L'hydroélectricité est souvent présentée comme une énergie propre et renouvelable. Mais est-ce vraiment le cas? Découvrez les centrales hydroélectriques dans les Pyrénées, leur fonctionnement, leur impact environnemental, et les perspectives d'avenir pour cette énergie.
- Une centrale hydroélectrique c'est quoi?
Une centrale hydroélectrique est une installation qui utilise l'énergie de l'eau en mouvement pour produire de l'électricité. Elle convertit l'énergie cinétique de l'eau en énergie mécanique à l'aide de turbines, puis en énergie électrique grâce à des générateurs. Les centrales hydroélectriques peuvent être de différentes tailles, allant des petites installations au fil de l'eau aux grands barrages avec des réservoirs d'eau.
Les centrales hydroélectriques sont liées aux nombreux barrages des Pyrénées. Le plus souvent construits entre 1930 et 1960, elles ont profondément modifié les règles de vie des vallées. Elles ont été l'occasion de créer des routes, une activité nouvelle, modifier des itinéraires, etc.... Elles sont souvent un but ou un point de départ de randonnées estivales ou hivernales.
- L'histoire des Centrales Hydoélectriques dans les Pyrénées
- Espagne / Espana (Embalses)
- Catalogne / Catalunya
- Val d'Aran
- Aragon
- Comarca de la Ribagorza
- Passo Nuevo (Esera)
- Barasona
- Escales
- Canelles
- Pays-Basque/Pais Vasco - Navarre/Navarra
- Andorre / Andorra
- Estany de Juclar
- Estany de Cabana Sorda
- Informations diverses
- Les barrages des Pyrénées
- La THT (Très Haute Tension)
- La Shem devrait se développer davantage
- L'eau des Pyrénées - Un siècle d'énergie hydroélectrique
- La Shem devrait se développer davantage
Auparavant filiale de la SNCF, la Société hydroélectrique du Midi (Shem), qui exploite 50 usines hydroélectriques et 12 importants barrages dans les Pyrénées, appartient aujourd'hui à la compagnie électrique belge Electrabel (groupe Suez) devenue Engie Electrabel, cinquième producteur d'électricité en Europe.
Selon le quotidien "L'Indépendant" paru le 27 décembre, la Shem qui mettra en service au premier semestre 2008 une nouvelle centrale d'une puissance de 4MW dans les Pyrénées basques, est aujourd'hui le troisième fournisseur français d'hydroélectricité.
La société toulousaine qui étudie également des projets de micro-centrales pourrait s'intéresser dans l'avenir à l'éolien et au solaire. Mais avant, "son grand chantier" concerne le renouvellement de ses concessions qui arrivent à terme car "la loi sur l'eau du 30 décembre 2006 a mis les concessions hydrauliques en concurrence".
"Energie de pointe"
"Les appels d'offres ne sont pas encore ouverts car la loi n'a pas fixé les principes d'appels à la concurrence, mais nous voulons être les meilleurs", a indiqué Philippe de Cacqueray, directeur des affaires générales de la Shem, au quotidien.
La société, qui pourrait être en concurrence avec les groupes Enel, Endesa et Iberdola pour les grands barrages et avec les producteurs d'énergie éolienne qui souhaitent se diversifier dans les petites installations hydroélectriques, produit actuellement 1.700 GWh/an, soit la consommation d'une ville de 350.000 habitants.
L'atout de la société qu'Electrabel devenue Engie Electrabel souhaite développer est que, contrairement aux centrales nucléaires qui doivent produire de l'énergie en continu, elle peut fournir une "grande puissance électrique en quelques minutes dans les périodes de consommation de pointe".
Source: Enviro2B du 3 janvier 2008
- Les centrales hydroélectriques dans les Pyrénées
Les centrales hydroélectriques dans les Pyrénées jouent un rôle important dans la production d'électricité. Elles exploitent l'énergie de l'eau des rivières pyrénéennes pour générer de l'électricité de manière la plus propre possible et de façon renouvelable tant que les conduites sont correctement alimentées.
La production varie donc en fonction des précipitations et de la disponibilité de l'eau, ce qui peut entraîner des fluctuations saisonnières dans la production d'électricité.
- Les Centrales dans Pyrénées-Orientales
Liste et informations sur les centrales hydroélectriques situées dans les Pyrénées-Orientales
- Les Centrales dans l'Ariège
- Haute-Garonne
- Oo
- Le Portillon
- Ariège
- Araing
- Castillon s/Lez
- Garrabet
- Gnioure
- Goulours
- Izourt
- Lanoux
- Laparan
- Nagulhes
- Pla de Soulcem
- Riete
- Les Centrales dans les Hautes-Pyrénées
Les Hautes-Pyrénées comptent de nombreuses centrales hydroélectriques, notamment dans les vallées d'Aure et du Louron, ainsi que dans la vallée de Gavarnie. Ces centrales exploitent l'énergie de l'eau des rivières pyrénéennes pour générer de l'électricité de manière renouvelable.
- Les Centrales des Pyrénées-Atlantiques
- Centrales EDF
- Vallée d'Aspe
- Centrales de la SHEM (anciennement SNCF)
- Vallée d'Ossau
- Artouste
- Vallée d'Ossau
- Histoire de l'énergie électrique en vallée d'Ossau
- L'hydroélectricité et l'environnement
Il se dit que l'hydroélectricité est une énergie propre et renouvelable. Ces notions sont particulièrement discutables. Du moins faut-il émettre quelques réserves.
Il faut dire qu'un barrage ou une quelconque retenue d'eau n'est pas sans incidences sur l'environnement. Reste à les évaluer pour apprécier si cela est supportable à long termes. Même chose pour une centrale au fil de l'eau par rapport à la faune halieutique
Les montagnes et la transition énergétique - Publication sur le développement des énergies renouvelables dans les écosystèmes de montagne - UICN octobre 2013
- L'hydroélectricité, énergie propre de l'avenir
Le syndicat France-Hydroélectricité organise une rencontre entre les producteurs régionaux.
- Jean-Marie Lamboley
Depuis le Grenelle de l'environnement, l'énergie hydroélectrique apparaît comme l'une des alternatives les plus sérieuses au nucléaire. Avec un parc de 1066 centrales, Midi Pyrénées figure parmi les régions les plus en avance dans ce domaine. Le forum de France hydroélectricité qui aura lieu demain et dimanche au centre de conférence de Météo France à Toulouse le confirmera.
- Une énergie propre en Midi-Pyrénées
12 % de l'électricité produite en France est issue des centrales hydroélectriques. Un pourcentage appelé à nettement augmenter, avec un objectif fixé lors du Grenelle de l'environnement à 22 % d'énergie renouvelable d'ici 2020.
Comme le précise Alexandre Larroque, administrateur du syndicat France Hydro-Electricité, "notre activité s'intègre bien aux exigences posées par les politiques environnementales". D'une part elle ne rejette aucun déchet, et a un impact réduit sur les cours d'eau. Par ailleurs, les ouvrages sont aménagés avec des passes à poissons pour leur permettre de remonter le fil de l'eau, et d'accomplir leur migration . Ce qui fait la particularité de ces centrales, c'est leur capacité à produire par "pointe", c'est à dire en temps voulu, généralement lorsque les pics de consommation sont au plus haut. Cette technique permet de ne pas mobiliser un trop fort débit, et respecte ainsi la continuité de la rivière.
Le bassin Adour-Garonne compte 1.066 centrales. Il s'agit, en majorité, de petites et moyennes structures, gérées par des exploitants indépendants. Midi-Pyrénées compte un fort potentiel hydroélectrique grâce à ses nombreuses rivières de montagne. A elle seule, la région fournit 32 % de l'hydroélectricité produite en France. Les producteurs, souvent des passionnés, insistent sur leurs missions de préservation des rivières.
"Nous sommes les garants des cours d'eaux", rappelle Alexandre Larroque, pour qui son activité s'accompagne "d'un entretien régulier des centrales, afin qu'aucune pollution ne soit rejetée". Car d'une part, la concession délivrée par l'Etat impose de vraies contreparties environnementales, mais d'autre part "il est de la responsabilité des exploitants de conserver leur outil de production". Les rencontres de ce week-end vont permettre aux acteurs locaux de l'hydroélectrique de réfléchir à la façon de mieux développer cette énergie. Mais aussi, d'échanger sur les avancées techniques en gestation pour produire de l'électricité plus propre, et plus respectueuse des cours d'eau.
- 3 questions à Alexandre Larroque
Alexandre Larroque est administrateur du syndicat France-Hydroélectricité et gérant d'une société.
- Comment êtes-vous devenu producteur d'hydroélectricité?
Mon père construisait des barrages, au début je l'ai assisté dans son activité et petit à petit, nous avons décidé de devenir propriétaires de notre propre ouvrage. Et nous nous sommes agrandis au fil du temps.
- Comment obtient-on le droit d'exploiter un cours d'eau?
Il y a trois types d'autorisations, par concession délivrée par l'Etat, et par arrêté préfectoral qui autorisent tous les deux jusqu'à 4.500 kW de rendement, ou bien par droit fondé en titre, un droit appartenant à des familles pour l'exploitation de moulins depuis le XVIIIe siècle.
- Votre activité est-elle totalement propre?
Elle est l'une des plus respectueuse pour l'environnement connu à ce jour, et nous nous engageons au quotidien pour préserver cette ressource. De plus, les avancées techniques, comme les nouvelles passes à poissons garantissent l'équilibre des cours d'eau, et limitent l'impact de nos actions.
Auteur: Recueilli par B.M.
Source: La Dépêche du Midi du 12 juin 2009