Sarkozy aux Glières parle du loup

 

La tension était assez vive dans les Hautes-Alpes du côté du Petit Bornand pour la venue du Président de la République au Plateau des Glières alors que dans la nuit un troupeau s'est fait attaquer par des loups. Néanmoins tout s'est passé dans le calme et les services de l'Elysée ont su écouter les acteurs locaux tout en proposant une solution durable : la révision de la recommandation n° 17 de la Convention de Berne qui n'est pas vraiment le problème sauf à imaginer ou confirmer des introductions de loups d'élevage.

Le Président penche dans le sens de la régulation


Est-ce parce que Nicolas Sarkozy était assis, "Chez Suzanne" (1) , à côté du député Saddier ou parce qu'il avait été "briefé" par ses équipes sur le loup ?

Toujours est-il que le président donnait l'impression de maîtriser le sujet. Aussi, à la question sur sa position à propos du canidé, il s'est tout de suite fendu d'une réponse claire et précise. «Je crois dans le respect de la biodiversité» a-t-il dit en préambule. Et de citer en exemple, les efforts à déployer à propos des ressources halieutiques en Méditerranée. «Mais quand le loup détruit des troupeaux entiers et descend dans les villages, dit-il en substance, il faut prôner un nouvel équilibre, qui penche dans le sens de la régulation de l'espèce.» Sinon, «tout le monde est perdant.»

Une position qui va certainement apaiser les éleveurs qui ne passent pas une seule journée sans subir une attaque. «On a tout le temps» a dit un des conseillers du président, hier matin au Petit-Bornand, en accueillant une délégation composée des jeunes agriculteurs (JA), de la CDJA, des chasseurs, de l'association "Vivre sans le loup", de la chambre d'agriculture, et des syndicats ovins et caprins. Qu'à cela ne tienne, deux heures durant, ils ont expliqué leurs difficultés, leurs craintes pour la saison d'alpage. Et surtout leur ras-le-bol. Ils ont demandé à court terme, des tirs de défense à canon rayé et à long terme, d'être classés en zone d'exclusion.

Auteur : K.B.
Source : Le Dauphiné Libéré 74D du 02/05/2009

(1) Restaurant "Chez Suzanne" au Petit Bornand en Haute-Savoie

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Commentaire


Une nouvelle attaque de loups a eu lieu dans la nuit du 29 au 30 avril juste avant l'arrivée du Président Nicols Sarkozy

A l'occasion de la venue du Président au Plateau des Glières un conseiller de l'Elysée a reçu dans la journée les représentants de l'association " Vivre sans le loup ". Il a pris note de leurs revendications et promis que l'Etat français allait demander des zones d'exclusion de la présence des loups lors de la prochaine révision de la recommandation n° 17 de la Convention de Berne.

C'est une très petite avancée mais il faudra le soutien des italiens, des espagnoles, des suisses, des finlandais... pour parvenir à un résultat. Encore que, la Convention de Berne n'a pas de traduction en droit français et chacun des Etats peut s'en retirer sans procédure spéciale. Par ailleurs, la recommandation n°17 n'est pas le problème majeur. Mais manifestement personne ne connaît le dossier et raconte n'importe quoi pour satisfaire son public.

Louis Dollo le 2 mai 2009

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