Stations de ski: nouveautés 2008-2009 et... autres informations et potins des pistes

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Les stations de ski des Pyrénées prévoient dès la fin de l'hiver les travaux pour l'ouverture de la prochaine saison de ski. Nous présentons ici quelques projets mais aussi les difficultés rencontrées par certaines stations.
Les stations peuvent nous faire part de leurs projets qui seront ainsi affichés

- France / Francia

- Pyrénées - Orientales /Cerdagne / Cerdanya

- Ariège

- Aude

- Haute-Garonne

- Hautes-Pyrénées

- Pyrénées-Atlantiques

- Espagne / Espana / Espanya

- Catalogne / Catalunya

- Andorre / Andorra

- Ski de fond dans les Pyrénées

Attention

Le mode de fonctionnement des cartes saison a changé pour la saison 2007/2008.
En effet les stations de ski de fond des Hautes Pyrénées et de l'Ariège sont sorties du système national et n'acceptent ni ne vendent plus la carte nationale "Nordic Pass".

- Guzet neige

- Val d'Azun

- Gavarnie

- Val Louron

- Nistos

- Hautacam

- Piau-Engaly

- Peyragudes

- Saint-Lary

- Saint-Lary innove en matière d'environnement

"La station de Saint-Lary sera la première station de France à dresser son bilan carbone à l'issue de cette saison."
La municipalité envisage de construire une télécabine supplémentaire entre le village et le domaine skiable, afin d'alléger le trafic automobile autour de la station.

- Tourmalet

- Payolle

- Font-Romeu - Pyrénées 2000

Amélioration de l'enneigement artificiel (plus de surface enneigée avec moins d'eau c'est bon pour la planète (sic)), remplacement de quelques téléski par des téléportés côté Calme, création de nouvelles pistes mais surement pour l'hiver prochain!!!!
Sinon c'est côté immobilier ou le "boum" est impressionnant. De nombreuses résidences de vacances sont sortis de "terre" et création d'un supermarché "Casino" sur Pyrénées 2000.

- Plateau de Beille -Ariège-Pyrénées

- Monts d'Olmes

- Artouste

- Gourette

- La Pierre Saint Martin

- Mitjanès

Mijanes, l'exemple d'une station de ski confrontée à l'environnement

- Ax les Trois Domaines

Ax 3 Domaines: 1,85 million d'euros de la Région pour le développement de la station

La Commission permanente de la Région Midi-Pyrénées du 11 décembre 2007, réunie sous la présidence de Martin MALVY, a adopté une subvention pour des aménagements de la station d'Ax 3 domaines.

La Région soutient ces opérations à hauteur de 1,85 million d'euros. Elles portent sur l'aménagement du domaine skiable avec la création de 3 pistes rouge, la mise en place de liaison mécanique - tapis télécorde - et l'augmentation du nombre de télécabines Ax-Bonascre.

Source: Région Midi-Pyrénées le 03/01/2008

Nota: ces travaux devraient être réalisés pour l'hiver 2008-2009

- Les Mourtis

- Superbagnère (Luchon)

- Bourg d'Oueil

- Porté-Puymorens

- Puyvalador

- Cambre d'Aze

- Puigmal

Formiguères

- Piau-Engaly. "Chamailleries" à 4,8 millions d'euros

Vignec et Aragnouet s'affrontent au tribunal administratif autour des enjeux financiers générés par la station de ski.

Tandis qu'en contrepartie, Aragnouet s'engage à verser à Vignec une subvention forfaitaire, indexée sur le Smic et une redevance annuelle équivalente à 1 % des recettes des remontées mécaniques, redevance qui passera à 3 %, via un avenant signé par les deux communes en 1973.

La montagne, ça vous gagne... beaucoup d'argent, depuis qu'on y fait fructifier "l'or blanc". D'où parfois de sérieux litiges entre communes d'une même vallée. Ainsi le dossier autour duquel s'affrontaient hier Vignec et Aragnouet devant le tribunal administratif de Pau. L'histoire? Eh bien... il faut remonter à 1970 pour en comprendre le noeud. 1970, année où Vignec et Aragnouet concluent un contrat par lequel Vignec cède du terrain à Aragnouet afin d'y construire la station de ski de Piau-Engaly. Tandis qu'en contrepartie, Aragnouet s'engage à verser à Vignec une subvention forfaitaire, indexée sur le Smic et une redevance annuelle équivalente à 1 % des recettes des remontées mécaniques, redevance qui passera à 3 %, via un avenant signé par les deux communes en 1973. Là-dessus, plus de 30 années passent, l'or blanc métamorphose la vallée en Aure massif... et le 30 mars 2004, le conseil municipal d'Aragnouet décide de résilier la convention. De là, tout le reste découle.

La colère de huit habitants de Vignec qui demandaient hier l'annulation de la délibération d'Aragnouet. La demande d'indemnisation de Vignec, chiffrée à pas moins de 4,8 M€, suite au préjudice subi. Et la réponse procédurière d'Aragnouet via la demande d'annulation de cinq titres exécutoires émis par la trésorerie de Vielle-Aure, au profit de Vignec contre Aragnouet pour environ 14 000€. Trois requêtes qui étaient examinées en suivant par le commissaire du gouvernement Frédéric Faik. Lequel a donc décortiqué de près "ces chamailleries entre voisins". Pour donner raison aux habitants de Vignec parce que l'ordre du jour du conseil municipal d'Aragnouet ayant résilié la convention "était trop imprécis", limite catimini, même. Pour reconnaître le préjudice subi par Vignec, mais demander une expertise quant à son montant réel, chiffrable depuis 2004. Et pour donner raison néanmoins à Aragnouet dans le dernier dossier car "la loi interdit les clauses d'indexation au Smic". Jugement dans trois semaines.

Auteur: Pierre Challier
Source: La Dépêche du Midi du 17 octobre 2007

- De Val Thorens aux Pyrénées: nouvelles télécabines à Saint Lary et Artouste?

Cet été nous nous interrogions sur les raisons pour lesquelles des cabines d'un téléporté de Val Thorens étaient entreposées à Saint-Lary... Une demi interrogation quand même puisque nous connaissons les intentions de la station de se doter d'une télécabine entre le village et le Pla d'Adet.

Dans l'attente, Val Thorens s'affiche à Saint Lary.

Mais, surprise, le même spectacle apparaît à Artouste. Et là, c'est tout un téléporté qui est entreposé à l'arrière de la station comme en témoigne ces photos prises début septembre 2007.

Et lorsque nous voyons que les deux stations sont gérées par Altiservice.... Plus de doute. Cette société a bien l'intention d'investir au rabais dans les Pyrénées. Rabais ou pas, peu importe. L'essentiel est de pouvoir disposer d'un équipement assurant le développement et la pérennité de nos stations pyrénéennes. Nous ne nous en plaindrons pas. Toute fois, un bémol pour Saint-Lary où il y aurait un problème de foncier avec des agriculteurs.

La cohabitation entre tourisme, dévoreur d'espaces agricoles notamment des prairies de fauche de fond de vallée et l'agriculture de montagne peut poser un problème. Souhaitons que des solutions intelligentes et durables soient trouvées pour que nos vallées conservent les paysages qui font leur attrait sans pour autant compromettre le développement économique et social basé autant sur le tourisme que l'agriculture de montagne. C'est bien là que nous voyons que l'élevage et le pastoralisme de montagne reste les garants de la protection des milieux.

Question majeure: quand verrons-nous ces téléportés fonctionner?

Louis Dollo, le 2 novembre 2007

- Des télécabines en autonomie à Val Thorens

Cet hiver, Val Thorens signe le plus important investissement de la saison côté remontées mécaniques: 20 millions d'euros pour le remplacement de deux télécabines majeures. Confort et intégration sont les maîtres mots de ces équipements, qui, et c'est une première mondiale, sont exploitées sans opérateurs.

Après quelque 25 ans de bons et loyaux service, les deux télécabines Cairn et Caron, de marque Poma, qui desservaient le téléphérique de la Cime Caron à Val Thorens vont finir leurs vieux jours dans une station de ski des Pyrénées. Pour les remplacer, l'exploitant des remontées mécaniques de la plus haute station d'Europe, la Setam, a investi dans deux nouvelles télécabines baptisées du même nom, comprenant chacune une cinquantaine de cabines de 8 places assises avec chargement des skis intérieur. Elles permettent de doubler la capacité de transport de leurs aînées avec plus de 2.000 personnes/heure. Plus rapides, elles ont aussi été conçues pour faciliter l'embarquement des débutants et des personnes à mobilité réduite.

Ces deux télécabines dites de nouvelle génération s'inscrivent dans un dispositif comprenant quatre gares, dont trois fonctionnent sans personnel. Une première en montagne. "Ce système d'exploitation sans opérateur a été développé par Denis Creissels Consultant, en collaboration avec les ingénieurs de la Setam et permet de supprimer des postes ingrats", explique Pierre Josserand, le pdg de la Setam, qui souligne combien la conception et l'équipement des gares ont été soignés.

Placées sous la maîtrise d'oeuvre du cabinet d'architecture DCSA, les bâtiments se fondent littéralement dans le paysage et offrent un aménagement intérieur rarement égalé dans les Alpes: des escalators, des ascenseurs, des toilettes, une billetterie, une salle hors-sac, une salle de repos pour les chauffeurs de cars, un hall d'attente pour les passagers avec des espaces pouvant accueillir des expositions. "L'idée, c'est de mieux traiter les usagers, de les occuper pendant leur temps d'attente", indique Pierre Josserand. Les quais de la gare terminale du téléphérique de Caron vont également être couverts pour protéger les passagers du vent et du froid. Ils apprécieront, car à 3.200 mètres, les éléments naturels peuvent se déchaîner!

La Setam a par ailleurs créé une nouvelle piste bleue, sous la nouvelle télécabine Cairn. "Il manquait de pistes faciles dans cette zone, c'est désormais chose faite", se félicite Pierre Josserand dont la société a mis 20 millions d'euros hors taxes sur la table pour réaliser ces différents aménagements. Le plus gros investissement de la saison dans les Alpes françaises.

Auteur: Sophie Chanaron
Source: ActuMontagne du 2 novembre 2007

- Piau Engaly: la station des records de prix

Lundi, N'Py a accueilli parmi ses nouveaux membres, la station de ski de Piau Engaly. La station de la haute vallée d'Aure ne nous a pas dit qu'elle était la championne des tarifs. Le site internet mensup.fr propose à ses lecteurs une comparaison des tarifs des forfaits ramenés au prix du kilomètre de piste déclaré. Avec un forfait 6 jours à 135 euros pour 65 km de piste, le tarif kilométrique est de 2,07 euros et prend ainsi la tête des Pyrénées alors que les stations catalanes n'en sont qu'à 0,65 euros du km. Piau Engaly prend la seconde place après Super Besse dans le Puy de Dôme avec 2,67 euros du km. Les idées reçues selon lesquelles les petites stations des Pyrénées et du Massif central sont moins chères que les Alpines pourraient bien être mises à mal

Louis Dollo, le 8 novembre 2007

- Ouvertures reportées et nouveautés... 2009

L'ouverture à Gourette et La Pierre- Saint-Martin est d'ores et déjà différée du fait du redoux

La décision sera officiellement annoncée demain, à l'EPSA (Etablissement public des stations d'altitude): sauf brusque changement météo les stations de Gourette et La Pierre-Saint-Martin n'ouvriront pas le samedi 24 novembre comme prévu, mais le 1er décembre.

Les amateurs se seront donc fait une fausse joie de la (petite) chute de neige de mardi (5 à 10 cm à partir de l'altitude 1.400) qu'a suivi un épisode de froid où les canons à neige ont pu donner à plein régime, jusque dans la nuit de jeudi à vendredi.
"On a pas mal fabriqué à Gourette depuis mercredi, mais cela ne suffira pas", indiquait hier Henri Mauhourat, directeur général de l'EPSA. De fait le réchauffement a été sensible, ce week-end. Il s'est poursuivi hier où l'on relevait une température de 7° (14 heures) à Gourette.
Cette tendance est celle de toute la chaîne pyrénéenne.
Ainsi à Peyragudes, dont le domaine serait potentiellement "ouvrable" entre 40 et 50 %, le week-end prochain, avec l'apport de la neige de culture, mais où l'agrément d'une ouverture précoce ne vaut pas de courir le risque de décevoir la clientèle, aux yeux du directeur, Noël Lacaze.
En attendant, les personnels saisonniers des deux stations gérées par le département - Artouste doit quant à elle ouvrir le samedi 22 décembre - ont reçu leurs formations. Ils sont 110 hommes et femmes à renforcer l'effectif permanent de 60 salariés, à Gourette et La Pierre.

En deux minutes depuis le Ley.
Les habitués ne trouveront pas de grands changements, cet hiver à Gourette, hormis quelques aménagements de pistes. Mais l'annonce de la réalisation, l'été prochain, de la télécabine du Ley (5 millions €) fera prendre leur mal en patience aux skieurs soumis à la pénible transhumance, les jours de grande fréquentation. Aussi bien le futur téléporté à grand débit (2.000 personnes/heure) desservira le front de neige en deux minutes chrono, entre le parking du Ley et les abords de la gare de départ de la télécabine de Bezou.
C'est aussi, pour l'hiver prochain: une piste de luge de 2 kilomètres, du haut de la télécabine de Bezou au front de neige, sur une déclivité de 10 à 12 %. Il n'en existe que deux de ce type, l'une à Val Thorens, l'autre à Courchevel.

Restauration "food-court".
Enfin, on attendra également une saison de plus la mise en service du restaurant d'altitude du Bézou, que gèrera directement l'EPSA. Le restaurateur Stéphane Carrade (Chez Ruffet, etc.) est chargé de mettre en oeuvre un nouveau concept de restauration et de service, le food-court) qui tourne le dos au? self-service: "Ce n'est pas le self où tu viens et où tu te sers, ce sont des kiosques où la cuisine, à base des meilleurs produits locaux, s'élabore devant les gens", explique le chef palois. Stéphane Carrade revendique une véritable qualité à des prix "très corrects" puisque le ticket moyen sera autour de 12 €. Ce qui n'est jamais que le prix d'un banal steak-frites dans à peu près toutes les stations de ski de France et de Navarre?

Auteur: Thomas Longué
Source: Sud-Ouest du 20 novembre 2007

- Une saison de ski sous le signe du développement durable

Cette prise de conscience de l'industriel est partagée sur le terrain par les élus de la montagne comme en a témoigné Jean-Henri Mir, le maire de Saint-Lary, qui vient de lancer son bilan carbone.

La démarche, innovante dans les Pyrénées, va passer au crible toutes les pratiques de la station: transport, gestion de déchets, gestion de l'eau... dans une station de ski, 75 % des émissions de gaz à effet de serre sont produites par les transports touristiques.

Altiservice place la nouvelle saison de ski sous le signe du développement durable. "Il s'agit de ne pas surfer sur une mode mais bien d'agir", a expliqué Benoît Clocheret, le P-DG d'Altiservice lors de la présentation, à Toulouse, de la saison 2007-2008.

Au-delà des mots, Alti prend le problème à bras-le-corps dans les six stations qu'elle gère dans les Pyrénées: Saint-Lary, Gavarnie, Font-Romeu, Bagnères-de-Luchon, Artouste, et Guzet depuis cette année.

Symboliquement, les dameuses de l'ensemble des domaines tourneront avec de l'huile bio à partir de cet hiver. Les stations vont également s'intéresser de près au tri des déchets en attendant le résultat - aux alentours de mars 2009 - de la démarche globale de certification Iso 14 001.

Prise de conscience politique
Pour bien marquer la durabilité de cet engagement, Altiservice a signé une convention avec l'association Mountain Riders. Les supports de communication et de sensibilisation au développement durable en montagne seront largement diffusés auprès de la clientèle Altiservice.

Cette prise de conscience de l'industriel est partagée sur le terrain par les élus de la montagne comme en a témoigné Jean-Henri Mir, le maire de Saint-Lary, qui vient de lancer son bilan carbone. La démarche, innovante dans les Pyrénées, va passer au crible toutes les pratiques de la station: transport, gestion de déchets, gestion de l'eau... "dans une station de ski, 75 % des émissions de gaz à effet de serre sont produites par les transports touristiques.

La construction d'un nouveau téléporté entre le village et le Pla d'Adet permettra de supprimer à terme la vingtaine de navettes qui circule toute la journée", a indiqué Jean-Henri Mir. Un symbole intéressant alors que la station auroise s'apprête à célébrer son cinquantième anniversaire.

La neige sera-t-elle au rendez-vous? Tous l'espèrent et d'abord Benoît Clocheret, le P-DG d'Altiservice, après une saison passée mauvaise en terme de chiffre d'affaires qui est passé de 28 à 18 M€: "Nous considérons la saison 2006-2007 comme un accident. Cela a été une saison difficile mais nous avons plutôt mieux résisté qu'ailleurs dans le massif pyrénéen", poursuit-il. Autant dire que les 35 M€ d'investissements consentis dans l'ensemble des stations depuis 2006-2007 vont prendre tout leur sens cette saison.

Auteur: Arnaud Paul.
Source: La Dépêche du Midi du 24 novembre 2007

- Mijanès. Une station naturellement enneigée

Au 28 décembre, parmi les six stations de la chaîne des Pyrénées offrant un domaine skiable ouvert à 90 % ou plus, figurait une ariégeoise, la station de Mijanès-Donezan.

Et pourtant, elle est de celles qui ont une des plus petites installations de neige de complément (dix enneigeurs). C'est dire si le site est naturellement enneigé quoi qu'en disent quelques personnes qui la connaissent bien mal.

Pour le plus grand plaisir des skieurs (leur nombre augmente un peu tous les jours, la recette neige plus soleil étant excellente), neuf pistes sur onze sont ouvertes. Il en est de même pour la piste de luge et pour les 25 km du domaine nordique. Côté école de ski, ça tourne à plein et il vaut mieux réserver même pour ces vacances. La garderie est ouverte jusqu'au 5 janvier et le snack vous propose aussi des petits plats bien mitonnés que vous pourrez déguster sur la terrasse-solarium.

Le front de neige est quant à lui 100 % blanc. Prenez donc les lunettes de soleil mais aussi un bonnet et des gants car le fond de l'air est bien frais.

Quel dommage que l'extension de la station n'ait pas été réalisée dès cette année!

Source: La Dépêche du Midi du 2 janvier 2008

- Le blues des proprios

La mise en place de la détection incendie devrait permettre de rouvrir le parking du Valentin, en février, mais le moral des propriétaires est atteint.

Moyennant 100.000? environ, la mise en place du dispositif de détection incendie devrait permettre la réouverture du parking privé du Valentin, à Gourette, fermé par un arrêté préfectoral depuis vendredi dernier. La société Signal, qui a déjà effectué les travaux de mise en conformité sur les 350 places dont dispose l'EPSA (Conseil général) dans le même ensemble bâti doit être à pied d'?uvre dès lundi.
Il va de soi que la mise en place des 246 détecteurs et de la centrale de transmission d'alerte ne constituera que le premier acte d'une réhabilitation prévue sur trois ans.
C'est toute la structure qu'il faudra revoir de fond en comble. Structure sur laquelle repose la plate-forme du Valentin, le coeur, le centre stratégique de Gourette. Le flocage des plafonds, le traitement de la carbonatation des bétons amélioreront la résistance en cas d'incendie, qu'on évalue aujourd'hui à un quart d'heure à peine, au parking du Valentin: "Légalement, c'est une heure et demie, dans l'idéal c'est trois heures", résume le maire d'Eaux-Bonnes, Marcel Lascurettes.

Depuis 1994.
La dernière réhabilitation des dessous du Valentin remonte à 1994. Elle avait coûté 24 millions de francs. Question facture, on est aujourd'hui dans le même ordre de grandeur: entre 5.000 et 7.000? par emplacement, s'est-il dit le 23 juin dernier, à l'assemblée générale qui a refusé les travaux à une large majorité de ses présents et représentés (1). Ce à l'encontre des préconisations de la commission de sécurité, passée le 10 avril précédent.

Pouvoir d'achat.
Le Palois Gérard Pédurthe, devenu président du conseil syndical élargi (2) du Valentin, représente aujourd'hui ces centaines de propriétaires - 500 pour la seule résidence du Valentin - qu'ont affolés les montants des sommes à engager: "Nous, petits propriétaires, sommes aujourd'hui confrontés à une situation à laquelle on ne fait plus face, pour une question de pouvoir d'achat."<
Et ce "retraité actif" de se mettre, sans fard, au nombre des copropriétaires qui ont acheté leur studio de 30 m² au Valentin alors qu'ils étaient en activité professionnelle, et qui ont perdu depuis 40 % de leurs revenus: "Retraités, ils sont aujourd'hui dans une situation économique bien différente".
Certes, le chapitre "mise en conformité incendie", dans le projet de délibération soumis lors de l'AG du 23 juin, ne l'a satisfait "ni dans l'esprit, ni dans la lettre": "On nous expliquait en deux lignes qu'il fallait reprendre les mêmes entreprises qu'en 1994, pour répondre aux besoins exprimés par la commission de sécurité."

Distorsion.
Mais au-delà de toute question de fond et de forme, l'affaire du Valentin met en lumière la distorsion entre l'ambition que le Conseil général a pour la station de Gourette (2.000 lits supplémentaires escomptés) et les aspirations de propriétaires, souvent vieillissants, dont M. Pédurthe assure qu'ils sont aujourd'hui nombreux, entre de lourdes charges de copropriété (3) et une occupation de plus en plus épisodique avec l'âge, à vouloir se débarrasser de leur bien sans trouver preneur.
"Y a-t-il un enjeu ourdi que l'on ignore? s'interroge-t-il. Est-ce que les propriétaires vont être des gêneurs car en non-adéquation avec l'image qu'on veut donner de Gourette?" Toujours est-il qu'ils se retrouveront en assemblée générale, en mars ou avril, d'ici la fin de la saison d'hiver en tout cas. D'ici là: "Je fais en sorte que le plus grand nombre de propriétaires assiste et participe à l'élaboration de ce que nous souhaitons".

(1) 1 682 pour, 5 605 contre, sur 16 088 tantièmes.
(2) Elargi aux représentants des copropriétaires d'autres résidences de Gourette: Paloumayre, Sanctus, Sarrière, Cinto, Ger, Isards, Marmottes?
(3) Environ 1.200 Euros par an, chauffage collectif compris, pour un studio 4 places du Valentin.

Auteur: Th.L
Source: Sud-Ouest du 31 décembre 2007

- Mijanes en Ariège - Pyrénées: Grand tétras contre téléski

Aux confins de l'Aude et de l'Ariège, la petite station de ski de Mijanès-Donezan n'a pu maintenir ouvertes que deux pistes sur onze pour les vacances de février. Et ce grâce aux canons à neige qui équipent depuis 2001 cette station familiale, située entre 1.500 et 2.000 mètres d'altitude, sur un plateau parsemé de forêts et de ruines cathares. Pour tenter de relancer l'activité de cette microstation chroniquement déficitaire, les élus locaux ont prévu une nouvelle extension.

Le projet, validé en mars 2007 par le préfet de région, prévoit la construction d'un téléski et la création de trois pistes supplémentaires pour un montant de plus de 2 millions d'euros. Il est contesté par les militants du Comité écologique ariégeois (CEA), qui dénoncent une "fuite en avant".

Les opposants rappellent que le conseil général de l'Ariège a déjà dû verser une subvention exceptionnelle de 67.000 euros à la station, victime du manque de neige la saison dernière. Ils soulignent aussi les réserves émises par le trésorier payeur général du département sur l'opération.

Les écologistes sont aussi inquiets pour le grand tétras. Cet oiseau vit dans les bois qui doivent être coupés pour aménager la station. Incapable de voler sur de longues distances en raison de son poids (plus de 5 kg pour les mâles) et de ses ailes atrophiées, cette espèce de coq de bruyère géant est très sensible aux dérangements. Surtout en hiver, quand la nourriture se fait rare et qu'il lui faut économiser de précieuses calories en attendant le retour du printemps. La population de grand tétras, qui a disparu des Alpes durant la dernière décennie, est en chute libre dans les Pyrénées. On n'en recense plus que 3.500 individus, contre 9.000 dans les années 1960.

Canton Désert
"L'espèce est en sursis", estime Michel Métais, directeur de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), qui vient d'écrire à Michel Barnier, ministre de l'agriculture et de la forêt, pour lui demander de refuser l'autorisation de coupe des arbres. Une trentaine d'associations de protection de l'environnement ont rejoint le combat local du CEA.

A Mijanès, où l'on attend depuis l'été 2007 le feu vert du ministre pour lancer les travaux, on préfère compter les habitants et les emplois plutôt que les oiseaux. Au dernier recensement, 535 personnes habitaient le canton le plus désert et le plus isolé de l'Ariège. La route départementale qui le relie à Foix par le col de Pailhères est coupée pendant l'hiver. Avec dix-neuf postes, dont quatorze saisonniers, la station est le principal employeur du canton. Un promoteur privé, qui vient de racheter les 350 lits de l'unique résidence de vacances construite par les élus dans les années 1970, promet la création de quinze à vingt emplois supplémentaires.

"Sans la station, on va perdre la gendarmerie et la poste", se désole Georges Vigneau à l'office de tourisme. Pour cet agent de développement local, les écologistes du CEA sont "des intégristes". Il assure que le déboisement envisagé, limité à 1,5 hectare, ne nuira pas au grand tétras. Des panneaux d'information, des barrières en bois destinées à empêcher le ski hors-piste et des balises rouges fixées sur les câbles du téléski pour éviter les collisions avec les oiseaux ont été intégrés au projet d'extension.

Ces mesures de protection suffiront-elles? Les naturalistes en doutent. Et s'indignent de constater que la chasse au grand tétras est toujours autorisée en Ariège. Le plan de chasse prévoyait 39 autorisations de tir en 2007. Sauf dans le Donezan, où la population était jugée trop faible.

Auteur: Stéphane Thépot
Source: Le Monde du 04.03.08

- Une station géante franco-andorrane va voir le jour

D'Encamp (Andorre) à Porté-Puymorens (Pyrénées-Orientales), un domaine skiable transfrontalier franco-andorran de 270 km de pistes, soit la taille d'une grande station alpine, voilà la colonne vertébrale du projet de pôle touristique pyrénéen de dimension internationale, présenté au Pas de La Case (Andorre), à l'occasion du 50e anniversaire de la station.

"Notre ambition, c'est de bâtir une destination touristique internationale capable de rivaliser avec les grandes stations alpines", explique Vincent Tassart, directeur de la SAS Domaine Porte des Neiges. C'est clairement une clientèle de séjour internationale, plutôt haut de gamme, qui est ici visée. L'attrait de l'Andorre n'est déjà plus à vanter auprès de la clientèle britannique, friande d'alcool et de cigarettes à prix discount. Ce nouvel ensemble touristique va naître au carrefour de l'Espagne, l'Andorre et la France, par la route, à 1 h 45 de Perpignan, à 2 heures de Toulouse et à 2 h 30 de Barcelone. Il se veut porteur d'une revitalisation économique de la vallée du Carol et de la haute-vallée de l'Ariège (L'Hospitalet et Merens essentiellement). Le projet se décline d'abord par la création d'une nouvelle station à Porta (Pyrénées-Orientales), appelée "Porte des neiges". Elle sera le trait d'union entre Grandvalira et Porté-Puymorens (Pyrénées-Orientales).

La capacité d'hébergement de Porta sera de 4.600 lits dont 4.000 lits commerciaux et 600 logements pour les saisonniers. Elle reliera, par téléphérique, Porté-Puymorens qui sera rebaptisé Carlit-Puymorens, pour éviter les confusions entre Porta et Porté. Sur Carlit-Puymorens, 2.600 lits haut de gamme seront construits. Ainsi qu'un golf 18 trous dans le but de proposer des activités toutes saisons. Au total, ce pôle touristique représente un investissement de près de 400 millions d'euros et la création de 650 emplois

Auteur: Thierry Jouve
Source: La Dépêche du Midi du 20 mars 2008

- 10 millions d'aménagement aux Monts d'Olmes

Père Noël, coup de chance? Toujours est-il que parfois le hasard fait bien les choses. "Nanard" Matignon moniteur de ski de la station des Monts d'Olmes est tellement sympathique qu'il noue des liens amicaux avec la plupart de ses élèves-skieurs. Ce fut le cas avec Stella et Nicolas, deux Tourangeaux fidèles de la station. Il leur proposa même un jour de quitter leur pays et de venir investir aux Monts d'Olmes. Un propos qui ne tomba point dans l'oreille d'un sourd car si Stella et Nicolas n'avaient pas envie de quitter leur petit bistrot de Tours, ils parlaient souvent de leur station préférée avec leurs clients.

Ils abordèrent le sujet avec un architecte de renom qui prend régulièrement son petit café chez eux. Et c'est ainsi que l'architecte Alain Gourdon se laissa tenter pour venir découvrir les Monts d'Olmes.

Accueilli par les élus et bien sûr "Nanard" Matignon, il fut séduit par le site et imagina très rapidement ce qui pouvait se faire sur cette station. Dans un premier temps, c'est une résidence de tourisme qui ferait le lien entre la plaine et les Monts d'Olmes, qui permettrait une véritable osmose en proposant certes de l'habitat, mais aussi de nombreux services qui pourraient accueillir hiver comme été. En plus des commerces il y aurait une piscine avec trois niveaux positifs en lien avec les pistes. Un immeuble viendrait en complément du Cristal pour apporter, dès l'arrivée sur le site, une autre image, complémentaire de celle du front de neige.

Dans cet immeuble, l'architecte entend miser sur les nouvelles technologies, le développement durable et le solaire entre autres. Un immeuble à énergie positive en quelque sorte pour lequel l'architecte Alain Gourdon a trouvé un investisseur en la personne de Charles Barel qui a été fortement séduit par le site et les possibilités de la station des Monts d'Olmes. Ces investissements verraient le gestionnaire de sites de tourisme MVM s'implanter aux Monts d'Olmes de façon permanente. Tandis que les plans sont prêts et les financements possibles, l'architecte souhaite déposer le permis de construire en juin pour être en mesure de lancer les travaux en fin d'année, ce qui permettrait d'envisager la livraison de cet immeuble de 120 lots d'appartements et de 1500 M2 de commerces pour la saison 2009-2010. Seul souci actuellement: le PLU de Montferrier doit être revu et accepté pour permettre l'implantation de cette construction et de celles à venir.

La balle est donc dans le camp des élus et et de l'administration comme nous l'a confirmé Christian Laffont, maire de Montferrier

"Une belle opportunité"

Pour Christian Laffont, maire de Montferrier, un tel projet de construction ne pourrait qu'être positif pour l'avenir de la station.

"Pour les élus de la communauté de communes qui gèrent la station des Monts d'Olmes comme pour ceux de la commune de Montferrier dont dépend la station des Monts d'Olmes, c'est une belle opportunité qui se présente car si on espérait attirer de nouveaux investisseurs avec l'extension de la station concrétisée par l'installation cet hiver d'un télésiège qui a permis de sauver la saison, on n'osait imaginer une belle histoire comme celle qui arrive.

Voilà pourquoi, les élus de Montferrier s'activent pour régler les problèmes de PLU tandis que les élus communautaires multiplient les rencontres avec le préfet afin que ce projet se développe sans trop de difficultés administratives.

Un préfet qui d'ailleurs, lors des cérémonies des 40 ans de la station, disait sa volonté d'aider la station des Monts d'Olmes en apportant sa meilleure attention sur les problèmes administratifs qu'il convient actuellement de régler pour que la station connaisse un nouveau développement.

Un développement pour lequel les élus sont confiants d'une part grâce au projet d' Alain Gourdon et Charles Barel mais aussi parce que d'autres contacts disons "tras los pirénéos" donnent un certain optimisme quant à l'avenir."

Source: La Dépêche du Midi du 13 avril 2008

- Baqueira acabara este mes todo el tramo de su telecabina

La estaciòn de esquì de Baqueira Beret iniciarà durante este mes de junio las pruebas de carga y comprobaciòn del primer tramo del telecabina que enlaza la nueva urbanizaciòn de Ruda con la cota 1.500. Segùn el director comercial, Roberto Buil, la fase de montaje de la estaciòn inferior està pràcticamente acabada y tan sòlo requiere el visto bueno por parte de la inspecciòn de transporte de la Generalitat.

El pasado otoño se realizò la colocaciòn de los soportes de la instalaciòn en un tramo de 800 metros. Al finalizar la temporada de invierno se reanudaron los trabajos que han consistido en el montaje del cableado y en trasladar la estaciòn motriz, situada en la cota 1.500, hasta la zona de los apartamentos de la nueva urbanizaciòn. Segùn Buil, se prevé que los trabajos de acondicionamiento del telecabina finalicen a mediados de este mes de junio, momento en el que se abrirà un periodo de tràmites administrativos para conseguir la licencia de transporte. Durante este mes se realizaràn pruebas de carga y se comprobarà que el sistema funciona correctamente para ofrecer el servicio de cara a la temporada de invierno.

Sin embargo, la estaciòn también plantea ofertar el servicio del telecabina durante los meses de verano como atractivo turìstico, por lo que si se cumplen las previsiones podrìa entrar en funcionamiento a principios de julio. Con la puesta a punto del primer tramo, se aumentarà la fluidez de pasajeros con 15 nuevas cabinas.

En cuanto a las obras de urbanizaciòn de Ruda, la empresa promotora confìa en poder entregar 140 nuevas viviendas antes del inicio de la temporada. De ser asì, se habràn vendido 3/5 partes de lo construido ya que la temporada pasada se entregaron 180 viviendas. Sin embargo, la crisis de la construcciòn también se ha dejado notar. Segùn la promotora, hay dificultad en la venta de las 180 viviendas restantes cuyos precios se sitùan a partir de los 6.000 euros el metro cuadrado. Por dicho motivo, los precios se mantendràn congelados.

Source: Neva Sport 17 juin 2008

- Piau. Une remontée commune entre Bigorre et Aragon

Les Hautes-Pyrénées et l'Aragon font tomber les frontières. La création, début juin, d'un consortium franco-espagnol ayant pour finalité l'exploitation en commun du tunnel d'Aragnouet-Bielsa témoigne de cette volonté. Mais au fil des rencontres, de nouvelles perspectives se dessinent, indiquait, lundi, Josette Durrieu, présidente du conseil général (PS) des Hautes-Pyrénées, lors de sa conférence de presse de rentrée.

Il s'agit d'un partenariat qui se met en place pour étudier le projet "de construire, à partir du tunnel, des remontées mécaniques, sur 3 km, jusqu'à Piau-Engaly, sur le versant français". Marcelino Iglesias, président du gouvernement d'Aragon, avait déjà fait une proposition dans ce sens, fait savoir l'élue qui ajoute: "Nous travaillons à ce partenariat". Ce qui revient à dire qu'une nouvelle station risque de voir le jour, "s'accrochant à l'autre".

Les Espagnols laisseraient leurs voitures à la sortie du tunnel. Ce projet permettrait ainsi d'élargir le domaine skiable et de développer la clientèle du côté français. Mais aussi d'envisager la mise en place d'un office de tourisme commun Hautes-Pyrénées-Aragon. L'idée a donc recueilli un avis favorable. Car si l'on ne manque pas d'hébergement, côté espagnol, les remontées y sont moins nombreuses. Au final, tout le monde y trouverait son compte. De plus, le partenariat pourrait s'étendre à Saint-Lary et même Peyragudes. Avec, à la clé, de véritables perspectives de développement.

"C'est prestigieux et économiquement fort, commente Josette Durrieu. Il est dans l'intérêt collectif de porter cela très loin et très vite." Ajoutons que ce serait une première au niveau des relations transfrontalières.

Auteur: Josiane Battoue
Source: La Dépêche du Midi du 10 octobre 2008

- Le Tourmalet a frôlé la catastrophe financière

Le préfet a accepté le budget de la station qui reste en déséquilibre de 2,3 M€.

Après une année record, le Tourmalet a enchaîné deux saisons difficiles, comme la plupart des stations pyrénéennes, Le Haut-Adour et le pays Toy peuvent dire ouf. Jean-François Delage, préfet des Hautes-Pyrénées, vient d'accepter le budget de la Régie intercommunale Campan-Tourmalet (RICT), gestionnaire de la station du Tourmalet. Un refus aurait eu des conséquences sociales, économiques et surtout financières colossales pour les communes de la régie (Campan, Barèges, Bagnères et Sers) et leurs contribuables.

Quand, en mars dernier, Gérard Ara, fraîchement élu maire de Campan et président du Sivu du Tourmalet, et son adjoint Bernard San Vicente, président de la RICT, arrivent aux affaires, ils découvrent que le budget 2008 de la RICT accuse un déséquilibre de 3 millions d'euros. Un déficit qui a plusieurs causes: le poids des annuités d'emprunt (3M€ jusqu'en 2013); un chiffre d'affaires en recul au cours des deux dernières saisons. En 2005-2006, il se montait à 13,7 M€, contre 8,7M€ en 2006-2007 et 10,6M€ en 2007-2008. Rappelons qu'après des années où quasiment rien n'a été fait, la régie a investi 30 millions d'euros depuis 2000. Depuis 2001, la station a reversé 4,2 millions d'euros de taxes et loyers - dont 1,4 million d'euros au conseil général - aux quatre communes de la régie ainsi qu'à Cieutat, la commission syndicale de la vallée de Barèges et l'ONF.

Face à ce budget 2008 sincère mais en déséquilibre, le préfet des Hautes-Pyrénées n'a pas d'autre choix que de saisir la Chambre régionale des comptes (CRC), le 26 juin.

Impôts bloqués
Dans son premier avis du 7 juillet, elle refuse le budget et demande aux quatre communes de verser 1 M€ afin de résorber le déficit en 3 ans. Le 7 août, la RICT, présente un nouveau budget. Les collectivités proposent d'abandonner 100.000 € de taxes et loyers et de verser 400.000 euros en investissements, soit 500.000€. Le 17 septembre, la CRC refuse et demande au préfet de régler le budget. Le 6 octobre, le préfet accepte le budget de la régie qui reste toutefois en déséquilibre de 2,3 millions d'euros. "Le président de la régie aurait pu se réjouir de l'abondement d'1 million d'euros, mais l'élu que je suis espérait que le préfet ne nous l'impose pas", explique Bernard San Vicente. Cela aurait été désastreux pour les finances locales. "Cela représentait 435.000 euros pour Campan, soit quasiment une multiplication par deux des impôts", explique Gérard Ara. Une avalanche d'impôts qui est passée près.

Les impôts locaux étaient bloqués, en attente de la décision du préfet. "Les avis d'imposition vont être envoyés aux administrés qui bénéficieront de nouveaux délais de paiement. Il n'y aura pas de pénalités", rassure Rolland Castells, maire de Bagnères. Bref, pour cette année, pas de hausse vertigineuse de la fiscalité. Maintenant, il faut qu'il neige.

Le Grand Tourmalet à la relance

Rolland Castells, maire de Bagnères, le dit tout net: "Je suis persuadé du maintien de l'activité ski au Tourmalet. La régie a une responsabilité sociale et économique énorme sur les deux vallées. Que l'on m'explique ce que l'on va faire, si l'on n'a pas la neige. Entre les emplois directs et indirects, la station fait vivre environ 1.000 personnes". A elle seule, la station du Tourmalet emploie 231 personnes dont 50 permanents, pour la plupart des valléens.

Gérard Ara rappelle l'atout majeur du Tourmalet: "C'est le plus grand domaine skiable des Pyrénées, le plus proche de Tarbes. Maintenant, on parle de Grand Tourmalet avec le pic du Midi qui propose du ski hors-piste".

Bernard San Vicente s'applique pour sa part à remettre l'organisation de la régie à plat. "J'ai tenu à améliorer le climat social. Le dialogue est renoué avec la direction".

S'agissant de l'avenir, Rolland Castells explique la volonté de développer des lits marchands pour attirer une clientèle de séjour. "Un partenariat avec un privé ne peut s'envisager que s'il investit dans l'immobilier, le domaine skiable ou la diversification des activités".

Pour l'heure, le remplacement de la télécabine du Pourteilh est reporté à dans 3 ans. Mais les oeufs, qui ont fait l'objet de travaux d'aménagement, seront ouverts cette saison. Les téléskis des Sapins et des Souris ont été enlevés et offrent une plus grande surface de ski. Un accord avec le département a été passé pour effectuer le déménagement de la route d'accès, de nuit.

S'agissant des tarifs, du 25 octobre au 23 novembre, la carte saison est à -35 %: 325 € au lieu de 500 €; 293 € pour un couple et 244 € pour les jeunes et étudiants.

Source: La Dépêche du Midi du 16 octobre 2008

- ERDF investit plus de cinq millions d'euros: La station de Peyragudes soigne son réseau.

Grâce un partenariat étroit avec Electricité réseau de France (ERDF), la station de ski de Peyragudes, en vallée du Louron, vient de sécuriser et de fiabiliser son alimentation électrique.

Un chantier en trois phases, financé par ERDF et qui, lorsqu'il sera achevé, à l'horizon 2011, avec l'ultime étape de la création d'un nouveau poste source, aura coûté 5,2 millions d'euros.

Pour l'heure, ERDF a réalisé les travaux de renforcement du réseau existant par la pose de 6,5 km de ligne HTA enterrée, en remplacement des 3,6 km de lignes aériennes, pour un coût 600.000 €.

Suite à la coupure d'électricité qui, en 2007, a privé de courant, l'espace d'une nuit, la station de Peyragudes, ERDF a modifié le schéma d'alimentation qui est désormais assuré par trois postes sources différents, réduisant ainsi considérablement la probabilité d'une coupure de courant accidentelle. Une action qui n'est pas neutre au plan environnemental puisque, à cette occasion, pas moins de 90 supports de lignes (pylônes bétons, bois ou métalliques) ont été supprimés. Mais ce chantier avait aussi pour objectif d'augmenter la puissance électrique délivrée pour la station et les communes environnantes.

Bzsoins Nouveux

Car, indique Michel Pelieu, le patron de Peyragudes, cette augmentation de puissance était un besoin pour cause du développement de la station. Qu'il s'agisse des remontées mécaniques avec 4 télésièges débrayables, du système de production de neige artificielle et de ses 230 canons, ou encore du développement d'ensembles immobiliers avec l'arrivée sur une période très courte de 400 appartements nouveaux. Selon Serge Bergé, d'ERDF: "Grâce une coopération exemplaire avec les élus de la vallée du Louron, on a pu trouver des solutions qui satisfont les besoins en énergie et qui répondent aux contraintes environnementales. On n'est pas pour autant totalement à l'abri d'une panne, mais si cela devait arriver, on s'est mis en situation de rétablir très rapidement le courant".

Michel Pelieu se félicite, quant à lui, de cette étroite collaboration. Et de préciser: "à l'heure de l'ouverture du marché de l'énergie, au travers d'ERDF, la maison mère EDF restera le partenaire privilégié, y compris dans le prolongement des conventions de partenariat liées antérieurement".

Auteur: Alain Maillé.
Source: La Dépêche du Midi du 15 octobre 2008

- La Catalogne chic et rustique

Une fugue gourmande à Barcelone et une échappée dans les Pyrénées espagnoles

Oui, le soleil brille à Barcelone, comme le chantait Leloup-Leclerc. Tout comme ses stars toquées qui y font pleuvoir les bons restos. Qu'on pense au célébrissime chef Ferran Adrià: ce maître de la gastronomie moléculaire a mis la ville sur la route des gourmets avant d'ouvrir, 160 kilomètres plus au nord, son El Bulli, trois fois étoilé Michelin. Pensons aussi à ses disciples, dont Carles Abellàn, qui sert ses "tapas d'auteur" dans son Comerç 24, au coeur d'El Born, secteur branché du quartier La Ribera.

Barcelone Cuisine postmoderne, cuisine du terroir, cuisine pour routards... Diversifiée, l'offre culinaire de la capitale catalane, par ailleurs jumelée à Montréal? C'est peu dire, et le cadre dans lequel elle est proposée l'est tout autant. Côté Méditerranée, c'est l'air salin (plutôt que de carotte) qui séduit les clients des chiringuitos, restos-terrasses sans chichi qui bordent les plages. Ailleurs, par beau temps, soit la majeure partie de l'année, les tables s'évadent des établissements pour gagner les places publiques, les trottoirs, comme ceux du chic Passeig de Gràcia, ou encore de La Rambla, l'artère piétonne emblématique de la ville.

Les tapas classiques de la Catalogne, pa amb tomàquet (tartine à la pulpe de tomate), croquettas de pollastre (croquettes de poulet), esqueixada de bacalao (salade de morue) et autres escalivada (légumes grillés), sont ainsi servies à l'ombre d'une façade néoclassique ou sous un réverbère signé Gaudì!

A L'Antic Bocoi del Goic, dans le coeur médiéval de la cité, on jurerait que ce sont des restes de remparts qui soutiennent le local, aussi exigu que les venelles du quartier. Ici, on prépare des coques de recapte, des tartes salées issues de la tradition paysanne de la région de Lleida, mais renouvelées grâce à leurs garnitures. Non loin, rue Dagueria, c'est un drapeau familier qui nous fait de l'oeil dans un resto sympa, beau, bon, pas cher, appelé "Què Bec?". "C'est un jeu de mots qui signifie "qu'est-ce que je bois?" en catalan", explique Bruno Langevin, le jeune proprio natif de Saint-Edouard-de-Fabre, dans le Témiscamingue. Ici, la soupe froide aux asperges blanches et céleri côtoie du thon grillé.

Dans l'élégant quartier Eixample, Mexiterranée, le restaurant du nouvel hôtel à la mode Casanova, se distingue pour sa part en fusionnant le meilleur des cuisines catalane, méditerranéenne et, surprise, mexicaine. "Cette fusion nous rapproche tant sur le plan culinaire que sur le plan culturel et rappelle que des relations ont toujours existé entre Mexicains et Catalans", dit en français le chef consultant du Casanova, Jaume Brichs. Ainsi, du terroir proviennent les viandes, les fromages, les vins; du bassin méditerranéen, l'huile d'olive et les poissons, comme le bar, cuits à la mode locale, au four et couverts de gros sel; et du Mexique, les piments, les moles (sauces épicées), les tortitas (galettes) de maïs, le guacamole. Le tout pour séduire les Barcelonais autant que les touristes.

Quand on demande au directeur de la restauration du Casanova, Ignacio Peñalver, la raison de l'effervescence créative qui semble animer les chefs des plus grands comme des plus modestes établissements de Barcelone, la réponse ne tarde pas: "Les Catalans sont des entrepreneurs, c'est culturel. Je vous dirais même que les meilleurs chefs de Madrid sont catalans!"

Lui-même est fort créatif. Se définissant comme un coreografo, il veille à renouveler, dans la salle à manger comme au bar de l'hôtel, les atmosphères, les menus, les cocktails par des thèmes catalano-mexicains de son cru afin de stimuler les échanges entre les hôtes et le personnel. Il jongle présentement avec celui... des moustaches: celle de Salvador Dalì, celle de Frida Kahlo.

Si, pour la déco, on peut imaginer ce que cela donnera, dans l'assiette c'est plus ardu!

Allons au mercat!

Afin d'examiner de plus près les denrées apprêtées au Mexiterranée, nous allons à la Boqueria, l'un des plus grands marchés d'Europe, en compagnie du chef Brichs, qui le fréquente depuis plus de 20 ans. Débouchant sur La Rambla à hauteur de la Plaça de la Boqueria, ce mercat est présent au même emplacement depuis le début du XIIIe siècle. Il tire son nom de la porte des anciennes murailles de Barcelone devant laquelle s'installaient autrefois les agriculteurs des fermes environnantes, explique le chef barcelonais.

En prévision du cours de cuisine qui suivra notre visite, nous faisons provision de belles tomates pour le pa amb tomàquet, de morue pour l'esqueixada et de seiches pour un autre plat incontournable de la table catalane, la fideuà, une sorte de paella à base de vermicelles. A l'étal Gaña, la même famille vend du thon depuis 200 ans, note au passage le chef. Au comptoir de la charcuterie, on se familiarise avec les fuet, les llonganissa et d'autres saucissons typiques. On achète de la butifarra, une saucisse de porc épicée avec laquelle nous préparerons une autre tapa, ainsi que quelques tranches de jamòn ibérico, du jambon cru issu de porc de race ibérique -- une appellation contrôlée qui se vend 117 euros le kilo!

Le lieu est nickel, les produits sont alléchants, les commerçants, sympathiques: on s'attarderait bien au marché, mais la cuisine du Mexiterranée nous attend. On regagne donc l'hôtel, à pied, pour mieux aiguiser notre appétit. Jaume Brichs prend ensuite les commandes et délègue des tâches à chacun des membres de notre petit groupe. Cava (le champagne des Catalans) aidant, le cours se transforme peu à peu en party de cuisine, mais cela ne nous empêchera nullement d'apprivoiser quelques délicieuses traditions culinaires.

Un Saint-Moritz espagnol

A la festa urbaine succède un séjour "de récupération" à 1.500 mètres d'altitude. Cap sur le val d'Aran et Baquèira-Beret, à quelque 300 kilomètres au nord de Barcelone, dans les Pyrénées espagnoles. "Baquèira est la station de ski la plus prestigieuse du pays, souligne Jorge Novoa, responsable de la réception à l'hôtel La Pleta, où nous logeons. Elle doit entre autres sa renommée au fait que la famille royale y possède une résidence et que plusieurs célébrités, comme Victoria Beckham, qui a déjà séjourné chez nous, la fréquentent." Huppé ou pas, le val d'Aran, où on cause aranais, un mélange d'occitan, de catalan et de castillan, a su préserver tout son charme montagnard.

Achalandée pendant la saison de ski, de décembre à avril, la vallée retrouve son calme l'été et l'automne, pour le plus grand bonheur des randonneurs. En septembre dernier, j'y ai d'ailleurs rencontré deux Montréalais, amateurs de plein air, qui ne tarissaient pas d'éloges sur la région. Eblouis, ils rentraient d'une randonnée de six heures au Circ de Colomèrs. "Tous ces lacs de montagne... C'est spectaculaire!", dit Sylvie Sarrazin. Normand Isabelle, lui, n'hésitait pas à comparer ce coin de pays à la Suisse. "C'est aussi beau qu'à Interlaken ou à Zermatt, dit-il. Les sentiers sont bien balisés, la signalisation nous en indique le dénivelé, la distance et le temps qu'on mettra à la franchir. Et du côté des Pyrénées espagnoles, on peut plus facilement trouver à se loger dans de bons hôtels comme La Pleta que du côté français."

Avec ses pics enneigés, ses hameaux de pierre qui se fondent au panorama, sa nature sauvage et ses chèvres de montagne qui viennent pratiquement brouter aux portes des hôtels, le val d'Aran, c'est le visage rustique de la Catalogne. Un complément fort séduisant au chic fou de Barcelone.

En vrac

Partir: avec Air Transat, qui exploite, du printemps à l'automne, des vols directs au départ de Montréal sur Barcelone et Toulouse, situé à 130 kilomètres de Baquèira-Beret (www.airtransat.com). Sinon, avec Air France via Paris (www.airfrance.ca).

Dormir à Barcelone: à l'hôtel Casanova, appartenant au groupe hôtelier Rafael. Affilié aux Small Luxury Hotels of the World, rénové à l'automne 2007, l'hôtel est très bien situé, non loin de La Rambla. Derrière sa façade du XVIIIe siècle, ce quatre-étoiles décline sa déco design tant dans ses espaces publics que dans ses 124 chambres, dotées de meubles tout en rondeurs rétro. Le spa de l'hôtel, en partie extérieur, est une petite oasis urbaine. L'ouverture d'une piscine sur le toit est prévue pour l'été prochain. Et, attention, amateurs de Grand Prix: l'hôtel peut vous organiser une virée vrombissante sur le circuit de Catalunya à bord d'une Porsche Cayman ou d'un bolide de Formule 1.

Picar, ou grignoter: s'il est un rituel sacro-saint en Espagne, c'est bien celui d'aller grignoter des tapas avant d'aller souper... vers 22h. Une bonne adresse à Barcelone, selon une amie qui y vit: Txapela (8-10 Passeig de Gràcia), où on propose une cinquantaine de bouchées apéritives. Le soir de notre passage, on faisait la queue jusqu'au coin de la rue pour y entrer! Une autre option, plus intime: El Foyer, à même le Palau de la mùsica catalana, un bijou d'architecture moderniste, dans le Barri Gotic.

Dormir à Baquèira-Beret: à l'hôtel La Pleta du groupe Rafael. Egalement affilié aux Small Luxury Hotels of the World, cet élégant cinq-étoiles compte 71 chambres et deux restos, dont l'un propose une fine cuisine régionale. Eclairé à la chandelle, le spa Occitania est doté d'un équipement d'hydrothérapie ultramoderne qui requinque les gambettes endolories par la randonnée ou le ski. Plusieurs forfaits de ski sont offerts à partir de 635 euros (995 $) par personne pour cinq nuitées, à compter de décembre.

Se régaler au val d'Aran: autrefois, la vallée était constellée de bordas, humbles chaumières de pierre que se partageaient les montagnards et leur bétail. Aujourd'hui, la majorité d'entre elles, dont la borda Artiga de Lin, ont été converties en restaurants. Au menu: jambon du pays, saucissons, mouton cuit sur une grille dans l'âtre et crème catalane.

Lire: concis, précis, abondamment illustré et bourré de bonnes adresses, Barcelone en quelques jours (Lonely Planet, 2008) présente la ville au fil de ses quartiers.

Visiter:

www.bocoi.net
Visit Barcelona
Visit Val d'Aran.

Auteur: Carolyne Parent
Source: Le Devoir du samedi 25 et du dimanche 26 octobre 2008

- Commentaire

Cet article est le parfait exemple d'une "journaliste" qui traduit sa vision de la Catalogne vue dans des livres depuis Paris ou, au mieux, depuis l'aéroport de Barcelone. Superficiel, pédant, sans consistance, en ayant jamais rien vu et en imaginant la Catalogne comme une entité uniforme et stérile comme l'Ile de France, vous avez ici une vision imaginée par une "jet set" sans cervelle.
Le val d'Aran, autonomie dans l'autonomie est bien loin de Barcelone et il n'y a pas qu'Artiga de Line qui offre une restauration de qualité avec un jambon du pays qui n'existe d'ailleurs pas. Les préoccupations de la population aranaise est bien souvent très lointaine du tourisme chic.
Bref! Vous avez ici une vision de film mais pas celle de la Catalogne.

Louis Dollo, le 1 novembre 2008

- Avis de tempête immobilière sur Guzet neige

Chantiers arrêtés, factures en instances, loyers impayés, investisseurs au bord de la faillite.

Telle est l'image désolante que semble donner l'ensemble touristique Aulus-les-Bains / Guzet-Neige, à quelques semaines de la saison d'hiver, censé redonner vie à ce domaine phare du tourisme couserannais.

Reprenons.
En arrivant à la station de Guzet, on tombe inévitablement sur le chantier qui a investi depuis bientôt deux ans le parking de la station et on constate que cela fait déjà quelques semaines que la construction, pourtant bien avancée, semble abandonnée.

Et on se dit qu'il a été abandonné par ces entreprises qui n'ont pas été payées, à l'image de cet entrepreneur de maçonnerie à qui l'on devrait près d'un million d'euros, tout comme cette entreprise de plomberie qui désespère de toucher les quelques deux cent mille euros de travaux en cours, en passant par ce couvreur, lui aussi couserannais, qui attend les trente mille euros de facture toujours en instance de paiement.

Restent ceux qui ont mis leurs appartements en location, via une société de gestion, et qui ne voient pas l'ombre d'un loyer "alléger" leur découvert bancaire, incapables d'assurer le remboursement des emprunts contractés pour cet investissement locatif et défiscalisé, réputé sans risque.

Qu'en est-il exactement de ces faits et rumeurs qui pourrissent un climat couserannais déjà passablement dégradé par la faillite des papeteries de Lédar?

Au départ, Guzet Neige est une station de ski en grande difficulté suite au départ provoqué de son promoteur, Adrien Pippi. Quelques saisons de mauvais enneigement, ajoutées à une gestion que l'on qualifiera d'hasardeuse, font que la station est à deux doigts de fermer.

Nous sommes dans les années 2000 et le Conseil Général, qui porte Guzet Neige à bout de bras, cherche désespérément des fonds et un repreneur.

Arrive, par l'intermédiaire de Bruno Lavielle, infatigable promoteur de l'Ariège et du Couserans, Alain Lapujade qui investit dans la station de ski de Guzet, et qui se voit également confier, dans la foulée, dès le 8 juin 2005, la gestion de la station thermale toute proche d'Aulus les Bains.

La gestion de cet important parc immobilier est confiée à une filiale de Simbiosis: Simbiosis Hôtels et Resorts, qui attire de nombreux investisseurs privés, séduits par des promesses de défiscalisation et de placement immobilier "tranquille"

Tout va bien pendant un peu plus de deux ans: les propriétaires qui ont investi entre cent vingt mille et deux cent vingt mille euros voient les loyers couvrir sans problème les annuités d'emprunts.

Pourtant, début 2008, tout s'arrête, et la société gestionnaire ne reverse plus aucun loyer aux propriétaires.

Une gestion qualifiée de douteuse par certains propriétaires associée à deux années calamiteuses en matière d'enneigement ont eu raison de ces gestionnaires aujourd'hui proches de la faillite... tout comme d'ailleurs certains propriétaires "imprudents" qui doivent vendre leur patrimoine privé pour payer les emprunts.

L'actualité récente nous montre que ce phénomène n'est pas propre à la France, ni à l'Ariège...

Côté travaux, Alain Lapujade ne nie pas qu'ils sont actuellement en attente, mais il explique que cela ne constitue qu'une pause due à d'importants différends avec un architecte local pour le moins coupable, selon le promoteur, outre de malversations, d'erreurs de conception générant d'importantes malfaçons dans les immeubles en cours.

D'ailleurs, cet architecte-urbaniste-promoteur, alerté, sera cette semaine en Ariège pour faire le tour, avec ses financeurs, notamment la Caisse d'Epargne, des chantiers ariégeois (Aulus les bains, Guzet Neige, Seix et Le Carla Baye), afin de faire le point et trouver les solutions les plus adaptées à chaque chantier.

"D'ailleurs, indique Alain Lapujade, les investisseurs privés, pas plus que les entreprises, n'ont de raison d'être inquiets. Les différents chantiers sont couverts par la garantie d'achèvement de travaux souscrite auprès de la Caisse d'Epargne. Tout sera terminé, et tout le monde sera payé"

Du côté des locations, on commence également à y voir un peu plus clair. Des contacts sérieux ont été noués avec la société SOMIVAL-GAUDRIOT, spécialiste reconnu de conseil et de gestion.

Alain Daval, représentant les copropriétaires, se veut optimiste: "il est clair qu'après ce passage à vide, nous trouverons, avec l'aide de tous, et en particulier du Conseil Général de l'Ariège, une solution satisfaisante"

L'horizon semble s'éclaircir donc, et les premiers flocons tombés aujourd'hui sur les reliefs couserannais devraient apporter du baume au coeur de tous ceux qui n'ont d'autre espoir que le développement d'Aulus, Guzet et autres sites touristiques d'Ariège...

Auteur: René Sicre
Source: Ariège News du 28/10/2008

- Saint-Lary. "Offrir une garantie neige"

Alexandre Goyet est le nouveau directeur de la station, exploitée par Altiservice.

"Ce qui m'a séduit, c'est la possibilité de travailler avec Altiservice. Travailler avec un privé présente plus d'avantages dans le fonctionnement au quotidien. On partage des visions communes, on va plus souvent à l'essentiel. à Saint-Lary, il y a un vrai partenariat entre la collectivité et l'exploitant. Le Sivu Aure 2000 et son président Jean-Henri Mir s'investissent dans l'avenir de la station. Ils sont conscients des réalités économiques".

Alexandre Goyet est le nouveau directeur d'Altiservice Saint-Lary. Cet ingénieur de 36 ans, originaire du Jura, arrive des Orres où il a occupé pendant cinq ans le poste de directeur de la régie. "Saint-Lary, je connaissais par le réseau. C'est une des plus importantes - en terme de taille- destinations des Pyrénées. Alpes ou Pyrénées, le métier d'exploitant reste le même, même si je dois gérer ici une maison de l'ours avec deux ours vivants", confie, avec humour, Alexandre Goyet. "Le facteur météo sera différent. Il y a ici des variations de températures plus importantes que dans les Alpes".

Alexandre Goyet a déjà dû affronter des hivers doux, avares en neige. "En 2004-2005, la neige de culture nous a permis de maintenir 70 % du domaine ouvert." Saint-Lary vient justement d'investir environ 4 millions d'euros dans la neige de culture. "Aujourd'hui, n'importe quel exploitant doit proposer une garantie neige pour offrir un produit satisfaisant d'un bout à l'autre de la saison. Tout l'enjeu est de déterminer les investissements générateurs de résultats, afin d'équilibrer les comptes".

6 m€ de CA
Au cours des deux dernières saisons, Saint-Lary a perdu 6 m€ de chiffre d'affaires. "La situation est tendue, mais on n'est pas en péril de trésorerie." Pour l'instant, la maison mère, la Lyonnaise, accepte de financer investissements et fonctionnement de Saint-Lary. Le Sivu Aure 2000 met aussi la main à la poche. Sur un programme d'investissements de 28 millions d'euros, qui s'étale de 2005 à 2009, le Sivu met 19 M€ et Altiservice 9 M€.

"Deux années difficiles ont mis en relief les difficultés que l'on n'a pu ne pas voir. Si le tout ski c'est fini, sans le ski, tout est fini. Il s'agit de bien identifier les attentes de notre clientèle. "Parmi elles, le projet de télécabine." Il doit voir le jour à l'été 2009. Il convient de connecter le lieu de vie, le potentiel d'hébergement avec le loisir. Tout en s'affranchissant des problèmes routiers: déneigement, navettes, etc., toutes choses contraignantes pour la clientèle".

Source: La Dépêche du Midi du 30 octobre 2008

- Communauté de Communes des Vallées d'Ax: le Conseil vote le budget supplémentaire à l'unanimité.

Les membres du Conseil de la Communauté de Communes des Vallées d'Ax se sont réunis. A l'ordre du jour, le vote du budget supplémentaire 2008 et les délibérations sur un certain nombre de points.

Le budget supplémentaire, qui permet en fin d'année d'ajuster les opérations menées en 2008, a été voté à l'unanimité. L'excédent de fonctionnement (résidences de tourisme), permet de boucler la réalisation d'opérations d'investissements prévus. Ces derniers portent, entre autres, sur l'acquisition de conteneurs "déchets ménagers" pour renouveler et compléter le parc existant, la poursuite des études en cours (projet d'usine d'embouteillage d'eau et extension de l'EHPAD -Etablissement d'Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes-) et l'achat d'un véhicule frigorifique pour la livraison des repas à domicile. Concernant le fonctionnement, l'augmentation du prix des combustibles et carburants nécessite des crédits supplémentaires. Celle du prix des denrées alimentaires, supportée par le budget annexe "cuisine et restaurants", n'influera pas sur le prix que paient les particuliers. Une augmentation de 2 % du prix des repas a été votée pour 2009 alors que la moyenne nationale s'élève à 10 %.

Le projet d'augmentation du capital de la SAVASEM (Société en charge de la gestion des stations de ski d'Ax-3-Domaines et d'Ascou-Pailhères) a été adopté. En effet, la SAVASEM génère d'importantes ressources pour la Communauté de Communes, et son capital devait être renforcé pour qu'elle puisse continuer à développer cette activité dans de bonnes conditions.

Plusieurs délibérations ayant trait à la gestion du personnel de la Communauté de Communes ont été votées à l'unanimité.

Enfin, le budget de la Régie des Espaces Nordiques des Vallées d'Ax (RENVA) et les nouveaux tarifs promouvant le développement des stations de Beille et du Chioula ont été adoptés. Un débat a eu lieu pour interrompre la Délégation de Service Public du restaurant du Chioula et en créer une nouvelle. En effet, la rupture du contrat par l'exploitant après la saison d'été posait problème, mais afin de permettre l'ouverture d'une nouvelle délégation en décembre, il est paru plus sage d'accepter le retrait de l'exploitant afin de relancer au plus vite une nouvelle DSP (Délégation de Service Public).

Ce budget supplémentaire, comme le budget primitif, se situe dans le droit fil de la politique de la Communauté de Communes des Vallées d'Ax, dont la priorité est d'investir dans le développement économique et dans le bien-être des habitants du territoire, en se montrant garante de solidarité.

Source: La Gazette Ariégeoise du 31 octobre 2008

- Boi-Taüll cierra el acceso rodado a las pistas de esqui por motivos de seguridad

La estacion de esqui de Boi-Taüll decidio ayer cortar por motivos de seguridad el acceso rodado de vehiculos a las pistas de esqui, ya que el fin de semana atrajo a muchos curiosos a la zona que querian contemplar el magnifico espectàculo de la nevada caida esta semana y que acumula cerca de un metro de nieve en cotas altas de Boi-Taüll. Sin embargo, el parte meteorologico que advertia de riesgo de aludes junto con la acumulacion de nieve y el mal estado de la carretera aconsejaban cerrar el trànsito por este acceso a Boi-Taüll para garantizar la seguridad de los visitantes. Un cartel en el complejo del Pla de l'Ermita advertia de dicho corte y a partir de este punto ya no se podia pasar, segùn confirmaron fuentes de la estacion y algunos visitantes. Si vuelve a nevar y las temperaturas se mantienen bajas, la estacion tiene el inicio de temporada casi asegurado.

El tiempo se plantea especialmente complicado en Lleida para la jornada de hoy con fuertes lluvias. Se registraràn nevadas importantes en cotas de 2.000 metros y habrà riesgo de aludes

Auteur: Nuria Castells
Source: La Manana du 02-11-2008

- Arrens-Marsous - De gros investissements pour l 'espace nordique

Créé il y a vingt ans, en 1988, l'Espace nordique du val d'Azun est l'un des domaines des plus attrayants de la chaîne pyrénéenne. Situé entre crêtes et forêts, au-dessus de la vallée (1.350 m/1.600 m), il offre des panoramas diversifiés tout au long de ses pistes: paysages en balcon dominant les vallées, traversées de forêts de sapins et de hêtres.

Lancé depuis 2007, un programme de travaux visant à diversifier l'offre du domaine mais aussi à améliorer les conditions d'accueil a été lancé.

Ce programme de plus d'1,8 million d'euros aura porté sur la création de nouveaux équipements ludiques adaptés à une clientèle familiale.

Cet investissement s'est traduit, dès 2007, par l'installation de deux tyroliennes au col du Soulor, un nordic park au col de Couraduque et par la création de terrasses solariums.

Dès cet hiver, les nouveautés seront du côté des infrastructures d'accueil: nouveaux bâtiments agrandis et relookés, salles de pique-nique avec vue sur la vallée, nouvelles offres commerciales au col du Soulor.

Le val d'Azun est le plus vaste espace nordique de toutes les Pyrénées avec 110 km de pistes, toutes pratiques confondues: ski de fond, raquettes, piétons, luges, balades en dameuse... Accessible par le col du Soulor à partir des villages d'Arrens-Marsous et Arbéost, ou par le col de Couraduque à partir d'Aucun, le domaine skiable propose des pistes damées et tracées adaptées à chaque pratique sportive.

Plus qu'un domaine de ski de fond, le val d'Azun est un lieu de détente, de découverte de la montagne et de convivialité lié aux plaisirs de la neige. Ici, les maîtres mots sont: prendre le temps d'accueillir, discuter et conseiller, faire découvrir et faire aimer la montagne en apprenant à la respecter.

Site Web à visiter

Auteur: Corinne Fedacou
Source: La Dépêche du Midi du 8 novembre 2008

- Le coq de la discorde à Mijanès

"Ici, on a des difficultés humaines plutôt que financières..."" note acide, Georges Vigneau conseiller municipal à Carcanières (09), très contrarié par le conflit autour du coq de bruyère qui a mené élus et opposants écologistes jusqu'à la Cour de cassation...Carcanières est l'un des sept villages de la communauté de communes (535 habitants au total) qui via une régie, gère la petite station de Mijanes. 1.530 mètres au pied des pistes et

2.000 en haut... pour le moment. Car les élus du canton espèrent l'agrandir, avec notamment trois nouvelles pistes de ski en altitude. Un projet bloqué par l'opposition des écologistes qui invoquent la menace pour le grand tétras....

La décision de la Cour de cassation est en cours. Mais déjà, "par manque de perspectives d'avenir, enrage Georges Vigneau, trois employés de la station viennent de quitter le canton..."

Source: La Dépêche du Midi du 5 novembre 2008

- Le Mourtis prêt à remonter la pente

La neige est tombée sur Le Mourtis: 40 cm au sommet, 15 cm au bas des pistes. "Après deux années très difficiles, il nous tarde d'ouvrir, probablement fin novembre", affirme Thierry Prouteau, directeur de la station. Nous sommes prêts. Le plan de développement est lié au remplacement du télésiège et au développement de la neige de culture. Tandis que la station "grandeur nature" piaffe d'impatience, à Bourg d'Oueil, où l'on n'a ouvert que huit jours l'an passé, on attend tranquillement de goûter aux joies du ski en famille... mais après le réveillon de Noël.

Source: La Dépêche du Midi du 5 novembre 2008

- Cinq stations catalanes en réanimation

Le préfet suggère de les regrouper dans un syndicat intercommunal, avec Font-Romeu et les Angles.

Avant l'ouverture des pistes programmée le 6 décembre, le quotidien des huit stations catalanes est très glissant. Depuis deux jours, le débat sur les graves difficultés financières qui touchent les cinq plus petites stations (Porté-Puymorens, Puyvalador, Cambre d'Aze, Puigmal, et Formiguères) tourne à l'affrontement entre le préfet des Pyrénées-Orientales et Christian Blanc maire des Angles et président de l'association des Neiges Catalanes. Pour gérer cette "banqueroute potentielle", Hugues Bousigues propose la création d'un syndicat intercommunal à vocation unique à condition que les huit stations soient englobées dans cette nouvelle structure, dont les deux bons élèves de la classe des neiges catalanes, Font-Romeu et Les Angles qui parviennent à équilibrer les comptes. Sauf que Christian Blanc, qui tient à l'indépendance de sa gestion, ne veut pas entendre parler de ce nouveau périmètre. "Pendant cinq ans, nous avions réussi à provisionner 10 % de notre chiffre d'affaires, soit 2,7 M€ en prévision d'années sans neige. Ces économies nous ont permis de passer le cap difficile. Le préfet n'a aucune légitimité élective pour nous imposer cette structure intercommunale qui permettra de sauver les cinq stations, mais sans nous..." estime le maire qui réfute l'audit financier que le préfet a fait passer à la Chambre régionale des comptes. Celui-ci fait apparaître un endettement record, à hauteur de 52.000 € par habitant de la commune des Angles. Ces échanges vifs ne sauraient souffler la situation financière dramatique des cinq petites stations qui sont en réanimation permanente grâce à l'action concertée du préfet et du trésorier-payeur général. "En saison moyenne, nous parvenons à équilibrer l'exploitation mais l'amortissement des investissements est en supplément et ces deux dernières années ont été particulièrement difficiles à cause du manque de neige. Nous tenons grâce à la compréhension de nos fournisseurs" reconnaît Didier Roboam, le président de la Régie Porté-Puymorens qui est parvenu à convaincre EDF de rétablir le courant malgré une ardoise de 50.000 €. Cette régie a réalisé 1,1 M€ de chiffre d'affaires en 2007-2008 mais elle présente un déficit cumulé de 1 M€. Porté, micro-commune de 120 habitants, c'est un budget communal de 650.000 €, dont 200. 000 € pour soutenir le ski. Ici un plan d'économie a déjà été mis en place avec 45 postes de travail contre 63 en décembre 2007. A Puigmal ou à Formiguères, les soucis et les dettes sont les mêmes. Et la démarche de la survie, identique; unir les moyens techniques, comptables pour dépenser moins, vendre un seul et même produit et ainsi survivre dans un contexte rendu dérapant par deux années de neige maigre. La transition de l'union semble vitale pour la Cerdagne et le Capcir où les sports d'un hiver font vivre directement plus de 1.000 personnes.

Auteur: Christian Goutorbe
Source: La Dépêche du Midi du 5 novembre 2008