Les diverses transhumances, montantes et descendantes, peuvent être l'occasion de randonnées pastorales intéressantes. C'est une opportunité pour découvrir un lieu ou une vallée, sa vie, les hommes qui y vivent et y travaillent, les animaux, etc... c'est aussi une occasion d'échanges culturels entre le monde des bergers et des éleveurs et les autres.
Transhumances dans les Pyrénées
- Les transhumances par département
- Pyrénées-Orientales
- Les chevaux de Porta (printemps et automne)
- La F'Estive d'Eyne
- Aude
- Les chevaux de Porta (printemps et automne)
Pastoralies 2009
7 août 2009
Guzet - Ariège
- Ariège
- Transhumance en Couserans
Les vallées du Couserans en Ariège ont une longue tradition de transhumance vers les estives. Les troupeaux sont moins nombreux aujourd'hui mais la tradition est maintenue avec un côté touristique - Transhumance en Vicdessos
- Les chevaux de Porta (printemps et automne)
- Octobre: la descente des estives du Couserans
- Couserans / Ariège 2009: La revue l'Ariégeois consacre chaque un numéro spécial à la transhumance
- Foire de la descente de la montagne à Sentein
- "La transhumance c'était un travail"
- Hautes-Pyrénées
- Les brebis du Val d'Azun (Estaing) - 30 mai 2009
- Les espagnols de La Bernatoire - Fin juillet 2009
- Transhumance en Barousse
- La transhumance du Hautacam
-
Transhumance en Pays Toy (Hautes-Pyrénées)
La transhumance du bétail constitue une véritable randonnée qui permet de découvrir le Pays Toy et ses vallées de Barèges et gavarnie - Foire aux côtelette du Val d'Azun
-
Foire aux côtelettes de Luz-Saint-Sauveur
Considérée comme une manifestation touristique par les uns, agricoles pour les autres, elle n’en ait pas moins un moment de convivialité et de rencontre entre tous. C’était le cas il y a plus de 600 ans, c’est toujours le cas au 21ème siècle. Une tradition qui se perpétue sans rester figée, en évoluant en fonction des époques. - Transhumance 2009 en vallée d'Estaing
- Transhumance à Aulon
- Transhumance au Tourmalet (2009)
-
La transhumance des moutons de Laurent Crampe en Pays Toy
Chaque année début mai, en fonction de la pousse de l’herbe, les troupeaux de la vallée rejoignent les estives intermédiaires avant de libérer les prairies de fauche et de rejoindre les estives d’altitude. - 9 mai 2014 -
La transhumance des vaches de Laurent Crampe en Pays Toy
Laurent Crampe comptait de nombreux amis. Les témoignages de sympathie qui apparaissent sur les réseaux sociaux en témoignent. Nous essayons des regrouper ici afin de conserver la mémoire- 17 mai 2014
- Pyrénées-Atlantiques
- Les brebis de la vallée d'Ossau
- Foire de Bielle (17 avril 2005)
- Foire au fromage de Laruns - Octobre 2009
- Transhumance en Soule
- Transhumance à Lourdios (Aspe)
- La fête des éleveurs Ibar Naba
- Le programme 2009
- Les types de transhumances
- Equidés (Chevaux)
- Les chevaux de Porta (printemps et automne)
- Mérens dans le Couserans
- Haras Picard du Sant (Ariège)
- Transhumance à Lourdios (Aspe)
- Ovins (moutons)
- Les brebis du Couserans
Les vallées du Couserans en Ariège ont une longue tradition de transhumance vers les estives. Les troupeaux sont moins nombreux aujourd'hui mais la tradition est maintenue avec un côté touristique - Les brebis du Val d'Azun
La transhumance des animaux est indispensable en vallée d'Estaing dans les Hautes-Pyrénées (Estaing) - Les brebis de la vallée d'Ossau
- La transhumance du Hautacam
- Transhumance à Lourdios (Aspe)
- Bovins (vaches, veaux, génisses)
- Les espagnols de La Bernatoire
- La transhumance du Hautacam
- La fête des éleveurs Ibar Naba
- Transhumance à Lourdios (Aspe)
- La F'Estive d'Eyne(Pyrénées-Orientales)
- St-Girons. "La transhumance c'était un travail"
Les transhumances en Couserans se sont terminées ce week-end avec celles du haut Salat. Chaque année elles rencontrent un succès grandissant. En était-il ainsi autrefois? Nous avons rencontré François Martres, dit "Fanfan", éleveur, qui nous répond.
Depuis quand faites-vous les transhumances?
J'ai commencé j'avais 19 ans, cela fait donc trente-neuf ans que je fais la transhumance. A l'époque on n'était pas organisé comme maintenant. On partait avec une pile à l'avant du troupeau et une pile à l'arrière. On prenait un peu de ravitaillement, les chiens et on prenait la route. On a fonctionné comme ça pendant une dizaine d'années. Puis, vers les années 1980, on s'est un peu mieux organisé. On avait une voiture qui nous suivait avec le ravitaillement, mais on ne s'arrêtait pas davantage. Si bien que les bêtes ne se reposaient pas.
Ensuite nous avons équipé des voitures de signalisation afin d'éviter les accidents en pleine nuit. Car nous marchions de nuit de Saint-Lizier à Seix, les bêtes avaient moins chaud et il y avait moins de circulation.
Est-ce que les transhumances attiraient les gens comme aujourd'hui?
Non, il y avait une indifférence totale. Personne ne s'extasiait sur notre passage. Cela faisait partie du boulot de berger. La transhumance, c'était un travail. Ce n'était pas structuré, chaque éleveur organisait sa propre transhumance.
Mais au fil des ans, cela est devenu très dangereux. Il y avait trop de voitures sur la route. Même si des bénévoles nous aidaient, on avait toujours peur d'une catastrophe. Dans les années 1990, nous avons donc monté les bêtes en estives en camion. Cela a duré dix ans. Mais là aussi ce n'était pas satisfaisant car les bêtes stressaient et s'étouffaient pendant le voyage.
On dit que vous êtes à l'origine des transhumances en Couserans.
Un jour, Claude Baquié est venu me voir et m'a dit: "Je m'occupe de la sécurité et des autorisations et on refait la transhumance à pied." J'ai accepté. De là est née Transhumance en haut Salat, puis les autres et enfin Transhumances en Couserans qui fédère les quatre associations. Je suis celui qui a peut-être fait le pont entre les générations. Je n'ai rien inventé. Je ne fais que transmettre ce que les anciens m'ont appris.
Comment expliquez-vous cet engouement aujourd'hui pour les transhumances?
Je crois que les gens reviennent vers les traditions. Ils s'aperçoivent qu'il existe une autre façon de vivre. On voit des gens de toutes catégories sociales. Ils viennent pour se couper du monde, se ressourcer. En plus nous faisons de la pédagogie, on se sent utile.
Auteur: Propos recueillis par Sylvie Polycarpe
Dépêche du Midi du 17 juin 2008