluches malhabiles qui tortillent du museau. Et que des grands coups de langue viennent rassurer…

On est émerveillé devant les images recueillies par Michel Tonelli et son équipe. On pénètre avec lui dans l'intimité de ce fabuleux animal. On se faufile dans sa famille. On découvre ses petites manies, ses habitudes, ses rites, ses secrets. On en serait presque gêné et tenté de se retirer sur la pointe des pattes…

Vivre avec l'Ours, un documentaire de 52 minutes, sera diffusé lundi à 15 h 05 sur France 5, et doit repasser début décembre sur France 3. Son réalisateur, Michel Tonelli se passionne pour cet animal et le filme depuis 30 ans. Pour ce documentaire, il a passé deux années à le pister. Afin de mieux le connaître et surtout, de mieux nous le faire connaître…

« On dit tellement d'absurdités sur l'ours ! Ainsi, lorsqu'il se met debout, on prétend qu'il est en position d'attaque. Pas du tout ! Simplement, il se met debout pour sentir, pour flairer. Quand il attaque, l'ours court et il est à quatre pattes ! »

Balade en Europe
Mais surtout, Michel Tonelli a cherché à comprendre pourquoi la présence du plantigrade déchaîne tant de passions dans nos Pyrénées, alors qu'ailleurs, elle est beaucoup mieux acceptée.

Il nous entraîne donc dans une balade chez les ours européens. Étape en Slovénie, où vivent 900 spécimens et où la France a puisé les candidates à la réintroduction. Visite en Autriche où quelques gourmands viennent parfois rôder autour des châlets, sans que cela affole les habitants. Promenade en Italie où les grosses bêtes des Abruzzes sont aimées et protégées. Excursion en Espagne, où là, on vient carrément les observer à la jumelle, tant ils font partie du paysage touristique.

Il revient aussi dans les Pyrénées, et prend le temps de raconter le quotidien de cet animal qui hante l'homme depuis la nuit des temps à force de lui ressembler.

« Certes, admet Michel Tonelli, en France, l'élevage est plus important dans les Pyrénées… Mais si on supprimait l'ours, on ne réglerait en rien le problème du pastoralisme. »

On l'aura compris : ce film est aussi un plaidoyer pour les derniers survivants d'une espèce que l'on a confinée dans la montagne, et qui, en ce début de siècle, joue quotidiennement sa peau.

Source : La Dépêche du Midi du 3 novembre 2007

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Un avis sur ce documentaire


Beaucoup d'amalgame, incohérence et ignorance pour le pas dire des propos mensonger. Le journaliste de la Dépêche du Midi reprend ce qui est dit dans le film sans aller vérifier l'exactitude des propos.

Malgré les incontestables belles images, Tonelli ne s'honore pas en faisant un film à vocation propagandiste sans grand soucis de la vérité notamment lorsqu'il parle de ce qui se passe en Europe centrale. Il n'y a là aucune recherche, aucun approfondissement mais uniquement la reproduction des clichés des fantasmes des associations écologistes qui œuvre, non pas pour la nature et l'écologie mais pour leur vision idéologique de l'environnement dans lequel, selon eux, l'homme doit vivre en petit nombre (vision malthusienne) en ne sauvegardant que les meilleurs de la race humaine (philosophie néo-nazie).

Naïveté de l'auteur ? Manipulation ? Ou propagande sournoise ?

Louis Dollo, le 6 novembre 2007

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