Y a-t-il deux catégories de pyrénéens ?

 

Suite à la surveillance rapprochée puis à la capture de l'ourse Sarousse en Ariège, Augustin Bonrepaux, Député et Président du Conseil Général de l'Ariège-Pyrénées adresse une lettre ouverte à Dominique de VILLEPIN, Premier Ministre.

Augustin Bonrepaux écrit à Dominique de Villepin


Monsieur le Premier Ministre,

Je vous ai écrit a plusieurs reprises et récemment le 13 octobre 2006 concernant les problèmes causés par la réintroduction d’ours dans les Pyrénées.
Vous me renvoyez constamment à Madame la Ministre de l’Ecologie et du Développement Durable alors que cette question relève du Premier Ministre puisqu’il s’agit de savoir s’il y a deux catégories de Français et deux catégories de Pyrénéens.

En effet, pour les uns, on prend de multiples précautions dès qu’un ours s’approche des villages ; cela a été le cas au printemps lorsqu’un ours s’était dirigé vers Toulouse et provoquait l’inquiétude des populations et des services de l’Etat. Il a été surveillé pendant plus d’un mois par la gendarmerie, les gardes, les services des sapeurs pompiers puis capturé et transporté sur la commune de Luchon qui est d’accord pour les accepter.

Récemment une ourse qui séjournait près de Saint Girons et provoquait la même inquiétude a été suivie dans les mêmes conditions, capturée et transportée vers la commune de Luchon.
Pourtant, les ours qui fréquentent régulièrement les villages de la Haute Ariège, à proximité des habitations, à des altitudes identiques et dans un biotope peu semblable à celui de la Slovénie continuent à évoluer librement et à provoquer la même inquiétude auprès des habitants.

Je vous demande donc, Monsieur le Premier Ministre, de me faire savoir s’il existe deux catégories de Français et deux catégories de Pyrénéens ceux qui doivent supporter la présence permanente à proximité de leurs habitations des fauves qui provoquent la même inquiétude et ceux qui peuvent être préservés nuit et jour par les gardes, les gendarmes et puis débarrassés de la proximité de ces fauves dès que c’est possible.

En souhaitant que vous puissiez faire appliquer l’égalité républicaine sur tout le territoire même en zone de montagne je vous remercie de l’attention que vous voudrez bien apporter à ces préoccupations
Je vous prie de croire, Monsieur le Premier Ministre, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

 


Le Grand Charnier

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